Faute de Bible, une hache. Les hommes qui suivent John Phillips, après qu’il a déserté son navire dans un havre de Terre-Neuve, prêtent serment sur une hache en 1723, une fois que l’un d’eux a mis par écrit neuf articles que la General History of the Pyrates affirme avoir recopiés « mot pour mot ». Le capitaine y reçoit une part et demie de chaque prise, le maître, le charpentier, le maître d’équipage et le canonnier une part et quart. Le huitième article paie quatre cents pièces de huit la perte d’une articulation au combat, huit cents celle d’un membre. Le neuvième punit de mort immédiate celui qui touche à une « femme prudente » sans son consentement. Avec les onze articles de l’équipage de Bartholomew Roberts, ce texte est l’un des deux que l’on produit chaque fois qu’il est question du code des pirates et d’une démocratie flottante née, dit-on, sur les ponts de l’Atlantique dans les années 1720.
Un original jeté par-dessus bord
Le livre paraît à Londres en 1724 et connaît la même année une seconde édition « avec des additions considérables », imprimée pour T. Warner, à l’enseigne du Black-Boy dans Paternoster Row. Son auteur reste inconnu. Captain Charles Johnson est un pseudonyme. Un biographe de Defoe l’a attribué à celui-ci en 1932, et P. N. Furbank et W. R. Owens ont défait l’attribution en 1988 dans leur examen du canon de Defoe, passé selon eux d’une centaine de titres à la fin du XVIIIᵉ siècle à plus de 570 au milieu du XXᵉ, sur des critères qu’ils jugent fragiles. En 2004, Arne Bialuschewski a avancé un autre nom, celui de Nathaniel Mist, éditeur du Weekly Journal. Le débat n’est pas clos, et il compte moins qu’on ne le croit pour notre propos, car l’auteur, quel qu’il soit, annonce lui-même dans sa préface qu’il tient ses faits des hommes qui ont capturé les pirates et « de la bouche des pirates eux-mêmes, après qu’ils ont été pris ».
Pour la piraterie atlantique de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, les règlements d’équipage que l’on cite viennent pour l’essentiel de deux livres, celui-ci et la relation d’Exquemelin. Johnson ne s’en cache pas. Quand les articles de Roberts ressemblaient à ceux d’autres équipages, écrit-il dans la même préface, il a choisi de ne les donner qu’une fois, sous le nom de Roberts, parce que celui-ci avait fait plus de bruit dans le monde. Les onze articles servent donc de modèle pour d’autres bandes. Ils ne forment pas pour autant un document. Johnson les présente comme « la substance des articles, telle qu’on l’a tirée des propres déclarations des pirates », puis ajoute que l’équipage avait pris soin de jeter par-dessus bord l’original signé et juré, ce qui laisse soupçonner, selon lui, que le reste contenait quelque chose de trop horrible pour être révélé. On lit un résumé, recueilli auprès d’hommes interrogés après leur capture, et entrecoupé des remarques de l’auteur.
Le mélange se voit à l’œil nu. L’article I accorde à chacun « une voix dans les affaires d’importance » et un droit égal aux vivres frais et aux liqueurs fortes, sauf disette, auquel cas l’on vote une restriction « pour le bien de tous ». L’article IV fait éteindre lumières et chandelles à huit heures ; qui veut boire encore le fera sur le pont découvert, et Johnson note que Roberts, homme sobre, ne parvint jamais à faire cesser la débauche. Le XIᵉ accorde aux musiciens le repos du dimanche, et aucun répit les six autres jours et nuits sans faveur spéciale. On aimerait savoir quels instruments jouaient sur le Royal Fortune pendant que l’on votait les restrictions de liqueurs, et rien, dans ce que Johnson rapporte, ne permet de le dire.
