Supposez qu’on vous ait confié une somme d’argent. Le déposant meurt sans rien laisser par écrit, et aucun tiers ne sait que ce dépôt existe. Le risque d’être pris ne joue aucun rôle ici. Demandez-vous plutôt si la règle « garder ce qu’on m’a confié lorsque personne ne peut le prouver » pourrait valoir pour tout le monde. Dès qu’elle vaut pour tout le monde, plus personne ne confie rien à personne, et il n’existe plus de dépôt à garder. La règle scie la branche sur laquelle elle est assise. Kant monte ce cas au paragraphe 4 de la Critique de la raison pratique, en 1788.
Le tableau où Kant range ses adversaires
Le livre qui installe le principe paraît en 1785 à Riga, chez Johann Friedrich Hartknoch, sous le titre Grundlegung zur Metaphysik der Sitten. Kant y cherche le principe suprême de la moralité sans le moindre exemple emprunté à l’expérience, parce qu’un devoir déduit de ce que les hommes font renseignerait seulement sur leurs habitudes.
Contre qui ce livre se construit, un tableau de la Critique de la raison pratique le dit sans détour, au paragraphe 8. L’éducation d’après Montaigne, la constitution civile d’après Mandeville, le sentiment physique d’après Épicure, le sentiment moral d’après Hutcheson, la perfection d’après Wolff et les stoïciens, la volonté de Dieu d’après Crusius. Tous ces principes partagent le même défaut. Dès qu’un objet du vouloir fournit la règle, l’impératif devient conditionnel, il prend la forme « si tu veux ceci, fais cela », et il cesse d’obliger quiconque ne veut pas ceci. Kant nomme hétéronomie cette dépendance.
Le titre allemand pose lui-même un problème que les éditions françaises n’ont pas tranché de la même façon. H. Lachelier en 1904 et Victor Delbos en 1907 écrivent Fondements de la métaphysique des mœurs, Alain Renaut écrit Fondation en 1994. « Fondation » rend mieux le singulier de Grundlegung, qui nomme l’acte de fonder plutôt que les principes obtenus au bout. Par une ironie d’édition, c’est la plus ancienne des deux versions que le lecteur français tient encore en format de poche. Sitten, de son côté, déborde les mœurs françaises, puisque la Métaphysique des mœurs de 1797 réunira une doctrine du droit et une doctrine de la vertu.
Une maxime n’est pas une bonne intention
Ce qui passe l’examen, c’est la maxime, autrement dit le principe subjectif qu’on suit effectivement, de la forme « je fais telle chose dans telles circonstances en vue de telle fin ». Onora O’Neill puis John Rawls en ont tiré une procédure en quatre moments. On formule la maxime. On la transforme en loi de la nature valant pour tous les êtres raisonnables. On demande alors si un monde ainsi réglé est seulement pensable, et, s’il l’est, si l’on peut vouloir un tel monde. L’échec au troisième moment signale un devoir parfait ; l’échec au quatrième signale un devoir imparfait, qui prescrit une fin sans fixer combien il faut faire pour elle.
Les quatre exemples de 1785 croisent les deux sortes de devoirs avec leurs deux destinataires, soi-même et autrui. Se tuer pour échapper au malheur, promettre sans intention de tenir, laisser ses dispositions se perdre et refuser toute assistance à qui en a besoin. Le deuxième se laisse suivre jusqu’au bout. J’ai besoin d’argent, je promets de rembourser, je sais en le disant que je ne rembourserai pas. Universalisons. Dans un monde où chacun promet faussement dès que cela l’arrange, et où chacun le sait, plus personne n’accorde de crédit à une promesse. Or ma maxime exige qu’on me croie, puisque c’est la confiance du prêteur qui me procure l’argent. Je tente donc de concevoir un monde qui contient des promesses et qui n’en contient pas, et l’entreprise échoue avant même qu’on ait à peser la moindre conséquence. Le troisième exemple résiste beaucoup moins bien. Un monde d’hommes qui laissent tous leurs talents en friche se conçoit sans peine, plus rudimentaire seulement, et l’argument de Kant revient à dire que tout être raisonnable veut déjà le développement de ses facultés. L’encyclopédie de Stanford juge le raisonnement peu convaincant, rien n’obligeant un être raisonnable à développer tous ses talents. Le mot « contradiction » fait d’ailleurs difficulté par lui-même. Contradiction logique, contradiction avec une finalité naturelle, contradiction pratique ? Christine Korsgaard défend la troisième lecture dans un article de 1986, où la maxime universalisée se contredit quand la pratique générale détruirait l’efficacité de l’action comme moyen d’atteindre sa fin. Un dépôt que personne ne consent plus à confier cesse d’être un moyen de s’enrichir.
