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Sextus Empiricus : le médecin qui compila le doute pyrrhonien

Les grands concepts expliquésLe scepticisme14 octobre 2026◈ 46 sources vérifiées
Gottlieb Friedrich Riedel / Wikimedia Commons
12 min de lecture46 sources vérifiées
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Aux derniers paragraphes du premier livre des Esquisses pyrrhoniennes, l’auteur passe en revue les trois écoles de médecine de son temps. Il reproche aux empiriques d’affirmer que les choses cachées ne peuvent pas être connues, ce qui est encore une affirmation, et il estime que le sceptique, s’il fallait choisir, serait plus à son aise chez les méthodiques (PH I, 236-241). L’Antiquité a pourtant retenu cet homme sous le nom de Sextus l’Empirique, et l’un des rares textes qui le mentionnent le range parmi les médecins qui ont donné à l’école empirique sa forme la plus solide.

L’avant-dernier nom d’une liste

De Sextus, on ne connaît ni la ville ni les dates. Les estimations courent de l’an 100 de notre ère à la première moitié du IIIᵉ siècle, selon la mise au point de David K. House en 1980, et Jonathan Barnes a fait valoir qu’il devait être connu dès la fin du IIᵉ siècle. À la fin de sa vie de Pyrrhon, Diogène Laërce déroule la succession des sceptiques et la termine par trois noms, Hérodote de Tarse, son élève Sextus, auteur de dix livres sceptiques, puis l’élève de celui-ci, Saturnin surnommé Kythénas, présenté comme empirique lui aussi (Vies et doctrines des philosophes illustres, IX, 116). Pellegrin note que la liste s’arrête peut-être là parce que Diogène était le contemporain de Saturnin. Les historiens ne la prennent pas au pied de la lettre, et Guillaume Dye rappelle qu’elle est tenue pour en partie fautive.

Sextus dit lui-même qu’il exerce la médecine (M I, 260 ; PH II, 238). Au troisième livre des Esquisses, il précise qu’il enseigne à l’endroit où enseignait son maître (PH III, 120), sans nommer cet endroit. L’Introductio seu medicus, un manuel transmis sous le nom de Galien mais qui n’est pas de lui, cite un Sextus, avec Ménodote de Nicomédie, parmi ceux qui ont consolidé l’école empirique (éd. Kühn, XIV, 683). Rien ne garantit qu’il s’agisse du nôtre. Dye signale qu’un témoignage parallèle parle d’un Sextus Afer dont on ignore tout, et que l’identification avec notre auteur relève d’une tentation des savants. Le surnom reste donc l’indice le plus sûr du métier, et c’est sur lui que Karl Deichgräber fondait le rattachement de Sextus à l’école empirique.

La confusion a commencé tôt. Au Xᵉ siècle, la Souda fond en un seul homme Sextus de Chéronée, neveu de Plutarque, que Marc Aurèle faisait siéger à ses côtés pour juger, et un disciple de Pyrrhon auteur de dix livres d’Episkeptika dont on ne connaît aucune trace (notice Σ 235) ; les éditeurs de la Suda On Line relèvent que la notice mêle deux hommes nés à une génération d’écart.

Sur la contradiction médicale de l’ouverture, James Allen propose de lire les paragraphes 236 à 241 comme la critique d’une tendance de l’empirisme, en s’appuyant sur la dernière phrase du passage, où l’affinité avec les méthodiques est dite relative, plus forte qu’avec les autres écoles sans être entière (PH I, 241).

Isosthéneia

Sextus ouvre les Esquisses par une alternative. Quand on cherche, ou bien on trouve, ou bien on déclare qu’il est impossible de trouver, ou bien on continue de chercher (PH I, 1-3). Les premiers sont les dogmatiques, et Sextus range sous ce nom les disciples d’Aristote, d’Épicure et du Portique. Les deuxièmes sont les académiciens, Clitomaque et Carnéade, qui affirment que le vrai est insaisissable. Pour les troisièmes, le nom dit le programme, puisque skeptikos vient de skeptesthai, examiner, et Sextus leur donne aussi ceux de zététiques, qui cherchent, d’éphectiques, qui suspendent, d’aporétiques, qui demeurent dans l’embarras, et de pyrrhoniens, du nom de Pyrrhon (PH I, 7).