Des lords, des communes et un capitaine sous condition
Quand Howell Davis tombe dans une embuscade sur l’île du Prince, dans le golfe de Guinée, sa compagnie doit pourvoir le poste. Les candidats sortent de la « partie choisie » de l’équipage, des hommes que l’on distingue par le titre de Lords, Sympson, Ashplant, Anstis et quelques autres. Selon Johnson, « lord » Dennis prend la parole au-dessus d’un bol de punch. Tous les bons gouvernements, dit-il, ont comme le leur « le pouvoir suprême logé dans la communauté », qui délègue et révoque à sa guise ; un capitaine qui outrepasse ses droits, qu’on l’abatte, et que sa mort serve d’avertissement à ses successeurs. Il conseille de choisir, tant qu’on est sobre, un homme de courage versé dans la navigation, capable de défendre « ce Commonwealth ». Roberts est élu alors qu’il n’est parmi eux que depuis six semaines, le choix est confirmé « par les Lords et les Commoners », et il accepte en disant que, puisqu’il a trempé les mains dans l’eau boueuse et doit être pirate, mieux vaut commander qu’obéir. Lord Sympson, qui espérait le poste, boude et jure qu’il se moque du capitaine pourvu que ce ne soit pas un papiste, son père ayant souffert dans la rébellion de Monmouth, en 1685.
La harangue est probablement autant de Johnson que de Dennis. L’auteur écrit lui-même que Dennis parla « dit-on », et ce vocabulaire de Lords et de Commoners parodie trop bien Westminster pour sortir tel quel d’un bol de punch.
Le chapitre décrit ensuite les deux pouvoirs du bord. Le quartermaster, que l’on garde ici sous son nom anglais parce que le « quartier-maître » des marines françaises désigne un grade subalterne et fausserait la hiérarchie, est choisi par les hommes. Il punit les fautes que les articles ne prévoient pas, frappe ou fouette, monte le premier à bord des prises, met de côté pour la compagnie ce qu’il veut et rend le reste aux propriétaires, sauf l’or et l’argent, que l’on a voté non restituables. Johnson le dit « dépositaire pour tous ». Le capitaine, lui, a un pouvoir sans contrôle dans la chasse et le combat, et l’équipage, résume l’auteur, ne lui permet d’être capitaine qu’à condition de pouvoir être capitaine au-dessus de lui.
Le cas de Charles Vane montre la règle à l’œuvre, toujours chez Johnson. Vane refuse d’aborder un navire de guerre français et fait jouer son autorité, absolue « dans le combat, la chasse ou la fuite », gouvernée par la majorité en toute autre matière. Le lendemain, l’équipage vote une résolution qui le flétrit du nom de lâche et le dépose. John Rackam est élu à sa place, et Vane part avec ceux qui n’avaient pas voté l’abordage, une quinzaine d’hommes. L’écart entre le capitaine et le simple matelot, lui, tient dans un rapport de deux à un chez Roberts, d’un et demi à un chez Phillips.
Six cents pièces de huit ou six esclaves
Le précédent est plus ancien et vient des Antilles. Paru à Amsterdam chez Jan ten Hoorn en 1678, De Americaensche zee-roovers est l’œuvre d’un homme que l’on tient pour un chirurgien français passé un temps chez les flibustiers, et dont l’identité même se discute, le nom d’Exquemelin pouvant couvrir celui d’un autre. Le livre décrit l’accord passé avant chaque expédition. On y fixe d’abord ce que le capitaine touchera pour son navire, puis le salaire du charpentier qui a caréné et gréé le bâtiment, cent à cent cinquante pièces de huit, et celui du chirurgien avec son coffre de remèdes, deux cents à deux cent cinquante. Viennent les indemnités de blessure, que la traduction anglaise imprimée à Londres pour William Crooke en 1684 détaille ainsi. Six cents pièces de huit ou six esclaves pour un bras droit, cinq cents ou cinq esclaves pour le bras gauche comme pour la jambe droite, quatre cents ou quatre esclaves pour la jambe gauche, cent ou un esclave pour un œil, autant pour un doigt. Chacun jure en outre de ne rien cacher du butin, sous peine d’être chassé de la société. La tradition française du texte, établie par Frontignières à partir de l’édition espagnole de 1681, elle-même tirée du néerlandais, donne d’autres sommes. Le médecin Claude Hamonet, qui l’a lue en 2007, y relève cent écus ou un esclave pour un œil, deux cents écus ou deux esclaves pour une main ou un bras droit, six cents écus ou six esclaves pour les deux yeux, et décrit la chasse-partie comme un accord négocié entre cinq ou six délégués de l’équipage et le chef de l’expédition, chacun jurant sur la Bible n’avoir rien détourné, les hommes s’associant par deux en « matelots » héritiers l’un de l’autre. Les chiffres changent d’une version à l’autre. Aucun de ces barèmes n’est un contrat signé, ce sont des exemples donnés par un livre, et l’on ignore à quelle expédition ils correspondent, comme on ignore combien d’indemnités ont réellement été versées.