Reste une conséquence que les résumés transforment en caricature. Puisque l’examen porte sur le principe, une action conforme au devoir mais accomplie par inclination n’a, au sens de Kant, aucune valeur morale. Il ajoute qu’une volonté bonne brillerait comme un joyau même privée de tout pouvoir de réaliser ses fins.
Trois formules, un seul commandement
Les manuels en comptent cinq, Kant en distingue trois. Une première formule donne la forme, agis seulement d’après la maxime grâce à laquelle tu peux vouloir en même temps qu’elle devienne une loi universelle. La deuxième donne la matière, et c’est la formule de l’humanité, qui commande de traiter l’humanité, dans sa propre personne comme dans celle de tout autre, toujours en même temps comme une fin et jamais simplement comme un moyen. Sous l’idée d’un règne des fins, communauté d’êtres raisonnables soumis à des lois qu’ils se donnent, la troisième donne la détermination complète.
La formule de l’humanité se prête à un contresens courant. Elle n’interdit nullement de se servir d’autrui, ce qui rendrait impossible toute vie commune. En l’appliquant à la fausse promesse, Kant donne un critère précis. Celui qu’on trompe ne peut pas consentir à la manière dont on agit envers lui, ni contenir en lui-même la fin de cette action. Korsgaard en tire une formulation maniable. Consentir suppose de savoir ce qui se passe et de disposer du pouvoir d’y mettre fin, si bien que la contrainte retire le pouvoir et la tromperie le savoir.
Kant affirme que ces formules énoncent une seule et même loi et que leurs différences sont subjectives, chacune rapprochant une idée de la raison de l’intuition. En quel sens exact elles sont équivalentes, il ne le dit pas. Mêmes significations, dérivables l’une de l’autre, ou seulement productrices des mêmes devoirs ? Le texte dérive chaque formule de la précédente, sauf une note où le mouvement semble s’inverser, et aucun élément textuel ne permet à ce jour de trancher.
Un formalisme qui tourne à vide, dit Hegel
Hegel n’a pas attendu les Principes de la philosophie du droit pour formuler l’objection.
Elle apparaît dès son essai sur les manières de traiter scientifiquement le droit naturel, paru dans le Journal critique de philosophie en 1802 et 1803, et vise exactement le cas du dépôt. La propriété, prise en elle-même, ne se contredit pas. L’absence de maître sur les choses et la communauté des biens ne se contredisent pas davantage. Ce test ne montre donc jamais qu’il doive y avoir de la propriété, il montre au mieux que, s’il y en a, nier un dépôt détruit l’institution du dépôt. Indifférent au contenu, conclut Hegel, le critère accueille aussi bien un contenu que son contraire. La remarque du paragraphe 135 des Principes, parus en 1820, reprend la charge.
John Stuart Mill attaque par un autre côté, au premier chapitre de l’Utilitarisme, en 1863. Kant, selon lui, échoue de façon presque grotesque à montrer la moindre impossibilité logique dans l’adoption universelle des règles de conduite les plus révoltantes, et tout ce qu’il montre est que nul ne choisirait d’encourir les conséquences de leur adoption par tous. Si Mill a raison, l’utilitarisme peut absorber l’impératif catégorique sans dommage.
Les réponses kantiennes existent, et elles ne se valent pas toutes. La lecture par la contradiction pratique échappe au moins à Mill, puisqu’elle mesure l’autodestruction du moyen employé plutôt qu’un bilan de conséquences. Dès Acting on Principle, en 1975, Onora O’Neill reconstruit l’examen sans aucune prémisse matérielle sur la propriété. Barbara Herman et Allen Wood déplacent ensuite le poids sur la formule de l’humanité, qu’ils tiennent pour la source réelle des devoirs, et Luc Langlois a rouvert la discussion en France en 2004. La question ouverte tient en une ligne, la première formule produit-elle seule des devoirs, ou lui faut-il des matériaux qu’elle ne fournit pas ?
Le meurtrier à la porte a une histoire
L’exemple qu’on attribue couramment à Kant ne vient pas de lui. Il l’a reçu tout fait. Constant écrit Des réactions politiques au lendemain de la Terreur, et son chapitre VIII conteste les principes moraux pris isolément, hors des principes intermédiaires qui les appliquent. Il ne nomme pas Kant, et son éditeur indiquera plus tard le tenir de lui. On ignore ce que Constant avait exactement lu de son adversaire. Jens Timmermann, qui a consacré en 2025 le premier livre entier à l’opuscule de 1797, montre que le cas circulait bien avant cette querelle, chez Augustin, chez Johann David Michaelis, chez Fichte.
