Deux jours de mer séparent les îles Œstrymnides de l’« île sacrée » des Hierni, selon l’Ora maritima du poète latin Aviénus. Une dizaine de vers plus bas, le même poème fait parler le Carthaginois Himilcon, pour qui ces eaux se traversent à peine en quatre mois. Les deux durées voisinent sans que le poète tente de les accorder, et sans qu’il dise ce que mesurent les quatre mois, un aller, un aller et retour ou le passage d’une zone de calmes. Leur voisinage tient en douze vers, que personne, depuis 1488, n’a pu lire ailleurs que dans un livre imprimé à Venise le 25 octobre de cette année-là.
Pline l’Ancien et l’imprimé de 1488
Le témoignage le plus ancien date du Iᵉʳ siècle de notre ère. Au livre II de l’Histoire naturelle (§ 169), Pline l’Ancien écrit qu’au temps où la puissance de Carthage florissait, Hannon fit le tour de l’Afrique depuis Gadès jusqu’aux confins de l’Arabie et publia par écrit le récit de cette navigation, « de même qu’Himilcon, envoyé au même moment pour connaître les régions extérieures de l’Europe ». C’est tout. La mention d’Himilcon est accrochée à un voyage d’Hannon que Pline étire jusqu’à l’Arabie, alors que les descriptions du périple grec conservé sous le nom d’Hannon ne correspondent ni aux côtes somalienne et érythréenne ni à la péninsule arabique, comme le relèvent Alfredo Mederos Martín et Gabriel Escribano Cobo. Deux informations n’existent pourtant que là : Himilcon avait été envoyé, il ne voyageait donc pas pour son seul compte, et il avait lui aussi laissé un écrit.
Le second témoin écrit environ trois siècles plus tard. Aviénus, aristocrate romain deux fois proconsul, compose l’Ora maritima dans le troisième quart du IVᵉ siècle, en trimètres iambiques, pour un jeune dédicataire nommé Probus. Les 713 vers conservés conduisent du détroit de Gibraltar à Marseille, avec un détour par l’Atlantique où Himilcon est cité trois fois, aux vers 117, 383 et 412. Aucun manuscrit du poème n’a survécu. Le texte repose sur l’édition princeps de Vettore Pisani, sortie des presses d’Antonio de Strata, et Pisani indique dans sa préface que le manuscrit lui avait été prêté par l’humaniste Giorgio Valla. Ce manuscrit n’a jamais reparu. Toute lecture d’Himilcon passe donc par un atelier vénitien, puis par cinq siècles de corrections savantes, et la nouvelle édition critique de la Collection des Universités de France, publiée en 2021 par Jean-Baptiste Guillaumin et Gwladys Bernard, part encore de l’imprimé de 1488. Entre le Carthaginois et son poète, l’écart est d’au moins sept siècles, de près de neuf si l’on retient la datation haute.
Des algues qui retiennent la poupe
Le premier passage décrit une route déjà fréquentée. Les Tartessiens, habitants de l’Andalousie de l’âge du Fer, avaient coutume de commercer jusqu’aux confins des Œstrymnides, et les colons de Carthage comme les gens établis entre les Colonnes d’Hercule venaient aussi dans ces eaux (v. 113-115). Himilcon, poursuit Aviénus, rapporte avoir fait l’épreuve de la traversée en personne. Aucune brise ne pousse le navire, l’eau dort dans une mer paresseuse, des algues flottent en quantité entre les vagues et retiennent la poupe à la manière d’un buisson, le fond se trouve à peine couvert d’eau, et des bêtes marines nagent autour des bateaux qui avancent avec peine (v. 117-129). Dans le deuxième passage, la mer s’étend sans limite vers le couchant, nul n’y a jamais conduit de carène faute de vent, et un brouillard enveloppe l’air comme un manteau (v. 380-389). Le troisième reprend les hauts-fonds, les algues et les bêtes, puis affirme qu’Himilcon a vu tout cela de ses yeux sur l’Océan (v. 404-415). Jona Lendering, qui place les Œstrymnides en Bretagne, juge la durée excessive même pour atteindre les Scilly et suppose une suite d’escales ; il rapproche les algues des amas qui se forment l’été vers le cap Saint-Vincent, à la pointe sud-ouest du Portugal.
