Il ne lance plus la flèche de son désir au-delà de lui-même. Il a quitté les contrées où la vie était dure, parce qu’on a besoin de chaleur, il travaille encore parce que le travail distrait, et il prend un peu de poison de temps en temps pour faire des rêves agréables. Il demande ce qu’est une étoile, et il cligne de l’œil. Nietzsche le nomme le dernier homme, der letzte Mensch, et le présente au § 5 du prologue d’Ainsi parlait Zarathoustra comme l’être le plus méprisable qui soit. La foule à qui Zarathoustra fait ce portrait l’interrompt en jubilant. Qu’on la change en derniers hommes, crie-t-elle, et elle fera cadeau du surhomme à celui qui le lui proposait.
Avant Zarathoustra, les centaures
Le mot n’est pas de Nietzsche. Babette Babich lui reconnaît un ancêtre grec, l’hyperanthrôpos du Kataplous de Lucien de Samosate, dialogue du IIᵉ siècle où les âmes des morts passent aux Enfers sous la conduite d’Hermès et de Charon. Nietzsche lui-même l’emploie avant Zarathoustra, au pluriel. Au § 143 du Gai Savoir, publié en 1882, l’invention « de dieux, de héros et de surhommes de toute sorte », à côté des nains, des centaures et des démons, devient l’exercice par lequel l’individu a appris à se donner son propre idéal (traduction de la rédaction, comme pour toutes les citations de Nietzsche).
Dans ce texte, le surhomme appartient encore à la mythologie.
Le même livre prépare pourtant la suite. Son quatrième livre, que l’épigraphe date de « Gênes, janvier 1882 », se termine sur un morceau intitulé Incipit tragoedia (§ 342), où Zarathoustra, à trente ans, quitte sa patrie et le lac Urmi pour la montagne. C’est presque mot pour mot le début du prologue de 1883, à une différence près. Dans Ainsi parlait Zarathoustra, le personnage quitte « le lac de sa patrie », qui n’a plus de nom, et rien dans les textes publiés n’explique pourquoi ce repère persan a disparu. Le mot se concentre ensuite dans un seul livre. D’après l’étude de Marie-Luise Haase parue en 1984 dans les Nietzsche-Studien, que cite Dirk R. Johnson, l’essentiel des occurrences se trouve dans Zarathoustra et dans les fragments de sa composition, de l’été 1882 à l’automne 1883 ; les œuvres suivantes n’en offrent que des mentions isolées. Le livre lui-même a peu circulé. Sa quatrième partie, imprimée à Leipzig chez C. G. Naumann en mai 1885, n’a pas été mise en vente, et la Weimarer Nietzsche-Bibliographie compte quarante exemplaires pour ce tirage privé.
« L’homme est quelque chose qui doit être surmonté »
Le prologue part d’une nouvelle. En descendant de sa montagne, Zarathoustra rencontre un ermite qui loue Dieu en chantant, et s’étonne, une fois seul, que ce saint n’ait pas appris que Dieu est mort (§ 2). Sur la place du marché, il en tire la conséquence (§ 3). Autrefois, le plus grand sacrilège visait Dieu ; Dieu est mort, et le plus effroyable est désormais de pécher contre la terre. D’où l’injonction, « restez fidèles à la terre », et la formule qui l’accompagne, « le surhomme est le sens de la terre ». Le lecteur français dispose de la traduction de Maurice de Gandillac, établie sur le texte de Giorgio Colli et Mazzino Montinari (Gallimard, 1972). On rend ici überwinden par « surmonter » plutôt que par « dépasser », parce que le verbe allemand garde l’idée d’un obstacle vaincu, presque d’un adversaire.
