Ceux qui entendent la nouvelle les premiers ne croient déjà plus en Dieu. La deuxième phrase de l’aphorisme 125 du Gai Savoir (Die fröhliche Wissenschaft) le précise, et Henri Albert, qui traduit le livre en 1901 pour le Mercure de France, écrit qu’il se trouvait là « beaucoup de ceux qui ne croient pas en Dieu » et que le cri de l’homme à la lanterne « provoqua une grande hilarité ». On lui demande si Dieu s’est égaré comme un enfant, s’il a peur, s’il a pris le bateau, s’il a émigré, et la foule rit de ses propres plaisanteries.
« Je cherche Dieu ! »
La formule n’apparaît pas pour la première fois dans cette scène. Dix-sept aphorismes plus tôt, au seuil du livre III, l’aphorisme 108 la pose presque sans décor. Après la mort de Bouddha, raconte Nietzsche, on montra pendant des siècles son ombre dans une caverne, une ombre immense et effrayante ; Dieu est mort, mais les hommes étant ce qu’ils sont, il y aura peut-être pendant des millénaires des cavernes où l’on montrera son ombre, et il faudra vaincre aussi cette ombre. Le titre allemand dit Neue Kämpfe, de nouveaux combats.
L’aphorisme 125 fait de la même nouvelle un récit. L’homme saute au milieu des rieurs, leur dit que Dieu a été tué, par eux et par lui, puis accumule les images d’un geste impossible, boire la mer, effacer l’horizon avec une éponge, détacher la Terre de son soleil. « Dieu est mort ! Dieu reste mort ! Et c’est nous qui l’avons tué ! » Il jette alors sa lanterne, qui se brise et s’éteint, et déclare qu’il est venu trop tôt, que l’événement est « encore en route » et n’est « pas encore parvenu jusqu’à l’oreille des hommes ». Le même jour, il entre dans plusieurs églises, y entonne un Requiem aeternam deo, et demande à ceux qui l’expulsent ce que sont ces églises, sinon les caveaux et les tombeaux de Dieu. La lampe allumée en plein jour a d’ailleurs un ancêtre, puisque Diogène Laërce, au livre VI de ses Vies, montre Diogène le Cynique parcourant la ville avec elle en répétant qu’il cherche un homme.
Le texte ne dit nulle part que l’insensé parle pour Nietzsche, et rien ne permet de trancher, d’autant que Ainsi parlait Zarathoustra (1883-1885) multiplie ensuite les récits incompatibles de la même mort. Au chapitre « Von den Mitleidigen » de la deuxième partie, c’est le diable qui affirme que Dieu est mort de sa pitié pour les hommes. Dans la quatrième, un vieux pape mis à la retraite dit avoir servi ce Dieu jusqu’à sa dernière heure, tandis que le plus laid des hommes se présente comme son meurtrier, incapable de supporter un témoin qui voyait tout. Mort de pitié ou assassiné, Dieu ne peut pas l’être des deux façons au sens propre, et Nietzsche laisse les deux récits côte à côte.
En 1887, la voix change. La seconde édition du Gai Savoir ajoute un livre V, « Nous qui sommes sans crainte » dans la traduction d’Albert, et son premier aphorisme, le 343, fait recevoir la nouvelle par un « nous » de philosophes et d’esprits libres. Là où l’insensé parlait d’une nuit et d’un froid croissants, ce « nous » se dit éclairé comme par une aurore nouvelle, et parle de soulagement, d’encouragement, de navires qui peuvent de nouveau prendre la mer.
