Une objection se présente d’emblée. Mille stèles votives puniques qui répètent la même phrase n’en apprendraient pas plus qu’une seule, et ces ex-voto ont longtemps été traités ainsi, comme un lot à trier par motifs. Venues de Carthage, mille trois cent quatre-vingt-trois d’entre elles dorment au musée du Louvre, dont neuf cent quarante-six portent une inscription en punique ou en néopunique. Engagé en 2015, leur réexamen complet a été publié en 2024.
La phrase que neuf cent quarante-six stèles répètent
La dédicace suit un ordre fixe. En tête viennent les destinataires, introduits par la préposition L, « pour », Tanit qualifiée de RBT, « dame », et de PN BʿL, « face de Baal », puis Baal Hammon précédé de ʾDN, « seigneur ». Suivent le pronom relatif ʾŠ et le verbe NDR, « vouer », à l’accompli, puis le nom du dédicant avec sa généalogie. La formule se clôt souvent sur KŠMʿ QLʾ, « parce qu’ils ont entendu sa voix », parfois complété par BRKʾ, « ils l’ont béni ». Certains graveurs mettent ce dernier verbe à l’inaccompli, et l’on obtient alors un souhait, « puissent-ils le bénir ».
Les écarts existent et se comptent. Deux stèles du Louvre remplacent ʾŠ NDR par le verbe NŠʾ, « a offert ». Une autre commence directement par « ce qu’a voué », sans nommer les divinités. Une quatrième ne mentionne que Tanit. À El-Hofra, sur une colline de Constantine, l’ordre s’inverse et Baal Hammon passe devant. Les épigraphistes du Louvre y voient probablement l’effet de la montée de Tanit à Carthage à partir du Vᵉ siècle av. J.-C., sans en faire une certitude.
Les majuscules employées ici transcrivent une écriture de vingt-deux lettres qui ne note pas les voyelles, ce qui laisse une part d’indétermination permanente. NDR peut être un accompli, singulier ou pluriel, masculin ou féminin, et peut aussi être un nom commun signifiant « vœu ». La vocalisation se reconstruit par les transcriptions grecques et latines, dont les passages puniques du Poenulus de Plaute, réexaminés par Maurice Sznycer en 1967.
Baal Hammon, un nom divin sans traduction sûre
Le nom du dieu se compose de BʿL, « maître », et d’un second terme dont le sens n’est pas fixé. On a proposé « brasier », « brûle-parfums », le toponyme Hammon qui désigne l’actuelle Umm el-Amed au Liban, « installation cultuelle », et, chez Mhamed Hassine Fantar, un titre signifiant « notre protecteur ». Aucune de ces lectures n’a emporté les autres.
André Caquot proposait en 1969 de renoncer à l’unité du théonyme et de le lire dans son contexte, le Baal Hammon de Carthage pouvant être celui d’Umm el-Amed quand celui de Zincirli serait le Baal de l’Amanus. De toutes les hypothèses en présence, celle-ci paraît la plus économique, puisqu’elle n’oblige pas à postuler une divinité unique derrière deux théonymes séparés par toute la Méditerranée.
Tanit est mieux attestée et pas mieux connue. Son épithète RBT marque probablement un rang. PN BʿL, « face de Baal », résiste, et l’hypothèse la plus partagée y voit le lien avec la divinité masculine qui l’accompagne. La prononciation ancienne, elle, est assurée par les transcriptions grecques ΘΙΝΙΘ et ΘΕΝΕΙΘ relevées à El-Hofra, qui donnent « Tinnit » ; la forme « Tanit » s’est imposée par la littérature, et d’abord par Flaubert.
L’argument de l’origine occidentale de la déesse a reculé en 1974, quand une plaquette d’ivoire haute de 3,4 centimètres, mise au jour à Sarepta au Liban, a livré une dédicace à Tanit-Ashtart du VIᵉ siècle av. J.-C. Ailleurs, l’assimilation joue à plein : une stèle d’El-Hofra traduit la dédicace punique en grec et met Kronos à la place de Baal Hammon. Malgré ces milliers d’attestations, rien n’autorise à présenter le couple comme les divinités tutélaires de la cité.
