Sept salles, des plafonds dorés, un taureau héraldique répété sur les voûtes et des scènes de la vie de la Vierge peintes entre 1492 et 1494 par Bernardino di Betto, dit Pinturicchio. Quand Giorgio Vasari rédige la vie du peintre, il laisse presque tout cela de côté et retient un seul panneau, placé au-dessus d’une porte. Une Vierge, écrit-il, avec le visage de la « signora Giulia Farnese », et dans le même tableau la tête du pape Alexandre VI. L’appartement était la résidence privée du pontife au Vatican, sous un pontificat qui ouvre l’époque moderne, la période qui va de la fin du XVᵉ siècle à la Révolution.
Trente-neuf centimètres sur vingt-huit et demi
La suite est matérielle. La peinture fut d’abord couverte, puis arrachée du mur, puis dispersée en morceaux. On en connaît la composition par une copie à l’huile de Pietro Fachetti, peinte en 1612, 115,5 sur 124 centimètres. Deux fragments muraux ont survécu, montés dans des cadres du XVIIᵉ siècle. La Vierge mesure 39,5 sur 28,5 centimètres et reste en mains privées ; l’Enfant Jésus dit des mains, 48,6 sur 33,5 centimètres, appartient à la Fondazione Guglielmo Giordano de Pérouse. Les Musées capitolins les ont réunis pour la première fois du 19 mai au 1er octobre 2017, et la conclusion de l’exposition tient en peu de mots, ce visage correspond au type de Vierge habituel du peintre, sans recherche de portrait.
Sur ses propres salles, le Vatican dit la même chose. Sa notice sur la Dispute de sainte Catherine d’Alexandrie rappelle qu’on a voulu reconnaître dans cette foule de courtisans des figures contemporaines, « non sempre a ragione », pas toujours à bon droit. La sainte Catherine du panneau serait Lucrèce, le gouverneur Maximin Daïa serait César, et l’homme au turban blanc serait Djem, frère du sultan Bajazet II otage à Rome. Des deux premières identifications, celle de César en persécuteur me paraît la plus révélatrice, puisqu’elle fait du fils du pape le bourreau d’une sainte à qui la tradition prête les traits de sa sœur.
Une salle plus loin, le portrait d’Alexandre VI agenouillé au pied du Christ ressuscité est toujours en place, restauré en 2006.
Le cérémoniaire qui ne voulait pas en savoir plus
Depuis 1483 et jusqu’à sa mort en 1506, l’Alsacien Johannes Burchard tient le registre des rites et des audiences pontificales. Son journal, le Liber notarum, fournit l’essentiel du pittoresque borgien, à commencer par le souper donné fin octobre 1501 dans les chambres de César, avec cinquante courtisanes et des prix pour les convives.
Aucun autre récit ne donne cette scène.
Pour dater un texte transmis par copies, on classe ses familles de manuscrits, sans se fier à la vivacité du récit. La Bibliothèque municipale de Besançon conserve sous la cote Ms 735 un « Diarium pontificatus Alexandri papae sexti, auctore Joanne Buccardo » du milieu du XVIᵉ siècle, sur papier, I-245 feuillets, 260 sur 190 millimètres, écriture italienne et couverture de parchemin. Le catalogue le rattache à la seconde classe des manuscrits du journal et précise que Louis Thuasne, qui publia le texte latin à Paris chez Ernest Leroux entre 1883 et 1885, n’a pas connu ce volume. Il vient du fonds de l’abbé Jean-Baptiste Boisot, et c’est pour cette raison qu’un journal du Vatican se consulte aujourd’hui en Franche-Comté.
Au 22 février 1503, la copie bisontine s’arrête. Ce jour-là, le cardinal Orsini meurt au château Saint-Ange, le pape charge le collègue de Burchard d’organiser les obsèques, et le cérémoniaire note qu’il n’a pas voulu y assister, ni en savoir plus qu’il ne convenait. La phrase donne la mesure de l’homme, qui consigne et se retire.
Sa crédibilité fait l’objet d’une querelle vieille d’un siècle. Giovanni Soranzo, dans des études parues à Milan en 1950, a tenté de ruiner la valeur du témoin et de mettre en doute la simonie de l’élection de 1492 ; Giovanni Battista Picotti lui a répondu dès 1951 dans la Rivista di storia della Chiesa in Italia, et l’Enciclopedia dei Papi juge la tentative manquée. La même notice avertit pourtant que l’édition critique procurée par Enrico Celani s’emploie avec précaution.