Iéna, 1802
La formule a une préhistoire, et elle est théologique avant d’être philosophique. En 1802, dans le Journal critique de la philosophie (Kritisches Journal der Philosophie) qu’il codirige avec Schelling, Hegel publie Foi et savoir (Glauben und Wissen). Les dernières pages évoquent la douleur infinie sur laquelle repose, selon lui, la religion des temps modernes, le sentiment que « Gott selbst ist todt », que Dieu lui-même est mort. Hegel demande à la philosophie de saisir ce sentiment comme un moment de l’Idée la plus haute, et forge pour cela l’expression de « spekulativer Karfreitag », Vendredi saint spéculatif. Frederiek Depoortere, dans un article de 2007 paru dans Philosophy and Theology, fait remonter la formule à la théologie luthérienne, et en particulier à la relecture par Luther de la communicatio idiomatum, la communication des propriétés, qui permet d’attribuer à la personne du Christ ce qui appartient à chacune de ses deux natures, et donc de dire qu’au Golgotha Dieu lui-même a souffert et est mort. Chez Hegel, la mort de Dieu garde la place que lui donne ce schéma, celle d’un moment que l’Idée traverse et qu’elle intègre. Chez Nietzsche, l’événement porte sur le crédit que les hommes accordent encore à une croyance, et le récit s’arrête au tombeau.
Aucun des textes de Nietzsche cités ici ne renvoie à l’essai de 1802.
Unglaubwürdig
L’aphorisme 343 donne la clé, et c’est un adjectif. Albert écrit que le plus important des événements récents tient en ceci, « que la foi en le Dieu chrétien a été ébranlée ». Le texte allemand dit unglaubwürdig geworden, devenue indigne de foi. On garde ici le mot allemand, parce que la traduction de 1901 dit moins que lui : une foi ébranlée peut se raffermir, alors qu’une croyance devenue indigne de créance ne peut plus être accordée par quelqu’un qui tient à son honnêteté intellectuelle. Ce qui doit s’effondrer, poursuit le texte, c’est tout ce qui était bâti sur cette foi, adossé à elle, enraciné en elle, « par exemple toute notre morale européenne ».
L’argument peut alors se restituer en trois temps. Premier temps, une part considérable des valeurs européennes, la morale de l’altruisme et de l’égalité des âmes, mais aussi la conviction que la vérité vaut à tout prix, a grandi à l’intérieur de la croyance au Dieu chrétien et s’en nourrit encore sans le savoir. Deuxième temps, cette croyance a perdu son crédit, et la cause de la perte est interne au christianisme. Au paragraphe 27 de la troisième dissertation de la Généalogie de la morale (1887), Nietzsche se cite lui-même : ce qui a vaincu le Dieu chrétien, c’est la morale chrétienne, la véracité prise toujours plus au sérieux, la finesse de confesseur de la conscience chrétienne traduite et sublimée en conscience scientifique, en propreté intellectuelle à tout prix. L’aphorisme 344 du Gai Savoir ajoute que les sans-dieu et les antimétaphysiciens tirent encore leur feu de la vieille croyance selon laquelle Dieu est la vérité. Troisième temps, si la croyance tombe, tout ce qui reposait sur elle perd son appui, mais avec retard, comme la lumière des étoiles qui met du temps à parvenir, image que l’insensé emploie lui-même. La conclusion engage une thèse d’histoire de la culture, et elle exclut une lecture répandue, qui y voit une démonstration de l’inexistence de Dieu.
R. Lanier Anderson, dans l’article « Friedrich Nietzsche » de la Stanford Encyclopedia of Philosophy, tire la conséquence du détail initial. Puisque des athées peuvent apprendre la nouvelle comme une information inédite, elle concerne le sort de tout ce qui reposait sur la foi, et d’abord la morale européenne.
Heidegger préfère les carnets
L’une des lectures les plus influentes du XXᵉ siècle, au jugement de Werner Stegmaier dans le Heidegger-Handbuch dirigé par Dieter Thomä (2003), repose sur une conférence. Martin Heidegger la prononce en 1943 devant des cercles restreints, la publie en 1950 dans Holzwege, recueil traduit par Wolfgang Brokmeier sous le titre Chemins qui ne mènent nulle part, et la tire des cinq cours sur Nietzsche qu’il a donnés à Fribourg entre 1936 et 1940. Il accorde, en commentant l’aphorisme 343, que la phrase vise le Dieu chrétien, puis élargit. Chez Nietzsche, soutient-il, « Dieu » nomme le domaine des Idées et des idéaux, le monde suprasensible tenu pour le monde vrai depuis la lecture tardive, grecque puis chrétienne, de Platon, et dire que Dieu est mort revient à dire que ce monde a perdu toute force efficace.