Les quatre mois, eux, ne reviennent qu’une fois.
La lecture la plus répandue voit dans ces obstacles une manœuvre. Carthage aurait noirci la mer pour en écarter les Grecs de Marseille, et Himilcon y aurait trouvé l’avantage de grandir son propre exploit. L’hypothèse a pour elle un texte précis. Au livre III de sa Géographie (III, 5, 11), Strabon raconte qu’un capitaine de Gadès, suivi par des Romains qui voulaient apprendre le chemin des Cassitérides, jeta volontairement son navire sur des hauts-fonds pour y entraîner ses poursuivants, se sauva sur une épave et reçut de sa cité le prix de la cargaison perdue. Le goût du secret est donc attesté chez les marins phéniciens de l’Atlantique, mais il l’est à l’époque romaine et à propos de Gadès.
Le poème lui-même complique cette lecture. Florence Garambois-Vasquez a montré que l’Ora maritima peint d’un bout à l’autre une nature hostile, avec des mers peuplées de monstres, des côtes désolées et des brumes. Un peu plus loin, à propos d’un mont consacré au Zéphyr près de Tartessos, Aviénus décrit une région noyée dans un brouillard continuel, sans qu’aucun souffle ne vienne disperser l’air, et Himilcon n’y est pas nommé. Le calme plat et la brume appartiennent donc au répertoire du poète autant qu’au récit du Carthaginois, et leur présence dans les vers qui le citent ne suffit pas à prouver qu’ils viennent de lui.
Œstrymnis
Le pays visé porte chez Aviénus un nom rare. Un haut promontoire, « que l’âge plus ancien appelait Œstrymnis », domine un golfe où s’égrènent les îles Œstrymnides, « riches en étain et en plomb » ; leurs habitants, fiers et habiles, commercent sans relâche et traversent la mer sur des barques de peaux cousues, faute de savoir bâtir des carènes de bois (v. 90-106). De là, deux jours de mer mènent à l’île sacrée des Hierni, voisine de celle des Albiones. L’île des Hierni est d’ordinaire identifiée à l’Irlande, et Albion est le nom que Pline donne à la Grande-Bretagne (IV, 102). Jean-Baptiste Guillaumin rapproche Œstrymnis des Ostimioi mentionnés par Pythéas et des Osismes, peuple du Finistère connu de César. Ces rapprochements tirent vers la Bretagne, que Lendering juge le candidat le plus probable, en écartant la Cornouailles, qui ne forme pas un archipel, et les Scilly, qui n’ont pas de mines.
Le poème défait pourtant sa propre géographie. Une cinquantaine de vers plus loin, Aviénus affirme que la terre d’Ophiussa, dans la péninsule Ibérique, s’appelait d’abord Œstrymnis, jusqu’à ce que des serpents en chassent les habitants (v. 152-155). Les auteurs d’époque romaine tirent aussi vers l’Ibérie. Strabon compte dix Cassitérides en haute mer, au nord du port des Artabres, en Galice ; Pline les place en face de la Celtibérie (IV, 119) et précise que les Grecs les ont nommées d’après l’abondance de leur « plomb », le mot désignant ici l’étain, que Pline appelle ailleurs plomb blanc (IV, 104 et 112). Hérodote, au Vᵉ siècle avant notre ère, ne savait rien de ces îles, tout en constatant que l’étain et l’ambre arrivaient bien des extrémités de la terre (III, 115). L’équipe sévillane d’Eduardo Ferrer-Albelda rappelle que la recherche moderne a promené ces îles de l’Algarve à la Galice, à la Bretagne et à la Cornouailles. Au XVIIᵉ siècle, l’érudit Vossius appliquait même à l’Amérique les vers consacrés à Himilcon.
L’étain voyageait sans Himilcon
Bien avant toute date proposée pour Himilcon, de l’étain atlantique gagnait la Méditerranée orientale. En 2019, une équipe de Heidelberg et de Mannheim conduite par Daniel Berger a publié l’analyse de vingt-sept lingots d’étain provenant de cinq sites de l’âge du Bronze récent, dont l’épave de Hishuley Carmel, au large d’Israël. Pour les lingots israéliens, datés des XIIIᵉ et XIIᵉ siècles avant notre ère, la composition isotopique du plomb donne aux minerais d’origine un âge géologique de 291 ± 17 millions d’années, ce qui écarte les gisements d’Anatolie, d’Asie centrale et d’Égypte. Les auteurs désignent les mines de Cornouailles comme la source la plus probable, en précisant que ce résultat vaut dans l’état actuel des connaissances et des données disponibles.