Un mari répudié cherche une sortie honorable
Le 24 mars 1497, Giovanni Sforza, seigneur de Pesaro et premier mari de Lucrèce, quitte Rome en apprenant qu’on prépare son assassinat. Alexandre VI envoie à Pesaro frère Mariano da Genazzano, supérieur de l’ordre des Ermites, avec mission d’obtenir l’annulation du mariage, et lui laisse le choix entre deux motifs : la non-consommation par incapacité du mari, ou la promesse antérieure de Lucrèce à Gaspare d’Aversa, comte de Procida, jamais formellement rompue. Sforza retient d’abord le second, puis, sur le conseil de Ludovic le More, accepte le premier. La sentence de nullité tombe en décembre 1497. Il passera des années à soutenir le contraire auprès de ses contemporains, et il aura en 1510 un fils de sa troisième femme, Ginevra Tiepolo. C’est dans le même temps qu’il fait circuler à Milan et à Pesaro des insinuations sur des rapports coupables entre le pape et sa fille. Elles sont recueillies par Iacopo Sannazaro et Giovanni Pontano, puis par Francesco Guicciardini, ennemi déclaré des Borgia, dont l’Historia d’Italia paraît à Florence chez Lorenzo Torrentino en 1561. Trois siècles plus tard, Hugo et Donizetti les reprendront sans rien y changer. Autour de la même date se produisent les épisodes qui alimenteront le reste. Le 15 juin 1497, Jean duc de Gandie est retrouvé mort dans le Tibre sans que l’enquête désigne personne ; en février 1498, le camérier Pedro Calderón, dit Perotto, attaché au service de Lucrèce, est repêché dans le même fleuve avec la demoiselle Pantasilea ; en mars 1498 naît un enfant, Giovanni Borgia, que Rome appellera l’infant romain.
Il faut lire lentement la suite documentaire de cette naissance. Le 1er septembre 1501, jour de la signature du contrat qui donne Lucrèce à Alphonse d’Este, Alexandre VI émet une bulle secrète déclarant l’infant romain fils de César Borgia, puis aussitôt une seconde bulle par laquelle il le reconnaît comme son propre fils. Les deux actes désignent un père et gardent le silence sur la mère.
Hanovre, 1696
Le journal de Burchard est resté deux siècles à l’état de copies. Il est imprimé pour la première fois à Hanovre, aux frais du libraire Nicolas Forster, sous le titre « Specimen historiae arcanae sive anecdotae de vita Alexandri VI papae, seu excerpta ex diario Johannis Burchardi », suivi des initiales de l’éditeur scientifique, G. G. L. Ces trois lettres sont celles du savant de la cour de Hanovre, Gottfried Wilhelm. Une réimpression suit en 1697 sous le titre « Historia arcana ». Un clerc des cérémonies romaines devient ainsi, dans une cour protestante allemande, une machine de guerre imprimée.
Le 2 février 1833, au Théâtre de la Porte-Saint-Martin, Mademoiselle George crée le rôle-titre de « Lucrèce Borgia », drame en trois actes et en prose de Victor Hugo, avec Frédérick Lemaître dans le rôle de Gennaro. Publié la même année à Paris chez Eugène Renduel, le drame porte un frontispice à l’eau-forte de Célestin Nanteuil. Le 26 décembre suivant, à la Scala de Milan, Gaetano Donizetti et le librettiste Felice Romani en tirent un opéra. L’empoisonneuse qui tue ses convives et découvre trop tard qu’elle tue son fils est fixée là, dans un théâtre de boulevard parisien, trois cent trente ans après les faits.
En 1874, Ferdinand Gregorovius publie à Stuttgart et Berlin une Lucrezia Borgia établie d’après les documents et les correspondances de son temps. Sabine Schüller-Piroli intitule son livre de 1963 « La destruction d’une légende », et celui que Michael Mallett donne en 1969 passe pour la première critique documentée du jugement traditionnel. En 1996, une étude du Journal of the Warburg and Courtauld Institutes prend pour objet leur image aux XVIᵉ et XVIIᵉ siècles.