De là vient l’objection. Si Nietzsche renverse la hiérarchie platonicienne en préférant le sensible, l’apparence ou la vie, il garde la structure qu’il renverse, et sa « volonté de puissance » devient le dernier principe d’une métaphysique dont il serait l’achèvement. Dans les volumes de Nietzsche publiés en 1961, Heidegger écrit que le renversement consolide la position platonicienne au moment où il paraît l’abolir, et fait de Nietzsche le dernier métaphysicien.
Nietzsche avait pourtant répondu d’avance à cette objection. Dans le Crépuscule des idoles, au chapitre intitulé Wie die « wahre Welt » endlich zur Fabel wurde, la dernière étape constate qu’en abolissant le monde vrai, on a aboli du même coup le monde apparent. Heidegger a commenté ce passage longuement dans ses cours, a d’abord admis que le renversement pouvait devenir une sortie hors du platonisme, puis s’en est tenu à sa lecture d’un Nietzsche qui fait de l’apparence une valeur supérieure.
La réplique des spécialistes porte sur ce choix de sources. Stegmaier rappelle que Heidegger tenait les livres publiés par Nietzsche pour un simple premier plan et ses notes posthumes pour sa philosophie proprement dite, et qu’il a continué de fonder ses cours sur La Volonté de puissance. Ce volume ne se cite pas comme un livre de Nietzsche. C’est une compilation de fragments posthumes ordonnée après sa mort par sa sœur, Elisabeth Förster-Nietzsche, et par Peter Gast, que Heidegger lui-même jugeait arbitraire. Stegmaier s’appuie sur Jean Granier (1966) et Wolfgang Müller-Lauter (1971) pour montrer que la lecture métaphysique repose sur l’examen très resserré d’un petit nombre de notes, et conclut qu’elle ne tient pas à l’épreuve des textes, tout en la jugeant encore éclairante par sa cohérence.
Le cas George Eliot
Le Crépuscule des idoles, paru en 1889, fournit l’exemple que Nietzsche a lui-même choisi. Au cinquième fragment des « Streifzüge eines Unzeitgemässen », sous le titre « G. Eliot », il vise la romancière anglaise et ceux qui pensent comme elle. Ils se sont débarrassés du Dieu chrétien, écrit-il en substance, et croient devoir tenir d’autant plus fermement à la morale chrétienne. Or le christianisme forme un système, et qui en arrache la croyance en Dieu brise le tout ; la morale chrétienne est un commandement d’origine transcendante, elle n’a de vérité que si Dieu est la vérité, elle tient ou tombe avec la foi en Dieu. Quant aux Anglais qui croient savoir d’intuition ce qui est bien ou mal, leur assurance est elle-même un effet de la domination du jugement de valeur chrétien, si profonde qu’on en a oublié l’origine. Qu’on se représente une personne qui a cessé de croire, ne fréquente plus aucune église et tient pourtant pour évident que tout être humain a la même dignité et qu’on doit secourir le plus faible. Rapportée à l’aphorisme 108, cette évidence ressemble à l’ombre qu’on montre dans la caverne longtemps après la mort de celui qui la projetait.
Anderson rappelle que la plupart des philosophes du temps de Nietzsche supposaient qu’une justification séculière de la morale viendrait et sauverait l’essentiel de nos engagements, et que beaucoup le supposent encore ; Nietzsche tenait cette confiance pour naïve. La question que le passage laisse au lecteur porte sur la portée exacte de la généalogie. Qu’une valeur soit née dans le christianisme suffit-il à la faire tomber avec lui ? Pour trancher, il faudrait montrer qu’un engagement comme l’égale considération des personnes peut être justifié sans aucune prémisse théologique. Constater qu’il a survécu à la foi ne prouverait rien, puisque le Crépuscule des idoles explique justement cette survie par la profondeur de la domination chrétienne.