Une procuration notariée montre ce que ces parts devenaient à terre. Le 1er novembre 1697, à Paris, devant le notaire Robillard, Jean-Joseph de Paty, major pour le roi à la Tortue et à la côte de Saint-Domingue, réclame la paie due pour l’expédition de Carthagène, prise le 3 mai précédent par le baron de Pointis avec les flibustiers que le gouverneur Ducasse avait rassemblés, environ 1 600 hommes dont quelque 200 Noirs selon Pierre Bardin. Les parts devaient être égales, en vertu de la chasse-partie. Après un scandale sur la répartition, 1 400 000 livres furent ordonnées aux flibustiers, et versées avec retard. Paty y fait valoir les services de « trois esclaves nègres qui lui appartiennent », Nicolas, François et Joseph Paty, engagés comme flibustiers habitants. Le même jour, trois hommes libres, Gabriel Foüet, mulâtre, Scipion et François Mine, nègres libres, qui déclarent ne savoir ni lire ni signer, le constituent leur procureur pour toucher ce qui leur revient.
Pour Nicolas, François et Joseph, la part existait bien ; c’est leur maître qui venait la réclamer.
Hill, Rediker, Leeson face à Hanna
La lecture démocratique mérite qu’on l’expose sous sa forme la plus solide. En 1984, Christopher Hill pose la question de « pirates radicaux » dans un volume sur les origines du radicalisme anglo-américain, et ouvre la voie à une lecture des équipages comme un prolongement possible du radicalisme de la révolution anglaise. Marcus Rediker, dans Villains of All Nations (2004), traduit en 2017 sous le titre Pirates de tous les pays, décrit des marins sortis de la discipline des navires marchands qui élisent leurs officiers, partagent le butin de façon équitable et maintiennent un ordre social multinational. Peter Leeson, en 2007, voit dans les articles des constitutions démocratiques et un système de contrepoids destiné à empêcher le capitaine de rançonner son propre équipage, avec le quartermaster comme pouvoir distinct ; il s’appuie surtout sur Johnson, Exquemelin et le journal du flibustier William Dampier. Ce camp a pour lui un fait difficile à écarter. Sur un navire marchand, rappelle Leeson, le capitaine était nommé par l’armateur et répondait devant lui. Chez Roberts, il est élu et ne touche que le double d’un matelot, et Vane a perdu son commandement sur un vote.
Les objections portent d’abord sur le cadre. Mark Hanna, en 2015, a montré combien les pirates étaient insérés dans les ports coloniaux, où des élites marchandes d’Amérique du Nord les soutenaient ouvertement et où leur butin nourrissait le commerce local, ce qui rend fragile l’image d’une société à part dressée contre le monde marchand. Jean-Pierre Moreau, en 2006, a rappelé que la flibuste relevait parfois de l’entreprise économique plus que du raid sanglant, et que la légende s’est construite après la disparition des pirates vers 1725. Cette légende a d’ailleurs une source précise. Le second volume de l’Histoire, publié à Londres en 1728, raconte comment le capitaine Misson fonde à Madagascar une colonie qu’il nomme Libertalia, appelle son peuple les Liberi et entend bannir jusqu’au nom de l’esclavage. Misson et sa colonie ne sont connus que par ce chapitre, et c’est pourquoi on les range dans la part utopique du livre. La démocratie pirate la plus achevée que propose le livre est aussi la seule que rien ne documente hors de ses pages.