L’argument procède par une analogie que Nietzsche pousse jusqu’au malaise. Pour l’homme, le singe est un objet de rire ou une honte douloureuse, et l’homme doit être la même chose pour le surhomme. Vous avez fait le chemin du ver jusqu’à l’homme, poursuit Zarathoustra, et beaucoup en vous est encore ver ; jadis vous étiez des singes, et l’homme est encore plus singe que n’importe quel singe. Au § 4, une autre image change le sens de cette échelle des espèces. L’homme est une corde tendue entre la bête et le surhomme, au-dessus d’un abîme, et ce qui est grand en lui, dit le texte, c’est qu’il est « un pont et non un but », un passage, Übergang, et un déclin, Untergang, deux mots allemands qui riment et que le français sépare. Zarathoustra aime ceux qui ne savent vivre qu’en déclinant, parce qu’ils passent de l’autre côté, et celui qui travaille pour bâtir la maison du surhomme et lui préparer la terre, la bête et la plante. Le surhomme lui-même n’est décrit nulle part. Chaque fois qu’il apparaît, c’est sous la forme d’une métaphore, la mer qui reçoit sans se souiller le fleuve sale qu’est l’homme, ou l’éclair qui sort de ce nuage sombre, et Zarathoustra se présente comme une lourde goutte tombée de la nuée qui annonce cet éclair.
Ramené à son mouvement, l’argument tient en trois phrases. Si Dieu est mort, aucune valeur ne descend plus d’en haut, et une vie qui se mesure encore à un au-delà se mesure à rien. Les valeurs doivent donc recevoir leur sens de ce que les hommes peuvent devenir, et le prologue nomme surhomme le but qu’ils se donneraient ainsi. L’homme tel qu’il est ne vaut que comme passage vers ce but, et celui qui refuse de passer devient le dernier homme, qui a cessé de lancer la flèche de son désir au-delà de l’homme.
Le discours « De la voie du créateur » fournit l’épreuve la plus simple. À celui qui se dit libre, Zarathoustra oppose deux questions, libre de quoi, libre pour quoi, et seule la seconde l’intéresse, avec celle qui la prolonge, savoir si l’on peut se donner à soi-même son bien et son mal et suspendre sa volonté au-dessus de soi comme une loi. Quiconque a quitté une règle reconnaîtra les deux moments. Le premier est celui du lion des « Trois métamorphoses », qui dit non au dragon nommé « Tu dois » sans pouvoir encore créer de valeurs. Le second appartient à l’enfant, « un saint dire-oui », un nouveau commencement, un jeu.
Le démon de la plus solitaire des solitudes
Au § 341 du Gai Savoir, intitulé « Le poids le plus lourd », un démon se glisse un jour ou une nuit dans la plus solitaire des solitudes et annonce que cette vie, telle qu’on l’a vécue, il faudra la vivre encore une fois et d’innombrables fois, chaque douleur et chaque plaisir revenant dans le même ordre, jusqu’à cette araignée et ce clair de lune entre les arbres. On peut grincer des dents et maudire le démon, ou lui répondre qu’il est un dieu et qu’on n’a jamais rien entendu de plus divin. La question « veux-tu cela encore une fois, et d’innombrables fois ? » pèserait alors sur chaque action comme le poids le plus lourd.
L’expérience se fait sans rien savoir de la cosmologie de Nietzsche. Il suffit de prendre une journée précise de sa propre vie, la plus ordinaire possible, avec la dispute du matin et la phrase qu’on regrette, et de se demander ce qu’il faudrait pour en vouloir le retour éternel sans rien y retrancher. Celui qui ne l’accepterait qu’à condition d’effacer une heure n’a pas encore répondu au démon.
Martin Heidegger relie par ce démon les deux doctrines de Zarathoustra, dans la conférence « Qui est le Zarathoustra de Nietzsche ? », recueillie en français dans les Essais et conférences traduits par André Préau. Il part d’une phrase du discours « Des tarentules », imprimée en italique, selon laquelle la délivrance de l’homme à l’égard de la vengeance est le pont vers le plus haut espoir, puis de la définition que donne le discours « De la rédemption », la vengeance comme aversion de la volonté contre le temps et son « cela fut » (version anglaise de Bernd Magnus, 1967, p. 418 et 422). La volonté ne peut rien contre le passé et s’en venge en rabaissant tout ce qui passe, jusqu’à poser des idéaux éternels au regard desquels la terre ne vaut plus rien (p. 423). Le surhomme serait celui qui a franchi ce pont et veut ce qui passe au lieu de le maudire. Zarathoustra enseigne donc le surhomme parce qu’il enseigne l’éternel retour, conclut Heidegger, et l’inverse est également vrai (p. 424 et 426). Il écarte du même geste deux images répandues, l’homme ordinaire grossi aux dimensions d’un géant et le titan qui ferait du caprice sa loi (p. 415).