Trois motifs se partagent le champ gravé
Sur l’ensemble de la collection parisienne, le signe dit de Tanit apparaît sur 39,8 % des stèles, le caducée sur 29,9 %, la main dressée sur 29,8 %. Les symboles astraux suivent à 10,3 %, et l'« idole-bouteille », l’un des plus anciens thèmes carthaginois, tombe à 0,7 %. Seize pour cent des pierres sont aujourd’hui aniconiques, ce qui ne prouve pas qu’elles l’aient été à l’origine. Le palmier ne pèse que 5,9 %, alors qu’il occupe le revers des trishekels d’électrum de Carthage, derrière le cheval. La monnaie et la pierre n’ont pas les mêmes priorités.
Le signe se compose d’un cercle, d’une base triangulaire ou trapézoïdale et, le plus souvent, d’une barre horizontale aux extrémités relevées. Ses variantes vont du trait simple jusqu’à l’anthropomorphisation, et il fusionne volontiers avec le caducée, dont il emprunte l’entrelacs ou la hampe à bandelettes. Une stèle du Bardo, haute de 62 centimètres, est taillée dans la forme même du signe. Le sens, lui, échappe. On ignore si le motif se rattachait à Tanit, à son parèdre ou à aucun des deux, et Hélène Bénichou-Safar a proposé d’y reconnaître un concept, un symbole propitiatoire ou prophylactique plutôt que l’emblème d’une personne divine.
La main pose la même question. Toujours droite, paume tournée vers le fidèle, elle peut figurer la prière réduite à l’essentiel ou la bénédiction du dieu, et les deux lectures tiennent. Quelques stèles gravent des oreilles et une bouche, en écho direct à la formule « parce qu’il a entendu sa voix ». Quant au caducée punique, il n’a ni ailes ni serpents, il se répand à Carthage à partir du IIIᵉ siècle av. J.-C. et il sert d’insigne aux hérauts, au point qu’en 202 av. J.-C., selon Appien, la galère carthaginoise venue demander la paix à Scipion l’arborait comme enseigne.
Suffètes, affranchis et barbiers du dieu
La généalogie est presque toujours donnée, et c’est là que le formulaire cesse d’être un formulaire.
La plupart des noms puniques sont théophores, composés d’un nom divin et d’un prédicat, ce qui permet de savoir quelles divinités les Carthaginois invoquaient au quotidien. Baal domine largement, sans doute comme abréviation de Baal Hammon, suivi de Milqart, d’Ashtart et d’Eshmoun. Tinnit, qui ouvre pourtant chaque dédicace, ne se rencontre presque jamais dans l’anthroponymie, anomalie que personne n’a expliquée de façon convaincante. À côté des théophores viennent des noms courts sans nom divin, ḤNʾ « faveur », MGN « don », ŠPṬ « juge », et de rares noms d’animaux, « Souris » et « Fourmi ». Quelques dédicants indiquent leur provenance, l’un remontant aux « fils de Tyr », un autre se disant citoyen de Thabarbusis, près de Guelma. Les titres suivent. ŠPṬ désigne le suffète, l’un des deux magistrats annuels qui donnaient leur nom à l’année ; RB, « chef », se rencontre parfois précisé en « chef des prêtres » ou « chef des scribes », le plus souvent seul, et l’on ne sait alors rien de ses attributions. Un fragment de calcaire clair haut de 19,7 centimètres, entré au Louvre sous le numéro AO 23867, porte la dédicace de Gersakkon, fils d’Adonibaal le suffète, fils d’Abdimilqart le suffète, fils de Magon le suffète. Trois générations de magistrats suprêmes sur une pierre qui tient dans la main.
Les métiers descendent beaucoup plus bas dans l’échelle sociale. Les inscriptions livrent un médecin, un charpentier, un marchand, un mesureur, un artisan, et deux « barbiers du dieu », GLB ʾLM, dont la fonction exacte demeure obscure. Certains objets gravés renvoient sans doute à la profession du dédicant plutôt qu’au culte, araire, balance, bateau, équerre et tenaille, tandis que la hache et la pointe de flèche résistent à l’explication. Une formule enfin signale des affranchis, ʾŠ ṢDN LMYʿMS ʿM QRTḤDŠT, « affranchi par décret du peuple de Carthage », que porte une petite stèle aniconique de 19 centimètres, AO 1101. Il faut ajouter aussitôt que sur cette pierre les mots décisifs sont restitués entre crochets par les éditeurs, d’après des parallèles connus.
