Avril 1913. Husserl ouvre le premier volume de l’annuaire qu’il vient de fonder avec un livre de méthode, les Idées directrices pour une phénoménologie (Ideen zu einer reinen Phänomenologie). À Göttingen, le cercle formé autour de lui depuis dix ans le lit sans y reconnaître ce qu’il croyait avoir appris. Adolf Reinach, Edith Stein, Roman Ingarden avaient entendu dans la formule du maître une invitation à quitter les théories pour les objets. Le livre les renvoie à la conscience, et parle d’idéalisme transcendantal.
Une phrase à l’indicatif, un slogan à l’impératif
Le texte se trouve dans le second tome des Recherches logiques (Logische Untersuchungen), paru chez Max Niemeyer à Halle en 1901, introduction, paragraphe 2, page 7 de l’édition originale, page 10 du volume XIX/1 des Husserliana. Husserl y écrit qu’on ne peut absolument pas se satisfaire de simples mots, que des significations animées par des intuitions lointaines et confuses, quand il y en a, ne suffisent pas, et qu’il faut donc en revenir aux « choses mêmes ». Deux précisions changent sa portée. Elle est descriptive, et vient d’une introduction méthodologique, pas d’un manifeste. Elle met déjà l’expression entre guillemets, comme une formule empruntée dont il reste à fixer le sens.
Le sens, justement. L’allemand oppose Ding, la chose matérielle, et Sache, l’affaire dont on parle, ce sur quoi porte un mot ou un litige. Les traducteurs anglais d'Être et temps (Sein und Zeit) ont dû s’en expliquer dans leur avertissement, faute de disposer de deux mots en face des deux. Revenir aux Sachen selbst, c’est revenir à ce dont les mots parlent, tel que cela se donne, ce qui peut être une couleur, une durée, un nombre ou un théorème. En 1911, dans un article-programme paru dans la revue Logos, Husserl formule la même exigence autrement : l’impulsion de la recherche doit venir des choses et des problèmes, pas des philosophies. Il vise l’érudition qui commente des systèmes au lieu de travailler.
Heidegger reprend la formule au paragraphe 7 d'Être et temps, en 1927, sous la forme d’une maxime à l’impératif, point d’exclamation compris. La phrase gagne en autorité et perd son sujet. C’est ainsi qu’elle entre dans les manuels.
Ce que la logique doit à la psychologie, et ce qu’elle ne lui doit pas
Un an plus tôt paraissent les Prolégomènes à la logique pure (Prolegomena zur reinen Logik), premier tome du même ouvrage. Le livre est une réfutation, et la thèse réfutée mérite d’être donnée dans sa version forte. Elle tient en trois pas. Juger, inférer, démontrer sont des opérations mentales. Les lois de la logique décrivent la manière correcte d’accomplir ces opérations. Donc la logique est un chapitre de la psychologie, et ses lois se vérifient par l’observation des esprits qui pensent. Un des adversaires que Husserl nomme est Benno Erdmann, dont la Logik paraît à Halle en 1892.
La réponse compte autant d’étapes. Les lois psychologiques sont empiriques, donc approximatives et révisables, tandis que le principe de non-contradiction n’est ni l’un ni l’autre. L’acte de penser commence et finit, alors que ce qui est pensé ne dure pas : quand un lecteur pense le théorème de Pythagore et qu’un autre le pense, il faut que ce soit le même théorème, sans quoi ils ne parlent pas de la même chose. Si le contenu se réduisait à l’acte, aucun contenu ne pourrait se répéter d’un esprit à l’autre, et la communication scientifique deviendrait impossible, y compris celle du psychologisme lui-même. La thèse se détruit en s’énonçant.