Pour aller plus loin
La mort de Dieu ouvre chez Nietzsche le problème du nihilisme. Elle croise le pessimisme de Schopenhauer et le monde comme volonté et représentation, Schopenhauer contre Hegel, et l’allégorie de la caverne de Platon, que l’ombre de l’aphorisme 108 rappelle. Sartre, l’existence précède l’essence, prolonge autrement la question de ce qui reste quand les appuis transcendants tombent. Du côté antique, Diogène dans son tonneau offre l’autre homme à la lanterne de cette histoire.
On croit souvent que Nietzsche a voulu démontrer que Dieu n’existe pas. La célèbre phrase vient pourtant d’un livre de 1882 intitulé Le Gai Savoir. Elle n’y prend jamais la forme d’une preuve. Nietzsche la présente comme une nouvelle. Dans son récit, personne ne l’a encore comprise.
Un fou sur la place
Le récit principal tient dans un court texte numéroté, ce qu’on appelle un aphorisme. Un homme allume une lanterne en plein jour et court jusqu’au marché. Il crie qu’il cherche Dieu. Autour de lui, les gens ne croient déjà plus en Dieu, et ils éclatent de rire.
L’homme leur répond que Dieu est mort et qu’ils l’ont tué ensemble, eux et lui. Il jette ensuite sa lanterne, qui se brise et s’éteint. Il dit qu’il arrive trop tôt. Selon lui, la nouvelle n’a pas encore atteint les oreilles des hommes.
Rien n’indique que ce fou parle au nom de Nietzsche. Le livre ne le dit nulle part. Son livre suivant s’appelle Ainsi parlait Zarathoustra. Dieu y meurt de pitié dans un chapitre et sous les coups d’un meurtrier dans un autre. Les deux récits ne peuvent pas être vrais à la lettre, et Nietzsche ne choisit pas entre eux.
Une foi qui ne tient plus
En 1887, Nietzsche ajoute une cinquième partie à son livre. Il y dit enfin de quoi il parle. La foi chrétienne a perdu son crédit. Le mot allemand qu’il emploie désigne une croyance devenue indigne d’être crue.
Une traduction française de 1901 affaiblit ce mot. Elle parle d’une foi « ébranlée ». Or une foi ébranlée peut se reprendre. Une croyance qu’un esprit honnête ne peut plus accepter ne se reprend pas.
Pour Nietzsche, cette usure vient du christianisme lui-même. Cette religion a exigé de ses fidèles qu’ils examinent leur conscience sans se mentir. Avec le temps, cette exigence d’honnêteté est devenue l’esprit scientifique, et elle s’est retournée contre la foi qui l’avait formée.
Tout ce qui reposait sur cette foi doit alors tomber, à commencer par la morale. La chute prend pourtant du temps, comme la lumière des étoiles, qui met longtemps à nous parvenir. C’est l’image que choisit le fou lui-même.
Garder la morale sans Dieu
Dans un livre paru en 1889, Nietzsche prend un exemple précis. Il vise la romancière anglaise George Eliot et ceux qui pensent comme elle. Ils ont cessé de croire en Dieu. Ils tiennent pourtant d’autant plus fort à la morale chrétienne.
Pour Nietzsche, cette position ne tient pas. Cette morale est un commandement venu d’en haut, et sans Dieu pour la garantir, elle perd sa vérité. Si ces Anglais croient savoir d’instinct ce qui est bien, c’est que l’habitude chrétienne s’est enfoncée si loin qu’ils ne voient plus d’où elle vient.
À son époque, la plupart des philosophes pensaient trouver un jour une base à la morale sans religion. Nietzsche jugeait cet espoir naïf. La question n’est toujours pas tranchée. Il faudrait montrer qu’une valeur comme l’égale dignité des personnes tient debout sans aucun appui religieux.
Le lecteur de Fribourg
Un philosophe du XXᵉ siècle, Martin Heidegger, a proposé une lecture très influente de la phrase. Dans une conférence de 1943, il soutient que le mot Dieu désigne chez Nietzsche bien plus que le Dieu chrétien. Il nommerait tout le monde des Idées, placé au-dessus du monde des sens. Les héritiers grecs et chrétiens de Platon y voyaient le vrai monde.