Le réquisitoire n’est pas vide
Démonter la légende ne revient pas à blanchir la maison. L’élection du 11 août 1492 s’obtient par des promesses simoniaques et probablement par de l’argent, en gagnant les barons romains du Sacré Collège. La création cardinalice du 31 mai 1503 distribue cinq chapeaux sur neuf à des Espagnols, et elle rapporte. Sur la conduite privée, l’Enciclopedia dei Papi tranche sans ménagement : la défense du personnage tombe devant la critique, puisqu’il existe des bulles et des brefs authentiques, dus à ses prédécesseurs, à ses successeurs et à lui-même, qui ôtent tout doute.
Les morts, ensuite. Alphonse d’Aragon, duc de Bisceglie, deuxième mari de Lucrèce, est agressé près de Saint-Pierre le 15 juillet 1500 et laissé pour mort. Soigné dans les appartements pontificaux par sa femme et par sa belle-sœur Sancia, il se rétablit en quelques semaines. Le soir du 18 août, on l’étrangle dans sa chambre, et des témoignages contemporains concordants désignent Michelotto Corella, capitaine du Valentinois. Astorre Manfredi, jeune seigneur de Faenza, et son frère sont tués au château Saint-Ange après la reddition de leur ville, et le cardinal Orsini meurt dans la même forteresse, avec soupçon de poison. Un article qui répondrait « c’est faux » à cette série ne ferait pas d’histoire.
Gouvernante à Spolète, régente au Vatican
Au début d’août 1499, enceinte de six mois, Lucrèce Borgia part gouverner Foligno et Spolète, où elle arrive le 14. La charge est réelle, et l’Archivio storico italiano lui a consacré une étude en 1957. Deux ans plus tard, quand le pape quitte Rome à la tête de ses troupes, il la nomme régente avec pleins pouvoirs, y compris celui d’ouvrir le courrier qui arrive.
À Ferrare, où elle entre le 2 février 1502, le contrat lui fait porter cent mille ducats, les châteaux de Cento et de la Pieve, des joyaux pour soixante-quinze mille ducats, et il abaisse de quatre mille à cent ducats le cens annuel que les Este versent au Saint-Siège pour leur fief. La Bibliothèque ambrosienne de Milan conserve neuf lettres de sa main à Pietro Bembo, avec une mèche de ses cheveux attestée dans les inventaires de la maison dès 1685. Elle meurt à Ferrare le 24 juin 1519, d’une infection survenue après la naissance de sa fille Isabella Maria, et elle est ensevelie au monastère du Corpus Domini en habit de tertiaire franciscaine.
L’essentiel de ce qu’on aimerait savoir manque encore. Personne n’a jamais identifié l’assassin de Jean de Gandie. Le nom de la mère de l’infant romain n’apparaît dans aucun document. Sur la relation avec Bembo, dont les lettres ont été éditées en 1989 sous le titre « La grande fiamma », les spécialistes constatent que le ton dépasse les conventions de l’amour courtois sans pouvoir dire jusqu’où.
Il y a plus embarrassant, et c’est très petit. L’Enciclopedia dei Papi date la déclaration de nullité du mariage avec Giovanni Sforza du 20 décembre 1497 ; le Dizionario Biografico degli Italiani, publié par le même institut, la date du 19. Deux ouvrages de référence, un jour d’écart, sur l’acte de procédure d’où est sortie toute l’histoire de l’inceste.
Pour aller plus loin
Ce sujet croise Savonarole et les bûchers des vanités, où le même pontificat se heurte à Florence, et le traité de Tordesillas, héritier des bulles de 1493. Il rejoint aussi César Borgia, capitaine général de l’Église, et Catherine de Médicis, la « reine noire » : histoire d’une légende.
Les Borgia sont, dans l’imagination commune, une famille de criminels : un pape qui empoisonne ses cardinaux, un fils qui tue son frère, une fille qui verse du poison dans les verres. Cette réputation a un nom, la légende noire. Elle s’est construite sur cinq siècles, à partir de documents réels, de rumeurs datées et d’œuvres de théâtre. On peut suivre sa fabrication presque étape par étape.