Reste une question d’histoire que la recherche n’a pas tranchée. En 1894, Gottlob Frege publie dans la Zeitschrift für Philosophie und philosophische Kritik une recension sévère de la Philosophie der Arithmetik, parue trois ans plus tôt, et accuse son auteur de psychologisme. Dagfinn Føllesdal soutient en 1958 que cette recension a provoqué le retournement. J. N. Mohanty le conteste à partir de 1974, suivi par Claire Ortiz Hill et Guillermo Rosado Haddock, en montrant que les changements lui sont antérieurs ; Husserl écrivait d’ailleurs à Marvin Farber que les influences extérieures n’avaient aucune importance et que sa route était déjà tracée. Mohanty rappelle toutefois une remarque où Husserl reconnaît l’effet de la critique. Le dossier reste ouvert.
La table de Husserl, et le divers ininterrompu de ses esquisses
Prenez une table. Faites-en le tour. Vous n’en voyez jamais qu’une face, sous un angle, dans une lumière, et pourtant vous ne dites pas que vous voyez une suite de faces : vous dites que vous voyez la table. Husserl décrit exactement cette situation au paragraphe 41 des Ideen I. Dans la traduction de Paul Ricœur, parue chez Gallimard en 1950 : « Seule la table est la même : je prends conscience de son identité dans la conscience synthétique qui rattache la nouvelle perception au souvenir. » Et plus loin : « La même couleur apparaît dans un divers ininterrompu d’esquisses de couleur. »
Esquisse traduit Abschattung, littéralement l’ombre portée, le profil. Cette donation par profils n’est pas un défaut de nos organes. Au paragraphe suivant, Husserl précise qu’une perception externe adéquate resterait impossible même pour un entendement infini, parce qu’un objet spatial se donne par principe sous des aspects. Ce qui est visé excède toujours ce qui est donné, et cet écart fait la structure de toute perception d’un objet extérieur.
D’où la formule que Husserl appelle au paragraphe 24 le principe de tous les principes : toute intuition donatrice originaire est une source de droit pour la connaissance, ce qui s’y donne doit être reçu tel qu’il se donne, mais aussi dans les seules limites où il se donne. La seconde moitié de la phrase fait le travail. Elle interdit d’ajouter au donné ce qu’il ne contient pas, à commencer par la théorie qui l’expliquerait. Contre l’idée que percevoir reviendrait à consulter des images internes ressemblant aux objets, Husserl objecte ailleurs que le moi n’est pas un petit homme dans une boîte qui regarderait des tableaux et sortirait parfois les comparer au dehors : il faudrait une image de l’image, et ainsi sans fin.
Mettre le monde entre parenthèses sans le perdre
Le mot épochè vient du scepticisme grec, où Sextus Empiricus le donne pour la suspension de l’assentiment. Husserl le reprend vers 1906 et le formule dans les Ideen I, pour une opération qui diffère. Il ne s’agit ni de douter du monde, ni de le nier, ni de s’en détourner. Ce qui est mis hors circuit est la thèse générale de l’attitude naturelle, la validité tacite que nous accordons à l’existence du monde tant que nous vivons dedans. Dans une leçon de 1931, Husserl écrit que l’épochè n’exclut qu’une naïveté, et ailleurs que le monde n’est pas perdu, qu’il devient accessible comme corrélat. La réduction prolonge le geste : elle reconduit, re-ducere, vers la corrélation entre la subjectivité et ce qui se donne à elle.
C’est là que Göttingen décroche. Dans un cours de 1923-1924, Husserl écrit sans détour que la réduction bien comprise trace la route de l’idéalisme transcendantal, et que la phénoménologie est la première forme rigoureusement scientifique de cet idéalisme. Ce que cet idéalisme affirme au juste divise encore les commentateurs, entre ceux qui n’y lisent qu’une thèse sur l’irréductibilité des significations idéales et ceux qui y voient une position sur l’être même du monde. Husserl crédite Descartes d’avoir inauguré le tournant vers la première personne, tout en écartant presque tout le contenu doctrinal de sa philosophie.
