Avant l’impression des Meditationes, Mersenne fait circuler le manuscrit pour récolter des objections. Un philosophe anglais renvoie la sienne sur la seconde méditation. Il accorde le premier pas et refuse le second. De « je suis pensant » on ne tire pas « je suis une pensée », écrit-il, sinon de « je suis promenant » on tirerait « je suis une promenade ». Descartes imprimera l’objection, et sa réponse à la suite, dans son propre livre.
Pourquoi Descartes commence par tout démolir
Descartes ne doute pas pour le plaisir de douter. Il cherche un point de départ dont la solidité ne dépende d’aucune autorité, et il le cherche contre deux adversaires à la fois. D’un côté l’enseignement des écoles, où l’on raisonne à partir d’opinions probables et de textes reçus. De l’autre les sceptiques anciens, dont les arguments circulent en Europe depuis les traductions de Sextus Empiricus au XVIᵉ siècle, et que la quatrième partie du Discours de la méthode nomme expressément. La manœuvre consiste à douter plus fort qu’eux. Les sens trompent quelquefois, donc ils sont tous écartés. Des géomètres commettent des paralogismes sur des figures simples, donc les démonstrations passent aussi par-dessus bord. Aux Méditations s’ajoute en 1641 une hypothèse plus lourde, celle d’un trompeur très puissant qui emploierait toute son industrie à abuser sa victime.
Cette hypothèse fournit l’épreuve, et elle se refait en trente secondes. Admettez que le trompeur vous abuse sur votre corps, sur le ciel et sur les figures de la géométrie. Il lui faut quelqu’un à tromper. Aussi longtemps que la tromperie dure, celui qui la subit est. La seconde méditation le dit sans détour, il n’y a point de doute que je suis s’il me trompe. La pensée, cogitatio, couvre d’ailleurs chez Descartes tout ce dont on a conscience immédiatement, et vouloir ou craindre en font partie, comme il le rappelle en répondant à Hobbes. Rendre ce mot par « pensée » plutôt que par « conscience » a un avantage pratique, la crainte et la volonté restent visiblement dedans.
Le « donc » que ses objecteurs ne laissent pas passer
Les objecteurs de 1641 ont attaqué le mot le plus court de la phrase.
Trois ouvrages portent l’argument, et aucun ne le formule comme le précédent. Le Discours de la méthode paraît à Leyde le 8 juin 1637, sans nom d’auteur, chez l’imprimeur Jan Maire, et le texte philosophique y occupe soixante-dix-huit pages avant les quatre cent treize pages de Dioptrique, de Météores et de Géométrie qu’il sert à introduire. Dans la quatrième partie, la formule française apparaît avec son « donc ». Les Meditationes de prima philosophia, en latin, quatre ans plus tard, écrivent autre chose au fil de la seconde méditation, ego sum, ego existo, cette proposition étant nécessairement vraie toutes les fois qu’elle est prononcée ou conçue. Cette fois, le « donc » a disparu. Les Principia philosophiae de 1644 reviennent à la forme raisonnée, ego cogito, ergo sum. Un lecteur de 1641 voit la difficulté tout de suite. Si ce « donc » est celui d’un syllogisme, il faut connaître d’abord la majeure, tout ce qui pense existe, et une majeure est une proposition générale que le trompeur très puissant peut corrompre comme n’importe quelle autre. L’exercice serait ruiné au moment même où il aboutit. Les Secondes Objections, rassemblées par Mersenne, posent le problème, et Descartes répond au tome VII d’Adam et Tannery, page 140. Celui qui dit ego cogito, ergo sum, sive existo ne déduit pas son existence de sa pensée par un syllogisme, écrit-il. Il la reconnaît par une simple intuition de l’esprit, simplici mentis intuitu, comme une chose connue par soi. S’il procédait par syllogisme, il devrait connaître la majeure avant la conclusion, alors qu’il l’apprend au contraire de ce qu’il éprouve en lui-même, à savoir que penser suppose déjà d’exister.
