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Le brûle-parfum de Qustul et le Groupe A : la royauté née en Nubie ?

Afriques anciennesDécouvertes archéologiquesÉgyptologie26 octobre 2026◈ 27 sources vérifiées
Daderot / Wikimedia Commons
11 min de lecture27 sources vérifiées
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Un cinquième. En novembre 1977, dans le bulletin qu’il adresse aux membres de l’Oriental Institute de Chicago, Bruce Williams note qu’aucune tombe du Groupe A connue ailleurs, à une exception près, n’atteint le cinquième de la taille ou de la richesse des grandes fosses de Qustul. L’autre terme de la comparaison se trouve au nord, en Égypte, puisque ces mêmes tombes, écrit-il, tiendraient tout juste dans les substructures des sépultures royales de la Iʳᵉ dynastie à Abydos et à Saqqara.

Treize tombes hors gabarit

Le cimetière L sort du sable à la fin de janvier 1964, dans les dernières semaines de la campagne internationale lancée sous l’égide de l’UNESCO pour sauver ce qui pouvait l’être avant la montée du lac Nasser. Keith Seele, qui dirige la mission de l’Oriental Institute entre Abou Simbel et la frontière soudanaise, y relève trente-trois sépultures, des fosses de bovins sacrifiés et une treizaine de tombes de forme inhabituelle, dont huit dépassent en taille tout ce que l’on connaissait pour cette culture. Le nom de Groupe A remonte à George Reisner, qui avait classé les vestiges de Nubie par lettres de l’alphabet, du Groupe A au Groupe X. La grande tombe de Qustul se compose d’une tranchée longue de dix mètres au plus, qui descend vers une chambre ovale d’environ cinq mètres sur trois, haute de deux mètres à deux mètres et demi. Presque toutes ont été pillées peu après leur fermeture, certaines incendiées, d’autres réoccupées au Nouvel Empire ou à l’époque chrétienne. Les fouilleurs recueillent pourtant des rangées de jarres de stockage importées d’Égypte, de la céramique palestinienne du Bronze ancien I, plusieurs dizaines de vases de pierre et les tessons de plus de huit cents bols peints du Groupe A.

À Qustul, la mission a fouillé deux autres nécropoles de la même culture, le cimetière V, où reposaient des notables, et le cimetière W, aux tombes modestes, restées souvent intactes. Plus au nord, à Sayala, à l’entrée du ouadi Allaqi qui mène aux gisements de métaux du désert oriental, la tombe 1 du cimetière 137 avait livré, lors du relevé archéologique de la Nubie au début du XXᵉ siècle, deux massues à manche d’or et à tête de quartz rose. Deux pôles se dessinent ainsi, l’un sur la route des mines, l’autre au verrou de la deuxième cataracte, là où la navigation s’interrompt. Trois mille trois cents ans plus tard, les souverains du Groupe X choisiront le même secteur de la rive pour leurs propres tombes, ce qui n’éclaire en rien l’affaire mais dit assez la valeur du lieu.

« Elle contenait un roi d’Égypte »

L’objet inventorié OIM 24069 est un cylindre de calcaire creux, de la famille des brûle-parfum du Groupe A, ainsi nommés parce que la plupart portent des traces de feu au sommet et des fissures noircies au centre. Celui de la tombe L24 n’en porte aucune, et Williams le jugeait taillé dans une pierre plus dure que celle des autres. Le musée de Chicago souligne que sa forme est nubienne, que le bord porte des motifs nubiens courants et que le décor est creusé selon la technique de l’art rupestre de la région. Sur le pourtour, trois barques à proue et poupe relevées avancent vers un serekh. La première transporte un félin, la troisième un captif agenouillé, gardé par un homme armé qui tient la corde liée à son poignet, et Williams voyait dans son giron l’étui pénien que l’art égyptien prête aux Nubiens et aux Libyens. Des deux identifications divines qu’il avance, celle du félin avec la déesse Mafdet est la plus fragile, puisque l’étendard placé derrière l’animal restait, de son propre aveu, indéchiffrable.