Ce que la réflexion fait au vécu qu’elle observe
L’objection la plus dure vient d’un néokantien de Marbourg. Dans l'Allgemeine Psychologie nach kritischer Methode, publiée à Tübingen en 1912, Paul Natorp soutient que la réflexion objective ce qu’elle saisit. Le vécu réfléchi n’est plus le vécu vivant, c’est une image dérivée, et la subjectivité fonctionnante échappe par principe au regard qui la cherche. Si Natorp a raison, le programme descriptif s’effondre à sa racine. Natorp revient à la charge dans un compte rendu des Ideen I donné à Logos en 1917-1918.
La réponse passe par l’analyse du temps. Dans les leçons sur la conscience intime du temps, Husserl soutient que le flux des vécus s’apparaît à lui-même sans exiger un second flux, donc qu’il existe une conscience de soi antérieure à tout acte de réflexion. Dan Zahavi a reconstruit ce débat en 2003 et montré que la difficulté a travaillé aussi le jeune Heidegger. Elle n’est pas close.
D’autres objections viennent de l’intérieur du mouvement. Merleau-Ponty écrit dans l’avant-propos de la Phénoménologie de la perception, en 1945, que le plus grand enseignement de la réduction est l’impossibilité d’une réduction complète. Derrida, au chapitre IV de La voix et le phénomène en 1967, soutient que le principe de tous les principes consacre un intuitionnisme et reconduit une métaphysique de la présence. Michel Henry reproche en 1990 à Husserl d’avoir étouffé l’impression sous la structure du temps. Reste enfin l’objection que formulerait n’importe quel lecteur, et qui se pose ici comme question ouverte : une description en première personne peut-elle être contrôlée par un autre que celui qui la fait ?
Quarante mille pages en sténographie
Husserl a peu publié. À sa mort, le 27 avril 1938 à Fribourg, il laisse environ 40 000 pages de manuscrits, écrits pour la plupart dans une sténographie vieillie, le système Gabelsberger, et 10 000 pages de transcriptions dactylographiées par ses assistants ; les archives de Louvain, qui les conservent, donnent ces chiffres. Ses origines juives mettaient ces papiers en danger dans l’Allemagne de 1938. Le franciscain Herman Leo Van Breda, alors doctorant à Louvain, organise le sauvetage. Les Archives Husserl sont fondées le 27 octobre 1938 avec le soutien de la fondation Francqui, et le fils du philosophe signe le contrat d’édition le jour de Noël.
La conséquence pèse sur la lecture. Le premier visiteur étranger des archives, au printemps 1939, est Merleau-Ponty, qui y consulte la troisième partie inédite de La Crise des sciences européennes (Krisis), les tapuscrits des Ideen II et d'Expérience et jugement. La phénoménologie française s’est donc construite sur des textes que personne ne pouvait vérifier en librairie. Les Ideen II ne paraissent qu’en 1952. L’édition critique, commencée en 1950 par les Méditations cartésiennes, comptait quarante-quatre volumes en 2025, davantage si l’on compte les séries annexes, et Zahavi note que les inédits ont obligé à réviser des interprétations dominantes.
Une querelle le montre. En 1969, dans un article de sept pages du Journal of Philosophy, Dagfinn Føllesdal propose de lire le noème, ce corrélat de l’acte de conscience, sur le modèle du sens frégéen : une entité idéale par laquelle la conscience vise son objet. David Woodruff Smith et Ronald McIntyre développent cette lecture en 1982. John J. Drummond la refuse en 1990, le noème étant selon lui l’objet même considéré en tant qu’il est visé, non un intermédiaire entre l’esprit et lui. Les deux camps citent les mêmes paragraphes de la troisième section des Ideen I. Ce qui les départagerait n’est pas un argument de plus, mais un passage où Husserl dirait si le noème est ce vers quoi la conscience se dirige ou ce par quoi elle s’y dirige. Depuis 1950, les Husserliana ont apporté beaucoup d’autres passages. Pas celui-là.