Le commentaire ne s’est jamais accordé sur ce que vaut cette réponse. Jaakko Hintikka soutient en 1962, dans The Philosophical Review, que la phrase se vérifie par l’acte de la prononcer, sa fausseté devenant impossible au moment où elle est pensée. Edwin Curley observe en 1978 que Descartes brouille lui-même la frontière, appelant tour à tour sa formule une vérité, un premier principe, une proposition et une conclusion. Anthony Kenny avait déjà remarqué en 1968 qu’il n’y a nulle contradiction à saisir d’un coup une proposition qui possède une structure d’inférence. La Stanford Encyclopedia of Philosophy présente aujourd’hui encore cette alternative comme le principal débat ouvert sur le cogito, et aucun élément textuel n’a permis de trancher.
Une promenade, une pensée, et la réponse de 1641
L’objection de Hobbes tombe un mot plus loin. Hobbes accorde que de « je pense » suit « je suis », puisque ce qui pense n’est pas un rien, et il refuse le glissement vers « c’est-à-dire un esprit, une âme, un entendement, une raison ». De « je suis pensant » à « je suis une pensée », le raisonnement lui paraît mal conduit, exactement comme il le serait de « je suis promenant » à « je suis une promenade ». Tous les philosophes, ajoute-t-il, distinguent le sujet de ses actes, et rien n’interdit que ce sujet soit corporel. Il retourne même contre Descartes le morceau de cire de la seconde méditation, dont la couleur et la figure changent sans que change la matière qui les porte.
Descartes répond sur le vocabulaire, puis fait une concession que les manuels citent rarement. Il n’y a pas de rapport entre la promenade et la pensée, écrit-il, parce que la promenade ne se prend jamais que pour l’action même, tandis que la pensée se prend tantôt pour l’action, tantôt pour la faculté, et tantôt pour la chose en laquelle réside cette faculté. Puis il vient au fond. Sur le point de savoir si la chose qui pense est corporelle, il dit l’avoir laissé entièrement indéterminé jusqu’à la sixième méditation, où il est prouvé. La formule éclaire un écart entre deux textes du même auteur. Dans le Discours de 1637, quelques lignes après le cogito, Descartes affirmait avoir connu de là qu’il était une substance dont toute l’essence ou la nature n’est que de penser. Sept ans plus tard, il soutient que rien de tel n’était acquis à ce stade. Depuis 1953 et le commentaire de Martial Gueroult, la tradition française lit ces déplacements à travers une distinction que Descartes revendiquait lui-même, l’ordre des raisons contre l’ordre des matières.
Lichtenberg corrige la grammaire de la phrase
Georg Christoph Lichtenberg, professeur de physique à Göttingen, a tenu pendant trente ans des cahiers qu’il n’a jamais publiés et qui portent le nom de Sudelbücher, livres de brouillon. L’aphorisme 76 du cahier K attaque la phrase par sa grammaire. Nous ne connaissons que l’existence de nos sensations, de nos représentations et de nos pensées, y écrit-il. Il faudrait dire « ça pense », comme on dit « il fait des éclairs ». Dire cogito est déjà trop, dès qu’on le traduit par « je pense », et poser le moi relève d’un besoin pratique. Ce que l’expérience du doute livre, c’est un événement de pensée. Le sujet de la première personne, lui, est ajouté par la langue.
Kant, que Lichtenberg lisait, avait porté le coup ailleurs. Le chapitre des paralogismes de la raison pure, dans la Critique de la raison pure, examine les raisonnements par lesquels on prétend tirer du seul « je pense » que l’âme est une substance simple et permanente. Le « je pense » accompagne toutes nos représentations et reste la condition formelle de toute pensée, sans livrer aucune connaissance de l’âme comme objet. Prendre cette fonction pour une chose revient à commettre un raisonnement vicieux dont l’illusion est inévitable.