Kant a 73 ans, et sa réponse occupe six pages de l’édition de l’Académie.
La réponse déplace le terrain. Kant quitte celui de la bienveillance pour celui du droit, traite la véracité comme un devoir dans les déclarations qu’on ne peut pas éviter de faire, devoir dû à l’humanité en général plutôt qu’à l’interlocuteur du moment, et soutient qu’un droit de mentir rendrait incertain tout contrat. Le passage qui a fait sa réputation de rigorisme arrive juste après. Si vous mentez en disant que votre ami n’est pas là, qu’il soit sorti à votre insu et que le meurtrier le croise dehors, on pourra vous imputer cette mort, alors qu’en disant la vérité vous laissiez aux voisins le temps d’arrêter l’homme pendant qu’il fouillait la maison. L’invraisemblance appartient à l’argument, puisque les conséquences imprévisibles retombent sur celui qui a décidé à la place d’autrui.
Un autre texte complique l’affaire, et son statut fait partie du problème. Dans ses cours d’éthique des années 1770, connus seulement par des cahiers d’étudiants publiés longtemps après, Kant admet que le mensonge devient une arme de défense quand le silence ne suffit plus à protéger. Ces cahiers ne sont pas un livre de Kant, il ne les a jamais relus, et la tension ne se règle donc pas en mettant deux ouvrages en balance.
Korsgaard, en 1986, procède formule par formule. Sous la première, le mensonge au meurtrier passe l’examen, pour une raison qui surprend. Le meurtrier qui interroge doit supposer que sa victime ignore à qui elle parle, si bien qu’une pratique universelle du mensonge dans ces circonstances ne l’empêcherait pas de réussir. Sous la formule de l’humanité il échoue, la tromperie étant le cas exemplaire d’une raison traitée en outil. De cet écart elle tire une théorie à deux niveaux, un idéal pour la vie ordinaire et des principes séparés pour les situations où l’on a affaire au mal.
Helga Varden en 2010, puis Timmermann en 2025, refusent ce partage et lisent l’opuscule comme un texte de philosophie du droit, cohérent avec la Doctrine du droit publiée la même année. Korsgaard tient au contraire que Kant s’est mépris sur les implications de sa propre théorie. Pour les départager, il faudrait montrer à qui la véracité est due dans la Doctrine du droit, au questionneur qui se tient devant la porte ou à l’humanité comme telle, et c’est exactement sur ce point que les deux textes de 1797 ne disent pas la même chose.
Pour aller plus loin
L’autonomie de la volonté, que Kant reprend de Rousseau, commande toute sa définition de la liberté. La discussion croise l’utilitarisme de Bentham et de Mill, adversaire déclaré sur la question des conséquences, et la critique hégélienne de la moralité. Au XXᵉ siècle, le règne des fins trouve une réécriture procédurale dans le voile d’ignorance de John Rawls.
On répète que la morale de Kant interdit de mentir en toute circonstance, y compris à l’assassin qui demande où se cache votre ami. La phrase est exacte et elle vient d’un texte réel. Elle donne pourtant une idée fausse du principe qu’elle illustre, puisqu’elle en montre la conséquence la plus raide sans montrer la mécanique qui la produit. Cette mécanique paraît à Riga en 1785, dans un livre bref de philosophie morale. Kant y cherche un ordre qui ne dépende d’aucun but poursuivi, ce qu’il nomme un impératif catégorique.
Le dépôt que personne ne réclame
Voici le genre de cas qui lui sert de banc d’essai. Un homme vous laisse de l’argent en garde. Il meurt, aucun papier ne signale la somme, ses héritiers n’en sauront jamais rien. Vous pourriez la garder sans le moindre risque.
Kant ne vous demande pas d’imaginer les suites de votre geste. Il vous demande d’écrire la règle que vous suivriez, ce qu’il appelle une maxime, la règle qu’on se donne à soi-même. Puis d’imaginer que cette règle devienne celle de tout le monde.
Dans ce monde-là, plus aucun homme ne confierait d’argent à un autre, et il n’y aurait plus rien à garder. La règle se détruit en se généralisant. C’est cet effondrement qui rend l’action interdite, plutôt qu’un calcul de gains et de pertes.
Le même mécanisme joue sur un cas plus banal. Vous empruntez en promettant de rendre, sachant très bien que vous ne rendrez pas. Si chacun promettait ainsi dès que cela l’arrange, et si chacun le savait, aucune promesse ne serait plus crue. Or votre plan exige qu’on vous croie.