Pour aller plus loin
Ce dossier touche au cogito de Descartes, dont Husserl fait le modèle du tournant vers la première personne et une doctrine à écarter presque entièrement. Il croise l’épochè des sceptiques grecs, à qui le mot est emprunté et dont l’opération diffère. Il conduit à l’existentialisme français, qui a lu Husserl sur des manuscrits avant de le lire sur des livres.
On répète que la philosophie d’Edmund Husserl tient dans un mot d’ordre : revenir aux choses mêmes. On l’entend comme un appel à laisser tomber les théories pour regarder le monde réel. Husserl a bien écrit cette formule, dans un livre de logique publié en Allemagne en 1901. Elle ne dit pas cela.
La phrase, telle qu’elle est écrite
La phrase se trouve dans l’introduction, page sept, d’un gros ouvrage sur la logique. Elle n’a pas de point d’exclamation. Husserl y écrit simplement que nous voulons en revenir aux choses mêmes, et il met déjà l’expression entre guillemets.
Deux lignes plus haut, il dit contre quoi il écrit. Contre les mots dont on se contente. Contre les significations qu’aucune expérience ne vient remplir. Le reproche vise une philosophie qui manie des termes sans jamais aller voir ce qu’ils désignent.
Le mot allemand employé ici a une particularité que le français perd. Il ne désigne pas l’objet matériel, mais l’affaire dont on parle, le sujet en discussion. Revenir aux choses, c’est donc aller vers ce que les mots visent, dans la manière dont cela se présente à nous. Une couleur convient. Une durée aussi.
Un quart de siècle plus tard, Martin Heidegger reprend la formule et lui ajoute un point d’exclamation. Elle devient une devise. C’est sous cette forme qu’elle a circulé partout.
Ce que fait quelqu’un qui tourne autour d’une table
Husserl donne lui-même l’exemple qui rend son idée manipulable. Regardez une table, puis déplacez-vous autour d’elle. À chaque instant, une seule de ses faces vous est visible, prise sous un certain angle et dans une certaine lumière. Vous ne dites pourtant pas que vous voyez une succession de faces. Ce que vous voyez, dites-vous, c’est la table.
Il appelle esquisses ces aspects successifs par lesquels une chose se montre. La table se donne toujours par esquisses, et jamais d’un seul coup. Ce manque n’est pas une faiblesse de nos yeux. Husserl affirme qu’un entendement infini n’y échapperait pas non plus, parce qu’un objet dans l’espace ne peut se présenter que sous un aspect à la fois.
De là vient sa règle principale. Ce qui se montre doit être reçu tel qu’il se montre, et seulement dans les limites où il se montre. La seconde moitié est la plus exigeante. Elle interdit d’ajouter à ce qu’on voit l’explication qui rendrait compte de ce qu’on voit.
Une consigne qui a divisé ses propres élèves
Pour décrire ainsi, Husserl demande un geste préalable. Il faut mettre entre parenthèses la conviction tranquille que le monde existe, non pour en douter, mais pour pouvoir examiner comment il se donne à nous. Il précise plus tard que cette suspension n’écarte qu’une naïveté et ne fait perdre aucun monde.
Ses élèves de Göttingen ne l’ont pas suivi. Ils avaient compris sa formule comme une invitation à se tourner vers les objets. Le livre de méthode qu’il publie en 1913 les renvoie à la conscience et parle d’idéalisme. Plusieurs y ont vu une trahison.
L’objection la plus dure est venue d’ailleurs. Un philosophe de Marbourg, Paul Natorp, a soutenu que la réflexion transforme ce qu’elle observe. Regarder son propre vécu, ce serait déjà le figer et en obtenir une image dérivée. Si cela est vrai, tout le programme s’effondre à sa racine. Husserl a répondu par une analyse du temps, en affirmant que la vie de la conscience se manifeste à elle-même sans qu’un second regard soit nécessaire. Les spécialistes ne considèrent pas la question comme réglée.