Moitié saint, moitié génie
Le prologue prête pourtant le flanc à une lecture biologique, avec son ver et son singe qui précèdent l’homme comme les barreaux d’une échelle. Nietzsche a vu ce qu’on en faisait. Au premier paragraphe du chapitre « Pourquoi j’écris de si bons livres », dans Ecce Homo, il présente le mot comme la désignation d’un type « de la plus haute réussite » (Wohlgerathenheit), opposé aux hommes « modernes », aux hommes « bons », aux chrétiens et autres nihilistes, et constate qu’on l’a compris presque partout, en toute innocence, comme un type « idéaliste », moitié « saint », moitié « génie ». D’autres savants, ajoute-t-il, l’ont soupçonné de darwinisme, et l’on a même reconnu dans le mot le culte des héros de Carlyle, qu’il dit avoir rejeté avec malice. Le statut du texte compte. Ecce Homo est rédigé en octobre 1888, peu avant l’effondrement de Nietzsche, et n’a été publié, rappelle Heidegger, que vingt ans plus tard (p. 428). Paul Loeb résume en 2005 l’argument de ceux qui refusent pour cette raison de suivre la consigne que Nietzsche n’y formule qu’une fois, lire ses œuvres tardives à la lumière de Zarathoustra.
Les usages ont suivi une autre voie, celle des manuscrits. Après l’effondrement de 1889, Heinrich Köselitz et Elisabeth Förster-Nietzsche, la sœur du philosophe, tirent de ses carnets une compilation publiée sous le titre La Volonté de puissance. Mazzino Montinari a consacré plusieurs essais, réunis en français en 1996, à montrer qu’il s’agit d’un montage, et Brian Leiter rappelle, d’après lui, que le fragment le plus cité du recueil, son dernier numéro, avait été écarté par Nietzsche dès le printemps 1887. Ce livre ne se cite donc pas comme un livre de Nietzsche. En 1935, Karl Löwith, juif, publie dans l’Allemagne nationale-socialiste une lecture dissidente de l’éternel retour, que le Metzler Philosophen-Lexikon présente comme une tentative de sauver Nietzsche de ses annonciateurs et de ceux qui prétendaient l’accomplir, parmi lesquels Klages, Baeumler, Jaspers et Heidegger. Heidegger, de son côté, demande qu’on ne cherche jamais la structure du surhomme chez les personnages qui, fonctionnaires en chef d’une volonté de puissance superficielle et mal comprise, sont poussés au sommet de ses formes d’organisation (p. 415).
Heidegger soupçonne une vengeance plus subtile
Heidegger ne s’en tient pas à sa propre lecture. Il part d’une note de 1885, « Récapitulation », qu’il cite d’après la compilation posthume (n° 617) et où la plus haute volonté de puissance consiste à imprimer au devenir le caractère de l’être. Prendre ainsi tout devenir sous la protection de l’éternel retour, demande-t-il, ne cache-t-il pas une aversion pour ce qui ne fait que passer, un esprit de vengeance suprêmement spiritualisé (p. 426-427) ? Il s’appuie sur un brouillon de préface au Gai Savoir où Nietzsche évoque une « vengeance contre la vie elle-même » chez celui qui, souffrant beaucoup, prend la vie sous sa protection. Sa conclusion est nette, la doctrine de Zarathoustra n’apporte pas la délivrance de la vengeance. Heidegger refuse d’y voir une réfutation, et même une objection. Il veut montrer que la pensée de Nietzsche se meut encore dans l’esprit de la métaphysique, qu’elle mène sans doute à son terme (p. 427).
Karl Löwith avait pris la difficulté par l’autre bout. Pour lui, l’éternel retour, compris comme la répétition sans fin d’un nombre fini d’états du monde, est incompatible avec la volonté de puissance et rend paradoxale la liberté qu’il réclame. Comment vouloir le retour de chaque instant de sa vie, si cette décision semble elle-même fixée d’avance ? Un lecteur peut prolonger la question jusqu’au surhomme, présenté comme un but, et demander ce que devient un but dans un temps où tout ce qui arrive est déjà arrivé une infinité de fois.