Quand la cour compte les hommes de Roberts
Les articles disent eux-mêmes qui n’en était pas. Ceux de Roberts excluent tous les Irlandais, par haine de Walter Kennedy, qui avait fait défection avec une prise. Aucun garçon, aucune femme ne doit se trouver à bord, et l’homme qui embarquerait une femme déguisée encourt la mort. Les nouveaux venus prêtent serment sur une Bible réservée à ce seul usage et souscrivent les articles « en présence du vénérable Mr. Roberts ». Le consentement exigé par le neuvième article de Phillips protège des femmes rencontrées en mer, sans leur ouvrir le pont.
Roberts est tué au large du cap Lopez en février 1722 par le Swallow, vaisseau de la Royal Navy. Les dates des documents anglais sont données ici en ancien style (a. s.), comme dans les sources. Ses hommes sont jugés au quartier général de la Royal African Company sur la Côte de l’Or, Cape Coast Castle, en dix-neuf procès tenus du 29 mars au 19 avril 1722. David Wilson en a refait le compte en 2021. Sur 243 hommes capturés, 168 passent en jugement ; 52 sont pendus, 77 acquittés parce qu’ils prouvent avoir été embarqués de force, 20 condamnés à sept ans de travail dans les mines de la Compagnie, 17 envoyés à la prison de la Marshalsea à Londres, 2 bénéficient d’un sursis. Le chiffre des acquittés pèse sur la lecture des sources. Pour échapper à la corde, il fallait démontrer qu’on avait été contraint, et les déclarations dont Johnson dit avoir tiré ses articles venaient d’hommes capturés, qui avaient tout intérêt à minimiser leur adhésion. On ne sait pas combien des 168 avaient signé, ni si la signature des articles fut retenue contre eux. Quant à la part des hommes noirs dans les équipages, Kenneth Kinkor l’a estimée jusqu’au tiers dans la Caraïbe de l’âge d’or, et la rareté des rôles d’équipage interdit de vérifier cet ordre de grandeur.
Le décompte de la cour s’arrête à 168 accusés. Les 75 hommes que le compte rendu désigne seulement comme « black men » n’y figurent pas, parce qu’aucun d’eux n’a été jugé, et ils ont été vendus comme esclaves sans que la question de leur engagement, libre ou forcé, ait jamais été posée devant la cour.
Pour aller plus loin
Ce sujet croise l’histoire de New Providence, aux Bahamas, base des pirates jusqu’à l’arrivée du gouverneur Woodes Rogers en 1718, et celle de la Royal African Company et de la traite sur la Côte de l’Or. Il rejoint aussi l’histoire de la course, dont la frontière avec la piraterie tenait à une commission et à un état de guerre.
On dit souvent que les pirates du début du XVIIIᵉ siècle vivaient en démocratie. Ils votaient, élisaient leur capitaine et partageaient le butin à parts presque égales. Ces règles existaient bien, sous la forme d’« articles » que chaque homme jurait de respecter. Mais elles nous sont parvenues de façon indirecte, et elles ne s’appliquaient pas à tous ceux qui se trouvaient à bord.
Un texte que personne n’a vu
Presque tout ce que l’on sait vient d’un livre publié à Londres en 1724, l’Histoire générale des pirates, signé d’un faux nom, « Captain Charles Johnson ». On a longtemps cru que l’auteur était l’écrivain Daniel Defoe. Cette idée a été abandonnée. Un historien a proposé un autre nom, celui d’un éditeur de journal londonien, et le débat reste ouvert.
Le livre donne les onze articles de l’équipage du pirate Bartholomew Roberts. Le premier accorde à chaque homme une voix dans les décisions importantes et une part égale des vivres et de l’alcool saisis. D’autres articles font éteindre les lumières à huit heures du soir et défendent d’embarquer un garçon ou une femme.