Un peu plus d’une stèle sur dix a été dédiée par une femme. Elles donnent leur patronyme et leur ascendance jusqu’au grand-père, plus rarement jusqu’à l’arrière-grand-père, et la mention d’un mari y est exceptionnelle. Leur onomastique est plus variée que celle des hommes et compte moins de noms théophores, avec des formations comme Arishat, « Désirée », ou Sardanit, « la Sarde ». Dans le texte, ces femmes apparaissent en filles d’une lignée nommée. Le constat ne dit rien de leur situation réelle et beaucoup de la façon dont le formulaire fabrique une identité.
À N’Gaous, un agneau à la place de l’enfant
Le formulaire de Carthage ne nomme jamais d’enfant. Il ne dit pas davantage ce que contenait l’urne déposée au pied de la stèle. Cette absence est le fait le plus lourd du dossier épigraphique, et elle est rarement soulignée.
Le mot MLK apparaît ailleurs. Deux cippes de Malte l’emploient, et surtout un petit groupe de stèles latines découvertes en Numidie. En octobre 1930, à cinq kilomètres au nord-ouest de N’Gaous, l’antique Nicivibus, les pluies dégagent du lit d’une rivière trois stèles enfouies à un mètre de profondeur ; Jeanne et Prosper Alquier les publient l’année suivante devant l’Académie des inscriptions et belles-lettres. Dédiées au Dominus sanctus Saturnus, héritier africain de Baal Hammon, elles mentionnent un molchomor, transcription latine du punique MLKʾMR, et la formule y est explicite : un agneau est offert en substitut, agnum pro vikario, anima pro anima, sanguine pro sanguine, vita pro vita. Le bénéficiaire est un enfant nommé, Donatus ou Concessa, les donateurs sont les deux parents ou la mère seule, et l’on se trouve en plein IIIᵉ siècle apr. J.-C.
Otto Eissfeldt avait montré dès 1935 que molk désignait un type de sacrifice. Jérôme Carcopino lisait en 1932 dans les pierres de N’Gaous la substitution consciente d’un agneau à une pratique carthaginoise plus ancienne. Ce raisonnement fait dépendre l’interprétation de Carthage de documents postérieurs de quatre siècles et rédigés dans une autre langue, faiblesse réelle et reconnue.
L’os a pris le relais de la philologie. En 2010, Jeffrey Schwartz, Frank Houghton, Roberto Macchiarelli et Luca Bondioli publient l’analyse de 348 urnes du tophet, soit 540 individus, et concluent que la distribution des âges correspond à la mortalité périnatale ordinaire. Patricia Smith, Gal Avishai, Joseph Greene et Lawrence Stager répondent dans Antiquity en 2011 sur 334 urnes du même lot ; en tenant compte du retrait des os pendant la crémation, ils placent le pic entre un mois et un mois et demi, âge qui ne correspond à aucune courbe de mortalité naturelle connue.
Faut-il pour autant considérer la question comme tranchée ? En 2013, Paolo Xella, Josephine Quinn, Valentina Melchiorri et Peter van Dommelen ont déplacé l’argument hors de l’ostéologie, en invoquant la position du tophet en périphérie de la ville, l’absence de ces classes d’âge dans les nécropoles ordinaires et le caractère votif du formulaire. Xella soutenait encore en 2017 que le sacrifice accompli à la suite d’un vœu est la seule lecture compatible avec l’ensemble des sources. En face, la limite tient en une phrase. Aucun texte punique ne décrit ce qui se passait dans le tophet, et les récits grecs et latins, à commencer par celui de Diodore de Sicile au livre XX, ont été écrits pendant ou après des guerres contre Carthage.
Un dernier obstacle vaut d’être nommé, parce que rien ne le lèvera. Six anthroponymes composés avec Baal, parmi lesquels Adonibaal, Hannibal et Hasdrubal, reviennent par dizaines et par centaines dans ce corpus, ce qui rend vaine toute tentative de regrouper les stèles par famille. Neuf cent quarante-six inscriptions nomment ainsi des milliers de Carthaginois sans permettre d’en reconstituer une seule maisonnée.