La recherche anglophone récente a déplacé la dispute vers la place du concept dans l’œuvre. Brian Leiter, dans la notice de la Stanford Encyclopedia of Philosophy révisée en septembre 2024, tient le surhomme pour une simple figure de rhétorique du Zarathoustra, livre écrit comme une parodie du Nouveau Testament, qui disparaît de l’œuvre de maturité en dehors d’une brève mention dans Ecce Homo, alors que les « hommes supérieurs » y restent une notion importante. Paul Loeb défend la thèse inverse dans le Journal of Nietzsche Studies. Nietzsche place Zarathoustra au-dessus de tous ses livres et présente les suivants comme des « hameçons » destinés à y conduire, et le surhomme, réputé abandonné, commanderait encore la deuxième dissertation de la Généalogie de la morale. Le désaccord porte sur le crédit à accorder à Ecce Homo et à une fiction qui ne parle pas avec la voix de son auteur, et aucun passage ne permet probablement de le trancher.
Le paragraphe d’Ecce Homo qui dresse la liste des contresens ne se ferme pas sur une définition. Après le saint, le génie, Darwin et Carlyle, Nietzsche ajoute que celui à qui il avait glissé à l’oreille de chercher plutôt du côté d’un César Borgia que d’un Parsifal n’en avait pas cru ses oreilles, puis il passe aux comptes rendus de journaux. Il ne nomme pas cet auditeur et n’explique pas l’exemple, de sorte que l’unique illustration du paragraphe prend la forme d’une confidence que son destinataire a refusé de croire, entre le chevalier chaste de Wagner et le fils du pape Alexandre VI.
Pour aller plus loin
L’éternel retour, que le § 341 du Gai Savoir présente pour la première fois, et la mort de Dieu, que l’insensé du § 125 annonce sur une place de marché, forment les deux prémisses du surhomme. L’histoire éditoriale de La Volonté de puissance relève de la querelle des éditions de Nietzsche, et la critique du bonheur que Nietzsche adresse aux utilitaristes prolonge le portrait du dernier homme.
Surhomme veut dire, mot à mot, ce qui se tient au-dessus de l’homme. Le mot a un ancêtre chez un écrivain grec de l’Antiquité. Nietzsche, philosophe allemand, l’emploie d’abord pour des créatures de légende, à côté des dieux et des héros. En 1883, il en fait tout autre chose. Il le place au centre d’Ainsi parlait Zarathoustra, un livre écrit comme un récit. Le sens qu’il lui donne divise encore ses lecteurs.
Un prophète devant la foule
Zarathoustra a vécu dix ans seul dans la montagne. Il redescend avec une nouvelle que personne ne semble connaître. Dieu est mort. Dans une ville, une foule attend sur la place le numéro d’un funambule.
Zarathoustra prend la parole devant elle. L’homme, dit-il, doit être surmonté. Le singe fait rire l’homme ou lui fait honte, et l’homme sera la même chose pour le surhomme. La foule éclate de rire, et le funambule, qui se croit visé, monte sur sa corde.
Zarathoustra décrit alors l’être qu’il juge le plus méprisable. Il l’appelle le dernier homme. Cet homme ne désire plus rien au-delà de lui-même. Il veut de la chaleur, un travail qui distrait et un peu de poison pour bien rêver. Il prétend avoir inventé le bonheur, et il cligne de l’œil.
Ce portrait enchante la foule. Elle réclame le dernier homme à grands cris et laisse le surhomme à Zarathoustra.
Une corde au-dessus du vide
Cette exigence découle de la mort de Dieu. Si aucune valeur ne tombe plus du ciel, la vie doit trouver son sens sur terre. Zarathoustra demande de rester fidèle à la terre. Le surhomme est le nom du but que les hommes se donneraient.
Nietzsche ne décrit jamais ce surhomme. Il le montre par des images. L’homme ressemble à une corde tendue entre la bête et le surhomme, au-dessus d’un abîme. Sa grandeur tient à ce qu’il est un pont qu’on traverse.