Le désaccord porte donc sur une prémisse, et cette prémisse, Descartes l’avait énoncée noir sur blanc en répondant à Hobbes, aucun accident ni aucun acte ne peut être sans une substance dont il soit l’acte. Lichtenberg et Kant refusent ce principe, ou en refusent l’usage hors de l’expérience. Étienne Balibar a soutenu en 2012, dans la revue Intellectica, que la critique kantienne repose sur un contresens quant à la lettre du texte cartésien, tout en révélant la portée de l’invention kantienne elle-même. La lecture reste minoritaire au regard de l’usage scolaire qui oppose Kant à Descartes depuis deux siècles, et rien dans les textes ne clôt la question.
Où se trouve exactement la formule latine
L’argument avait des ancêtres, et Descartes l’a su par sa correspondance. En novembre 1640, un lecteur lui signale un passage de La Cité de Dieu, au livre XI, chapitre 26, où Augustin oppose aux sceptiques que celui qui se trompe existe, si enim fallor, sum. Descartes répond qu’Augustin s’en sert pour prouver la certitude de notre être, ajoute qu’il ne semble pas en faire le même usage que lui, et remarque que la chose est si simple à inférer qu’elle aurait pu tomber sous la plume de n’importe qui. Dans l’édition Adam et Tannery, cette lettre de novembre est imprimée sans destinataire, comme un fragment sans aucune indication, et l’attribution à Andreas Colvius est une reconstitution des éditeurs.
Les trois mots latins, eux, ne se suivent nulle part dans les livres publiés. En français dans le Discours, la formule perd son « donc » dans les Méditations et gagne un ego dans les Principes. La seule occurrence connue de cogito, ergo sum se lit dans La Recherche de la vérité par la lumière naturelle, au tome X d’Adam et Tannery, page 521, et elle y arrive en second. Il faut savoir ce que sont le doute, la pensée et l’existence, dit le personnage d’Eudoxe, avant d’être pleinement persuadé de la vérité de ce raisonnement, dubito, ergo sum, ou ce qui revient au même, cogito, ergo sum. Le doute passe donc devant la pensée dans la seule phrase où la formule canonique se trouve entière.
Ce texte est le plus fragile du corpus. Il s’agit d’un dialogue inachevé entre Eudoxe, Épistémon et Poliandre, que Descartes n’a pas publié et dont le manuscrit français a disparu vers 1700. On l’a d’abord lu en traduction néerlandaise, dans un recueil imprimé à Amsterdam en 1684, puis dans une version latine intitulée Inquisitio veritatis per lumen naturale, parue à Amsterdam en 1701. Les premières pages du français ont refait surface en 1908 dans les papiers de Leibniz conservés à Hanovre, et Adam et Tannery les ont publiées au tome X. Depuis le XVIIᵉ siècle, la date de composition reste disputée. Le biographe Adrien Baillet rangeait le dialogue dans les dernières années de Descartes, et Charles Adam a proposé le printemps 1628 ou, de préférence, l’été 1641.
La formule que la philosophie a retenue vient donc d’un livre que son auteur n’a pas fini, pas publié, et dont il faut lire le latin dans une édition parue cinquante et un ans après sa mort. Savoir si ce latin est le sien supposerait de retrouver la suite du manuscrit français perdu, et personne ne sait aujourd’hui où elle se trouverait.
Pour aller plus loin
Le sujet touche au scepticisme ancien, dont Pyrrhon et Sextus Empiricus fournissent les arguments que le doute méthodique reprend pour les dépasser, et à la patristique, où l’objection augustinienne aux académiciens précède de douze siècles la formule cartésienne. Il rejoint également l’idéalisme allemand, puisque le chapitre kantien des paralogismes décide de ce qu’un sujet peut savoir de lui-même, et la phénoménologie, qui a repris la première personne comme point de départ tout en refusant la substance qui allait avec.