Seulement, l’auteur avoue que les pirates avaient jeté à la mer l’original signé. Il ne donne qu’un résumé, tiré de ce qu’ont raconté des pirates interrogés après leur capture. Un autre équipage, celui de John Phillips, a juré ses propres articles sur une hache, faute de Bible à bord.
Élire et renvoyer son capitaine
Le livre raconte comment l’équipage de Roberts l’a choisi comme capitaine, après la mort du précédent. Un des marins aurait expliqué, autour d’un bol de punch, que le pouvoir appartenait à l’équipage, qui pouvait nommer un chef et le renvoyer. Ce discours ressemble beaucoup aux débats du Parlement anglais, et l’auteur l’a sans doute arrangé.
Le capitaine commandait seul pendant les combats et les poursuites. Le reste du temps, il devait suivre la majorité. Un autre officier, le quartermaster, élu lui aussi, punissait les petites fautes et gérait le butin. Un capitaine nommé Charles Vane a été renvoyé par un vote, parce qu’il avait refusé d’attaquer un navire de guerre français. Chez Roberts, le capitaine touchait seulement deux parts quand un simple marin en touchait une.
Des blessures payées en esclaves
Ces règles avaient des précédents chez les flibustiers des Antilles, au XVIIᵉ siècle. Un livre publié à Amsterdam en 1678 décrit leurs accords. Avant de partir, ils fixaient le salaire du charpentier et du chirurgien, puis une indemnité pour chaque blessure. La perte d’un bras droit valait six cents pièces de huit, ou six esclaves. Un œil valait cent pièces de huit ou un esclave. Les chiffres changent selon les éditions du livre, et l’on ne sait pas combien de ces indemnités ont vraiment été versées.
Un document conservé à Paris montre ce que devenaient ces parts. En 1697, après la prise de la ville de Carthagène, un officier français réclame devant un notaire l’argent dû à trois hommes qui avaient combattu comme flibustiers. Ces trois hommes étaient ses esclaves. Leur part existait, mais c’est leur maître qui venait la réclamer.
Deux façons de lire ces règles
Certains historiens voient dans ces équipages une société de marins plus libre et plus égalitaire que celle des navires marchands, où le capitaine était nommé par le propriétaire. Un économiste y a vu un système de règles bien pensé pour empêcher le capitaine d’abuser de son pouvoir.
D’autres rappellent que les pirates n’étaient pas coupés du monde. Dans les ports d’Amérique du Nord, des marchands les soutenaient et profitaient de leur butin. Quant à la colonie idéale de pirates décrite dans le second volume du livre, appelée Libertalia, on ne la connaît que par ce seul chapitre.
Ceux qui n’ont pas voté
Roberts est tué en 1722 au large du cap Lopez par un navire de la marine anglaise. Ses hommes sont jugés dans un fort de la Côte de l’Or. Sur 168 accusés, 52 sont pendus. Beaucoup d’autres sont acquittés parce qu’ils prouvent qu’on les avait forcés à rejoindre les pirates, ce qui montre que tout le monde à bord n’avait pas choisi d’être là.
Soixante-quinze hommes de ses navires n’ont même pas été jugés. Ils étaient noirs, et ils ont été vendus comme esclaves sans que la cour se demande s’ils avaient rejoint l’équipage librement ou de force.
