Dans les années 1690, sur la côte orientale de Madagascar, l’île où un livre londonien installera en 1728 la colonie pirate de Libertalia, dix shillings de marchandises suffisaient à acheter un captif, quand il en coûtait trois ou quatre livres sterling sur les côtes d’Afrique de l’Ouest, d’après les pièces réunies par Kevin McDonald. Les instructions de l’armateur new-yorkais Frederick Philipse comptaient que chaque captif rapporterait « thirty pounds and upwards in the head », trente livres et plus par tête. L’écart dessine l’itinéraire. Entre 1693 et 1699, les navires de Philipse font au moins cinq voyages vers Madagascar et en ramènent plus de 1 100 captifs, selon les recherches publiées par Historic Hudson Valley. Philipse l’avait écrit en 1695 à son capitaine Samuel Burgess, ancien pirate lui-même, « It is by negroes that I finde my cheivest Proffitt ». Sur place, l’intermédiaire s’appelle Adam Baldridge, et il tient boutique dans une île étroite de la côte nord-est que les Européens nomment Sainte-Marie.
« Of Captain Misson »
Le livre de 1728 est le second volume de l’Histoire générale des pirates, publié sous le pseudonyme de Captain Charles Johnson et imprimé pour T. Warner, d’un auteur dont l’identité reste disputée. Le chapitre consacré au capitaine Misson s’ouvre comme une biographie. Misson est né en Provence, « of an ancient Family », il a servi sur la Victoire, que commande un Monsieur Fourbin de sa parenté, et il a rencontré à Rome un dominicain débauché, Caraccioli, qui devient son confesseur, puis son compagnon et le théoricien de l’entreprise. Le narrateur dit tenir l’histoire d’un manuscrit français obtenu « by very great Accident », dans lequel Misson raconterait lui-même ses actions. Sur la Côte de l’Or, l’équipage prend dix-sept Africains à bord d’un navire hollandais ; Misson les fait vêtir, les répartit dans les plats de l’équipage et veut, dit le texte, « banish even the Name of Slavery ». La troupe gagne ensuite Johanna, aujourd’hui Anjouan, dans les Comores, où elle prend parti dans une guerre contre l’île voisine de Mohéli, puis entre dans une baie « to the northward of Diego Suares », au nord de la rade de Diego-Suarez (aujourd’hui Antsiranana), qui offre un port vaste et sûr et de l’eau douce. Elle y bâtit sa ville, la nomme Libertalia et donne à ses habitants le nom de Liberi, dans lequel devaient se fondre ceux de Français, d’Anglais, de Hollandais et d’Africains.
Le chapitre s’arrête sur une promesse, « More of the History of these Adventurers in another Place », et la suite se lit au chapitre consacré à Thomas Tew, qui donne la constitution de la colonie. Caraccioli y soutient qu’il faut un chef, mais que ce pouvoir ne doit être « for Life, nor hereditary », et Misson est élu Lord Conservator avec le droit de créer de grands officiers. Les colons se répartissent en compagnies de dix hommes, chacune choisissant un représentant pour faire les lois, et les différends doivent aller à des arbitres « calm and disinterested ». Le trésor et le bétail sont partagés également, l’argent saisi est versé au trésor commun, et le texte le dit inutile là où tout est en commun et où aucune haie ne borne la propriété de personne, ce qui n’empêche pas la même assemblée de décider que la terre qu’un homme aura enclose sera désormais la sienne, de sorte que la colonie qui se passe de propriété organise, dans le même chapitre et presque d’un même souffle, la façon d’en acquérir une. On creuse un bassin à un demi-mille de l’embouchure, on sème du blé d’Inde et du blé d’Europe, et les Malgaches venus en visite se mettent à parler un français cassé, mêlé d’autres langues européennes. Maximillian Novak, qui a réédité le texte en 1961, relève que l’argument de Caraccioli contre la peine de mort précède de près de quarante ans celui de Beccaria. La fin tient en quelques pages. Pendant une absence de Tew, des habitants de l’île attaquent la colonie, Caraccioli est tué, et Misson, parti avec une quarantaine d’hommes, sombre peu après dans une tempête.
