Le prisonnier remarque d’abord la vaisselle. Son geôlier mange dans des plats d’argent bordés d’or et gravés à ses armes, il dîne au son des violes et discute longuement avec son captif. Francisco de Zárate, gentilhomme espagnol dont le navire a été pris au début d’avril 1579, consigne ces détails le 16 avril dans une lettre écrite à Realejo, sur la côte pacifique du Nicaragua, pour le vice-roi de la Nouvelle-Espagne. Son ravisseur, un certain Francis Drake, l’a traité avec courtoisie et lui a rendu ses biens.
Sur la côte de Guinée avec John Hawkins
Avant les galions, il y a eu des captifs. Drake apprend la mer à Plymouth chez les Hawkins, marchands et pirates à la fois, et suit dans les années 1560 son parent John Hawkins vers l’Afrique de l’Ouest. Les Royal Museums Greenwich décrivent le procédé sans détour, la capture d’hommes et de femmes sur la côte, parfois arrachés à des navires négriers portugais, puis leur vente illicite dans les colonies espagnoles des Caraïbes. Élisabeth Iʳᵉ a investi dans l’entreprise. En 1568, à San Juan de Ulúa, au Mexique, une flotte de Philippe II attaque les Anglais, et Drake rentre aux commandes d’un petit bâtiment, la Judith.
Les dates anglaises sont données ici en ancien style (a. s.), celui du calendrier julien, commun aux deux royaumes jusqu’en octobre 1582. En 1572, Drake revient dans l’isthme de Panama, où Nombre de Dios, petite ville non fortifiée d’environ cent cinquante maisons, voit passer l’argent du Pérou. Le coup de main tourne court, mais les Cimarrons, Africains échappés de l’esclavage, guident désormais les Anglais vers les convois de mules, alliance qui jure avec le passé de leur chef. Sir Francis Drake Revived, imprimé à Londres en 1626, raconte qu’un homme nommé Diego vient héler les chaloupes pour savoir si elles sont au capitaine Drake ; selon Miranda Kaufmann, il restera auprès de lui jusqu’au tour du monde.
En 1573, Guillaume Le Testu se joint à eux, pilote havrais qui avait peint en 1555-1556 une Cosmographie universelle de cinquante-six cartes pour l’amiral de Coligny, conservée à Vincennes, et que cette alliance contre les convois espagnols finit par tuer.
« Cosario yngles »
Dans les papiers espagnols, le mot revient sans cesse. Une copie de la relation faite par le pilote Nuño da Silva au vice-roi du Mexique, le 20 mai 1579, aujourd’hui à la Library of Congress, porte en titre « cosario yngles », et une main a noté en marge le nom du corsaire. Le catalogue traduit par « pirate anglais ».
Dans le droit maritime de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, la frontière tient à un papier. Le corsaire attaque l’ennemi de son souverain en vertu d’une commission ou d’une lettre de marque, alors que le pirate n’a ni l’une ni l’autre. Or la guerre ouverte entre l’Angleterre et l’Espagne date de 1585, et la commission royale écrite du voyage de 1577, financé entre autres par Leicester, Hatton et Walsingham, reste introuvable.
Le procès de Port San Julián, en Patagonie, montre ce que coûte cette incertitude à bord même. Le 30 juin 1578, Drake fait comparaître Thomas Doughty, gentilhomme et ancien ami, pour mutinerie et trahison. Doughty demande à voir la commission qui permettrait de le juger, et Drake ne la produit pas. Au juriste Leonard Vicary, de l’Inner Temple, qui conteste la procédure, il répond, selon le récit de John Cooke conservé à la British Library sous la cote Harley MS 540, qu’il n’a rien à faire des juristes retors et se moque de la loi. The World Encompassed, imprimé en 1628 à partir des notes du chapelain Francis Fletcher, donne une version plus lisse, où le jury estime de lui-même que Doughty a mérité la mort. L’exécution a lieu le 2 juillet. Francesca Loverci a retrouvé la suite anglaise de l’affaire, le projet du Lord Chief Justice Christopher Wray de poursuivre Drake pour meurtre devant la cour du Connétable et du Maréchal, seule compétente pour les faits d’armes commis hors du royaume. Aucune condamnation n’a suivi. Harry Kelsey a pourtant intitulé sa biographie de 1998 The Queen’s Pirate, et il fait de Drake un pillard servant d’abord sa bourse, quand les Royal Museums Greenwich parlent d’une mission secrète autorisée par la reine.