Une peinture arrachée d’un mur
Le pape Alexandre VI, un Espagnol élu en 1492, s’était fait décorer un appartement privé au Vatican. Le peintre Pinturicchio y avait représenté, au-dessus d’une porte, une Vierge à l’Enfant avec le pape agenouillé devant elle.
Au siècle suivant, l’écrivain d’art Giorgio Vasari affirme que le visage de la Vierge est celui de la maîtresse du pape, Giulia Farnese. La peinture est d’abord recouverte, puis détachée du mur, puis cassée en morceaux.
Aujourd’hui, on n’en a plus que deux fragments, l’un en collection privée, l’autre dans une fondation de Pérouse, et une copie peinte en 1612 qui montre à quoi ressemblait l’ensemble. En 2017, un musée romain a réuni les deux fragments pour la première fois. Les spécialistes ont conclu que ce visage n’est le portrait de personne : c’est le type de Vierge que le peintre faisait d’habitude.
Un seul témoin pour presque tout
La plupart des scènes que l’on raconte sur les Borgia viennent d’un seul homme. Il s’appelait Johannes Burchard, il était alsacien, et il organisait les cérémonies du pape. Il tenait un journal où il notait ce qu’il voyait, y compris des soirées peu édifiantes.
Ce journal n’a pas été imprimé de son vivant. Il a circulé pendant deux siècles sous forme de copies recopiées à la main, dont l’une est aujourd’hui à Besançon. Comme souvent, chaque copie s’écarte un peu des autres, et les historiens doivent reconstituer le texte d’origine.
Burchard lui-même se méfiait de ce qu’il apprenait. Le jour où un cardinal meurt en prison, il écrit qu’il n’a pas voulu assister aux obsèques, ni en savoir plus qu’il ne fallait.
L’accusation d’inceste a une date et un auteur
L’accusation la plus lourde, celle de relations entre le pape et sa fille Lucrèce, n’apparaît pas par hasard. Elle est lancée en 1497 par le premier mari de Lucrèce, un seigneur nommé Giovanni Sforza.
Le pape voulait annuler ce mariage devenu inutile à sa politique. Pour obtenir l’annulation, il fallait un motif, et Sforza a fini par accepter de déclarer que le mariage n’avait jamais été consommé de son fait. Humilié, il a répandu ensuite l’idée que le père et la fille vivaient ensemble.
Des écrivains de l’époque ont recueilli cette rumeur. Un historien florentin hostile aux Borgia l’a reprise dans un livre très lu. Elle était lancée.
De Hanovre à Victor Hugo
En 1696, le journal de Burchard est imprimé pour la première fois, en Allemagne, sous les initiales G. G. L. Le témoignage devient un livre accessible, dans un pays protestant où la papauté est un adversaire.
En 1833, Victor Hugo fait jouer à Paris une pièce intitulée « Lucrèce Borgia », où l’héroïne empoisonne ses invités. Elle a un immense succès. La même année, le compositeur Donizetti en tire un opéra. C’est cette image-là qui s’installe pour deux siècles.
À partir de 1874, des historiens reprennent le dossier à partir des archives. Ils ne blanchissent pas la famille. Le pape a bien acheté des voix pour se faire élire, vendu des fonctions religieuses, et le deuxième mari de Lucrèce a bien été étranglé dans une chambre du Vatican en 1500, sur ordre probable de son frère César.
Mais les documents montrent aussi autre chose. Lucrèce a gouverné deux villes des États du pape en 1499, elle a été chargée d’ouvrir le courrier officiel à Rome en l’absence de son père, elle a dirigé une cour à Ferrare pendant dix-sept ans et y est morte après un accouchement, en 1519. Aucun document ne la montre en train d’empoisonner qui que ce soit.