On gardera la graphie Libertalia, celle du texte de 1728, quand bien des reprises modernes écrivent Libertatia, une forme qu’aucune des éditions consultées ne porte.
Thomas Tew meurt avant d’arriver
De tous les personnages du récit, Tew est le seul qu’on retrouve dans les archives, et sa carrière réelle rend la rencontre impossible. En décembre 1692, le lieutenant-gouverneur des Bermudes lui délivre une commission pour attaquer le fort français de Gorée, au large du Sénégal. Tew prend le commandement de l’Amity, un sloop de 70 tonneaux, avec une soixantaine d’hommes, gagne l’océan Indien et touche Sainte-Marie en octobre 1693, selon la reconstitution de McDonald. Revenu au Rhode Island, il rembourse les armateurs bermudiens à quatorze fois leur mise, paie 300 livres au gouverneur de New York, Fletcher, pour une nouvelle commission, et reçoit de lui une montre en or destinée à faire de New York son port d’attache. Au cours de ce second voyage, il est tué en attaquant un navire moghol, et ses hommes se rendent.
Le roman accroche ses épisodes à des faits datés. Novak y relève la perte du Winchelsea, en 1707, et le combat de l’amiral Wager, en 1708, et en conclut que Misson rencontre Tew une dizaine d’années après la mort de celui-ci. Il lit le chapitre comme une courte fiction de Defoe, à qui l’Histoire générale est attribuée depuis 1932, bâtie sur le procédé du manuscrit retrouvé que Defoe avait déjà employé dans les Memoirs of a Cavalier. L’attribution à Defoe se discute, mais l’argument chronologique tient quel que soit le nom de l’auteur. Comme le rappelait Francis Gooding en 2023 dans la London Review of Books, rien n’atteste que Libertalia ait existé hors du livre.
Le décor, lui, circulait depuis longtemps. Après la prise de navires du Grand Moghol par Henry Avery, l’Europe parlait d’un royaume pirate à Madagascar, et des imposteurs se présentaient comme ses envoyés, rappelle Peter Frankopan. Defoe lui-même, dans sa Review de 1707, proposait d’accorder le pardon aux pirates de Madagascar s’ils versaient une forte somme et devenaient d’« honest Freeholders », d’honnêtes propriétaires de terres. Novak rapproche Libertalia de la colonie de Robinson Crusoé, et la voit tomber parce qu’elle n’a pas fait sa part au crime et à la méchanceté des hommes.
Nosy Boraha
Sainte-Marie, que les Malgaches appellent Nosy Boraha, est une île longue et étroite au large de la côte orientale. Adam Baldridge s’y installe au début de 1691, deux ans et demi avant le passage de Tew, avec l’argent de Philipse. Il y élève un fort de bois, que des canons pris aux navires de passage viennent armer, et sa première expédition sur la Grande Terre lui rapporte soixante-dix bœufs et un nombre de captifs que les sources ne donnent pas. Madagascar échappe au monopole anglais de la Royal African Company, cantonné à l’Afrique de l’Ouest, et c’est ce qui rend l’affaire possible pour Philipse. En 1698, un rapport du Board of Trade compte à Sainte-Marie seule environ 1 500 hommes, 17 navires et quarante à cinquante canons ; le chiffre vient d’une source officielle que cite McDonald, il additionne des équipages de passage, et il ne vaut que comme ordre de grandeur. Les dates des documents anglais sont données ici en ancien style (a. s.), comme dans les sources.
Ces hommes ne débarquent pas dans un monde sans maîtres. Dans l’océan Indien de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, Madagascar exportait déjà des captifs vers la côte swahilie, trois à quatre mille par an à la fin du XVIIᵉ siècle selon l’estimation de René Barendse, et mille à trois mille cinq cents de plus vers Mogadiscio et plus au nord. Les pirates se greffent sur un commerce plus ancien qu’eux et en détournent une partie vers l’Atlantique. Le découpage européen des périodes ne dit rien de cette histoire, qui se compte en royaumes et en lignages, et la côte nord-est ne forme alors aucun État unifié.