L’étiquette de pirate a pourtant ses limites, et Kelsey lui-même les laisse voir quand il juge saisissants les raids de 1587 sur Cadix et Sagres. Appeler Drake pirate revient aussi à adopter le vocabulaire de ses victimes, qui nommaient pirata tout intrus dans leurs Indes. L’expédition a des bailleurs connus et un butin dont la Couronne prend sa part. La catégorie qui manque est intermédiaire, celle d’une violence privée couverte après coup par l’État, sans document pour la fonder au départ.
Un pilote portugais devant l’Inquisition
Les témoins les plus précieux du voyage sont étrangers. Au Cap-Vert, Drake s’empare d’un navire portugais et garde son pilote, Nuño da Silva, dont le métier, note Mickaël Augeron, a compté pour relever la côte pacifique jusqu’à Guatulco, au Mexique. Débarqué là en avril 1579, interrogé puis jugé par l’Inquisition de Mexico, il laisse des relations que l’Archivo General de Indias conserve, avec les lettres des autorités coloniales, sous la cote Patronato, 266, R.17. Zelia Nuttall les traduit en 1914 pour la Hakluyt Society, et en 2022 José María Moreno Madrid et David Salomoni ont encore édité une troisième relation, produite à Madrid en 1583.
Côté anglais, l’imprimé tarde. The Famous Voyage entre dans les Principall Navigations de Richard Hakluyt, imprimées à Londres en 1589, sous la forme de six feuillets ajoutés après coup entre les pages 643 et 644.
Une passagère n’a laissé aucun écrit, et son nom ne survit que dans la bouche des autres. Maria, Africaine réduite en esclavage, est prise sur un navire espagnol capturé au large de l’Amérique centrale le 4 avril 1579, selon Miranda Kaufmann, qui a suivi sa trace dans les témoignages. William Legge, ancien intendant de Drake devenu son ennemi, la décrit avec le vocabulaire d’un inventaire et affirme qu’elle fut rendue enceinte par le capitaine et ses hommes. Le 12 décembre 1579, sur le point d’accoucher, elle est débarquée avec deux hommes africains sur une petite île de l’archipel indonésien que les Anglais appellent l’île aux Crabes. Interrogé par l’Inquisition en 1584, John Drake, cousin du capitaine, assure qu’on les avait laissés là pour fonder un établissement, avec du riz, des semences et de quoi faire du feu, et il reconnaît dans la même déposition que l’île n’avait pas d’eau. William Camden, dans ses Annales publiées en latin en 1615, range l’épisode parmi les griefs formulés contre Drake. Qui était le père, on ne le saura probablement jamais ; Kaufmann juge peu vraisemblable que ce soit Drake, qui n’eut d’enfant d’aucune de ses deux épouses. De Maria et de ses compagnons, aucune source ne dit ce qu’ils sont devenus.
Trois cent soixante mille pesos et une équation de Keynes
Le 1ᵉʳ mars 1579, au large de l’actuelle Esmeraldas, en Équateur, le Golden Hind rattrape la Nuestra Señora de la Concepción, que ses marins surnommaient Cacafuego. D’après O. H. K. Spate, son registre portait 360 000 pesos de métal déclaré, tirés pour une large part des mines du Potosí, et le métal clandestin en représentait peut-être autant. The World Encompassed rapporte que le mousse du pilote espagnol proposait de rebaptiser la prise Cacaplata.
Au retour à Plymouth, le 26 septembre 1580, rien n’est compté en public, et les participants jurent le secret sous peine de mort. Au Conseil, un parti voulait rendre le butin à l’Espagne. La reine dispose pourtant d’un argument juridique qui tient, car une grande partie du métal, faute d’enregistrement, échappait à tout propriétaire licite que l’ambassadeur Mendoza pût faire valoir, et les gros bailleurs de l’expédition font le reste.