Le détail des articles, les différentes versions du barème des flibustiers et le débat entre historiens occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Captain Charles Johnson (pseudonyme), A General History of the Robberies and Murders of the most notorious Pyrates, Londres, 1724, première édition exemplaire numérisé, Wellcome Collection
- Captain Charles Johnson, A General History of the Pyrates, seconde édition « with considerable additions », Londres, imprimée pour T. Warner, au Black-Boy, Paternoster Row, 1724 ; préface ; chap. VI « Of Captain Charles Vane » ; chap. IX « Of Captain Bartho. Roberts, and his Crew », articles aux p. 230-233, élection de Roberts, quartermaster et capitaine, procès de Cape Coast ; chap. XV « Of Captain John Phillips », articles jurés sur une hache édition numérisée Project Gutenberg n° 40580
- Captain Charles Johnson (attribué), The History of the Pyrates, vol. II, Londres, 1728, chapitre « Of Captain Misson », fondation de Libertalia fac-similé de l’exemplaire de première édition de la Huntington Library, Project Gutenberg n° 7779
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Sources primaires (suite)
- Alexandre-Olivier Exquemelin, De Americaensche zee-roovers, Amsterdam, Jan ten Hoorn, « over ’t Oude Heeren Logement », 1678 exemplaire présenté par la Library of Congress
- Alexandre-Olivier Exquemelin, traduction anglaise, Londres, imprimée pour William Crooke, au Green Dragon, Temple Bar, 1684, passage sur l’accord conclu avant le voyage et le barème des blessures texte EEBO-TCP A39081 ; chiffres lus dans la réédition The Pirates of Panama, or The Buccaneers of America, éd. George Alfred Williams, New York, Frederick A. Stokes, 1914
- Alexandre-Olivier Exquemelin, Histoire des avanturiers qui se sont signalez dans les Indes, trad. et éd. Jean de Frontignières d’après l’édition espagnole Piratas de la America (Cologne, i. e. Amsterdam, 1681), rééd. Paris et Bruxelles, frères T’Serstevens, 1713, 2 vol. in-12 Bibliothèque nationale de France, notice cb31032142t
- Procurations de Jean-Joseph de Paty et de Gabriel Foüet, Scipion et François Mine pour le paiement de l’expédition de Carthagène, Paris, 1er novembre 1697, notaire Robillard Archives nationales, Minutier central des notaires de Paris, MC/ET/XCIX/346 (cote citée d’après P. Bardin)
Bibliographie
- P. N. Furbank et W. R. Owens, The Canonisation of Daniel Defoe, New Haven et Londres, 1988, viii + 210 p. Yale University Press
- Arne Bialuschewski, « Daniel Defoe, Nathaniel Mist, and the General History of the Pyrates », Papers of the Bibliographical Society of America 98, mars 2004, p. 21-38 Bibliographical Society of America
- Christopher Hill, « Radical Pirates ? », dans The Origins of Anglo-American Radicalism, Londres et Boston, 1984 Allen & Unwin
- Marcus Rediker, Villains of All Nations. Atlantic Pirates in the Golden Age, Boston, 2004, 248 p., ISBN 978-0-8070-5024-8 Beacon Press
- Marcus Rediker, Pirates de tous les pays. L’âge d’or de la piraterie atlantique (1716-1726), Paris, 2017, 304 p., ISBN 978-2-37729-000-0 Libertalia
- Peter T. Leeson, « An-arrgh-chy : The Law and Economics of Pirate Organization », Journal of Political Economy 115 (6), 2007, p. 1049-1094, DOI 10,1086/526403 University of Chicago Presshttps://doi.org/10.1086/526403
- Mark G. Hanna, Pirate Nests and the Rise of the British Empire, 1570-1740, Chapel Hill, 2015, 464 p., ISBN 978-1-4696-1795-4 Omohundro Institute of Early American History and Culture et University of North Carolina Press
- Jean-Pierre Moreau, Pirates, Paris, 2006, 478 p., ISBN 978-2-84734-229-1 Tallandier
- Claude Hamonet, « L’appréciation du handicap chez les frères de la côte (1664-1675), selon Alexandre-Olivier Exmelin, chirurgien de la flibuste », Histoire des sciences médicales XLI (1), 2007, p. 117-121 Société française d’histoire de la médecine