En 1697, des Malgaches détruisent l’établissement. Gooding résume l’épisode comme le sac du fort par des gens de la Grande Terre, après un raid de capture mené par traîtrise. William Kidd accuse Baldridge d’avoir vendu des habitants de l’île à « Mascarine », c’est-à-dire à Bourbon (aujourd’hui La Réunion), tandis que Baldridge, dans sa déposition du 5 mai 1699, rejette la faute sur des pirates de passage. On ignore le nombre des morts, que McDonald ne donne pas et que les chiffres en circulation ne rattachent à aucun document cité.
Baldridge regagne New York après huit ans passés dans l’île, et Edward Welsh lui succède.
La baie a fait parler d’elle en mai 2015, quand l’explorateur américain Barry Clifford annonça y avoir trouvé l’Adventure Galley du capitaine Kidd et un lingot d’argent de cinquante kilos. La mission envoyée par l’Unesco sous la direction de Michel L’Hour conclut à un lest presque entièrement en plomb et à un segment d’aménagement portuaire.
Le fils de Tom
Une génération plus tard, le pouvoir sur cette côte revient à un homme issu des deux mondes. Ratsimilaho est le fils d’un pirate anglais et d’une princesse malgache. Son père, que les sources nomment Tom, n’a jamais été identifié, et Anne Molet-Sauvaget concluait en 1991 qu’il pouvait s’agir de n’importe quel pirate prénommé Tom ayant vécu dans la région de Sainte-Marie entre 1680 et 1707. Installé en 1720 à Ambonavola, sans doute à la fin de son adolescence, selon la chronologie que suit David Graeber, il dirige jusqu’à sa mort, en 1750, une confédération qui prend le nom de Betsimisaraka, les nombreux qui ne se laissent pas désunir. Stephen Ellis fait courir l’histoire du royaume de 1715 à 1750 et montre, à partir d’archives européennes et sud-africaines, dont les journaux des négriers du Cap Hendrik Frappé et Willem van der Linden en 1715 et 1716, ses liens étroits avec le royaume sakalava du Boina, sur la côte ouest. L’étendue même de la confédération varie selon les auteurs, plus de 400 milles de côte pour Gooding, environ 650 kilomètres dans une notice de l’Encyclopædia Britannica et un peu plus de 200 milles dans une autre notice du même ouvrage. Le royaume s’effondre en 1791, à la mort du troisième souverain de la dynastie.
Les enfants nés des pirates et des femmes malgaches, les malata, forment une aristocratie héréditaire, et des familles s’en réclament encore, note Gooding.
Le mot de pirate, d’ailleurs, change de rive à la fin du siècle. Hubert Deschamps signale dans son Histoire de Madagascar des expéditions annuelles parties du pays betsimisaraka vers les Comores et la côte d’Afrique, dans des pirogues sans balancier aux voiles de natte.
Presque tout est perdu
David Graeber a fait de ce monde la « vraie Libertalia ». L’anthropologue avait enquêté à Madagascar de 1989 à 1991 ; son livre paraît d’abord en français en 2019, chez un éditeur de Montreuil qui porte justement le nom de Libertalia, puis en anglais en 2023, trois ans après sa mort. La colonie de Misson y devient un fantasme européen où les Malgaches ne figurent qu’en adversaires, et l’expérience politique se déplace vers eux. Des femmes de la côte, alliées par mariage à des pirates qui avaient du butin à vendre et nulle place dans la société locale, y auraient gagné une autonomie nouvelle. La confédération de Ratsimilaho serait une riposte masculine, qui écarte les femmes des kabary, les assemblées de village, et transporte à terre, sous un roi de façade, l’organisation des navires pirates. Graeber y voit un laboratoire de ce que l’Europe appellera les Lumières.