On attribue à Descartes une phrase latine de trois mots, cogito ergo sum, qui veut dire je pense, donc je suis. Il ne l’a écrite ainsi dans aucun des livres qu’il a fait paraître. Il l’a d’abord écrite en français, dans un ouvrage publié sans son nom en Hollande, en 1637. Puis il a changé sa formule deux fois, et ces changements occupent les spécialistes depuis.
Un doute construit pour aller trop loin
Descartes veut un point de départ que rien ne puisse ébranler. Pour le trouver, il rejette d’abord tout ce qui peut être mis en question, y compris ce qui paraît le plus solide. Les sens nous abusent parfois, il les écarte donc tous. Les mathématiciens se trompent en raisonnant, il écarte donc aussi leurs démonstrations.
Quelques années plus tard, il ajoute une supposition plus radicale. Imaginez un être très puissant qui vous abuse sur tout, sur votre corps comme sur les figures de la géométrie. Il lui reste un obstacle. Pour être trompé, il faut être quelqu’un. Tant que la tromperie continue, celui qui la subit est bien là.
Le mot le plus court fait le plus de bruit
Le « donc » de la formule française pose une difficulté que les premiers lecteurs ont vue tout de suite. S’il annonce un raisonnement en règle, il suppose une règle générale admise à l’avance, quelque chose comme « tout ce qui pense existe ». Or une règle générale peut être fausse elle aussi, et l’exercice s’effondrerait au moment de réussir.
Descartes a répondu à ces lecteurs. Celui qui dit qu’il pense et qu’il existe ne conclut rien, écrit-il, il voit sa propre existence d’un seul regard de l’esprit. Les spécialistes se disputent depuis longtemps sur la valeur de cette réponse. Les uns y lisent une évidence immédiate, les autres un raisonnement déguisé, d’autres encore une phrase qui se vérifie du seul fait qu’on la prononce. Rien dans les textes ne permet pour l’instant de choisir.
Une promenade contre une pensée
L’objection la plus dure est venue d’un philosophe anglais, à qui le manuscrit avait été envoyé avant publication. Il accorde le début. Puisque quelque chose pense, quelque chose existe. Il refuse la suite, quand Descartes ajoute que cette chose est un esprit, une âme, un entendement.
De ce que je marche, dit l’objecteur, on ne conclut pas que je suis une marche. De ce que je pense, on ne devrait donc pas conclure que je suis une pensée. Rien n’interdit que ce qui pense soit un corps.
La réponse tient dans une distinction de vocabulaire. Le mot marche ne désigne jamais que l’action, alors que le mot pensée désigne parfois l’action, parfois la faculté, et parfois la chose qui possède cette faculté. Puis Descartes lâche une phrase rarement citée.
Interrogé sur la nature de ce qui pense, il dit avoir laissé la question entièrement ouverte jusqu’à la sixième de ses méditations. Dans son livre de 1637, pourtant, il avait affirmé le contraire quelques lignes après sa formule célèbre.
Un physicien allemand s’en est pris, bien plus tard, à la grammaire de la phrase. Nous ne connaissons que l’existence de nos sensations et de nos pensées, écrit-il dans des cahiers qu’il n’a jamais publiés. Mieux vaudrait dire « ça pense », de la même façon qu’on dit « il pleut ». Prononcer « je pense », c’est déjà en dire trop.
L’objection est plus sérieuse qu’elle n’en a l’air. Le doute livre un événement de pensée, et le mot « je » vient de la langue. L’autre camp garde pourtant quelque chose de solide, puisqu’un acte suppose bien quelqu’un ou quelque chose qui l’accomplit. C’est exactement le principe que Descartes avait posé en répondant à son objecteur anglais. Le désaccord porte sur ce principe, jamais sur le raisonnement lui-même.
Où dort la phrase entière
Les trois mots latins se suivent dans un seul texte connu, un dialogue que Descartes n’a pas terminé et qu’il n’a pas fait imprimer. Le texte original en français s’est perdu autour de 1700.