Tout le débat tient dans la barque du milieu. Lorsque les fragments sortent de la tombe, ses occupants restent une énigme. Treize ans plus tard, pendant que la restauratrice Barbara Ha​ll et un stagiaire remontent les vases de pierre du cimetière, Williams réexamine le cylindre et restitue dans cette barque, à sa propre surprise, un roi d’Égypte. La courbe de la couronne blanche y est précédée de la silhouette archaïque du faucon Horus, et devant le faucon se dresse un étendard à quatre bâtons croisés, que Williams rapproche avec hésitation de l’emblème de la déesse Neith. La légende du dessin publié en 1977 donne la règle suivie. Les zones pointillées sont brisées, les traits qui les bordent existent, ceux qui les traversent sont restitués. Le roi de Qustul est un roi restitué.

Un second cylindre, issu de la tombe L11 et grossièrement incisé d’une barque et d’une façade de palais, révèle en se délitant un Horus archaïque emmailloté comme un mort sur son embarcation. Williams en tire une conclusion de grande portée. La vallée du Nil aurait compté à l’aube de l’histoire trois royaumes, la Basse-Égypte, la Haute-Égypte et la Basse-Nubie, et les rois de Qustul se seraient proclamés rois de Haute-Égypte. Le bulletin qui annonce cette dynastie porte en tête une mention imprimée qui le réserve aux membres et amis de l’institut et en interdit la publication.

Abydos passe devant

Dans ce raisonnement, la date décide de tout. Williams pose lui-même la prémisse en 1977 : à cette époque, la façade de palais n’appartient qu’à la royauté égyptienne. Si les rois de Qustul l’arborent avant leurs voisins du nord, l’emprunt change de sens, et s’ils l’arborent après, le brûle-parfum redevient le témoin d’une imitation. Le bulletin de 1977 place encore les tombes vers 3000 avant notre ère et précise que la L24 contenait du mobilier de la Iʳᵉ dynastie. Le rapport de 1986 situe le cimetière de Nagada IIIA à la première moitié de Nagada IIIB, l’équivalent de la « dynastie 0 », et c’est sur cette base que Williams avance que les souverains de Qustul ont engagé l’unification de l’Égypte.

Les fouilles égyptiennes ont depuis déplacé le problème. À Abydos, un vase de la tombe U-239, daté de Nagada IC, montre déjà un personnage brandissant une massue au-dessus de captifs liés ; six vases de ce type sont connus, dont trois proviennent du même cimetière et un autre, sans provenance, est conservé aux Musées royaux d’Art et d’Histoire de Bruxelles. À Hiérakonpolis, la tombe 16 du cimetière d’élite HK6, vers 3650 avant notre ère, est entourée de tombes satellites et d’animaux sauvages inhumés, un éléphant compris, et une salle à piliers voisine a livré un faucon de malachite, la plus ancienne image de faucon connue en Égypte. La tombe 100 de la même ville, la tombe peinte dégagée par Frederick Gr​een à la fin des années 1890 et datée de Nagada IIC, aligne des barques, des chasses et la scène du massacre de l’ennemi, que le Musée égyptien du Caire présente comme la plus ancienne figuration connue des motifs du pouvoir. La tombe U-j d’Abydos, enfin, a livré quelque sept cents jarres de vin venues de Palestine, et les plus anciens serekhs connus sont peints sur des jarres de son horizon, Nagada IIIA2. Dans le tableau de corrélation qu’Alejandro Jiménez-Serrano publie en 2003 en suivant la séquence même de Williams, la tombe L24 vient après la génération de Scorpion Iᵉʳ, le souverain d’Abydos de cet horizon.

Entre la tombe peinte et la tombe L24, il faut compter trois siècles au moins.