Six siècles plus tard, la route a des épaves datées. Au large de La Manga, en Murcie, le navire phénicien du Bajo de la Campana, coulé entre 625 et 575 avant notre ère environ, transportait de l’ivoire nord-africain gravé de graffitis phéniciens, de la céramique de la côte de Malaga et de l’étain que Luis Alberto Ruiz Cabrero et Alfredo Mederos Martín attribuent à la Galice ou au nord du Portugal. Le bateau appartient au monde des Phéniciens installés en Ibérie.
En Galice, l’archéologie impose un calendrier plus tardif. Le projet « La ruta de las Estrímnides », porté par l’université de Séville avec des chercheurs de Saint-Jacques-de-Compostelle et de Lisbonne, a réexaminé, au cours de campagnes menées de 2016 à 2018, les importations venues du sud dans les castros, les villages fortifiés de l’âge du Fer, entre Vigo et La Corogne. La première phase ne commence pas avant la fin du Vᵉ siècle ou le début du IVᵉ. Sur l’île de Toralla, à 500 mètres de la côte, un cippe de granite haut de 1,5 mètre appartenait probablement à un sanctuaire du Vᵉ siècle ; à 3,5 kilomètres au nord, à Punta do Muiño do Vento, trois bétyles, pierres dressées tenues pour la demeure d’une divinité, sont restés en place près de céramiques puniques d’une époque voisine. Les auteurs y voient des lieux d’échange placés sous la garantie du sacré et attribuent ce commerce aux marchands de Gadir, attirés d’abord par l’étain. Aucun objet de cette côte ne peut être rattaché à l’expédition d’Himilcon, et l’on voit mal ce qui le pourrait, puisqu’une reconnaissance maritime ne laisse ni sanctuaire ni dépotoir.
Plus au nord, l’étain britannique a laissé un nom de lieu. Diodore de Sicile montre les habitants du cap Bélérion, l’actuel Land’s End, fondant le métal en forme d’osselets puis le menant sur des chariots, à marée basse, jusqu’à une île nommée Ictis, d’où des marchands le conduisent en trente jours, à dos de cheval, jusqu’à l’embouchure du Rhône (V, 22). Roger Dion attribue ce tableau à Posidonius, qui écrivait vers 100 avant notre ère, deux siècles après que Timée eut décrit des Bretons gagnant Ictis sur des barques d’osier garnies de cuir. Dion lui-même avait longtemps identifié Ictis à l’île de Wight. Dans le résumé de son dernier cours au Collège de France, en 1968, il se rétracte au profit du mont Saint-Michel de Cornouailles, relié à Marazion par une chaussée de galets que la marée basse découvre pendant quatre heures, alors que Wight demeure séparée de la côte la plus proche par un chenal de cinq kilomètres. Cet argument nous semble le plus solide du débat, parce qu’il part du seul détail physique que donne le texte.
Deux siècles d’écart pour un même voyage
Pline ne date Himilcon que par Hannon, et la date d’Hannon flotte. La formule « au temps où la puissance de Carthage florissait » peut couvrir, observe Lendering, n’importe quel moment entre 800 et 250 environ. Depuis la fin du XVIIIᵉ siècle, une tradition savante fait d’Hannon un fils d’Hamilcar, le chef carthaginois battu à Himère en 480, ce qui place les deux voyages vers 500. Elle dispose d’un argument technique, que rapportent Mederos et Escribano, puisque le texte grec d’Hannon fait voyager la flotte sur des pentécontores, navires de guerre à cinquante rames qu’un historien de l’Afrique antique juge sortis de l’usage dans les escadres après 490-480.