Les chiffres sont fragiles. Spate rapporte que Drake fut autorisé à prélever 10 000 livres avant tout enregistrement pour la Couronne, et qu’on évaluait le profit des actionnaires à 4 700 % pour une mise de l’ordre de 5 000 livres, chiffre qu’il juge bien fondé. Les montants de 600 000 livres pour le butin et de 160 000 pour la part royale circulent dans la vulgarisation sans référence d’archives.
Pour la part de la reine, on en est réduit à un ordre de grandeur.
C’est pourtant de ce butin que John Maynard Keynes a fait, en 1930, l’origine de l’investissement britannique à l’étranger. Dans son essai Economic Possibilities for our Grandchildren, la reine paie avec sa part toute la dette extérieure du royaume et place environ 40 000 livres dans la Levant Company, mère supposée de la Compagnie des Indes orientales ; à 3,25 % d’intérêts composés, chaque livre rapportée par Drake en vaudrait 100 000. Le texte ne cite aucune source pour la somme de départ, et l’usage réel de l’argent du Golden Hind attend encore qu’on en retrouve la comptabilité.
Nova Albion
En juin et juillet 1579, le Golden Hind reste environ cinq semaines au mouillage sur la côte de Californie, le temps de caréner la coque, au contact des Miwok de la côte. Avant de repartir, raconte The World Encompassed, Drake fait clouer à un poteau une plaque de laiton portant le nom de la reine, la date de l’arrivée et la cession du pays, avec une pièce de six pence enchâssée dans un trou. Le pays reçoit le nom de Nova Albion.
En 1936, une plaque qui reprend les éléments de cette description est apportée à Herbert Bolton, historien de l’université de Californie, qui la déclare authentique. En 1977, de nouveaux examens montrent que le laiton a été laminé au XXᵉ siècle. En 2003, quatre historiens racontent dans la revue de la California Historical Society l’origine de la farce, montée contre Bolton par des membres de l’E Clampus Vitus, cercle d’amateurs d’histoire et de boisson dont il était lui-même membre. La plaque est restée à Berkeley, à la Bancroft Library.
Le lieu du mouillage reste discuté. En 2012, le district historique et archéologique de Drakes Bay, sur la péninsule de Point Reyes, a été classé National Historic Landmark comme site le plus probable du débarquement, formule exacte, puisque d’autres emplacements, jusqu’en Oregon, gardent leurs partisans.
Bacon se souvient d’une barbe roussie
Le 4 avril 1581, à Deptford, sur le pont du Golden Hind, Drake est fait chevalier. La reine assiste à la cérémonie, mais c’est un diplomate français, Marchaumont, qui l’adoube, ce qui ménageait l’Espagne. Maire de Plymouth la même année, il prendra plus tard le contrat d’un canal amenant l’eau à la ville, d’où la légende, relevée par les Royal Museums Greenwich, qui lui prête la première adduction d’eau de Plymouth.
À partir de 1585, la guerre ouverte fait enfin de Drake un corsaire au sens des juristes. Au printemps 1587, il attaque la flotte rassemblée dans la baie de Cadix. La formule de la barbe du roi d’Espagne roussie vient de Francis Bacon, qui la rapporte de mémoire dans ses Considerations touching a War with Spain, rédigées en 1624 et imprimées en 1629, en précisant que Drake l’employait avec la vantardise d’un soldat. Trente-sept ans séparent l’expédition du texte qui la rapporte.
La partie de boules sur le Hoe de Plymouth, pendant que l’Armada approche en juillet 1588, a une généalogie mieux connue encore. Historic England en fait remonter la première mention à une publication néerlandaise de 1624 ; une biographie la reprend en 1736, et Charles Kingsley la popularise en 1855 dans Westward Ho !. Depuis 1884, la statue de bronze de Joseph Boehm domine le Hoe, au-dessus du terrain où la scène est censée s’être jouée.