Pour aller plus loin
Le sujet croise la question du tophet lui-même, aire de culte à ciel ouvert dont on connaît des équivalents à Motyé, à Sulcis et à Tharros. Il touche aussi à l’écriture punique et à sa cursive tardive, le néopunique, qui reste en usage en Afrique bien après 146 av. J.-C. Il rejoint enfin le dossier du Saturne africain, divinité romaine qui reprend les sanctuaires, les épithètes et une partie des gestes de Baal Hammon.
On les prend souvent pour des pierres tombales. Elles n’en sont pas. Ces petites stèles de calcaire, dressées par milliers à la sortie de Carthage pendant plus de cinq siècles, sont des reçus. Quelqu’un a promis quelque chose à deux divinités, la promesse a été tenue, et la pierre le dit.
Toujours le même texte
Le texte gravé commence presque toujours pareil. On s’adresse d’abord à la déesse, appelée « la Dame », puis au dieu, appelé « le Seigneur ». Vient ensuite un verbe qui signifie « a voué », puis le nom de celui ou celle qui a fait la promesse, avec le nom de son père et souvent celui de son grand-père.
La fin de l’inscription est plus parlante encore. Beaucoup de pierres ajoutent que les divinités « ont entendu sa voix ». Autrement dit, la demande a été exaucée, et la stèle est le remerciement. Parfois le graveur change le temps du verbe, et la phrase devient un souhait, qu’ils le bénissent.
Cette langue s’écrit avec un alphabet qui ne note aucune voyelle. On lit donc les mots sans savoir comment ils se prononçaient. Pour retrouver le son, les spécialistes s’appuient sur des inscriptions où les mêmes noms ont été recopiés en lettres grecques.
Une main, un bâton, un triangle
Au-dessus du texte, les tailleurs de pierre gravent quelques motifs, presque toujours les mêmes. Sur les stèles conservées à Paris, un signe en forme de triangle surmonté d’un cercle apparaît sur près de 40 % des pierres. Une main ouverte, paume tournée vers nous, revient presque aussi souvent.
Un dernier motif ressemble à un bâton surmonté de deux boucles. On l’appelle caducée par comparaison avec l’objet grec, même s’il n’a ni ailes ni serpents. Les ambassadeurs de Carthage le portaient comme signe de reconnaissance quand ils allaient demander la paix.
Le triangle, lui, pose problème. On l’appelle « signe de Tanit », du nom de la déesse, depuis les premières découvertes. Rien ne prouve pourtant qu’il lui appartenait. Il pouvait aussi bien renvoyer au dieu, ou n’être l’emblème de personne et servir simplement à protéger celui qui l’offrait.
Qui payait la pierre
Les noms gravés permettent de savoir qui commandait ces monuments. On y trouve les deux plus hauts magistrats de la ville, appelés suffètes, et même une pierre où le père, le grand-père et l’arrière-grand-père ont tous exercé cette charge.
On y trouve aussi beaucoup plus modeste. Un médecin, un charpentier, un marchand, un homme chargé de mesurer les grains, et deux hommes qui se disent « barbiers du dieu » sans qu’on sache ce que recouvrait ce travail. Un autre précise qu’il a été affranchi par décision de l’assemblée du peuple.
Les femmes ont offert plus de dix pour cent de ces pierres. Elles se présentent par leur père et leurs ancêtres, presque jamais par leur mari. Leurs noms sont plus variés que ceux des hommes, et l’un d’eux signifie simplement « la Sarde ».
L’enfant absent du texte
Au pied de ces pierres, les fouilleurs ont trouvé des urnes contenant des os brûlés de tout petits enfants, parfois mêlés à des os d’animaux. La question de savoir s’il s’agit de sacrifices ou d’un cimetière réservé aux nouveau-nés oppose les spécialistes depuis des décennies, et elle n’est pas réglée.
Une équipe a examiné plusieurs centaines d’urnes et conclu que l’âge des enfants correspondait à la mortalité ordinaire des premiers jours. Une autre équipe, travaillant sur le même matériel, a corrigé les calculs en tenant compte du rétrécissement des os par le feu, et obtenu un âge un peu plus élevé, qui ne ressemble à aucune mortalité naturelle.