- Pierre Bardin, « Flibustiers mulâtres, nègres libres et esclaves de l’expédition de Carthagène payés à Paris en 1697 », Généalogie et Histoire de la Caraïbe, 2013 GHC
- Kenneth J. Kinkor, « Black Men under the Black Flag », dans C. R. Pennell (dir.), Bandits at Sea. A Pirate Reader, New York et Londres, 2001 New York University Press
- David Wilson, Suppressing Piracy in the Early Eighteenth Century. Pirates, Merchants and British Imperial Authority in the Atlantic and Indian Oceans, 2021, chap. 5, « The Slave Trading Lobby and Piracy in West Africa », p. 145-174, DOI 10,1017/9781800101029 008 Boydell & Brewerhttps://doi.org/10.1017/9781800101029
Sources en ligne
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- « A general history of the robberies and murders of the most notorious pyrates » (1724) Wellcome Collectionhttps://wellcomecollection.org/works/fs9p4897
- « A General History of the Pirates », chapitre « Of Captain Bartho. Roberts, and His Crew » Standard Ebookshttps://standardebooks.org/ebooks/captain-charles-johnson/a-general-history-of-the-pirates/text/chapter-11
- « A General History of the Pirates », chapitre « Of Captain Charles Vane, and His Crew » Standard Ebookshttps://standardebooks.org/ebooks/captain-charles-johnson/a-general-history-of-the-pirates/text/chapter-6
- « A General History of the Pirates », chapitre « Of Captain John Phillips, and His Crew » Standard Ebookshttps://standardebooks.org/ebooks/captain-charles-johnson/a-general-history-of-the-pirates/text/chapter-17
- « Of Captain Misson » Project Gutenberghttps://gutenberg.org/cache/epub/7779/pg7779-images.html
- « The Buccaneers of America » Library of Congress, Exploring the Early Americashttps://loc.gov/exhibits/exploring-the-early-americas/interactives/buccaneers-of-america/index.html
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- « The Pirates of Panama, or The Buccaneers of America » Project Gutenberghttps://gutenberg.org/cache/epub/26690/pg26690-images.html
- « Notice bibliographique », Histoire des avanturiers qui se sont signalez dans les Indes Bibliothèque nationale de France, catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb31032142t
- « L’appréciation du handicap chez les frères de la côte (1664-1675) », Claude Hamonet Numérabilis, Université Paris Citéhttps://numerabilis.u-paris.fr/ressources/pdf/sfhm/hsm/HSMx2007x041x001/HSMx2007x041x001x0117.pdf
- « Flibustiers mulâtres, nègres libres et esclaves de l’expédition de Carthagène payés à Paris en 1697 », Pierre Bardin Généalogie et Histoire de la Caraïbehttps://www.ghcaraibe.org/articles/2013-art06.pdf
- « The Canonisation of Daniel Defoe » Open Research Online, The Open Universityhttps://oro.open.ac.uk/18922
- « Bialuschewski, Arne. Daniel Defoe, Nathaniel Mist, and the General History of the Pyrates », entrée 2064 Eugene Rasor’s Bibliography, Centre for Maritime Historical Studies, université d’Exeterhttps://cmhs-data.exeter.ac.uk/cmhs-data/rasor/2064
- « An-arrgh-chy : The Law and Economics of Pirate Organization » Journal of Political Economy, University of Chicago Presshttps://www.journals.uchicago.edu/doi/10.1086/526403
- « Villains of All Nations » site de Marcus Redikerhttps://www.marcusrediker.com/books/villains-of-all-nations/
- « Pirate Nests and the Rise of the British Empire, 1570-1740 » University of North Carolina Presshttps://uncpress.org/9781469617954/pirate-nests-and-the-rise-of-the-british-empire-1570-1740/
- « The Slave Trading Lobby and Piracy in West Africa » Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/books/suppressing-piracy-in-the-early-eighteenth-century/slave-trading-lobby-and-piracy-in-west-africa/EE59533724DA48D0B6A00809FCB14E12
- « The Origins of Anglo-American radicalism » Texas A&M University Librarieshttps://libcat.library.tamu.edu/Record/in00000513506
- « Black Men Under a Black Flag », David Mutch, 5 novembre 1998 The Christian Science Monitorhttps://csmonitor.com/1998/1105/110598.feat.feat.6.html



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