En 2000, Mederos et Escribano ont défendu la chronologie inverse. Si le périple d’Hannon a eu lieu, il se place selon eux après le deuxième traité entre Rome et Carthage, en 348, et avant la première guerre punique, au plus tôt vers 400. Ils tirent argument de l’absence de Gadès et de Lixus dans le texte, qu’ils expliquent par la rivalité entre Gadir et Carthage, et d’amphores des Canaries proches des productions punico-gaditanes des IVᵉ et IIIᵉ siècles. Un article de la Revue africaine, en 1882, attribuait même les deux périples, celui d’Hannon et celui d’Himilcon, au même faussaire grec du Iᵉʳ siècle avant notre ère. Selon la date retenue, le voyage change de sens, car un Himilcon du IVᵉ siècle remonterait une côte que les marchands de Gadir fréquentaient déjà jusqu’aux rías de Galice, tandis qu’un Himilcon de 500 les précéderait d’environ un siècle, et aucune pièce du dossier ne permet de choisir.
« Tirés du fond des annales puniques »
Aviénus clôt son troisième passage par une revendication. Ces faits, écrit-il à Probus, il les a tirés du fond des annales puniques et les publie pour lui après un long temps (v. 414-415). La formule ne nomme ni un livre ni une langue. Pour Hannon, on conserve un texte grec qui se présente comme la traduction d’un compte rendu exposé à Carthage, dans le temple de Baal Hammon ; pour Himilcon, rien de tel n’a survécu. Jean-Baptiste Guillaumin, dans son article de 2019, pose la question d’un récit punique passé par une réécriture grecque aujourd’hui perdue, et rappelle l’hypothèse d’une inscription ou d’une tradition orale qu’Aviénus aurait pu connaître pendant son proconsulat d’Afrique. Jona Lendering juge plus simplement probable qu’Aviénus n’a jamais tenu entre ses mains le récit du Carthaginois, malgré ce qu’il affirme à son jeune lecteur.
Pour aller plus loin
Le voyage d’Himilcon se lit à côté de celui d’Hannon, son pendant africain chez Pline, et de celui de Pythéas de Marseille, qui longe les mêmes côtes à la fin du IVᵉ siècle avant notre ère. Il rejoint aussi l’histoire de Gadir, la Cadix phénicienne, dont les marchands tenaient encore la route de l’étain à l’époque romaine.
Jusqu’où Himilcon est-il allé ? Himilcon était un marin de Carthage, une cité phénicienne d’Afrique du Nord. Il a vécu plusieurs siècles avant notre ère et il est parti vers l’Atlantique pour longer les côtes de l’Europe. Les cités de la Méditerranée cherchaient alors au loin l’étain, ce métal qu’on mêle au cuivre pour faire du bronze. Personne ne sait dire avec certitude où ce voyage l’a conduit, car le récit qu’il avait écrit a disparu.
Une phrase, puis un poème
Le plus ancien auteur à parler de lui est Pline l’Ancien, un savant romain. Il lui accorde une seule phrase, glissée à propos d’un autre Carthaginois parti longer l’Afrique. Himilcon y est envoyé reconnaître les côtes lointaines de l’Europe. Pline ajoute qu’il avait mis son voyage par écrit.
Bien plus tard, le poète latin Aviénus le cite plusieurs fois dans un long poème. Le Carthaginois y décrit une mer sans un souffle de vent, où des algues freinent les bateaux comme des broussailles. L’eau est si basse qu’on devine le fond, et des bêtes marines tournent autour des coques. Selon lui, ces eaux se franchissaient tout juste en quatre mois. Le poème ne dit pas si ce chiffre compte l’aller seul ou le retour aussi.
Une mer trop terrible pour être vraie
Beaucoup d’historiens soupçonnent une ruse. Carthage aurait peint la mer en noir pour que les marins grecs n’osent pas suivre la même route. Le géographe Strabon raconte une histoire qui va dans ce sens. Un capitaine de Cadix, suivi par des Romains qui voulaient connaître son chemin, lança exprès son navire sur des bancs de sable pour les y perdre avec lui. Il se sauva sur un morceau d’épave, et sa ville lui remboursa ensuite sa cargaison.
Cette histoire montre que ces marins savaient garder un secret. Elle se passe pourtant à l’époque romaine, bien après Himilcon. Le capitaine venait de Cadix, une autre cité fondée par des Phéniciens.
Le poème d’Aviénus pose une autre difficulté. Son auteur aime les paysages hostiles. Ailleurs, sans parler d’Himilcon, il décrit aussi un brouillard épais et une mer sans vent. Ces images peuvent donc venir de sa plume autant que des souvenirs du marin.