Le roi de Qustul y perd sa priorité, et la couronne même fait difficulté. En 2011, l’université Yale annonce la plus ancienne image connue d’un souverain portant la couronne blanche, gravée sur les rochers de Nag el-Hamdulab, près d’Assouan, que Maria Carmela Gatto, John Coleman Darnell et Stan Hendrickx publient l’année suivante dans la revue Antiquity. L’annonce laisse de côté, de fait, la figure de Chicago, et l’on comprend pourquoi. À Nag el-Hamdulab, la couronne se lit sur la roche, alors qu’à Qustul elle procède d’une restitution.

Courtiers, chefs ou souverains

La thèse se diffuse vite. En 1980, la revue Archaeology la présente sous le titre « The Lost Pharaohs of Nubia ». La critique la plus frontale vient en 1985 de William Y. Adams, l’auteur d’une synthèse de 1977 sur la Nubie, dans le Journal of Near Eastern Studies, sous le titre « Doubts about the “Lost Pharaohs” ». Williams répond deux ans plus tard dans la même revue en reprenant la question à son compte, les ancêtres de Ménès en Nubie, mythe ou réalité, et intitule encore en 1996 sa contribution au catalogue Egypt in Africa « The Qustul Incense Burner and the Case for a Nubian Origin of Ancient Egyptian Kingship ». La querelle porte d’abord sur les mots. Dès 1977, à propos du grand personnage de Sayala, Adams envisageait un intermédiaire enrichi par le commerce entre Nubie et Égypte, voire un chef de mercenaires au service de l’Égypte, selon un passage que rapporte Jiménez-Serrano.

Le nombre même des rois varie selon les lecteurs. Williams, qui avait accès aux carnets de fouille et au mobilier, compte douze tombes royales dans le cimetière L ; d’autres auteurs en retiennent huit, d’autres encore entre trois et huit. Les pillages anciens faussent tout décompte fondé sur le mobilier, et Jiménez-Serrano le reconnaît en publiant le sien, fondé sur la surface des chambres et le nombre de vases égyptiens. Ses chiffres dessinent malgré tout une courbe. Les tombes L24, L23, L11 et L19 concentrent les importations, céramique palestinienne, outils de cuivre et massue de pierre compris dans la L24 ; la L2 détient le plus grand nombre de vases de pierre égyptiens ; les trois dernières, L30, L1 et L8, n’en contiennent presque plus.

Jiménez-Serrano en tire le modèle de deux proto-royaumes de Basse-Nubie, l’un enterrant ses chefs à Sayala, l’autre à Qustul, le second absorbant le premier avant de se heurter à l’Égypte. On peut discuter ce récit, qui demande beaucoup aux tessons et qui suppose, pour qu’une courbe d’importations devienne une histoire politique, que les pillards aient prélevé à peu près la même part dans chaque tombe, ce que personne ne peut vérifier. Dans ce schéma, le Groupe A subit l’attraction de la royauté égyptienne, puis sa concurrence armée.

Nag el-Hamdulab

Faut-il alors réduire Qustul à un reflet ? Les défenseurs d’un rôle nubien ont mieux que la priorité, et leur argument tient dans la parenté. Le musée de Chicago le formule sur sa propre notice : une lecture fait des souverains du Groupe A et des premiers pharaons les usagers de symboles royaux apparentés, et les ressemblances entre l’art rupestre de Basse-Nubie et celui de Haute-Égypte vont dans ce sens. Dès 2000, Ohshiro Michinori réaffirmait à partir du brûle-parfum l’étroitesse des liens entre Égypte et Nubie vers 3000 avant notre ère. Maria Carmela Gatto décrit en 2021 le Groupe A comme une entité politique indigène et complexe, à son apogée vers 3100, fondée sur le contrôle du commerce et sur une autorité distribuée. Béatrix Midant-Reynes et Dorian Vanhulle vont plus loin en 2025 : pour eux, l’emploi de thèmes semblables pour dire le pouvoir en Haute-Égypte et en Basse-Nubie, de Nagada IID à Nagada IIIB, s’explique par des racines culturelles communes, et ces compositions sortent d’ateliers de spécialistes au service des autorités. À Nag el-Hamdulab, sur la rive ouest d’Assouan, trois sites gravés montrent un personnage couronné entouré de sa cour au cours de processions navales, et l’un d’eux, le tableau 2a, porte un roi coiffé de la couronne blanche devant un étendard du dieu Oupouaout. Des fouilles récentes y ont dégagé une structure funéraire qui mêle les traditions de Haute-Égypte et de Basse-Nubie et rappelle les tombes nomades du désert oriental. Si ses occupants ont commandé les gravures, écrivent les deux auteurs, il faudrait revoir les affiliations culturelles des premiers rois de Haute-Égypte et la part des communautés nubiennes du désert dans la formation de l’État.