Drake meurt de dysenterie le 28 janvier 1596 (a. s.), au large de Portobelo, dans l’isthme où avait commencé sa carrière de pillard. On l’immerge dans un cercueil de plomb, revêtu d’une armure complète, et les recherches sous-marines n’ont jamais retrouvé le cercueil. Exposé à Deptford, son navire se délabre et finit démonté ; en 1662, John Davis, garde des magasins de la marine à Deptford, offre à la bibliothèque d’Oxford une chaise taillée dans ses derniers bois. On date parfois ce don de 1668, mais l’inscription latine fixée sur la chaise porte 1662, et c’est cette date qu’on retiendra. La chaise se trouve aujourd’hui dans la Divinity School de la Bodleian Library, avec au dos une tablette portant des vers d’Abraham Cowley, en latin et en anglais, qui accordent au navire un siège de repos éternel à Oxford et à Drake le sien au ciel.
Pour aller plus loin
Élisabeth Iʳᵉ, la reine vierge, et Philippe II, roi de l’Escurial, encadrent la rivalité qui finit par légaliser les raids. La Girona, galéasse de l’Invincible Armada, et Roanoke 1587 situent la même décennie atlantique. Le Potosí, la montagne d’argent qui finança l’Europe et la Chine, explique ce que les convois de Panama transportaient. L’âge d’or de la piraterie, pourquoi les historiens disent 1716-1726, rappelle que le mot « pirate » a une histoire plus tardive. Le traité de Tordesillas rappelle la ligne que l’Espagne croyait encore pouvoir défendre dans le Pacifique.
Francis Drake est resté dans la mémoire anglaise comme un héros de la mer, le corsaire de la reine Élisabeth Iʳᵉ. Les Espagnols, eux, le traitaient en pirate. La différence tient à un papier. Un corsaire attaque les ennemis de son pays avec une autorisation écrite de son souverain, alors qu’un pirate agit sans aucune autorisation. Or, pendant une bonne partie de la carrière de Drake, l’Angleterre et l’Espagne ne sont pas officiellement en guerre.
Sur les côtes d’Afrique avec Hawkins
Drake grandit à Plymouth, dans l’entourage de la famille Hawkins. Dans les années 1560, il accompagne son parent John Hawkins sur les côtes d’Afrique de l’Ouest. Ces expéditions capturent des hommes et des femmes pour les vendre comme esclaves dans les colonies espagnoles d’Amérique, et la reine elle-même y a placé de l’argent.
En 1572 et 1573, Drake attaque les convois d’argent espagnols dans l’isthme de Panama. Il s’allie aux Cimarrons, des Africains qui ont fui l’esclavage, et à un pilote du Havre, Guillaume Le Testu, qui meurt dans l’aventure. Un homme nommé Diego rejoint alors Drake et restera à ses côtés pendant des années.
Partir sans papier officiel
En 1577, Drake part pour un long voyage financé par des proches de la reine. Aucune autorisation royale écrite n’a été retrouvée. Pendant la traversée, il fait juger un de ses compagnons, Thomas Doughty, accusé de trahison. Doughty demande à voir l’autorisation de la reine, Drake ne la montre pas, et Doughty est décapité en 1578.
Dans le Pacifique, Drake pille les navires espagnols chargés de l’argent du Potosí. En mars 1579, il s’empare d’un bâtiment chargé d’une énorme quantité d’argent. Un prisonnier espagnol raconte ensuite que le capitaine anglais mange dans de la vaisselle d’argent, au son de la musique.
Les témoins les plus précieux de ce voyage sont étrangers. Un pilote portugais capturé par Drake, Nuño da Silva, est interrogé par l’Inquisition au Mexique, et ses récits sont toujours conservés dans les archives de Séville.
À bord se trouve aussi une femme africaine réduite en esclavage, Maria, prise sur un navire espagnol. Enceinte, elle est débarquée en décembre 1579 sur une petite île d’Indonésie avec deux hommes africains, et personne ne sait ce qu’ils sont devenus.
Le trésor et les légendes
Drake rentre en Angleterre en septembre 1580, après avoir fait le tour du monde. Le butin n’est jamais compté en public, et l’équipage jure le secret, si bien que les chiffres qui circulent restent fragiles. Bien plus tard, en 1930, l’économiste John Maynard Keynes a affirmé que ce trésor avait lancé les investissements anglais à l’étranger, sans citer de source.