Zarathoustra pose aussi deux questions à qui se dit libre. Libre de quoi, et surtout libre pour quoi faire. Il veut savoir si l’on peut se donner sa propre loi. Le lion sait dire non à l’ordre « Tu dois », mais seul l’enfant sait dire oui.
Un autre livre de Nietzsche, publié en 1882, propose une épreuve. Un démon annonce qu’une vie reviendra sans fin, identique, jusqu’au moindre détail. On peut maudire ce démon, ou le remercier comme un dieu. Chacun peut tenter l’essai avec une journée ordinaire de sa propre vie. Il s’agit de savoir si l’on en voudrait le retour éternel, sans rien effacer.
Saint, génie ou tyran
Nietzsche s’est vite plaint d’être mal lu. Peu avant son effondrement, il écrit un livre sur ses propres œuvres. Ses lecteurs, dit-il, ont pris le surhomme pour un saint ou un génie. D’autres l’ont soupçonné de suivre Darwin. Ce livre ne paraît que vingt ans plus tard.
Sa sœur, Elisabeth, a encore brouillé les pistes. Elle a tiré de ses carnets un livre publié sous le nom de son frère. Un des éditeurs du texte critique de Nietzsche a montré qu’il s’agissait d’un montage. Ce recueil ne peut pas passer pour un livre de Nietzsche.
Le philosophe Martin Heidegger voit dans le surhomme un homme délivré de la rancune contre le passé. Ce passé, on ne peut plus le changer, et la volonté s’en venge. Heidegger se demande pourtant si la doctrine de Zarathoustra guérit vraiment de cette rancune. Il y soupçonne une rancune plus subtile, sans prétendre réfuter Nietzsche.
Une dispute sur la place du mot
Les spécialistes se disputent aussi sur l’importance du surhomme. Pour Brian Leiter, c’est une image propre à ce seul livre, qui disparaît ensuite de l’œuvre. Paul Loeb répond que Nietzsche plaçait Zarathoustra au-dessus de tous ses autres livres. Aucun passage ne permet probablement de trancher.
Dans son livre sur ses œuvres, Nietzsche donne un seul exemple pour orienter ses lecteurs. Il raconte avoir conseillé à quelqu’un de chercher du côté de César Borgia plutôt que de Parsifal, le chevalier chaste de Wagner. Son interlocuteur, écrit-il, n’en a pas cru ses oreilles.
La version complète suit le lac Urmi, qui perd son nom d’un livre à l’autre, et la querelle de méthode qui oppose Brian Leiter à Paul Loeb.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Friedrich Nietzsche, *Also sprach Zarathustra. Ein Buch für Alle und Keinen*, première partie, Chemnitz, août 1883 : « Zarathustra’s Vorrede », § 1 (« den See seiner Heimat »), § 2 (l’ermite, la mort de Dieu), § 3 (« Ich lehre euch den Übermenschen. Der Mensch ist Etwas, das überwunden werden soll », le singe et le ver, « bleibt der Erde treu », « Der Übermensch ist der Sinn der Erde », la mer, l’éclair), § 4 (la corde, « eine Brücke und kein Zweck », *Übergang* et *Untergang*, la goutte et l’éclair), § 5 (le dernier homme, « Wir haben das Glück erfunden », le cri de la foule) ; « Von den drei Verwandlungen » ; « Von tausend und Einem Ziele » ; « Vom Wege des Schaffenden » ; texte de référence dans l’édition critique de Giorgio Colli et Mazzino Montinari, KGW VI/1 ; texte consulté dans l’édition numérique du Project Gutenberg, n° 7205 ; traduction de la rédaction Ernst Schmeitzner
- Friedrich Nietzsche, *Also sprach Zarathustra*, deuxième partie, « Von den Taranteln » (la délivrance de la vengeance, pont vers le plus haut espoir) et « Von der Erlösung » (la vengeance, aversion de la volonté contre le temps et son « Es war »), cités d’après Martin Heidegger, trad. Bernd Magnus, *The Review of Metaphysics*, 1967, p. 418 et 422