Ce qu’il a laissé et que personne n’avait lu
Husserl a peu publié. Il meurt en 1938. Il laisse derrière lui environ quarante mille pages de manuscrits, écrites dans une écriture abrégée passée de mode. Ses origines juives mettaient ces papiers en danger. Un jeune franciscain, alors étudiant à Louvain, a organisé leur sauvetage vers la Belgique, où ils sont toujours conservés.
Une conséquence a pesé sur toute la lecture qui a suivi. Ceux qui ont fait connaître Husserl en France ont travaillé sur des textes que personne ne pouvait acheter en librairie. Certains ne sont parus que des années après.
Sur un point au moins, les volumes publiés depuis n’ont rien réglé. Deux camps de commentateurs lisent la même section du livre de méthode et en tirent des thèses contraires sur ce que la conscience atteint quand elle vise quelque chose. Le passage qui les départagerait n’a pas été retrouvé.
Les pages sauvées sont toujours à Louvain, et il faut encore les transcrire avant de pouvoir les lire.
La version complète donne la phrase allemande exacte avec sa page, l’argument par lequel Husserl démonte la logique de son temps, et le contenu de la querelle sur le mot que la traduction française rend par « chose ».
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Edmund Husserl, *Logische Untersuchungen*, Zweiter Theil, *Untersuchungen zur Phänomenologie und Theorie der Erkenntnis*, Halle a. S., Max Niemeyer, 1901, Einleitung, § 2, p. 7 ; *Husserliana* XIX/1, p. 10 « Wir wollen auf die « Sachen selbst » zurückgehen », et le refus des « bloße Worte »
- Edmund Husserl, *Logische Untersuchungen*, Erster Theil, *Prolegomena zur reinen Logik*, Halle a. S., Max Niemeyer, 1900 ; *Husserliana* XVIII, p. 64, 80, 89 et 181 distinction des lois idéales et des lois réelles, réfutation du psychologisme comme relativisme
- Edmund Husserl, *Recherches logiques*, t. I, *Prolégomènes à la logique pure*, traduit de l’allemand par Hubert Élie, Arion L. Kelkel et René Schérer, Paris, PUF, « Épiméthée », 1961 édition française de référence des *Prolegomena*
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Sources primaires (suite)
- Edmund Husserl, *Philosophie der Arithmetik*, Halle, Pfeffer, 1891 ; *Husserliana* XII ouvrage visé par la recension de Frege
- Edmund Husserl, « Philosophie als strenge Wissenschaft », *Logos*, I, 1911, p. 289-341, ici p. 340 ; repris dans *Husserliana* XXV « Nicht von den Philosophien, sondern von den Sachen und Problemen muß der Antrieb zur Forschung ausgehen »
- Edmund Husserl, *La Philosophie comme science rigoureuse*, traduit de l’allemand par Marc B. de Launay, Paris, PUF, « Épiméthée », 1989 traduction de référence, qui succède à celle de Quentin Lauer, 1954
- Edmund Husserl, *Ideen zu einer reinen Phänomenologie und phänomenologischen Philosophie*, Erstes Buch, 1913, § 24, le principe de tous les principes ; *Husserliana* III/1, p. 51
- Edmund Husserl, *Ideen* I, § 41 et § 42 ; *Husserliana* III/1, p. 74-75 donation par esquisses (*Abschattungen*), inadéquation de principe de la perception externe
- Edmund Husserl, *Ideen* I, §§ 30-32 ; *Husserliana* III/1, p. 61 pour le § 30 thèse générale de l’attitude naturelle et mise entre parenthèses
- Edmund Husserl, *Idées directrices pour une phénoménologie*, traduit de l’allemand par Paul Ricœur, Paris, Gallimard, 1950, p. 131-133 passages cités du § 41 sur la table et sur les esquisses de couleur
- Edmund Husserl, leçon de 1931, *Husserliana* XXVII, p. 173 et 178 ; *Husserliana* XV, p. 366 ce que l’épochè exclut, et le monde qui n’est pas perdu