La définition arrive au paragraphe 8. Le scepticisme y est une capacité, une dunamis, d’opposer les apparences sensibles et les pensées de toutes les manières possibles, de sorte que l’égalité de force entre les choses et les discours opposés, l’isosthéneia, conduit d’abord à la suspension du jugement, l’epochê, puis à l’absence de trouble, l’ataraxia. On rendra ici epochê par « suspension » plutôt que par « abstention », parce que le verbe grec désigne le geste de retenir, alors que l’abstention ferait croire à une décision prise. Reconstitué en prose, le mouvement tient en peu de pas. Sur une question donnée, le sceptique rassemble ce qui plaide pour et ce qui plaide contre. Il constate que, pour lui et pour l’instant, aucun des deux côtés ne l’emporte en force de conviction (PH I, 10). Faute de raison de préférer l’un, son assentiment se retient. La suspension n’est pas la conclusion d’un raisonnement qui démontrerait qu’il faut suspendre, car une telle démonstration serait déjà une thèse sur le monde ; Jonathan Barnes a écrit qu’elle survient d’elle-même quand les deux séries d’arguments se balancent exactement. Sextus le dit à sa manière dès le paragraphe 4, où il prévient qu’il rapporte chaque chose historikôs, en chroniqueur, d’après ce qui lui apparaît sur le moment. Cette clause sépare le pyrrhonien de l’académicien plus sûrement que tout le reste, car l’académicien affirme que rien ne peut être saisi, alors que le pyrrhonien suspend aussi sur ce point et ne prédit même pas l’échec de la recherche.

La tranquillité, elle, ne se commande pas. Au départ, raconte Sextus, les sceptiques espéraient la trouver en tranchant les anomalies du monde ; n’y parvenant pas, ils suspendirent, et la tranquillité suivit par hasard, comme l’ombre suit le corps (PH I, 29), image que Diogène Laërce prête déjà à Timon et à Énésidème (IX, 107). Pour faire sentir ce hasard, Sextus raconte l’histoire du peintre Apelle qui, désespérant de rendre l’écume d’un cheval, jeta contre le tableau l’éponge où il essuyait ses couleurs et obtint l’écume du premier coup (PH I, 28). Gisela Striker y lit l’idée qu’une telle tranquillité ne s’atteint qu’à condition de ne pas la viser, et elle reproche à Sextus une incohérence, puisqu’il donne un but au sceptique tout en suspendant son jugement sur l’existence d’un but de la vie.

Le miel a deux goûts

Pour produire ces équilibres, la tradition sceptique avait forgé des modes, des schémas d’argument prêts à l’emploi. Les dix premiers, que Sextus attribue à des sceptiques plus anciens (PH I, 36) et ailleurs à Énésidème (M VII, 345), exploitent la variation des apparences selon l’animal, l’homme, l’organe, la distance ou la coutume. Le parfum enchante les hommes et incommode les bousiers et les abeilles (PH I, 55). Vue de loin, la même tour paraît ronde, et carrée de près (PH I, 118). Julia Annas et Jonathan Barnes ont ramené les dix à un schéma unique, une chose paraît telle dans une situation et autrement dans une autre, sans qu’on puisse préférer l’une des situations.