La propriété gêne Hegel
Une objection ancienne vise exactement ce test. Hegel la formule d’abord dans un essai de jeunesse, puis la reprend dans son grand livre de philosophie du droit, paru en 1820.
Son argument tient en peu de mots. Le dépôt suppose la propriété. Or un monde sans propriété ne se contredit nullement, il est seulement différent du nôtre. L’examen vérifie donc la cohérence d’une institution déjà en place, sans jamais prouver qu’elle doive exister.
John Stuart Mill attaque par un autre côté. Selon lui, Kant ne montre aucune impossibilité logique, il montre seulement que personne ne voudrait vivre dans le monde issu de la généralisation. Si Mill a raison, le principe pèse bel et bien des conséquences, et il rejoint l’adversaire qu’il voulait écarter.
Une porte, un assassin
L’exemple qui a fait la réputation de rigorisme de Kant ne vient pas de lui. Benjamin Constant le lui oppose dans un pamphlet publié au lendemain de la Terreur, sans le nommer. Kant découvre le passage dans une compilation allemande et répond aussitôt, en 1797.
Sa réponse surprend encore. Il refuse de traiter la question comme une affaire de bon cœur et la traite comme une affaire de droit. Celui qui ment assume toutes les suites de son mensonge, y compris celles qu’aucun homme ne pouvait prévoir.
Un spécialiste, Jens Timmermann, a montré récemment que le cas circulait bien avant cette querelle. Des théologiens et des philosophes l’avaient discuté avant les deux adversaires.
Quarante ans de désaccord
Christine Korsgaard a rouvert l’affaire en 1986. Elle montre que le mensonge à l’assassin passe le premier examen, car celui qui frappe à la porte croit s’adresser à quelqu’un qui ignore son projet. Sous l’autre grande formule, celle qui protège la dignité de chaque personne, le même mensonge échoue.
De là une proposition qui divise encore. Il faudrait deux étages, une morale pour la vie ordinaire et des règles séparées pour les situations où l’on affronte le mal.
D’autres chercheurs refusent ce partage et lisent le petit texte de Kant comme une page de juriste, cohérente avec son traité de droit. Personne n’a tranché, et le point de blocage est étroit. On ignore à qui la véracité est due, à l’homme qui frappe à la porte ou à l’humanité entière.
Kant avait alors soixante-treize ans. Sa réponse tient en six pages.
La version complète donne le tableau où Kant range Épicure parmi ses adversaires, et le passage exact où il imagine l’ami sorti sans prévenir, puis croisé dehors par le meurtrier.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Emmanuel Kant, *Grundlegung zur Metaphysik der Sitten*, Riga, Hartknoch, 1785, 2ᵉ éd. 1786 Ak. IV, 392 (le programme de recherche), 394 (la volonté bonne qui brillerait comme un joyau), 421 (formule de la loi universelle et de la loi de la nature), 421-423 (les quatre exemples), 429-430 (formule de l’humanité, consentement impossible), 433 et 439 (règne des fins), 436 (les trois formules et leur prétendue équivalence), 441 (l’hétéronomie de la volonté)
- Emmanuel Kant, *Fondements de la métaphysique des mœurs*, traduction nouvelle avec une introduction et des notes par H. Lachelier, Paris, Hachette, 1904
- Emmanuel Kant, *Fondements de la métaphysique des mœurs*, trad. Victor Delbos, Paris, Delagrave, 1907, rééd. Le Livre de Poche, 1993
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Sources primaires (suite)
- Emmanuel Kant, *Métaphysique des mœurs I. Fondation. Introduction*, trad. Alain Renaut, Paris, GF Flammarion, 1994 le titre rendu par « Fondation »
- Emmanuel Kant, *Kritik der praktischen Vernunft*, 1788 Ak. V, 27 (§ 4, remarque, le cas du dépôt dont le propriétaire est mort sans laisser d’écrit), 39-41 (§ 8, remarque II, tableau des principes matériels : Montaigne, Mandeville, Épicure, Hutcheson, Wolff et les stoïciens, Crusius)
- Emmanuel Kant, *Critique de la raison pratique*, trad. Jean-Pierre Fussler, Paris, GF Flammarion, 2003
- Emmanuel Kant, *Über ein vermeintes Recht aus Menschenliebe zu lügen*, *Berlinische Blätter*, 10ᵉ cahier, 6 septembre 1797, p. 301-314 Ak. VIII, 425 (la source lue par Kant, la compilation *La France en l’an 1797*), 426 (la véracité comme devoir dans les déclarations inévitables), 427 (l’ami sorti à l’insu du menteur et les voisins qui auraient pu arrêter le meurtrier)