En Californie, d’après le récit officiel du voyage, Drake avait fait clouer une plaque de laiton sur un poteau. Une plaque retrouvée en 1936 a longtemps passé pour la vraie. Des examens ont montré en 1977 qu’elle avait été fabriquée au XXᵉ siècle, et l’on sait aujourd’hui qu’il s’agissait d’une farce montée par des amateurs d’histoire pour piéger un professeur.
D’autres histoires célèbres sont tardives. La phrase selon laquelle Drake aurait roussi la barbe du roi d’Espagne en attaquant Cadix en 1587 n’est mise par écrit que trente-sept ans plus tard. La partie de boules qu’il aurait terminée tranquillement pendant que la flotte espagnole approchait, en 1588, apparaît pour la première fois dans un livre publié en 1624.
Une chaise à Oxford
Drake est fait chevalier en 1581 sur le pont de son navire, le Golden Hind. Il meurt de maladie en 1596 au large de Panama, et son corps est immergé dans un cercueil de plomb qui n’a jamais été retrouvé.
Son navire, exposé à Deptford, près de Londres, finit par tomber en ruine. Avec ses derniers bois, on fabrique une chaise, offerte en 1662 à la bibliothèque de l’université d’Oxford, où elle se trouve toujours, dans la Divinity School de la Bodleian Library.
Le procès de Port San Julián, les dépositions du pilote portugais, le calcul de Keynes et l’histoire de la fausse plaque occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Francisco de Zárate, lettre au vice-roi de la Nouvelle-Espagne, Realejo, 16 avril 1579, récit de sa captivité à bord du Golden Hind publiée en traduction anglaise par Henry R. Wagner, Sir Francis Drake’s Voyage around the World : its Aims and Achievements, San Francisco, 1926
- Relation de Nuño da Silva au vice-roi de la Nouvelle-Espagne, 20 mai 1579, copie manuscrite titrée « cosario yngles », avec en marge « Llama se Francisco Drac este cossario » Library of Congress, Washington, Hans P. Kraus Collection of Sir Francis Drake
- « Apresamiento de Nuño de Silva por Drake : Costa de Brasil », 1579, relations du pilote et lettres des autorités coloniales Archivo General de Indias, Séville, Patronato, 266, R.17
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Sources primaires (suite)
- John Cooke, récit du voyage de 1577-1578 et du procès de Thomas Doughty, manuscrit British Library, Londres, Harley MS 540, f. 93 et suivants
- « Anonymous Narrative » du tour du monde, manuscrit de compagnons de Drake, vers 1589, où figure la mention de Maria British Library, Londres, Harley MS 280 ; passage attribué à William Legge par Miranda Kaufmann
- Déposition de John Drake, cousin de Francis, devant l’Inquisition, 1584, sur le débarquement de Maria et de deux hommes africains connue par Miranda Kaufmann, Black Tudors
- The World Encompassed by Sir Francis Drake, compilé par son neveu Sir Francis Drake, baronnet, à partir des notes du chapelain Francis Fletcher, Londres, Nicholas Bourne, 1628, STC 7161
- Philip Nichols, Sir Francis Drake Revived, récit des voyages de 1572 et 1573, Londres, Nicholas Bourne, 1626, STC 18544
- Richard Hakluyt, The Principall Navigations, Voiages and Discoveries of the English Nation, Londres, George Bishop et Ralph Newberie, 1589, STC 12625, avec « The Famous Voyage » en six feuillets insérés entre les pages 643 et 644
- William Camden, Annales rerum Anglicarum et Hibernicarum regnante Elizabetha, Londres, 1615 ; traduction anglaise de Robert Norton, The Historie of the most Renowned and Victorious Princess Elizabeth, Londres, Benjamin Fisher, 1630, STC 4500
- Francis Bacon, Considerations touching a War with Spain, rédigé en 1624, imprimé à titre posthume en 1629
- Guillaume Le Testu, Cosmographie universelle selon les navigateurs tant anciens que modernes, manuscrit enluminé, 1555-1556, cinquante-six cartes, dédié à l’amiral de Coligny Vincennes, bibliothèque du Service historique de la Défense