On ne saura sans doute jamais trancher sur le terrain de Qustul. Le cimetière L, comme toute la patrie du Groupe A, est noyé depuis la construction du haut barrage d’Assouan ; ses tombes avaient été vidées et brûlées dès l’Antiquité ; les habitats de cette culture n’ont presque pas été fouillés, si bien que l’on connaît ses morts et à peine ses vivants. La notice de Chicago en convient en renvoyant la solution aux secteurs encore accessibles de Nubie et aux grands centres de l’Égypte ancienne. Une datation radiocarbone publiée en 1987 place le Groupe A terminal vers 2948 avant notre ère, avec une marge de plus ou moins 95 ans, ce qui ne donne qu’un ordre de grandeur.

Le bloc du Gebel Sheikh Suleiman

La fin du cimetière L est mieux assurée que son début. Les dernières tombes sont pauvres, l’ensemble a été détruit, et la culture matérielle du Groupe A disparaît des archives archéologiques dans la première moitié de la Iʳᵉ dynastie. Une étiquette en bois du roi Aha, trouvée à Abydos, commémore une campagne contre Ta-Seti, le pays de l’arc, l’un des noms égyptiens de la Nubie. Williams lui-même concluait en 1977 que la Basse-Nubie avait ensuite été laissée, pour quelque huit cents ans, à quelques nomades et aux mineurs égyptiens.

Près de la deuxième cataracte, un gros bloc de grès gravé, déplacé au musée de Khartoum avant la montée des eaux, porte un serekh surmonté d’un faucon, des prisonniers liés, des corps renversés et un captif attaché à la proue d’une barque semblable à celles du brûle-parfum. L’un des prisonniers tient le signe de l’arc. Selon une relecture épigraphique publiée en 1987, le nom de Djer inscrit dans le serekh y aurait été ajouté après coup, dans un cadre plus ancien.

Williams a proposé en 1986 d’y voir une victoire des rois du Groupe A sur une armée égyptienne. Claire Somaglino et Pierre Tallet, qui ont repris le relief en 2014 puis en 2015, datent la scène principale du règne de Djer et y lisent une iconographie choisie au plus près des grands monuments de la royauté égyptienne, pour signifier la domination de l’Égypte sur un territoire jusque-là tenu par le Groupe A.

Pour aller plus loin

Le sujet croise la tombe U-j d’Abydos et la naissance de l’écriture égyptienne, ainsi que la palette de Narmer et les débats sur l’unification de l’Égypte. Il rejoint aussi la campagne internationale de sauvetage des monuments de Nubie, menée avant la mise en eau du lac Nasser.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. [Brûle-parfum de Qustul, calcaire, cimetière L, tombe 24, Groupe A (3200-3000 avant notre ère selon la notice)]( ISAC Museum, University of Chicago, OIM 24069https://isac.uchicago.edu/museum-exhibits/nubia/qustul-incense-burner
  2. [Brûle-parfum incisé de la tombe L11, cimetière L, Qustul, barque portant un Horus archaïque emmailloté]( publié par Bruce Williams, Oriental Institute News & Notes 37, 1977, fig. 6dhttps://isac.uchicago.edu/sites/default/files/uploads/shared/docs/nn37.pdf
  3. Vase poli rouge à décor peint en blanc, scène de domination sur des captifs, Nagada I, provenance inconnue Musées royaux d’Art et d’Histoire, Bruxelles, inv. E.03002
Voir les 24 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. [Peinture murale de la tombe 100 de Hiérakonpolis, Nagada IIC, scène du massacre de l’ennemi et procession de barques]( Musée égyptien du Cairehttps://egyptianmuseumcairo.eg/the-restoration-and-display-of-the-oldest-known-mural-painting-from-a-predynastic-tomb-tomb-100-from-the-site-of-hierakonpolis/
  2. [Tableau rupestre 2a de Nag el-Hamdulab, roi coiffé de la couronne blanche devant un étendard d’Oupouaout]( rive ouest d’Assouan, in situhttps://antiquity.ac.uk/projgall/hendrickx334
  3. Relief rupestre du Gebel Sheikh Suleiman, bloc de grès gravé d’un serekh, de prisonniers et d’une barque, deuxième cataracte Musée national du Soudan, Khartoum