Heidegger en tire une objection. En renversant ce monde, Nietzsche garderait le même schéma, et il deviendrait le dernier de ces philosophes. Nietzsche avait pourtant écrit qu’en supprimant le vrai monde, on supprimait aussi le monde des apparences.
Les spécialistes ont ensuite examiné les sources de cette lecture. Heidegger se fiait surtout aux notes que Nietzsche n’avait pas publiées. Selon ses critiques, sa lecture ne résiste pas aux textes, même si elle reste éclairante.
Le volume sur lequel il fondait ses cours n’est d’ailleurs pas un livre de Nietzsche. Sa sœur l’a assemblé après sa mort, avec un second éditeur, à partir de ses notes de travail.
Le texte de Hegel qui parlait dès 1802 de la mort de Dieu lui-même, et l’ombre de Bouddha montrée dans une caverne pendant des siècles, attendent le lecteur dans l’article complet.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Friedrich Nietzsche, *Die fröhliche Wissenschaft (« la gaya scienza »)*, Chemnitz, 1882 ; seconde édition augmentée d’un livre V, Leipzig, 1887, aphorismes 108 (« Neue Kämpfe »), 125 (« Der tolle Mensch »), 343 (« Was es mit unserer Heiterkeit auf sich hat »), 344 et 357 ; texte critique de la *Digitale Kritische Gesamtausgabe* (eKGWB), dir. Paolo D’Iorio, d’après l’édition Colli-Montinari Ernst Schmeitzner ; E. W. Fritzsch ; Nietzsche Source
- Friedrich Nietzsche, *Le Gai Savoir (« La gaya scienza »)*, traduit par Henri Albert, Œuvres complètes de Frédéric Nietzsche, Paris, 1901, aphorismes 125 et 343, livre V « Nous qui sommes sans crainte » Société du Mercure de France
- Friedrich Nietzsche, *Also sprach Zarathustra*, 1883-1885, prologue (« Zarathustra’s Vorrede »), 2 et 3 ; II, « Von den Mitleidigen » ; IV, « Ausser Dienst », « Der hässlichste Mensch » et « Das Eselsfest » texte eKGWB, Nietzsche Source
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Sources primaires (suite)
- Friedrich Nietzsche, *Zur Genealogie der Moral. Eine Streitschrift*, Leipzig, 1887, troisième dissertation, § 27 C. G. Naumann ; texte eKGWB, Nietzsche Source
- Friedrich Nietzsche, *Götzen-Dämmerung*, rédigé en 1888, Leipzig, 1889, « Streifzüge eines Unzeitgemässen », § 5 (« G. Eliot »), et « Wie die “wahre Welt” endlich zur Fabel wurde », § 6 C. G. Naumann
- Georg Wilhelm Friedrich Hegel, *Glauben und Wissen*, *Kritisches Journal der Philosophie*, t. II, cahier 1, Tübingen, 1802, pages finales (« Gott selbst ist todt », « spekulativer Karfreitag ») ; trad. Alexis Philonenko et Claude Lecouteux, *Foi et savoir*, Paris, 1988 J. G. Cotta ; Vrin
- Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, VI, 41 (Diogène de Sinope et la lampe allumée en plein jour), consulté dans la traduction anglaise de R. D. Hicks Perseus Digital Library
- Martin Heidegger, « Nietzsches Wort “Gott ist tot” », *Holzwege*, Francfort-sur-le-Main, 1950, *Gesamtausgabe* 5, p. 209 et suiv., commentaire de l’aphorisme 343 ; trad. Wolfgang Brokmeier, « Le mot de Nietzsche “Dieu est mort” », *Chemins qui ne mènent nulle part*, Paris, 1962 Vittorio Klostermann ; Gallimard
- Martin Heidegger, *Nietzsche*, 2 vol., Pfullingen, 1961, t. I, p. 17, 469 et 480 ; trad. Pierre Klossowski, Paris, 1971 Neske ; Gallimard
Bibliographie