- Plaque de laiton dite « de Drake », faux du XXᵉ siècle apporté à Herbert Bolton en 1936 Bancroft Library, University of California, Berkeley
- Chaise dite « de Drake », taillée dans les bois du Golden Hind, offerte en 1662 par John Davis, garde des magasins de la marine à Deptford, inscription latine et vers d’Abraham Cowley Bodleian Library, Divinity School, Oxford
Bibliographie
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- Zelia Nuttall (éd.), New Light on Drake : A Collection of Documents relating to his Voyage of Circumnavigation, 1577-1580, Works issued by the Hakluyt Society, 2ᵉ série, n° 34, Londres, 1914, lvi + 443 p. Hakluyt Society
- José María Moreno Madrid et David Salomoni, « Nuno Da Silva’s Third Relation : An Unknown Report on Francis Drake’s Voyage (1577-1580) », Terrae Incognitae 54 (1), 2022, p. 64-82, DOI 10,1080/00822884,2022,2048246 Taylor & Francishttps://doi.org/10.1080/00822884.2022.2048246
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- Francesca Loverci, « New Light on the Doughty Case », Moreana 34 (2), 1997, DOI 10,3366/more.1997,34,2.16 Edinburgh University Presshttps://doi.org/10.3366/more.1997.34.2.16
- Miranda Kaufmann, Black Tudors : The Untold Story, Londres, 2017, 376 p. Oneworld Publications
- Guillaume Le Testu, Cosmographie universelle selon les navigateurs tant anciens que modernes, présentation de Frank Lestringant, Paris, 2012, 239 p. Arthaud
Sources en ligne
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- « Nuno Da Silva’s Third Relation : An Unknown Report on Francis Drake’s Voyage (1577–1580) » Taylor & Francis Onlinehttps://www.tandfonline.com/doi/full/10.1080/00822884.2022.2048246
- « Terres marines - Autour de Francis Drake et de son voyage dans les Mers du Sud. La place et le rôle du pilote portugais Nunho da Silva (1578-1579) » Presses universitaires de Rennes, OpenEdition Bookshttps://books.openedition.org/pur/20475
- « BBC History Magazine », article de Miranda Kaufmann sur les Africains du Golden Hind site de l’autricehttps://www.mirandakaufmann.com/bbc-history-magazine.html
- « Objet #1 – la Cosmographie universelle de Guillaume le Testu » carnet de recherche Paradis perdus, Hypothèseshttps://paradisperdus.hypotheses.org/2590
- « John Maynard Keynes, Economic Possibilities for our Grandchildren (1930) » texte en ligne, département d’économie de l’université Yalehttp://www.econ.yale.edu/smith/econ116a/keynes1.pdf
- « Secret of Drake hoax revealed after 70 years / Society’s prank on UC professor went awry » San Francisco Chronicle, SFGatehttps://www.sfgate.com/news/article/Secret-of-Drake-hoax-revealed-after-70-years-2670003.php
- « Site Of Sir Francis Drake’s Ship Grounding Honored At Point Reyes National Seashore » National Parks Travelerhttps://www.nationalparkstraveler.org/2016/10/site-sir-francis-drakes-ship-grounding-honored-point-reyes-national-seashore
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- « The Drake Chair - Divinity Schools, Bodleian Library » University of Oxfordhttps://www.cabinet.ox.ac.uk/drake-chair-divinity-schools-bodleian-library-0
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- « Sir Francis Drake » Encyclopaedia Britannicahttps://www.britannica.com/biography/Francis-Drake
- « Francis Drake » World History Encyclopediahttps://www.worldhistory.org/Francis_Drake/
- « Maria : the African woman who sailed with Drake on the Golden Hind » Historia (historiamag.com)https://historiamag.com/african-woman-sailed-on-the-golden-hind/
- Catalogue de la collection Kraus, Sir Francis Drake, texte intégral en SGML sans titre de page affiché Library of Congresshttps://tile.loc.gov/storage-services/master/rbc/rbdk/Catalog/d000.sgm



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