On a longtemps lu ce dialogue dans une traduction latine imprimée à Amsterdam, un demi-siècle après la mort de l’auteur. Quelques pages du français original ont été retrouvées dans les papiers laissés par Leibniz, à Hanovre, en 1908.
Dans cette phrase, la formule célèbre arrive en seconde position. Elle est précédée d’une autre, qui dit « je doute, donc je suis ».
L’article complet donne le texte de l’objection anglaise et la réponse imprimée à sa suite, la lettre de novembre 1640 sur un précédent chrétien que Descartes reconnaît, et le passage où il refuse de faire de sa phrase un raisonnement en règle.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- René Descartes, *Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences*, Leyde, imprimerie de Jan Maire, 8 juin 1637, publication anonyme, quatrième partie formule « je pense, donc je suis », mention des sceptiques, et affirmation d’être « une substance dont toute l’essence ou la nature n’est que de penser »
- René Descartes, *Meditationes de prima philosophia*, Paris, 1641, méditation II, AT VII, 25 « Ego sum, ego existo », proposition nécessairement vraie chaque fois qu’elle est prononcée ou conçue ; version française de 1647 traduite par le duc de Luynes et revue par Descartes, AT IX-1, 19
- René Descartes, *Meditationes de prima philosophia*, méditation I, hypothèse du trompeur très puissant, et méditation II, exemple du morceau de cire
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Sources primaires (suite)
- René Descartes, *Secundae Responsiones*, AT VII, 140 « ego cogito, ergo sum, sive existo » n’est pas déduit par syllogisme mais reconnu *simplici mentis intuitu* ; traduction française de Clerselier, 1647, revue par Descartes, AT IX-1, 110
- Thomas Hobbes, *Troisièmes Objections*, objection II sur la seconde méditation, AT VII, 173, et *Réponse* de Descartes « je suis promenant, donc je suis une promenade », distinction du sujet et de ses actes, exemple de la cire retourné contre Descartes, réponse sur les trois emplois du mot « pensée » et sur la question laissée « entièrement indéterminée jusqu’à la sixième Méditation » ; traduction française de Clerselier, 1647
- René Descartes, *Principia philosophiae*, Amsterdam, 1644, première partie, article 7, AT VIII-1, 7 « ego cogito, ergo sum », première et plus certaine connaissance de qui philosophe dans l’ordre ; article 10, AT VIII-1, 8, sur ce qu’il faut savoir au préalable
- René Descartes, *La Recherche de la vérité par la lumière naturelle*, dialogue inachevé, texte français partiel retrouvé en 1908 dans les papiers de Leibniz à Hanovre, AT X, 495-532 ; formule « dubito, ergo sum, vel, quod idem est, cogito, ergo sum », AT X, 521
- René Descartes, *Inquisitio veritatis per lumen naturale*, version latine du même dialogue, dans les *Opuscula posthuma, physica et mathematica*, Amsterdam, 1701 ; première parution en traduction néerlandaise par J. H. Glazemaker, Amsterdam, 1684
- René Descartes, lettre du 14 novembre 1640 attribuée à Andreas Colvius, AT III, 247-248, imprimée par Adam et Tannery comme fragment sans indication de destinataire ; lettre à Mersenne, décembre 1640, AT III, 261, donnant la référence « livre onzième de *De Civitate Dei*, chapitre 26 »
- Augustin, *De civitate Dei*, XI, 26 « si enim fallor, sum »
- Georg Christoph Lichtenberg, *Sudelbücher*, cahier K, aphorisme 76 « Es denkt, sollte man sagen, so wie man sagt : es blitzt », cahiers non publiés du vivant de l’auteur