Le même miel paraît doux à l’homme bien portant et amer à celui qui a la jaunisse (PH I, 101). Faites l’opération vous-même. Premier argument, les gens bien portants le perçoivent doux, donc il est doux. Second argument, les malades le perçoivent amer, donc il est amer. Les deux raisonnements ont la même forme, chacun passant d’un fait de perception à une qualité de la chose, et Benjamin Morison voit dans cette symétrie le ressort du dispositif. Pour préférer le premier, il faudrait montrer que la perception saine est la bonne mesure du réel, et le montrer sans s’appuyer sur des perceptions saines. Sextus ne conteste pas pour autant que le miel lui paraisse doux. Il l’accorde expressément (PH I, 19-20) et réserve sa suspension à la question de savoir si le miel est doux pour autant que l’argument le prouve, formule dont Jacques Brunschwig a montré la précision.

Les cinq modes que Sextus doit à des sceptiques plus récents (PH I, 164-177), et que Diogène Laërce attribue à un certain Agrippa (IX, 88), visent plus haut. Deux d’entre eux invoquent le désaccord et la relativité ; les trois autres portent sur la justification elle-même, puisque toute justification qu’avance un dogmatique part en régression à l’infini, tourne en cercle, ou s’arrête sur une hypothèse posée sans preuve. Dans les Seconds Analytiques, Aristote avait examiné la même impasse et choisi la dernière issue, celle des principes indémontrables (I, 3, 72b5-21).

Sextus ferme cette porte aussi.

Jonathan Barnes, dans The Toils of Scepticism, lit ces modes comme une condamnation des mauvais arguments ; Morison objecte qu’une condamnation serait déjà une thèse, et y voit des machines à produire l’argument contraire. Sextus assure que tout objet de recherche peut être ramené à ces modes (PH I, 169), mais la preuve qu’il en donne aux paragraphes suivants n’a pas la forme attendue, et Morison juge que ce passage demeure mystérieux.

Peut-on vivre sans rien croire ?

L’objection la plus ancienne contre le pyrrhonisme ne porte pas sur la logique. Ses adversaires antiques, rappelle Morison, l’accusaient déjà de rendre la vie impossible. Qui ne croit rien, disaient-ils, ne mange pas, ne s’écarte pas du chariot et ne fuit pas le chien. David Hume lui a donné sa forme la plus nette au douzième chapitre de l’Enquête sur l’entendement humain. L’action, écrit-il en substance, est le grand destructeur du pyrrhonisme ; si ses principes l’emportaient, toute vie humaine cesserait, mais la nature se montre toujours plus forte que les principes, et le premier incident de la journée dissipe les doutes du plus résolu (section XII, partie 2, § 21 et 23).

Sextus avait répondu d’avance. Le sceptique, écrit-il, vit en s’attachant aux apparences, sans opinion, adoxastôs, selon une observance de la vie ordinaire qui comporte quatre volets (PH I, 21-24). Par la nature, il perçoit et pense. Sous la contrainte des affections, la soif le mène à boire et la faim à manger. Des lois et des coutumes, il reçoit l’idée que la piété est bonne, au sens de la vie courante. Quant à l’enseignement des arts, il l’empêche de rester inactif dans ceux qu’il exerce, et pour un médecin l’exemple n’a rien d’abstrait.

Tout se joue alors dans un paragraphe de dix lignes, PH I, 13. Sextus y distingue deux sens du mot dogma. Au sens large, avoir un dogme revient à acquiescer à quelque chose, et le sceptique acquiesce aux affections que les apparences lui imposent ; quand il a chaud, il ne dira pas qu’il croit ne pas avoir chaud. Au sens étroit, c’est donner son assentiment à l’une des choses obscures que recherchent les sciences, et cela, il le refuse. Michael Frede en a conclu en 1979 que le sceptique garde quantité de croyances ordinaires, « il fait jour », « j’ai faim », pourvu qu’elles ne reposent pas sur des raisons théoriques. En 1980, Myles Burnyeat, puis Jonathan Barnes en 1982, ont répondu que le sceptique se borne à constater comment les choses lui apparaissent, sans rien tenir pour vrai du monde. Barnes a repris à Galien l’adjectif « rustique » pour ce sceptique sans croyance (De differentiis pulsuum, éd. Kühn, VIII, 711) et forgé « urbain » pour celui de Frede ; les trois textes sont réunis depuis 1997 dans The Original Sceptics. Morison, dans la révision de 2026 de son article, juge que le poids des textes penche vers Frede, tout en admettant que les lectures concurrentes s’équilibrent assez pour qu’on soit tenté de suspendre. Pellegrin défend au contraire un Sextus rustique et pourtant actif, qui règle sa conduite sur ses affections du moment. Aucun consensus ne s’est formé.