- Friedrich Nietzsche, *Also sprach Zarathustra*, quatrième partie, tirage privé de quarante exemplaires, Leipzig, mai 1885 ; première édition commerciale, 1891 C. G. Naumann
Voir les 32 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Friedrich Nietzsche, *Die fröhliche Wissenschaft*, 1882 ; livre III, § 125 (« Der tolle Mensch ») et § 143 (« Grösster Nutzen des Polytheismus », « Götter, Heroen und Uebermenschen aller Art ») ; livre IV, « Sanctus Januarius », épigraphe datée « Genua im Januar 1882 », § 341 (« Das grösste Schwergewicht ») et § 342 (« Incipit tragoedia », « den See Urmi ») ; texte consulté sur Projekt Gutenberg ; traduction de la rédaction
- Friedrich Nietzsche, *Ecce homo. Wie man wird, was man ist*, rédigé en octobre 1888, publié vingt ans plus tard ; « Warum ich so gute Bücher schreibe », § 1 (« Typus höchster Wohlgerathenheit », « halb “Heiliger”, halb “Genie” », « des Darwinismus verdächtigt », « Heroen-Cultus » de Carlyle, « eher noch nach einem Cesare Borgia als nach einem Parsifal ») ; texte consulté sur Projekt Gutenberg ; traduction de la rédaction
- Friedrich Nietzsche, note de 1885 intitulée « Recapitulation », publiée dans la compilation posthume *Der Wille zur Macht*, n° 617, et brouillon de préface au *Gai Savoir* (« vengeance contre la vie elle-même »), Großoktavausgabe, t. XIV, p. 404 ; cités d’après Martin Heidegger, trad. Bernd Magnus, *The Review of Metaphysics*, 1967, p. 426-427 ; la compilation n’est pas un livre de Nietzsche
- Friedrich Nietzsche, *Ainsi parlait Zarathoustra. Un livre qui est pour tous et qui n’est pour personne*, texte et variantes établis par Giorgio Colli et Mazzino Montinari, trad. Maurice de Gandillac, Paris, 1972, « Idées », n° 267, 507 p. Gallimard
- Lucien de Samosate, *Kataplous*, IIᵉ siècle, terme *hyperanthrôpos*, cité d’après Babette Babich (2013)
Bibliographie
- Brian Leiter, « Nietzsche’s Moral and Political Philosophy », *The Stanford Encyclopedia of Philosophy*, première publication le 26 août 2004, révision substantielle du 5 septembre 2024, section 2 (le surhomme comme figure de rhétorique) et section 3,1 (Montinari et le fragment final de la compilation) Stanford University
- Paul S. Loeb, « Finding the Übermensch in Nietzsche’s Genealogy of Morality », *The Journal of Nietzsche Studies* 30, automne 2005, p. 70-101 Penn State University Press
- Martin Heidegger, « Who Is Nietzsche’s Zarathustra ? », trad. Bernd Magnus, *The Review of Metaphysics* 20 (3), mars 1967, passages cités p. 415, 418, 422-424, 426-428 The Review of Metaphysics
- Martin Heidegger, *Essais et conférences*, trad. André Préau, préface de Jean Beaufret, Paris, 1958 ; rééd. « Tel », n° 52, 1980 (traduction de *Vorträge und Aufsätze*) Gallimard
- Karl Löwith, *Nietzsches Philosophie der ewigen Wiederkehr des Gleichen*, Berlin, 1935 ; trad. anglaise J. Harvey Lomax, avant-propos de Bernd Magnus, *Nietzsche’s Philosophy of the Eternal Recurrence of the Same*, Berkeley, 1997, XXVIII-276 p. University of California Press
- Mazzino Montinari, « *La “volonté de puissance” n’existe pas* », texte établi et postfacé par Paolo D’Iorio, trad. de l’italien par Patricia Farazzi et Michel Valensi, Paris, 1996, 191 p. Éditions de l’Éclat
- Babette Babich, « Nietzsche’s Zarathustra and Parodic Style : On Lucian’s Hyperanthropos and Nietzsche’s Übermensch », *Diogenes* 58 (4), novembre 2011 [paru en mars 2013], p. 58-74 Diogenes