Bibliographie

  1. Bruce B. Williams, [« The Lost Pharaohs of Nubia »]( Archaeology 33 (5), 1980, p. 12-21 Archaeological Institute of Americahttps://www.ifao.egnet.net/bases/beo/beo8338
  2. Bruce B. Williams, [Excavations between Abu Simbel and the Sudan Frontier, Part 1 : The A-Group Royal Cemetery at Qustul, Cemetery L]( Oriental Institute Nubian Expedition III, Chicago, 1986, XXXVIII + 388 p. Oriental Institute of the University of Chicagohttps://www.ifao.egnet.net/bases/beo/beo7266
  3. William Y. Adams, [« Doubts about the “Lost Pharaohs” »]( Journal of Near Eastern Studies 44 (3), 1985, p. 185-192 University of Chicago Presshttps://www.journals.uchicago.edu/toc/jnes/1985/44/3
  4. Bruce B. Williams, [« Forebears of Menes in Nubia : Myth or Reality ? »]( Journal of Near Eastern Studies 46 (1), 1987, p. 15-26 University of Chicago Presshttps://www.ifao.egnet.net/bases/beo/beo7268
  5. Bruce B. Williams, [« The Qustul Incense Burner and the Case for a Nubian Origin of Ancient Egyptian Kingship »]( dans Theodore Celenko (dir.), Egypt in Africa, Indianapolis, 1996, p. 95-97 catalogue Egypt in Africa, Indianapolishttps://www.ifao.egnet.net/bases/beo/beo9595
  6. Ohshiro Michinori, [« The Nubian A-Group and Qustul Incense Burner : A View of the Formation Period of Ancient Egypt »]( Bulletin of the Society for Near Eastern Studies in Japan 43 (1), 2000, p. 103-118, DOI 10,5356/jorient.43 103 Society for Near Eastern Studies in Japanhttps://doi.org/10.5356/jorient.43.103
  7. Alejandro Jiménez-Serrano, [« Two Proto-Kingdoms in Lower Nubia in the Fourth Millennium BC »]( dans Cultural Markers in the Later Prehistory of Northeastern Africa and Recent Research, Studies in African Archaeology 8, Poznań, 2003, p. 251-267 Poznań Archaeological Museumhttps://fundacionieae.es/wp-content/uploads/2024/07/289-30-78784-1-10-20170822.pdf
  8. Maria Carmela Gatto, [« The Nubian A-Group : A Reassessment »]( Archéo-Nil 16, 2006, p. 61-76, DOI 10,3406/arnil.2006 915 Archéo-Nilhttps://doi.org/10.3406/arnil.2006.915
  9. Maria Carmela Gatto, [« The A-Group and 4th Millennium BCE Nubia »]( dans Geoff Emberling et Bruce B. Williams (dir.), The Oxford Handbook of Ancient Nubia, Oxford, 2021, p. 125-154 Oxford University Presshttps://academic.oup.com/edited-volume/35472/chapter/303800746
  10. Branislav Anđelković, [« Political Organization of Egypt in the Predynastic Period »]( dans Emily Teeter (dir.), Before the Pyramids. The Origins of Egyptian Civilization, Oriental Institute Museum Publications 33, Chicago, 2011, p. 25-32 Oriental Institute of the University of Chicagohttps://isac.uchicago.edu/node/3290
  11. Renée Friedman, [« Hierakonpolis »]( dans Emily Teeter (dir.), Before the Pyramids. The Origins of Egyptian Civilization, Oriental Institute Museum Publications 33, Chicago, 2011, p. 33-44 Oriental Institute of the University of Chicagohttps://isac.uchicago.edu/node/3290
  12. Stan Hendrickx, John Coleman Darnell et Maria Carmela Gatto, [« The Earliest Representations of Royal Power in Egypt : The Rock Drawings of Nag el-Hamdulab (Aswan) »]( Antiquity 86 (334), 2012, p. 1068-1083 Antiquity Publicationshttps://resolve.cambridge.org/core/journals/antiquity/article/abs/earliest-representations-of-royal-power-in-egypt-the-rock-drawings-of-nag-elhamdulab-aswan/5DB2326AD5659EF652D1F77C2B713729
  13. Claire Somaglino et Pierre Tallet, [« Une campagne en Nubie sous la Iʳᵉ dynastie. La scène nagadienne du Gebel Sheikh Suleiman comme prototype et modèle »]( NeHeT 1, 2014, p. 1-46 Sorbonne Université et Université libre de Bruxelleshttps://www.orient-mediterranee.com/wp-content/uploads/2026/04/NEHET-1-01-Somaglino-Tallet.pdf
  14. Claire Somaglino et Pierre Tallet, [« Gebel Sheikh Suleiman : A First Dynasty Relief after All… »]( Archéo-Nil 25, 2015, p. 122-134 Archéo-Nilhttps://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-01175626v1
  15. Béatrix Midant-Reynes et Dorian Vanhulle, [« Pouvoirs et sociétés aux origines de l’Égypte (c. 4500-2900 BC). Un récit à reconstruire »]( dans Julie Villaeys Le Galic (dir.), Pouvoir(s) dans les sociétés sans écriture, NeHeT 9, 2025, p. 71-91 NeHeThttps://www.orient-mediterranee.com/wp-content/uploads/2025/12/Midant-Reynes-et-Vanhulle.pdf