Une seconde objection vise la parole sceptique elle-même. Dire que tout est insaisissable, n’est-ce pas affirmer quelque chose ? Sextus répond que ces formules s’emportent elles-mêmes, comme les purgatifs qui chassent les humeurs du corps et sont expulsés avec elles (PH I, 206), et il compare ailleurs l’argument sceptique à l’échelle que l’on repousse après s’en être servi pour monter (M VIII, 481). À la suite de Luca Castagnoli, Pellegrin soutient que Sextus peut se passer de cette concession, puisque ces phrases rapportent seulement une affection présente, celle du moment où le sceptique les prononce.

Popkin contre Pellegrin

En 1979, Richard Popkin tenait Sextus pour un écrivain hellénistique obscur et sans originalité, jugement qu’il a nuancé dans la dernière version de son histoire du scepticisme, en 2003. Le reproche a une base textuelle. Sextus aligne les dix modes d’Énésidème et les cinq d’Agrippa sans dire lesquels il préfère, ne distingue jamais ses arguments de ceux qu’il emprunte, et Pierre Pellegrin reconnaît que le partage entre les deux est largement insoluble. Il tire pourtant de ce même effacement la conclusion inverse. Sextus se tient au terme d’un mouvement de retour à Pyrrhon, pousse la suspension plus loin qu’Énésidème, qui supposait encore une nature des choses inaccessible, et la distinction entre l’exposé général et l’exposé spécial du scepticisme (PH I, 5-6), absente chez Diogène Laërce, pourrait bien être de lui.

Les livres contre les savants compliquent le tableau. Contre la grammaire ou la musique, Sextus conclut parfois que l’art n’existe pas, ce qui ressemble fort à une thèse. Richard Bett parle d’une double schizophrénie et l’explique par des sources pyrrhoniennes plus anciennes, proches d’Énésidème, que Sextus n’aurait pas entièrement ajustées à sa doctrine ; il fait la même analyse du Contre les éthiciens. Pellegrin lui oppose, à la suite de Françoise Desbordes, que Sextus parle autrement des arts parce qu’il parle d’autre chose, et que réfuter une discipline n’obéit pas aux règles de la suspension en philosophie. Rendant compte du volume de Lille où les deux thèses se répondent, Diego Machuca juge que la tension demeure.

L’ordre même des œuvres est disputé. Karel Janáček plaçait les Esquisses avant les livres contre les dogmatiques ; Bett, puis Pellegrin, y voient au contraire des notes de cours plus anciennes, que les Esquisses résumeraient en les corrigeant. Aucun indice extérieur ne permet de trancher, parce qu’aucune œuvre de Sextus n’est datée.

Ce texte au statut incertain a pesé lourd à l’époque moderne. En 1562, Henri Estienne publie à Genève la première traduction latine des Esquisses, avec sur la page de titre la devise Noli altum sapere, ne cherche pas à savoir trop haut, à laquelle Luciano Floridi a consacré une étude ; en 1569, à Paris, Gentian Hervet donne le Contre les savants et reprend la traduction d’Estienne, dans une édition dédiée au cardinal de Lorraine dont Alain Legros a montré qu’elle suggérait un usage apologétique du doute. Montaigne puise ses formules sceptiques dans la version d’Estienne pour l’Apologie de Raymond Sebond (Essais, II, 12).