Des îles d’étain qu’on ne retrouve pas
Le poème place le voyage près d’îles riches en étain et en plomb, les Œstrymnides. Leurs habitants traversaient la mer sur des barques faites de peaux cousues. Une île sacrée se trouvait à deux jours de navigation. On pense souvent à la Bretagne pour les îles, et à l’Irlande pour l’île sacrée.
Le même poème donne pourtant ce nom, plus loin, à une terre de la péninsule Ibérique. Les auteurs de l’époque romaine plaçaient eux aussi les îles de l’étain au large de la Galice. Bien avant eux, Hérodote avouait déjà ne rien savoir de ces îles.
Le sol raconte une histoire plus ancienne. Au large d’Israël, des lingots d’étain vieux de plus de trois mille ans venaient très probablement des mines de Cornouailles. L’étain de l’Atlantique voyageait donc bien avant Himilcon.
En Galice, des marchands venus du sud n’apparaissent pas avant la fin du Vᵉ siècle avant notre ère. Les chercheurs les rattachent à Cadix. Ils ont laissé des poteries et dressé des pierres sacrées, dont une sur un îlot proche de la côte. Aucune de ces trouvailles ne peut être liée à Himilcon.
Un voyage sans date sûre
Pline dit seulement qu’Himilcon partit en même temps que l’explorateur de l’Afrique. Ce second voyageur s’appelait Hannon. Or sa date divise elle-même les spécialistes. Une longue tradition place ces voyages vers 500 avant notre ère.
Des historiens ont répondu qu’il fallait plutôt descendre au IVᵉ siècle. Le choix change le sens de l’aventure. Si la date haute est juste, Himilcon passe avant les marchands de Cadix. Si la date basse l’emporte, il suit une route qu’ils tiennent déjà. Aucune découverte ne permet aujourd’hui de trancher.
Même le poème d’Aviénus tient à un fil. Aucun manuscrit n’en a été conservé, et tout ce qu’on lit sort d’une imprimerie de Venise en 1488. L’imprimeur travaillait sur un manuscrit prêté par un humaniste, perdu depuis.
La version complète donne les vers exacts où Aviénus fait parler Himilcon. Elle raconte aussi comment un géographe changea d’avis en 1968 sur l’emplacement de l’île d’Ictis.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Pline l’Ancien, *Histoire naturelle*, II, 169 (Hannon et Himilcon) [texte latin, The Latin Library](https://www.thelatinlibrary.com/pliny.nh2.html
- Pline l’Ancien, *Histoire naturelle*, IV, 102, 104, 112 et 119 (Albion, Ictis, plomb blanc, Cassitérides) [texte latin, The Latin Library](https://www.thelatinlibrary.com/pliny.nh4.html
- Aviénus, *Ora maritima*, v. 90-129, 152-155, 380-389 et 404-415 [texte latin, The Latin Library](https://www.thelatinlibrary.com/avienus.ora.html
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Sources primaires (suite)
- Aviénus, *Opera*, édition princeps procurée par Vettore Pisani, Venise, Antonio de Strata, 25 octobre 1488 Leeds University Library, Special Collections, Strong Room for. 4to 1488 AVI ([notice du catalogue](https://explore.library.leeds.ac.uk/special-collections-explore/35725
- Strabon, *Géographie*, III, 5, 11 (les Cassitérides et le capitaine de Gadès) [trad. H. L. Jones, LacusCurtius](<https://penelope.uchicago.edu/Thayer/E/Roman/Texts/Strabo/3E*.html>
- Hérodote, *Histoires*, III, 115 (l’étain et l’ambre « des extrémités de la terre ») [trad. A. D. Godley, Perseids](https://cts.perseids.org/read/greekLit/tlg0016/tlg001/perseus-eng2/3.115.1
- Diodore de Sicile, *Bibliothèque historique*, V, 22 et V, 38 (l’étain du cap Bélérion et l’île d’Ictis) texte traduit dans Roger Dion, *Annuaire du Collège de France*, 1967-1968
