Un shilling et trois pence. D’après le récit que conserve la société d’histoire locale de Portballintrae, c’est la somme que Marc Jasinski, caméraman sous-marin, dépense à Bushmills en 1967 pour un petit guide de la Chaussée des Géants. Son compagnon, le plongeur belge Robert Sténuit, sort de quelque six cents heures de lecture dans les archives de Madrid et sait qu’une galéasse de l’Armada, la Girona, s’est perdue sur cette côte à l’automne 1588 avec plus d’un millier d’hommes à bord. Le point exact lui échappe. Le guide mentionne une petite crique voisine de la Chaussée, toujours appelée Port na Spaniagh, le port des Espagnols, et le récit qui rapporte l’achat n’indique ni l’auteur ni l’édition de ce guide.
Une galéasse chargée de trois naufrages
Dans la marine de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, la galéasse est un bâtiment de compromis venu de Méditerranée, une coque de galère élargie qui porte à la fois des bancs de rameurs, des voiles et une batterie de canons. Sur la Girona, les rameurs sont des hommes enchaînés au banc. Hugh Allingham, érudit de Ballyshannon qui publie en 1897 une enquête sur les naufrages de l’Ulster et du Connacht, les range parmi les esclaves, et aucune des sources consultées ici ne conserve le nom d’un seul d’entre eux.
L’homme qui mène la galéasse vers l’Écosse n’en est pas le capitaine. Alonso Martínez de Leiva, chevalier de Santiago, commandait la Rata Santa María Encoronada, qui s’échoue en septembre dans la baie de Blacksod, sur la côte du Mayo ; ses hommes y mettent le feu et passent sur la Duquesa Santa Ana, qui se brise à son tour un peu plus au nord. Blessé, incapable de marcher comme de monter à cheval selon Allingham, Leiva se fait porter à travers le pays jusqu’à Killybegs, en Tír Chonaill (aujourd’hui comté de Donegal). La Girona y attend, réparée avec l’aide du seigneur du lieu, Mac Suibhne de Banagh. Deux navires arrivés en même temps qu’elle se sont brisés à l’entrée du port.
Quand la galéasse reprend la mer, elle porte environ 1 300 hommes. Le chiffre revient de publication en publication, de la revue History Ireland à la thèse de Natasha Awais-Dean, sans qu’aucune ne cite de rôle d’équipage. Une autre répartition circule, six cents hommes d’équipage et sept cents naufragés recueillis, qui retombe sur le même total par un autre chemin. Quel que soit le compte retenu, la surcharge est énorme.
Le nom même de la flotte mériterait une enquête à part. « Invincible » n’a jamais été sa désignation officielle, et l’on dispute encore de l’origine du mot, ironie anglaise selon la tradition la plus répandue, trait d’esprit italien repris en Espagne selon une lecture récente.
Vendredi 18 octobre, ancien style
Sauf mention (a. s.), les dates sont en nouveau style, celui de l’Espagne depuis 1582.
L’Irlande gouvernée depuis Dublin compte encore en ancien style, avec dix jours de retard sur l’Espagne en 1588.
Parmi les documents anglais accessibles, le plus précis sur la perte tient en une phrase. Un rapport parvenu au gouvernement de Dublin, que cite Allingham d’après les State Papers, signale que le navire espagnol arrivé en Tír Chonaill avec Mac Suibhne a été aperçu « on Friday, the 18th », le mois étant restitué entre crochets par Allingham, en face de Dunluce, qu’il a péri par gros temps et que la mer a rejeté 260 noyés, avec quelques fûts de vin que Sorley Boy a recueillis pour son usage. Converti, le vendredi 18 octobre 1588 (a. s.) tombe le vendredi 28 octobre en nouveau style, et le jour de la semaine concorde.
Or la plupart des publications récentes, dont la thèse de Natasha Awais-Dean qui reprend Sténuit, placent le naufrage le 26 octobre. D’où vient l’écart ? Aucune des publications consultées ne cite le document espagnol qui fonderait le 26, et le rapport anglais ne précise pas si la galéasse a coulé dans la nuit même où on l’a vue passer devant Dunluce ou un peu plus tard, de sorte qu’un décalage d’un jour ou deux entre l’observation et la perte reste possible sans qu’on puisse en rien dire de plus. La date du 28 a ici notre préférence, pour une raison simple, elle seule s’adosse à un document qui donne à la fois le quantième et le jour. Le nombre des survivants flotte de la même manière. Allingham écrit qu’on les disait tous perdus sauf cinq marins ; la synthèse publiée par History Ireland en compte neuf ; la notice de A History of Ireland in 100 Objects en suppose six. Quant aux 260 corps, c’est un compte de noyés rejetés sur la grève, et ce compte ne dit rien des hommes restés dans l’épave. La tradition locale, rappelée par le conseil du district de Causeway Coast and Glens lors du cinquantenaire de la découverte, veut qu’on les ait enterrés près des ruines de l’église Saint-Cuthbert de Dunluce, dans une fosse sans marque.
Un témoin espagnol passe sur les lieux près de trois mois après. Francisco de Cuéllar, capitaine rescapé du naufrage de Streedagh, quitte deux jours après Noël le château de MacClancy sur le Lough Melvin et marche vingt jours avant d’atteindre Dunluce, où des habitants lui racontent la noyade de Leiva, du comte de Paredes et de nombreux nobles. Sa lettre, datée d’Anvers le 4 octobre 1589 et écrite de mémoire, a dormi dans les archives de la Real Academia de la Historia jusqu’à sa publication par Cesáreo Fernández Duro en 1885.