La thèse a pour elle des faits que ses critiques ne contestent pas. Gooding, qui la discute longuement, accorde que les changements décisifs sont venus des Malgaches eux-mêmes et que des ports de la côte étaient tenus en bonne part par des marchandes. Les objections portent sur la preuve. Peter Frankopan, dans le New York Times, juge que ces hypothèses reposent sur bien peu de chose, et Graeber admettait lui-même qu’il manquait l’essentiel des témoignages, définitivement perdus. Edward Carver, qui a vécu deux ans dans un village betsimisaraka, observe que le livre ne s’appuie sur aucune enquête nouvelle et que l’idée d’une confédération tenue à l’écart de la traite manque d’appuis, puisqu’on a pu soutenir que Ratsimilaho échangeait des captifs contre des armes à feu. Gooding ajoute que l’archéologie n’a livré aucune trace d’un État centralisé et que les sources se contredisent sur le rôle du roi. Alex Pérez, de l’université de Lausanne, trouve trop rapide le traitement des notions propres à la société malgache et superficiel celui de certaines sources, sans tenir ces défauts pour rédhibitoires.
Pour le pouvoir de Ratsimilaho, la source la plus longue est un manuscrit de la British Library, l’« Histoire de Ratsimila-hoe, roi de Foule-pointe et des Bé-tsi-miçaracs », aux feuillets 82 recto à 143 verso du volume coté Add MS 18129, dans la collection sur Madagascar réunie par M. de Froberville et donnée à la bibliothèque par sir Walter Minto Farquhar. Son auteur, Nicolas Mayeur, ancien traitant qui avait vécu vingt-cinq ans dans l’île, l’a mis par écrit vers 1806, plus d’un demi-siècle après la mort du roi de Foulpointe, et Stephen Ellis le cite encore sur le manuscrit, en renvoyant pour un résumé aux pages 215 à 229 des Pirates à Madagascar qu’Hubert Deschamps avait publiés en 1949, aux graphies modernisées.
Pour aller plus loin
Le sujet rejoint le code des pirates et ses articles jurés, dont le chapitre de Misson offre la version la plus idéalisée, ainsi que la prise des navires du Grand Moghol par Henry Avery, qui a nourri la légende d’un royaume pirate à Madagascar à l’âge d’or de la piraterie. Il croise aussi la traite vers les Mascareignes, où Bourbon et l’île de France (aujourd’hui Maurice) ont absorbé une large part des captifs malgaches au XVIIIᵉ siècle.
On raconte que des pirates auraient fondé à Madagascar, vers 1700, une république où tous étaient égaux et où l’esclavage était banni. Elle s’appelait Libertalia. Cette colonie n’est pourtant connue que par un livre publié à Londres en 1728. Les archives racontent une autre histoire sur la même côte, faite de commerce, de captifs et de royaumes malgaches.
Une colonie décrite dans un seul livre
Le livre est une histoire des pirates signée d’un faux nom, « Captain Charles Johnson ». On ne sait toujours pas avec certitude qui l’a écrit. Deux de ses chapitres racontent l’aventure d’un capitaine français né en Provence, Misson, et d’un prêtre italien, Caraccioli.
Leur équipage traite en hommes libres dix-sept Africains pris sur un navire hollandais, puis s’installe dans une baie du nord de Madagascar. La ville s’appelle Libertalia et ses habitants les Liberi. Le trésor et le bétail sont partagés à parts égales. Les colons se regroupent par dix, et chaque groupe choisit un représentant pour faire les lois. Le chef porte le titre de Lord Conservator et ne peut pas transmettre son pouvoir à ses enfants.
Le récit finit mal. Des habitants de l’île attaquent la colonie, Caraccioli est tué, et Misson disparaît peu après dans une tempête.
Un pirate qui arrive trop tard
L’auteur affirme tenir son histoire d’un manuscrit écrit par Misson lui-même. Aucun autre document connu ne parle pourtant de Misson ni de Libertalia.
Un détail trahit l’invention. Le récit fait rencontrer à Misson un vrai pirate, Thomas Tew, qui avait fait escale à Sainte-Marie, sur la côte est de Madagascar, en 1693. Or Tew a été tué au cours d’un voyage commencé en 1694, alors que l’histoire de Misson se déroule après des événements de 1707 et 1708. Misson rencontre donc Tew une dizaine d’années après sa mort.