Voilà pourquoi le texte des stèles compte autant. À Carthage, aucune inscription ne parle d’un enfant. Le mot qui désigne ce sacrifice apparaît ailleurs, notamment en Numidie sur des pierres écrites en latin, bien plus tardives, où l’on précise qu’un agneau a été offert à la place et pour la vie d’un enfant nommé.
Une des pierres dont il est question ici mesure dix-neuf centimètres de haut et ne porte aucune image. Elle est conservée au musée du Louvre, à Paris.
La version complète donne le texte punique mot à mot, le désaccord des spécialistes sur la traduction du nom de Baal Hammon, et le détail des stèles latines dégagées par des pluies d’orage en 1930.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Stèle votive de Gersakkon fils d’Adonibaal, calcaire clair, H. 19,7 cm, l. 18,5 cm, ép. 7 cm, mission Sainte-Marie 174, CIS 210 musée du Louvre, AO 23867
- Stèle votive d’Arish fils de Bodbaal, « affranchi par décret du peuple de Carthage », calcaire clair, H. 19 cm (23,2 cm avec socle), CIS 271 musée du Louvre, AO 1101
- Stèle taillée en forme de signe de Tanit, inscription néopunique, calcaire, H. 62 cm, tophet de Carthage, IVᵉ-IIIᵉ siècle av. J.-C., CIS 5689 Tunis, musée du Bardo
Voir les 32 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Stèle dite « du prêtre à l’enfant », calcaire gris, H. 120 cm, Carthage, IVᵉ-IIᵉ siècle av. J.-C. Tunis, musée du Bardo, cb. 229
- Pendentif en forme de stèle décorée d’une « bouteille » encadrée de deux uræus, or, H. 2,2 cm, Carthage, VIIᵉ-VIᵉ siècle av. J.-C. musée du Louvre, AO 3028
- Stèle d’El-Hofra à dédicace grecque ΚΡΟΝWΙ ΘΕΝΝΕΙΘ ΦΕΝΗ ΒΑΛ, calcaire, Iᵉʳ siècle av. J.-C., KAI 176 (Berthier et Charlier, grec 3) Constantine, musée national de Cirta
- Plaquette d’ivoire mentionnant Tanit-Ashtart, H. 3,4 cm, Sarepta (Liban), VIᵉ siècle av. J.-C. Beyrouth, musée national, Sar. 4125
- Trishekel de Carthage au cheval et au palmier, électrum, 22,5 g, 264-256 av. J.-C. Bibliothèque nationale de France, Monnaies, médailles et antiques, C 621
Bibliographie
- Hélène Le Meaux (dir.), *Les stèles puniques de Carthage au musée du Louvre. Des offrandes à Tanit et à Baal Hammon*, Paris, 2024, DOI [10,57232/BAOZ8539]( musée du Louvre éditionshttps://doi.org/10.57232/BAOZ8539
- Hélène Bénichou-Safar, *Le tophet de Salammbô à Carthage. Essai de reconstitution*, Collection de l’École française de Rome 342, Rome, 2004 École française de Rome
- Hélène Bénichou-Safar, « Les inscriptions puniques du sanctuaire de Sousse », *Semitica et Classica* 3, 2010, p. 99-123 Brepols
- André Berthier et René Charlier, *Le sanctuaire punique d’El-Hofra à Constantine*, 2 vol., Paris, 1955 Arts et Métiers graphiques
- Madeleine Hours-Miédan, « Les représentations figurées sur les stèles de Carthage », *Cahiers de Byrsa* 1, 1951, p. 15-160 Cahiers de Byrsa
- Maurice Sznycer, *Les passages puniques en transcription latine dans le « Poenulus » de Plaute*, Paris, 1967 Klincksieck
- André Caquot, « Nouveaux documents ougaritiens », *Syria* 46 (3), 1969, p. 241-265, DOI [10,3406/syria.1969,6097]( Syriahttps://doi.org/10.3406/syria.1969.6097
- Paolo Xella, *Baal Hammon. Recherches sur l’identité et l’histoire d’un dieu phénico-punique*, Rome, 1991 Consiglio Nazionale delle Ricerche
- Mhamed Hassine Fantar, *Carthage. Approche d’une civilisation*, Tunis, 1993, p. 262-285
- Otto Eissfeldt, *Molk als Opferbegriff im Punischen und Hebräischen und das Ende des Gottes Moloch*, Halle (Saale), 1935 Max Niemeyer