Sources en ligne

  1. [« The Qustul Incense Burner »]( Institute for the Study of Ancient Cultures, University of Chicagohttps://isac.uchicago.edu/museum-exhibits/nubia/qustul-incense-burner
  2. [« A-Group Cemeteries Nubian Burials at Qustul »]( Institute for the Study of Ancient Cultures, University of Chicagohttps://isac.uchicago.edu/museum-exhibits/nubia/a-group-cemeteries-nubian-burials-qustul
  3. [« A Lost Kingdom in Nubia at the Dawn of History », Bruce Williams, Oriental Institute News & Notes 37, novembre 1977]( Institute for the Study of Ancient Cultures, University of Chicagohttps://isac.uchicago.edu/sites/default/files/uploads/shared/docs/nn37.pdf
  4. [« The restoration and display of the oldest-known mural painting from a Predynastic tomb (Tomb 100), from the site of Hierakonpolis »]( Egyptian Museum Cairohttps://egyptianmuseumcairo.eg/the-restoration-and-display-of-the-oldest-known-mural-painting-from-a-predynastic-tomb-tomb-100-from-the-site-of-hierakonpolis/
  5. [« The earliest representations of royal power in Egypt : the rock drawings of Nag el-Hamdulab (Aswan) », figures complémentaires]( Antiquity, Project Galleryhttps://antiquity.ac.uk/projgall/hendrickx334
  6. [« Earliest Image of Egyptian Ruler Wearing “White Crown” of Royalty Brought to Light »]( Yale Newshttps://news.yale.edu/2011/07/07/earliest-image-egyptian-ruler-wearing-white-crown-royalty-brought-light
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