Le détail de la fresque détruite, la transmission du journal de Burchard et l’état actuel du débat entre historiens occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Johannes Burchard, « Diarium pontificatus Alexandri papae sexti, auctore Joanne Buccardo », copie du milieu du XVIᵉ siècle, papier, I-245 feuillets, 260 × 190 mm, écriture italienne, couverture de parchemin, fonds de l’abbé Jean-Baptiste Boisot Bibliothèque municipale de Besançon, Ms 735
- Johannis Burchardi Diarium sive rerum urbanarum commentarii (1483-1506), texte latin publié intégralement pour la première fois d’après les manuscrits de Paris, de Rome et de Florence par Louis Thuasne, Paris, Ernest Leroux, 1883-1885, 3 vol. in-8
- Johannis Burckardi Liber notarum ab anno MCCCCLXXXIII usque ad annum MDVI, édition critique d’Enrico Celani, Rerum Italicarum Scriptores, deuxième série, t. XXXII, 1, 1907-1942
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Sources primaires (suite)
- Specimen historiae arcanae sive anecdotae de vita Alexandri VI papae, seu excerpta ex diario Johannis Burchardi, edente G. G. L. [Gottfried Wilhelm Leibniz], Hanovre, aux frais de Nicolas Forster, 1696 ; réimpression sous le titre Historia arcana, Hanovre, 1697
- Giorgio Vasari, Le Vite, vie de Pinturicchio, passage sur la « signora Giulia Farnese per il volto d’una Nostra Donna » et la tête d’Alexandre VI dans le même tableau, cité d’après la notice de la Sovrintendenza capitolina
- Pinturicchio, Résurrection du Christ avec le portrait d’Alexandre VI agenouillé, 1492-1494, salle des Mystères, appartement Borgia, restauration achevée en 2006 Musei Vaticani, Cité du Vatican
- Pinturicchio, Dispute de sainte Catherine d’Alexandrie, 1492-1494, salle des Saints, appartement Borgia Musei Vaticani, Cité du Vatican
- Pinturicchio, Madone, fragment mural de l’Investiture divine d’Alexandre VI détruite, vers 1492-1493, dans un cadre du XVIIᵉ siècle, 39,5 × 28,5 × 5 cm collection privée
- Pinturicchio, Enfant Jésus dit « des mains », fragment mural de la même composition, vers 1492-1493, 48,6 × 33,5 × 6,5 cm Fondazione Guglielmo Giordano, Pérouse
- Pietro Fachetti, Investiture divine d’Alexandre VI, copie de la peinture murale de Pinturicchio, 1612, huile sur toile, 115,5 × 124 cm collection privée
- Lucrèce Borgia, neuf lettres autographes à Pietro Bembo, et mèche de cheveux attestée dans les inventaires de la maison dès 1685 Biblioteca Ambrosiana, Milan
- Niccolò Machiavelli, Il Principe, chapitres VII et XVIII, édition originale posthume, Rome, Antonio Blado d’Asola, janvier 1532
- Francesco Guicciardini, La historia d’Italia, Florence, Lorenzo Torrentino, 1561
- Victor Hugo, Lucrèce Borgia, drame en trois actes et en prose, Paris, Eugène Renduel, 1833, in-8, xi-192 p., frontispice à l’eau-forte de Célestin Nanteuil
Bibliographie
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- Raffaele Tamalio, « Lucrezia Borgia, duchessa di Ferrara », dans Dizionario Biografico degli Italiani, vol. 66, Rome, 2006 Istituto della Enciclopedia Italiana
- Guy Le Thiec, Les Borgia. Enquête historique, Paris, édition revue et augmentée, 2013, 254 p. Tallandier
- Guy Le Thiec (éd.), Correspondance des Borgia. Lettres et documents choisis, préfacés et traduits de l’italien, du catalan et du latin, Paris, 2013 Mercure de France
- Lucrèce Borgia, Lettres d’une vie, édition présentée, traduite et annotée par Guy Le Thiec, Paris, 2014 Payot & Rivages
- Jean-Yves Boriaud, Alexandre VI Borgia, Paris, 2024, ISBN 978-2-13-086054-9 Presses universitaires de France
- Giovanni Soranzo, Studi intorno a papa Alessandro VI (Borgia), Milan, 1950 Vita e Pensiero