- R. Lanier Anderson, « Friedrich Nietzsche », *The Stanford Encyclopedia of Philosophy*, première publication 2017, révision substantielle du 25 juin 2026, section 2 « Critique of Religion and Morality » Stanford University
- Werner Stegmaier, « Auseinandersetzung mit Nietzsche I. Metaphysische Interpretation eines Anti-Metaphysikers », dans Dieter Thomä (dir.), *Heidegger-Handbuch. Leben, Werk, Wirkung*, Stuttgart et Weimar, 2003, p. 202-210 J. B. Metzler
- Frederiek Depoortere, « “God Himself Is Dead !” Luther, Hegel, and the Death of God », *Philosophy and Theology* 19 (1-2), 2007, p. 171-195 Philosophy Documentation Center
- Jean Granier, *Le Problème de la vérité dans la philosophie de Nietzsche*, Paris, 1966 Éditions du Seuil
- Wolfgang Müller-Lauter, *Nietzsche. Seine Philosophie der Gegensätze und die Gegensätze seiner Philosophie*, Berlin et New York, 1971 Walter de Gruyter
Sources en ligne
- « Nietzschesource » (FW-125, *Die fröhliche Wissenschaft*, § 125) Nietzsche Sourcehttp://www.nietzschesource.org/FW-125
- « Nietzschesource » (eKGWB/FW-343, *Die fröhliche Wissenschaft*, § 343) Nietzsche Sourcehttp://www.nietzschesource.org/eKGWB/api/annotate.php?siglum=eKGWB%2FFW-343
- « Nietzsche Source, Also sprach Zarathustra I » Nietzsche Sourcehttp://www.nietzschesource.org/texts/eKGWB/Za-I
- « Nietzsche Source, Zur Genealogie der Moral » Nietzsche Sourcehttp://www.nietzschesource.org/texts/eKGWB/GM
- « The Project Gutenberg eBook of Also sprach Zarathustra, by Friedrich Wilhelm Nietzsche » Project Gutenberghttps://www.gutenberg.org/cache/epub/7205/pg7205-images.html
- « Nietzsche, Friedrich, Götzen-Dämmerung, Streifzüge eines Unzeitgemäßen, 5. G. Eliot » Zeno.orghttp://www.zeno.org/Philosophie/M/Nietzsche,%20Friedrich/G%C3%B6tzen-D%C3%A4mmerung/Streifz%C3%BCge%20eines%20Unzeitgem%C3%A4%C3%9Fen/5.%20G.%20Eliot
- « Türangel der Welt - Karfreitag C » Universität Münster, Seminar für Philosophische Grundfragen der Theologiehttps://www.uni-muenster.de/FB2/philosophie/predigten/Tuerangel_d_Welt_Karfreitag_2019_C.html
- « Philosophy and Theology », vol. 19, n° 1/2, 2007, notice de l’article de Frederiek Depoortere Philosophy Documentation Centerhttps://www.pdcnet.org/philtheol/content/philtheol_2007_0019_0001_0171_0195
- « Vitae philosophorum » (Diogène Laërce, VI, trad. R. D. Hicks) Perseids, Perseus Digital Libraryhttps://fgh.perseids.org/read/greekLit/tlg0004/tlg001/perseus-eng2/6.2.39-6.2.57
- « Homepage HeideggerGA » (répertoire de la Gesamtausgabe, datation de la conférence de 1943) Universität Regensburghttps://www.uni-regensburg.de/assets/philosophie-kunst-geschichte-gesellschaft/geschichte-der-philosophie/dokumente/Homepage_HeideggerGA.pdf
- « Chapitre IV. Ce qu’est, et ce que n’est pas, l’Éternel retour charien » (référence de la traduction Brokmeier) Cairn.infohttps://shs.cairn.info/rene-char--9782705666767-page-95?lang=fr
- « (2003) Heideggers Auseinandersetzung mit Nietzsche (Heidegger-Lexikon, 2. Aufl) » site de Werner Stegmaierhttps://stegmaier-orientierung.com/files/dokumente/%282003%29%20Heideggers%20Auseinandersetzung%20mit%20Nietzsche%20%28Heidegger-Lexikon,%202.%20Aufl%29.pdf
- « Friedrich Nietzsche (Stanford Encyclopedia of Philosophy) » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/nietzsche/







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