- Edmund Husserl, *Cartesianische Meditationen*, *Husserliana* I, p. 21, 43 et 46 la réduction comme reconduction, Descartes crédité du tournant et écarté sur le contenu
- Edmund Husserl, *Erste Philosophie*, cours de 1923-1924, *Husserliana* VIII, p. 181 la phénoménologie comme première forme scientifique de l’idéalisme transcendantal
- Edmund Husserl, *Zur Phänomenologie des inneren Zeitbewusstseins*, *Husserliana* X, p. 83 l’auto-apparition du flux sans second flux
- Edmund Husserl, *Husserliana* XXXVI, p. 106 le moi n’est pas un petit homme dans une boîte qui regarderait des images
- Gottlob Frege, « Rezension von : E. Husserl, *Philosophie der Arithmetik* I », *Zeitschrift für Philosophie und philosophische Kritik*, 103, 1894, p. 313-332
- Paul Natorp, *Allgemeine Psychologie nach kritischer Methode*, Erstes Buch : *Objekt und Methode der Psychologie*, Tübingen, Mohr Siebeck, 1912, p. 40 sq. la réflexion comme prisme déformant ; et « Husserls *Ideen zu einer reinen Phänomenologie* », *Logos*, VII, 1917-1918, p. 224-246
- Martin Heidegger, *Being and Time*, traduit de l’allemand par John Macquarrie et Edward Robinson, New York, Harper and Row, 1962, avertissement des traducteurs *Ding* rendu par « Thing », *Sache* par « thing », faute d’équivalent unique
- Martin Heidegger, *Sein und Zeit*, Halle, Niemeyer, 1927, § 7, « Die phänomenologische Methode der Untersuchung » la maxime « Zu den Sachen selbst ! » ; trad. fr. Emmanuel Martineau, *Être et temps*, Paris, Authentica, 1985, hors commerce
- Maurice Merleau-Ponty, *Phénoménologie de la perception*, Paris, Gallimard, 1945, avant-propos, p. VIII « Le plus grand enseignement de la réduction est l’impossibilité d’une réduction complète »
- Jacques Derrida, *La voix et le phénomène*, Paris, PUF, 1967, chapitre IV, p. 59 sq. le principe des principes et la métaphysique de la présence
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Sources en ligne
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- « History and Aims – Husserl Archives Leuven » KU Leuvenhttps://hiw.kuleuven.be/hua/about/historyandaims
- « Husserl Archives · digitalHusserl » KU Leuvenhttps://hiw.kuleuven.be/digitalhusserl/husserlarchives
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- « How to investigate subjectivity : Natorp and Heidegger on reflection » *Continental Philosophy Review*, Springerhttps://link.springer.com/article/10.1023/A:1026046404456
- « La perception chez Husserl » académie de Versailleshttps://philosophie.ac-versailles.fr/IMG/pdf/la_perception_chez_husserl.pdf
- « Recherches logiques. Tome 1 : Prolégomènes à la logique pure » PUFhttps://www.puf.com/recherches-logiques-tome-1-prolegomenes-la-logique-pure
- « Le sol et la clé de voûte de la phénoménologie » *Les Études philosophiques*, Cairnhttps://shs.cairn.info/revue-les-etudes-philosophiques-2017-3-page-331
- « Husserl, La philosophie comme science rigoureuse, PUF, Paris 1989 » *Revue d’histoire et de philosophie religieuses*, Perséehttps://www.persee.fr/doc/rhpr_0035-2403_1990_num_70_4_5103_t1_0473_0000_2
- « Husserl’s Notion of Noema » *The Journal of Philosophy*, Philosophy Documentation Centerhttps://www.pdcnet.org/jphil/content/jphil_1969_0066_0020_0680_0687
- « Frege and Husserl : Another look at the issue of influence » *Husserl Studies*, Springerhttps://link.springer.com/article/10.1007/BF00430969
- « En guise de conclusion : vers un acte de retour », *Dieu, la chair et l’autre* Cairnhttps://shs.cairn.info/dieu-la-chair-et-l-autre--9782130561231-page-471



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