Victor Brochard avait remarqué dès 1887 que la plupart des renvois de Sextus à ses propres écrits désignent des passages conservés. Deux séries font exception. Au livre VII, il renvoie à ses notes médicales (M VII, 202), sans doute les mêmes que les notes empiriques citées au premier livre du Contre les professeurs (M I, 61), et il mentionne ailleurs des écrits sur l’âme (M VI, 55 ; X, 284). Les notes médicales étaient les seules pages où l’on aurait pu voir un pyrrhonien qui se disait plus proche des méthodiques soigner des malades sous le nom d’empirique, et aucune copie n’en a été conservée.

Pour aller plus loin

Le scepticisme de Sextus se lit mieux à côté de celui de Pyrrhon d’Élis, qui n’a rien écrit, et de l’Académie d’Arcésilas et de Carnéade, contre laquelle il se définit. Sa redécouverte à la Renaissance précède le doute méthodique de Descartes, que Hume, dans le même chapitre de l’Enquête, range parmi les scepticismes antérieurs à toute recherche.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Sextus Empiricus, *Esquisses pyrrhoniennes* (*Pyrrhôneioi hypotypôseis*), I, 1-30 (I, 4 : le compte rendu « en chroniqueur » ; I, 7 : les noms du sceptique ; I, 8 : définition ; I, 13 : les deux sens de *dogma* ; I, 19-24 : le miel accordé et les quatre observances ; I, 28-29 : Apelle et l’ombre), I, 35-186 (modes ; I, 55 ; I, 101 ; I, 118 ; I, 164-177), I, 206 (les purgatifs), I, 236-241 (médecine empirique et méthodique), II, 238 et III, 120 ; trad. Pierre Pellegrin, Paris, 1997, « Points Essais » Seuil
  2. Sextus Empiricus, *Contre les professeurs* (*Adversus mathematicos* I-VI), I, 61 (notes empiriques), I, 260 (Sextus médecin), VI, 55 (écrits sur l’âme) ; trad. Catherine Dalimier, Daniel Delattre, Joëlle Delattre et Bernard Pérez, sous la dir. de Pierre Pellegrin, Paris, 2002, « Points Essais » 489 Seuil
  3. Sextus Empiricus, *Contre les logiciens* (*Adversus mathematicos* VII-VIII), VII, 202 (notes médicales), VII, 345 (les dix modes attribués à Énésidème), VIII, 481 (l’échelle) ; trad. angl. Richard Bett, *Against the Logicians*, Cambridge, 2005 Cambridge University Press
Voir les 43 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Sextus Empiricus, *Contre les physiciens* (*Adversus mathematicos* IX-X), X, 284 (écrits sur l’âme) ; trad. angl. Richard Bett, *Against the Physicists*, Cambridge, 2012 Cambridge University Press
  2. Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, IX, 88 (Agrippa et les cinq modes), IX, 107 (l’ombre et le corps chez Timon et Énésidème), IX, 116 (Hérodote de Tarse, Sextus, Saturnin Kythénas) ; trad. sous la dir. de Marie-Odile Goulet-Cazé, Paris, 1999 Le Livre de Poche
  3. Pseudo-Galien, *Introductio seu medicus*, dans *Claudii Galeni Opera omnia*, éd. Karl Gottlob Kühn, XIV, 683 Ménodote et un Sextus parmi les défenseurs de l’école empirique
  4. Galien, *De differentiis pulsuum*, dans *Claudii Galeni Opera omnia*, éd. Karl Gottlob Kühn, VIII, 711 les sceptiques « plus rustiques »
  5. *Souda*, notice Σ 235 (Adler) fusion de Sextus de Chéronée et d’un disciple de Pyrrhon
  6. Aristote, *Seconds Analytiques*, I, 3, 72b5-21, pagination Bekker la régression, le cercle et les principes indémontrables
  7. David Hume, *An Enquiry concerning Human Understanding*, section XII, partie 2, § 21 et 23 l’action contre le pyrrhonisme
  8. Sextus Empiricus, *Sexti Philosophi Pyrrhoniarum hypotyposeon libri III*, trad. latine Henri Estienne, [Genève], 1562, 288 p., devise *Noli altum sapere* au titre Eton College Library, Fb.8,13
  9. Sextus Empiricus, *Adversus mathematicos*, trad. latine Gentian Hervet, Paris, Martin Le Jeune, 1569, dédicace au cardinal de Lorraine, avec la traduction des *Esquisses* par Estienne
  10. Michel de Montaigne, *Essais*, II, 12, « Apologie de Raymond Sebond »