L’idée d’un royaume pirate à Madagascar circulait déjà en Europe depuis des années. Le livre de 1728 lui donne une forme idéale.
Un comptoir sur l’île Sainte-Marie
Les vrais pirates de Madagascar ont laissé d’autres traces. En 1691, un ancien pirate, Adam Baldridge, s’installe dans la petite île de Sainte-Marie. Il y construit un fort en bois avec l’argent d’un riche marchand de New York, Frederick Philipse.
Baldridge sert d’intermédiaire. Les pirates écoulent leur butin, et les navires de Philipse viennent chercher des captifs malgaches, achetés bien moins cher qu’en Afrique de l’Ouest. Entre 1693 et 1699, ces navires en ramènent plus de 1 100. En 1698, un rapport officiel anglais compte à Sainte-Marie environ 1 500 hommes et 17 navires.
Madagascar vendait déjà des captifs vers la côte est de l’Afrique avant l’arrivée des pirates. Ceux-ci profitent d’un commerce qui existait avant eux.
En 1697, des Malgaches détruisent le comptoir. Le capitaine Kidd, un autre pirate célèbre, accuse Baldridge d’avoir vendu des habitants de l’île comme esclaves. Baldridge rejette la faute sur d’autres pirates. On ne sait pas combien de personnes ont été tuées.
Le roi fils d’un pirate
Une génération plus tard, le pouvoir sur cette côte revient à Ratsimilaho, fils d’un pirate anglais prénommé Tom et d’une princesse malgache. Personne n’a pu identifier ce père. Ratsimilaho dirige jusqu’à sa mort, en 1750, une confédération qui prend le nom de Betsimisaraka. Elle s’effondre en 1791.
Les enfants nés des pirates et des femmes malgaches, appelés malata, forment une noblesse héréditaire. Des familles s’en réclament encore.
La « vraie Libertalia » ?
L’anthropologue David Graeber a proposé de voir dans cette société malgache la « vraie Libertalia ». Selon lui, des femmes de la côte ont gagné en indépendance grâce à leurs alliances avec les pirates, puis la confédération de Ratsimilaho les a écartées des assemblées de village. Son livre est paru en français en 2019, puis en anglais en 2023.
Ses critiques reconnaissent que les Malgaches ont mené eux-mêmes les grands changements de l’époque. Ils jugent en revanche que ses idées reposent sur trop peu de preuves, et Graeber admettait lui-même que l’essentiel des témoignages avait disparu.
Le récit le plus long sur Ratsimilaho est un manuscrit conservé à la British Library, à Londres. Il a été écrit vers 1806, plus de cinquante ans après la mort du roi, par Nicolas Mayeur, un ancien marchand d’esclaves qui avait vécu vingt-cinq ans dans l’île.
La constitution de Libertalia en détail, la carrière de Thomas Tew, les chiffres de la traite malgache et le débat autour du livre de Graeber occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Captain Charles Johnson (pseudonyme), The History of the Pyrates, vol. II, Londres, imprimé pour T. Warner, 1728, chapitre « Of Captain Misson » (naissance en Provence, la Victoire et Monsieur Fourbin, Caraccioli, manuscrit français, dix-sept Africains pris sur un navire hollandais, Johanna et Mohéli, baie au nord de Diego Suares, Libertalia et les Liberi) fac-similé de l’exemplaire de première édition de la Henry E. Huntington Library, éd. Maximillian E. Novak, Augustan Reprint Society n° 87, 1961 ; texte numérisé Project Gutenberg n° 7779
- Captain Charles Johnson (pseudonyme), The History of the Pyrates, vol. II, Londres, 1728, chapitre « Of Captain Tew » (conseil, Lord Conservator, compagnies de dix hommes, partage du trésor et du bétail, terres encloses, bassin, langue mêlée des visiteurs malgaches, fin de la colonie) passages lus dans l’édition annotée en ligne « One That’s More Torrid ». The Pirates of Madagascar, université de Californie du Sud