- Lingots d’étain de l’épave de Hishuley Carmel et de Kfar Samir sud, côte d’Israël, XIIIᵉ-XIIᵉ siècle avant notre ère analysés dans Berger et al., *PLOS ONE*, 2019
- Épave phénicienne du Bajo de la Campana, au large de La Manga (Murcie), vers 625-575 avant notre ère, cargaison d’ivoire, de céramique et d’étain publiée par Ruiz Cabrero et Mederos Martín, *Zephyrus*, 2004
- Cippe de granite de l’île de Toralla (h. 1,5 m) et bétyles de Punta do Muiño do Vento (Alcabre), ría de Vigo, Galice, fin du Vᵉ-début du IVᵉ siècle avant notre ère publiés dans Ferrer-Albelda et al., *Revista Hélade*, 2019
Bibliographie
- Aviénus, *Les rivages maritimes*, texte établi par Jean-Baptiste Guillaumin, traduit et commenté par Jean-Baptiste Guillaumin et Gwladys Bernard, Collection des Universités de France, série latine 433, Paris, 2021, CXXXVII + 313 p. Les Belles Lettres
- Jean-Baptiste Guillaumin, « Sources anciennes et lecteurs tardo-antiques : quelques réflexions sur le projet littéraire d’Aviénus dans l’*Ora maritima* », dans *Il calamo della memoria. Riuso di testi e mestiere letterario nella tarda antichità* VIII, Trieste, 2019, p. 65-99, DOI 10,13137/978-88-5511-095-2/28427 [EUT Edizioni Università di Trieste](https://www.openstarts.units.it/server/api/core/bitstreams/3e650d4b-b57c-4f6e-9c95-3b96c640356c/content
- Florence Garambois-Vasquez, « Aviénus ou l’hostilité du monde », *Eruditio Antiqua* 12, 2020, p. 27-41 [Eruditio Antiqua, Maison de l’Orient et de la Méditerranée](https://www.eruditio-antiqua.mom.fr/vol12/EA12b.Garambois%20Avienus.pdf
- Roger Dion, « Géographie historique de la France », résumé des cours de l’année 1967-1968, *Annuaire du Collège de France*, 1968, p. 503-518 [Collège de France](https://www.college-de-france.fr/sites/default/files/media/document/2023-01/AN_68_dion.pdf
- Alfredo Mederos Martín et Gabriel Escribano Cobo, « El periplo norteafricano de Hannón y la rivalidad gaditano-cartaginesa de los siglos IV-III a.C. », *Gerión* 18, 2000, p. 77-107 [Universidad Complutense de Madrid](https://revistas.ucm.es/index.php/GERI/article/download/GERI0000120077A/14339/15267
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- Daniel Berger et al., « Isotope systematics and chemical composition of tin ingots from Mochlos (Crete) and other Late Bronze Age sites in the eastern Mediterranean Sea : An ultimate key to tin provenance ? », *PLOS ONE* 14 (6), 2019, e0218326, DOI 10,1371/journal.pone.0218326 [PLOS, via PubMed Central](https://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6594607/
- Luis Alberto Ruiz Cabrero et Alfredo Mederos Martín, « El pecio fenicio del Bajo de la Campana (Murcia, España) y el comercio del marfil norteafricano », *Zephyrus* 57, 2004, p. 263-281 [Ediciones Universidad de Salamanca](https://gredos.usal.es/handle/10366/71591
Sources en ligne
- [« Himilco », Jona Lendering]( Livius.orghttps://www.livius.org/articles/person/himilco/
- [« The Enigma of Bronze Age Tin », communiqué de presse n° 98/2019]( Universität Heidelberghttps://www.uni-heidelberg.de/en/newsroom/the-enigma-of-bronze-age-tin
- [« Avienus, Rufius Festus. Arati phaenomena », notice TEXT-inc tia01432000 (édition vénitienne de 1488 et lettre de Vettore Pisani)]( Bodleian Libraries, Oxfordhttps://textinc7-person.bodleian.ox.ac.uk/catalog/tia01432000
- [« La ruta de las Estrímnides », programme de la journée d’étude, Rome, 13 septembre 2018]( Escuela Española de Historia y Arqueología en Roma, CSIChttps://www.eehar.csic.es/wp-content/uploads/2018/09/ESTRIMNIDES-_Programa_Triptico_Esp.pdf


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