- Emmanuel Kant, *Sur un prétendu droit de mentir par humanité*, trad. Luc Guillermit, dans *Théorie et pratique. Droit de mentir*, Paris, Vrin, 1967
- Emmanuel Kant, *Die Metaphysik der Sitten*, 1797, *Doctrine du droit* et *Doctrine de la vertu* Ak. VI ; le mensonge y est traité comme violation d’un devoir parfait envers soi-même, Ak. VI, 429-431
- Emmanuel Kant, cours d’éthique des années 1770, connus par les cahiers d’étudiants, éd. Paul Menzer d’après Brauer, Kutzner et Mrongovius, Ak. XXVII ; le mensonge comme arme de défense, cité d’après la traduction de Louis Infield, *Lectures on Ethics*, p. 228
- Benjamin Constant, *Des réactions politiques*, 1797, chapitre VIII « Des principes » le devoir de vérité pris de manière absolue et isolée, et le renvoi à « un philosophe allemand »
- G. W. F. Hegel, *Über die wissenschaftlichen Behandlungsarten des Naturrechts*, *Kritisches Journal der Philosophie*, 1802-1803 la propriété et la non-propriété également non contradictoires, le reproche de tautologie
- G. W. F. Hegel, *Grundlinien der Philosophie des Rechts*, Berlin, 1820 (page de titre datée 1821), § 135, remarque le formalisme du devoir
- John Stuart Mill, *Utilitarianism*, 1863, chapitre I l’absence d’impossibilité logique et le recours aux conséquences de l’adoption universelle
Bibliographie
- Christine M. Korsgaard, « The Right to Lie : Kant on Dealing with Evil », *Philosophy & Public Affairs*, vol. 15, nº 4, 1986, p. 325-349 Wiley
- Christine M. Korsgaard, « Kant’s Formula of Universal Law », *Pacific Philosophical Quarterly*, vol. 66, nos 1-2, janvier-avril 1986, p. 24-47 Wiley
- Onora O’Neill, *Acting on Principle. An Essay on Kantian Ethics*, New York, 1975 Columbia University Press
- Barbara Herman, *The Practice of Moral Judgment*, Cambridge (Mass.), 1993 Harvard University Press
- Allen W. Wood, *Kant’s Ethical Thought*, Cambridge, 1999 Cambridge University Press
- Helga Varden, « Kant and Lying to the Murderer at the Door... One More Time : Kant’s Legal Philosophy and Lies to Murderers and Nazis », *Journal of Social Philosophy*, vol. 41, nº 4, 2010, p. 403-421, DOI 10,1111/j.1467-9833,2010,01507.x Wileyhttps://doi.org/10.1111/j.1467-9833.2010.01507.x
- Jens Timmermann, *Kant and the Supposed Right to Lie*, Cambridge, 2025, 240 p. Cambridge University Press
- Luc Langlois, « Impératif catégorique, principe de généralisation et situation d’action », *Cités*, nº 19, 2004/3, p. 153-166 Presses Universitaires de France
Sources en ligne
- « Kant’s Moral Philosophy » Stanford Encyclopedia of Philosophy, Stanford Universityhttps://plato.stanford.edu/entries/kant-moral/
- « The Right to Lie : Kant on Dealing with Evil » DASH, Harvard Universityhttps://dash.harvard.edu/handle/1/3200670
- « Kant and Lying to the Murderer at the Door... One More Time : Kant’s Legal Philosophy and Lies to Murderers and Nazis » PhilPapershttps://philpapers.org/rec/VARKAL
- « Kant and the Supposed Right to Lie » Cambridge University Presshttps://www.cambridge.org/us/universitypress/subjects/philosophy/eighteenth-century-philosophy/kant-and-supposed-right-lie
- « Kant, Immanuel, Grundlegung zur Metaphysik der Sitten » Zeno.org, texte d’après la seconde édition de 1786http://www.zeno.org/Philosophie/M/Kant,+Immanuel/Grundlegung+zur+Metaphysik+der+Sitten
- « Kant : AA V, Kritik der praktischen ... , Seite 027 » Akademieausgabe, Universität Duisburg-Essenhttps://korpora.zim.uni-duisburg-essen.de/kant/aa05/027.html
- « Fondements de la métaphysique des moeurs / E. Kant ; traduction nouvelle, avec une introduction et des notes, par H. Lachelier » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5497325g.texteImage
- « UTILITARIANISM by John Stuart Mill » Project Gutenberghttps://www.gutenberg.org/files/11224/11224-h/11224-h.htm
- « Impératif catégorique, principe de généralisation et situation d’action » Cités, Cairn.infohttps://shs.cairn.info/revue-cites-2004-3-page-153?lang=fr


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