- Frederick Philipse, lettre au capitaine Samuel Burgess, 1695 (« It is by negroes that I finde my cheivest Proffitt ») citée d’après Historic Hudson Valley ; fonds et cote
Voir les 36 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Frederick Philipse, instructions pour le commerce de Madagascar (« will fetch thirty pounds and upwards in the head ») citées d’après K. P. McDonald (2005), p. 14 ; fonds et cote
- Deposition of Adam Baldridge, 5 mai 1699 (a. s.) éd. John Franklin Jameson, Privateering and Piracy in the Colonial Period. Illustrative Documents, New York, Macmillan, 1923, document n° 68 ; contenu cité d’après K. P. McDonald (2005), p. 11 et 21
- Rapport du Board of Trade, 1698, sur les forces pirates de Sainte-Marie (environ 1 500 hommes, 40 à 50 canons, 17 navires) cité d’après K. P. McDonald (2005), p. 4, n. 6 ; cote
- Daniel Defoe, A Review of the State of the British Nation, 1707, article sur le pardon des pirates de Madagascar cité d’après M. E. Novak (1961) ; numéro et date
- Nicolas Mayeur, « Histoire de Ratsimila-hoe, Roi de Foule-pointe et des Bé-tsi-miçaracs », vers 1806 British Library, Londres, Add MS 18129, fol. 82r-143v (cote et foliotation citées d’après S. Ellis, 2007, n. 51), volume II des « Mémoires pour servir à l’histoire de l’Isle Madagascar » de M. de Froberville, 1809, Add MS 18128-18129, collection Add MS 18117-18141 donnée par sir Walter Minto Farquhar
Bibliographie
- Maximillian E. Novak, introduction à [Daniel Defoe], Of Captain Mission (1728), Los Angeles, 1961, coll. « Augustan Reprint Society », n° 87 William Andrews Clark Memorial Library, University of California
- Kevin P. McDonald, « « A Man of Courage and Activity » : Thomas Tew and Pirate Settlements of the Indo-Atlantic Trade World, 1645-1730 », UC World History Workshop, Working Papers, 2005 eScholarship, University of California
- Stephen Ellis, « Tom and Toakafo : The Betsimisaraka Kingdom and State Formation in Madagascar, 1715-1750 », The Journal of African History 48 (3), 2007, p. 439-455, DOI 10,1017/S0021853707003064 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/S0021853707003064
- Anne Molet-Sauvaget, « Madagascar et les colonies d’Amérique pendant la grande période de la piraterie européenne (1680-1700) : contexte et documents de base », Études océan Indien 13, 1991, p. 8 et 24, n. 1 cité d’après S. Ellis (2007)
- René Barendse, The Arabian Seas : The Indian Ocean World of the Seventeenth Century, Armonk (New York), 2002, p. 259 cité d’après S. Ellis (2007)
- Hubert Deschamps, Les Pirates à Madagascar aux XVIIᵉ et XVIIIᵉ siècles, Paris, 1949, p. 215-229 Berger-Levrault
- Hubert Deschamps, Histoire de Madagascar, 2ᵉ éd., Paris, 1961, coll. « Mondes d’outre-mer », chap. II Berger-Levrault
- David Graeber, Les Pirates des Lumières, ou la véritable histoire de Libertalia, trad. Philippe Mortimer, Montreuil, 2019, 228 p., ISBN 978-2-37729-106-9 Libertalia
- David Graeber, Pirate Enlightenment, or the Real Libertalia, Londres, 2023 Allen Lane
- Francis Gooding, « When Thieves Retire », London Review of Books 45 (7), 2023 London Review of Books
- Alex Pérez (université de Lausanne), compte rendu de D. Graeber, Les Pirates des Lumières, Asdiwal. Revue genevoise d’anthropologie et d’histoire des religions 19, p. 254-255, année Asdiwal
Sources en ligne
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- « The Project Gutenberg EBook of Of Captain Mission, by Daniel Defoe » Project Gutenberghttps://gutenberg.org/files/7779/7779-h/7779-h.htm