Bibliographie

  1. Pierre Pellegrin, « Sextus Empiricus », dans Richard Bett (dir.), *The Cambridge Companion to Ancient Scepticism*, Cambridge, 2010, chap. 6, p. 120 et suiv. Cambridge University Press
  2. Pierre Pellegrin, « De l’unité du scepticisme sextien », dans Joëlle Delattre (dir.), *Sur le Contre les professeurs de Sextus Empiricus*, Villeneuve-d’Ascq, 2006, p. 35-45 Université Charles-de-Gaulle-Lille 3
  3. Richard Bett, « La double “schizophrénie” de M. I-VI et ses origines historiques », dans Joëlle Delattre (dir.), *Sur le Contre les professeurs de Sextus Empiricus*, Villeneuve-d’Ascq, 2006, p. 17-34 Université Charles-de-Gaulle-Lille 3
  4. Richard Bett, *Sextus Empiricus : Against the Ethicists*, Oxford, 1997, appendice C Clarendon Press
  5. Françoise Desbordes, « Le scepticisme et les “arts libéraux” : une étude de Sextus Empiricus, *Adversus Mathematicos* I-VI », dans André-Jean Voelke (dir.), *Le Scepticisme antique. Perspectives historiques et systématiques*, Genève, 1990, p. 167-179 Cahiers de la Revue de théologie et de philosophie 15
  6. Jacques Brunschwig, « La formule *hoson epi tôi logôi* chez Sextus Empiricus », dans André-Jean Voelke (dir.), *Le Scepticisme antique*, Genève, 1990, p. 107-121 Cahiers de la Revue de théologie et de philosophie 15
  7. Karel Janáček, « Die Hauptschrift des Sextus Empiricus als Torso erhalten ? », *Philologus* 107, 1963, p. 271-277 Philologus
  8. Richard H. Popkin, *The History of Scepticism from Erasmus to Spinoza*, Berkeley, 1979, p. 19 ; version revue, *The History of Scepticism from Savonarola to Bayle*, New York, 2003, p. 18 University of California Press ; Oxford University Press
  9. Michael Frede, « Des Skeptikers Meinungen », *Neue Hefte für Philosophie* 15/16, 1979, p. 102-129 ; trad. angl. « The Sceptic’s Beliefs », dans Burnyeat et Frede (dir.), 1997, p. 1-24 Vandenhoeck & Ruprecht ; Hackett
  10. Myles Burnyeat, « Can the Sceptic Live His Scepticism ? », dans Malcolm Schofield, Myles Burnyeat et Jonathan Barnes (dir.), *Doubt and Dogmatism*, Oxford, 1980, p. 20-53 Clarendon Press
  11. Jonathan Barnes, « The Beliefs of a Pyrrhonist », *Proceedings of the Cambridge Philological Society* 28, 1982, p. 1-29 Cambridge Philological Society
  12. Myles Burnyeat et Michael Frede (dir.), *The Original Sceptics : A Controversy*, Indianapolis, 1997 Hackett
  13. Julia Annas et Jonathan Barnes, *Sextus Empiricus : Outlines of Scepticism*, 2ᵉ éd., Cambridge, 2000, introduction de Jonathan Barnes, p. xii Cambridge University Press
  14. Julia Annas et Jonathan Barnes, *The Modes of Scepticism : Ancient Texts and Modern Interpretations*, Cambridge, 1985 Cambridge University Press
  15. Jonathan Barnes, *The Toils of Scepticism*, Cambridge, 1990 Cambridge University Press
  16. Benjamin Morison, « The Logical Structure of the Sceptic’s Opposition », *Oxford Studies in Ancient Philosophy* 40, 2011, p. 265-295 Oxford University Press
  17. Gisela Striker, « *Ataraxia* : Happiness as Tranquillity », *The Monist* 73, 1990, p. 97-110 Oxford University Press
  18. Luca Castagnoli, « Self-Bracketing Pyrrhonism », *Oxford Studies in Ancient Philosophy* 18, 2000, p. 263-328 Oxford University Press
  19. David K. House, « The Life of Sextus Empiricus », *The Classical Quarterly* 30 (1), 1980, p. 227-238 Cambridge University Press
  20. James Allen, « Pyrrhonism and Medicine », dans Richard Bett (dir.), *The Cambridge Companion to Ancient Scepticism*, Cambridge, 2010, p. 232-248 Cambridge University Press
  21. Karl Deichgräber, *Die griechische Empirikerschule. Sammlung der Fragmente und Darstellung der Lehre*, 2ᵉ éd., Berlin et Zurich, 1965, p. 40-41 Weidmann
  22. Victor Brochard, *Les Sceptiques grecs*, Paris, 1887, p. 319-320 ; rééd. Paris, 2002 Imprimerie nationale ; Le Livre de Poche
  23. Luciano Floridi, « The Grafted Branches of the Sceptical Tree : *Noli Altum Sapere* and Henri Estienne’s Latin Edition of *Sexti Empirici Pyrrhoniarum Hypotyposeon Libri III* », *Nouvelles de la République des Lettres* 11, 1992, p. 127-166 Nouvelles de la République des Lettres
  24. Alain Legros, « La dédicace de l’*Adversus Mathematicos* au cardinal de Lorraine, ou du bon usage de Sextus Empiricus selon Gentian Hervet et Montaigne », *Bulletin de la Société des amis de Montaigne* 15-16, 1999, p. 51-72 Société des amis de Montaigne