- Marie-Luise Haase, « Der Übermensch in *Also sprach Zarathustra* und im Zarathustra-Nachlass 1882-1885 », *Nietzsche-Studien* 13, 1984, p. 229, cité d’après Dirk R. Johnson Walter de Gruyter
- Dirk R. Johnson, « Zarathustra’s Overman, or the Suggestive Power of Metaphor », *The Agonist*, note 1 Nietzsche Circle
- *Weimarer Nietzsche-Bibliographie*, Stuttgart et Weimar, 2000, p. 104-105, n° 161 (tirage de la quatrième partie de *Zarathoustra*), d’après la notice d’œuvre reproduite par la bibliothèque numérique visuallibrary Weimarer Nietzsche-Bibliographie
- Paolo D’Iorio, « How Spake Zarathustra ? », *Nineteenth-Century Prose* (dates de publication de la première et de la quatrième partie) Nineteenth-Century Prose
Sources en ligne
- « The Project Gutenberg eBook of Also sprach Zarathustra : Ein Buch für Alle und Keinen » Project Gutenberghttps://www.gutenberg.org/cache/epub/7205/pg7205.txt
- « Ecce homo – Friedrich Wilhelm Nietzsche » (chapitre « Warum ich so gute Bücher schreibe ») Projekt Gutenberghttps://projekt-gutenberg.org/authors/friedrich-wilhelm-nietzsche/books/ecce-homo/chapter/5
- « Die fröhliche Wissenschaft – Friedrich Wilhelm Nietzsche » (livre III) Projekt Gutenberghttps://projekt-gutenberg.org/authors/friedrich-wilhelm-nietzsche/books/die-froehliche-wissenschaft/chapter/6
- « Die fröhliche Wissenschaft – Friedrich Wilhelm Nietzsche » (livre IV, « Sanctus Januarius ») Projekt Gutenberghttps://projekt-gutenberg.org/authors/friedrich-wilhelm-nietzsche/books/die-froehliche-wissenschaft/chapter/7
- « Nietzsche’s Moral and Political Philosophy (Stanford Encyclopedia of Philosophy) » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/nietzsche-moral-political/
- « Heidegger Who is Neitzsches Zarathustra » (*The Review of Metaphysics*, mars 1967) Bard College Library, archives Hannah Arendthttps://www.bard.edu/library/pdfs/archives/Heidegger-Who_is_Neitzsches_Zarathustra.pdf
- « Finding the Ubermensch in Nietzsche’s Genealogy of Morality » Project MUSE, Johns Hopkins Universityhttps://muse.jhu.edu/article/188509/summary
- « Nietzsche’s Philosophy of the Eternal Recurrence of the Same » PhilArchivehttps://dc2.philarchive.org/rec/LOMNPO
- « Metzler Philosophen-Lexikon : Löwith, Karl » Spektrum der Wissenschafthttps://www.spektrum.de/lexikon/philosophen/loewith-karl/201
- « La « volonté de puissance » n’existe pas » Nantilus, catalogue des bibliothèques de l’Université de Nanteshttps://nantilus.univ-nantes.fr/vufind/Record/PPN004257138
- « Nietzsche’s Zarathustra and Parodic Style : On Lucian’s Hyperanthropos and Nietzsche’s Übermensch » Fordham Research Commons, Fordham Universityhttps://research.library.fordham.edu/phil_babich/56
- « Zarathustra’s Overman, or the Suggestive Power of Metaphor By Dirk R. Johnson » The Agonist, Nietzsche Circlehttps://agonist.nietzschecircle.com/wp/zarathustras-overman-or-the-suggestive-power-of-metaphor-by-dirk-r-johnson/7/
- « Also sprach Zarathustra : ein Buch für Alle und Keinen » (notice d’œuvre) visuallibraryhttps://visuallibrary.net/subject/view/591473
- « How Spake Zarathustra ? » Nineteenth-Century Prosehttps://nineteenthcenturyprose.org/index.php/ncp/article/download/32/35/66
- « Ainsi parlait Zarathoustra : un livre qui est pour tous et qui n’est pour personne » HelveticArchives, Bibliothèque nationale suissehttps://www.helveticarchives.ch/detail.aspx?ID=621719
- « Essais et conférences » Bibliothèques numériques du ministère des Arméeshttps://bibliotheques-numeriques.defense.gouv.fr/impression/document/6bc0f1f3-da28-4b62-9a3c-7394c054b880

.png?width=1200)









.jpg?width=500)