- Giovanni Battista Picotti, « Nuovi studi e documenti intorno a papa Alessandro VI », Rivista di storia della Chiesa in Italia, V, 1951, p. 169-262 Rivista di storia della Chiesa in Italia
- Sabine Schüller-Piroli, Borgia. Die Zerstörung einer Legende. Die Geschichte einer Dynastie, Olten et Fribourg-en-Brisgau, 1963 Walter-Verlag
- Michael E. Mallett, The Borgias. The Rise and Fall of a Renaissance Dynasty, Londres, 1969 The Bodley Head
- Ferdinand Gregorovius, Lucrezia Borgia nach Urkunden und Korrespondenzen ihrer eigenen Zeit, Stuttgart et Berlin, 1874 J. G. Cotta
- J. N. Hillgarth, « The Image of Alexander VI and Cesare Borgia in the Sixteenth and Seventeenth Centuries », Journal of the Warburg and Courtauld Institutes, 59, 1996, p. 119-129 The Warburg Institute
- Francesco Mancini, « Lucrezia Borgia governatrice di Spoleto », Archivio storico italiano, CXV, 1957, p. 182-187 Archivio storico italiano
- Pietro Bembo et Lucrezia Borgia, La grande fiamma. Lettere 1503-1517, édition de Giulia Raboni, Milan, 1989 Rosellina Archinto
- Cristina Acidini, Francesco Buranelli et Claudia La Malfa (dir.), Pintoricchio. Pittore dei Borgia. Il mistero svelato di Giulia Farnese, catalogue d’exposition, Rome, 2017, 190 p. Gangemi
Sources en ligne
- « ALESSANDRO VI », par Giovanni Battista Picotti et Matteo Sanfilippo, Enciclopedia dei Papi Treccanihttps://www.treccani.it/enciclopedia/alessandro-vi_(Enciclopedia-dei-Papi)/
- « LUCREZIA Borgia, duchessa di Ferrara », par Raffaele Tamalio, Dizionario Biografico degli Italiani Treccanihttps://www.treccani.it/enciclopedia/lucrezia-borgia-duchessa-di-ferrara_(Dizionario-Biografico)/
- « Sala dei Misteri », appartement Borgia Musei Vaticanihttps://www.museivaticani.va/content/museivaticani/it/collezioni/musei/appartamento-borgia/sala-dei-misteri/sala-dei-misteri.html
- « Sala dei Santi », appartement Borgia Musei Vaticanihttps://www.museivaticani.va/content/museivaticani/it/collezioni/musei/appartamento-borgia/sala-dei-santi/sala-dei-santi.html
- « Disputa di Santa Caterina d’Alessandria » Musei Vaticanihttps://www.museivaticani.va/content/museivaticani/it/collezioni/musei/appartamento-borgia/sala-dei-santi/disputa-di-santa-caterina-d-alessandria.html
- « Pintoricchio pittore dei Borgia. Il mistero svelato di Giulia Farnese » Musei Capitolini, Sovrintendenza capitolina ai Beni culturalihttps://www.museicapitolini.org/it/mostra-evento/pintoricchio-pittore-dei-borgia
- « Ms 735. Diarium pontificatus Alexandri papae sexti, auctore Joanne Buccardo », Catalogue général des manuscrits, Bibliothèque municipale de Besançon Catalogue collectif de France, BnFhttps://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/004a80160242
- « Specimen historiae arcanae sive anecdotae de vita Alexandri VI papae, seu excerpta ex diario Johannis Bvrchardi... Edente G. G. L. », Hanovre, Nicolas Forster, 1696 Base Patrimoine, Catalogue collectif de Francehttps://ccfr.bnf.fr/portailccfr/ark:/16871/0019467779
- « Jean Burchard (1445 ?-1506) », notice d’autorité et liste des éditions du journal data.bnf.fr, Bibliothèque nationale de Francehttps://data.bnf.fr/12184587/jean_burchard/en.pdf
- « Lucrèce Borgia », dossier de la production 2023-2024 Comédie-Françaisehttps://www.comedie-francaise.fr/2023-2024/lucrece-borgia
- « Lucrèce Borgia et la représentation de la mort » Ressources Victor Hugo, Paris Muséeshttps://victorhugoressources.paris.fr/lucrece-borgia-et-la-representation-de-la-mort
- « Le Thiec, Guy », notice d’autorité et liste des publications Perséehttps://www.persee.fr/authority/42790
- « Lettere a Pietro Bembo », fiche sur les neuf lettres de Lucrèce Borgia et la teca d’Alfredo Ravasco conservées à l’Ambrosiana MuseoCity, Milanhttps://www.museocity.it/opere/2019/lettere-a-pietro-bembo


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