- « An edition of Of Captain Mission (1728) (1961) » Open Libraryhttps://www.openlibrary.org/works/OL10419811W
- « The Legend of Libertalia, Part Two », note éditoriale d’Anthony Comegna Libertarianism.org, Cato Institutehttps://www.libertarianism.org/essays/legend-libertalia-part-two
- « Of Captain Tew [Part ii] », Elissa DeFalco « One That’s More Torrid » : The Pirates of Madagascar, Scalar, université de Californie du Sudhttps://scalar.usc.edu/works/one-thats-more-torrid-the-pirates-of-madagascar/of-captain-tew-part-ii
- « Tew [Part iii] Lamentations », Elissa DeFalco, 30 novembre 2017 « One That’s More Torrid » : The Pirates of Madagascar, Scalar, université de Californie du Sudhttps://scalar.usc.edu/works/one-thats-more-torrid-the-pirates-of-madagascar/tew-part-iii-lamentations
- « Did the Utopian Pirate Nation of Libertatia Ever Really Exist ? », Hadley Meares, 14 décembre 2015 Atlas Obscurahttps://www.atlasobscura.com/articles/did-the-utopian-pirate-nation-of-libertatia-ever-really-exist
- « « A Man of Courage and Activity » : Thomas Tew and Pirate Settlements of the Indo-Atlantic Trade World, 1645-1730 », Kevin P. McDonald eScholarship, University of Californiahttps://repositories.cdlib.org/uc/item/7tm078mp
- « The Philipse Family and the Slave Trade » People Not Property, Historic Hudson Valleyhttps://peoplenotproperty.hudsonvalley.org/the-philipse-family-and-the-slave-trade.php
- « The Project Gutenberg eBook of Privateering and Piracy in the Colonial Period », table des documents, n° 68 Project Gutenberghttps://gutenberg.org/cache/epub/24882/pg24882-images.html
- « Mémoires pour servir à l’histoire de l’Isle Madagascar », Add MS 18128-18129 British Library, Search Archives and Manuscriptshttps://searcharchives.bl.uk/catalog/036-002028627
- « Tom and Toakafo : The Betsimisaraka Kingdom and State Formation in Madagascar, 1715-1750 », Stephen Ellis Cambridge Core, The Journal of African Historyhttps://www.cambridge.org/core/product/173A4D2CB81E0C3B2CA6E00E2680FFC4/core-reader
- « Ratsimilaho | Malagasy ruler » Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/biography/Ratsimilaho
- Hubert Deschamps, Histoire de Madagascar, 2ᵉ éd., 1961, texte numérisé Horizon, base documentaire de l’IRDhttps://horizon.documentation.ird.fr/exl-doc/pleins_textes/divers19-04/34354.pdf
- « When Thieves Retire », Francis Gooding London Review of Bookshttps://www.lrb.co.uk/the-paper/v45/n07/francis-gooding/when-thieves-retire
- « How Enlightened Were the Pirates of Madagascar ? », Peter Frankopan, The New York Times, 24 janvier 2023 reproduit sur davidgraeber.orghttps://davidgraeber.org/reviews/how-enlightened-were-the-pirates-of-madagascar/
- « Pirates + Madagascar = Egalitarian Utopia ? On David Graeber’s « Pirate Enlightenment, or The Real Libertalia » », Edward Carver, 11 juillet 2023 Los Angeles Review of Bookshttps://lareviewofbooks.org/article/pirates-madagascar-egalitarian-utopia-on-david-graebers-pirate-enlightenment-or-the-real-libertalia
- Compte rendu de David Graeber, Les Pirates des Lumières, par Alex Pérez Asdiwal, Revue genevoise d’anthropologie et d’histoire des religionshttps://asdiwal.ch/asdiwal19/Asdiwal19-CR-Graeber.pdf
- « Dispute deepens over Madagascar’s « pirate shipwreck » », dépêche AFP, 2015 Phys.orghttps://phys.org/news/2015-07-dispute-deepens-madagascar-pirate-shipwreck.html
- « UNESCO says explorer’s Madagascar pirate treasure claim is false » CTV Newshttps://www.ctvnews.ca/world/unesco-says-explorer-s-madagascar-pirate-treasure-claim-is-false-1.2468546



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