Sources en ligne

  1. « Sextus Empiricus », Benjamin Morison, 2014, révision du 12 mars 2026 Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/sextus-empiricus/
  2. « Sur le Contre les professeurs de Sextus Empiricus », compte rendu de Diego E. Machuca, BMCR 2009,07,06 Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/2009/2009.07.06/
  3. « Menodoto di Nicomedia. Contributo a una storia galeniana della medicina empirica », compte rendu de Guillaume Dye, BMCR 2004,12,20 Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/2004/2004.12.20/
  4. « Section XII. Of the Academical or Sceptical Philosophy » Hume Texts Onlinehttps://davidhume.org/texts/e/12
  5. « Sextus », notice sigma 235 Suda On Line, University of Kentuckyhttps://cs.uky.edu/%7Eraphael/sol/sol-entries/sigma/235
  6. « Sexti Philosophi Pyrrhoniarum hypotyposeon libri III » Eton College Collections, catalogue de la bibliothèquehttps://catalogue.etoncollege.com/B27859
  7. « The Sceptic » GEMS, Università degli Studi di Veronahttps://clare.dlls.univr.it/gestionale/document/view-gems?id=62
  8. « Hypotyposes pyrrhoniennes » data.bnf.fr, Bibliothèque nationale de Francehttps://data.bnf.fr/12151927/sextus_empiricus_hypotyposes_pyrrhoniennes/fr.pdf
  9. « Trente ans de recherche sur Montaigne, ses écrits et son temps », Alain Legros HALhttps://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-04511284v2/file/30%20ans%20Montaigne%202024-04-16%20.pdf
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