- Emmanuel Kant, *Critique de la raison pure*, chapitre des paralogismes de la raison pure, A 341-405 et B 399-432 le « je pense » comme condition formelle, et critique du passage à la substance
Bibliographie
- Martial Gueroult, *Descartes selon l’ordre des raisons*, t. I, *L’âme et Dieu*, Paris, 1953, nouv. éd. 1975 Aubier-Montaigne
- Jean-Luc Marion, *Sur le prisme métaphysique de Descartes*, Paris, 1986 Presses universitaires de France
- Denis Kambouchner, *La Question Descartes. Méthode, métaphysique, morale*, Paris, 2023, coll. « Folio essais » Gallimard
- Denis Moreau, *Célébration du cogito*, Paris, 2023 Le Seuil
- René Descartes, *Œuvres*, éd. Jean-Marie Beyssade, dir. Denis Kambouchner, 2 vol., Paris, 2024, « Bibliothèque de la Pléiade » Gallimard
- Étienne Balibar, « Kant, critique du « paralogisme » de Descartes. Le « je pense » (*Ich denke*) comme sujet et comme substance », *Intellectica* 57, 2012/1, p. 21-33 Association pour la Recherche Cognitive
- Jaakko Hintikka, « Cogito, Ergo Sum : Inference or Performance ? », *The Philosophical Review* 71 (1), 1962, p. 3-32 Cornell University, Sage School of Philosophy
- Jean-Baptiste Jeangène Vilmer, « Cogito, ergo sum : induction et déduction », *Archives de philosophie* 67 (1), 2004, p. 51-77 Centre Sèvres
- Steven Tester, « G. C. Lichtenberg on Self-Consciousness », édition électronique, Humboldt-Universität zu Berlin commentaire de l’aphorisme K 76
- Lex Newman, « Descartes’ Epistemology », *The Stanford Encyclopedia of Philosophy* Stanford University ; y sont cités Edwin Curley, *Descartes Against the Skeptics*, 1978, p. 79, et Anthony Kenny, *Descartes : A Study of His Philosophy*, 1968, p. 55
Sources en ligne
- « Descartes’ Epistemology » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/descartes-epistemology/
- « Cogito Ergo Sum » The Cambridge Descartes Lexicon, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/books/abs/cambridge-descartes-lexicon/cogito-ergo-sum/9B3FCAB85CDB86C31D68A824E20F699F
- « Discours de la méthode pour bien conduire sa raison et chercher la vérité dans les sciences, plus La dioptrique, Les météores et La géométrie qui sont des essais de cette méthode », 1637 Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b86069594.image
- « L’interprétation performative du cogito cartésien » Cahiers philosophiques de l’université de Caen, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/cpuc/727
- « Le cogito en 1634-1635 » Cahiers philosophiques de l’université de Caen, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/cpuc/676
- « Cogito, ergo sum : induction et déduction » Archives de philosophie, Cairnhttps://shs.cairn.info/revue-archives-de-philosophie-2004-1-page-51?lang=fr
- « Kant, critique du « paralogisme » de Descartes. Le « je pense » (Ich denke) comme sujet et comme substance » Intellectica, Perséehttps://www.persee.fr/doc/intel_0769-4113_2012_num_57_1_1131
- « 1. La formule », dans Denis Moreau, *Célébration du cogito* Cairnhttps://shs.cairn.info/celebration-du-cogito--9782021498936-page-7?lang=fr
- « Lichtenberg, Georg Christoph, Aufzeichnungen und Aphorismen, [Aus den « Sudelbüchern »], [Aus « Sudelbuch » K] » Zeno.orghttp://www.zeno.org/Literatur/M/Lichtenberg,+Georg+Christoph/Aufzeichnungen+und+Aphorismen/%5BAus+den+%C2%BBSudelb%C3%BCchern%C2%AB%5D/%5BAus+%C2%BBSudelbuch%C2%AB+K%5D
- « G.C. Lichtenberg on Self-Consciousness » edoc, Humboldt-Universität zu Berlinhttps://edoc.hu-berlin.de/server/api/core/bitstreams/2821d674-ad65-4fb3-87bf-d1ce331b6381/content



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