- Jérôme Carcopino, « Survivances par substitution des sacrifices d’enfants dans l’Afrique romaine », *Revue de l’histoire des religions* 103, 1932, p. 592-599 Revue de l’histoire des religions
- Jeanne et Prosper Alquier, « Stèles votives à Saturne découvertes près de N’gaous », *Comptes rendus des séances de l’Académie des inscriptions et belles-lettres* 75 (1), 1931, p. 21-27 Académie des inscriptions et belles-lettres
- Jeffrey H. Schwartz, Frank Houghton, Roberto Macchiarelli et Luca Bondioli, « Skeletal remains from Punic Carthage do not support systematic sacrifice of infants », *PLoS ONE* 5 (2), 2010, e9177, DOI [10,1371/journal.pone.0009177]( PLoS ONEhttps://doi.org/10.1371/journal.pone.0009177
- Patricia Smith, Gal Avishai, Joseph A. Greene et Lawrence E. Stager, « Aging cremated infants : the problem of sacrifice at the Tophet of Carthage », *Antiquity* 85, 2011, p. 859-874 Antiquity
- Paolo Xella, Josephine Quinn, Valentina Melchiorri et Peter van Dommelen, « Phoenician bones of contention », *Antiquity* 87 (338), 2013, p. 1199-1207 Antiquity
- Paolo Xella, « Pourquoi tous ces enfants ? Quelques réflexions sur les sanctuaires infantiles à incinération de tradition phénicienne (« tophet ») », *Pallas* 104, 2017, p. 345-357 Presses universitaires du Midi
- Corinne Bonnet, Giuseppe Minunno et Fabio Porzia, « « Parce qu’il a écouté ma voix, qu’il me bénisse ». Usages et portée d’une formule phénicienne et punique », *Cahiers du Centre d’études chypriotes* 51, 2021, p. 41-71 Cahiers du Centre d’études chypriotes
Sources en ligne
- [« IV. Étude épigraphique »]( Stevens Bernardin et François Bron Louvre éditions, *Les stèles puniques de Carthage au musée du Louvre*https://livres.louvre.fr/steles-puniques-carthage/essai/4/
- [« V. Étude iconographique et réflexions iconologiques »]( Hélène Le Meaux et Stevens Bernardin Louvre éditionshttps://livres.louvre.fr/steles-puniques-carthage/essai/5/
- [« III. Approche archéologique et contextuelle »]( Hélène Le Meaux Louvre éditionshttps://livres.louvre.fr/steles-puniques-carthage/essai/3/
- [« Fréquence des motifs iconographiques »]( Louvre éditionshttps://livres.louvre.fr/steles-puniques-carthage/frequence-motifs/
- [« Cat. 502 »]( notice de la stèle AO 23867 Louvre éditionshttps://livres.louvre.fr/steles-puniques-carthage/catalogue/502/
- [« Cat. 1312 »]( notice de la stèle AO 1101 Louvre éditionshttps://livres.louvre.fr/steles-puniques-carthage/catalogue/1312/
- [« Le Sanctuaire punique d’El-Hofra à Constantine. Tome 1 »]( André Berthier et René Charlier, 1955 Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3354875d.texteImage
- [« Stèles votives à Saturne découvertes près de N’gaous »]( Jeanne et Prosper Alquier Persée, *CRAI*https://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1931_num_75_1_75997
- [« N’Gaous (wilaya de Batna), antique Nicivibus (Numidie) »]( Encyclopédie berbère, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/encyclopedieberbere/2736
- [« Bones, teeth, and estimating age of perinates : Carthaginian infant sacrifice revisited »]( Cambridge Core, *Antiquity*https://www.cambridge.org/core/journals/antiquity/article/bones-teeth-and-estimating-age-of-perinates-carthaginian-infant-sacrifice-revisited/CA46F625ED28CFD23EFB5A71D06BCF48


.png?width=500)






.jpg?width=500)

_-_TIMEA.jpg?width=500)
.jpg?width=500)