Sorley Boy garde les canons
Dunluce appartient en 1588 à Somhairle Buidhe Mac Domhnaill, que les Anglais appellent Sorley Boy MacDonnell, chef d’une branche des MacDonald d’Écosse installée dans la Route, le pays qui entoure le château. Il recueille les rescapés et les fait passer en Écosse. Il garde aussi ce que la mer lui apporte. Dans la préface du calendrier des State Papers irlandais pour 1588-1592, publié à Londres en 1885 par Hans Claude Hamilton, on lit qu’Agnes Campbell, l’épouse de Turlough Luineach O’Neill, réclame un gros canon espagnol que Sorley Boy s’était réservé et que son fils James a monté sur les murs de Dunluce.
Rien ne dit que ce canon vienne de la Girona. Allingham, qui lit les mêmes papiers, attribue les trois canons repêchés par les MacDonnell, puis réclamés en vain par Sir John Chichester au nom de la reine, à un second navire espagnol perdu près de Dunluce et resté sans nom. De cette seconde épave, Sorley Boy aurait sauvé onze marins, en plus des cinq de la Girona. La tradition qui fait des canons de Dunluce ceux de la galéasse repose donc peut-être sur une confusion entre deux naufrages voisins.
La même documentation brouille l’emplacement. Un marin irlandais, qu’Allingham nomme McGrath, déclare aux autorités anglaises que la Girona a touché un long récif bas à l’embouchure de la Bush, le « Rock of Bunbois ». À en croire les récits de la découverte, c’est là qu’on cherche ensuite. En juin 1969, dans le National Geographic, Sténuit soutient que ce Bunbois était un leurre commode, entretenu par les MacDonnell pour garder l’épave et ses canons, et l’idée a fait fortune dans les récits de la découverte.
L’hypothèse du mensonge concerté séduit, mais elle tient mal. Une déposition recueillie par des interrogateurs anglais peut déformer un nom de lieu sans que personne ait voulu tromper, et un marin jeté à l’eau de nuit n’est pas le mieux placé pour situer un récif. Surtout, la mémoire locale n’avait rien perdu. Dès 1897, Allingham écrit que l’endroit désigné par la tradition porte le nom de Spaniard Rock, à la pointe ouest de Port na Spaniagh, soixante-dix ans avant la première plongée de Sténuit. Entre erreur de déposition et ruse de seigneur, on ne sait pas trancher.
Six cents heures à Madrid
Aucune coque n’apparaît dans les descriptions consultées. Ce que l’équipe de Sténuit remonte à partir de 1967, ce sont des objets, et le musée d’Ulster, qui conserve l’ensemble, en donne le compte : 414 monnaies d’or et 789 d’argent, des bagues gravées, des croix d’ordres religieux et militaires, des chaînes d’office.
L’objection est ancienne. Une équipe privée a travaillé sur le site avant que la loi britannique de 1973 sur la protection des épaves ne s’applique, et le contexte de chaque objet dépend de ce que les plongeurs ont bien voulu relever ; aucune des sources consultées ne signale de relevé publié de la position des objets.
Le camp adverse a de quoi répondre. Sténuit a travaillé à partir des archives espagnoles avant de plonger, il a publié ses résultats dès 1969 puis en 1971 dans Les Trésors de l’Armada, chez Albin Michel, et c’est une bague gravée, remontée par son équipe, qui a permis d’identifier le navire sans discussion. L’essentiel est aujourd’hui réuni à Belfast, dans une collection publique. Depuis le 22 avril 1993, le site est protégé, et la protection n’a pas tout réglé ; en juillet 2024, le ministère nord-irlandais des Communautés a signalé des plongées non autorisées dans la zone réglementée et l’enlèvement d’objets potentiellement archéologiques.
« Madame de Champagney MDXXIIII »
L’inscription court sur la face externe d’une grosse bague d’or à chaton rectangulaire, dont la pierre a disparu. Selon la reconstitution que Natasha Awais-Dean reprend de Sténuit, Nicole Bonvalot, dame de Champagney, l’aurait offerte en 1524 à son mari, Nicolas Perrenot de Granvelle, conseiller de Charles Quint, à la naissance de leur fils Jérôme. L’anneau passe ensuite au petit-fils, Tomás Perrenot, neveu du cardinal de Granvelle, mort sur la Girona à vingt-deux ans. Une famille comtoise, sujette des Habsbourg, au fond d’une crique d’Antrim.
Les numéros ne concordent pas d’une publication à l’autre. Soutenue en 2012, la thèse d’Awais-Dean donne pour cette bague la cote BGR 7 ; la notice en ligne du musée, consultée en septembre 2026, porte BELUM.BGR.10 et attribue le numéro 7 à une autre bague. La notice de l’établissement fait foi.
D’autres bijoux parlent moins nettement. Une petite bague d’or, BELUM.BGR.6, se termine d’un côté par une main qui tient un cœur, de l’autre par une boucle, et porte « No tengo mas que dar te », formule d’un donateur qui déclare avoir tout donné. Awais-Dean remarque que, trouvée dans un monde d’hommes, elle passe pour le cadeau d’une femme à son amant avant le départ, alors que la même bague trouvée ailleurs serait lue comme un gage de fiançailles offert par un homme ; les deux lectures tiennent. Une lourde bague au monogramme IHS, BELUM.BGR.8, a pu appartenir à un jésuite du bord, hypothèse de Laurence Flanagan que la notice reprend sans la trancher. Le pendentif en salamandre, BELUM.BGR.1, avait neuf rubis taillés en table ; trois restent en place. La salamandre passait pour résister au feu, et l’on y voit probablement une amulette d’officier embarqué sur un navire de bois.
Au même musée, sous le numéro BELUM.A1,1990, est exposé un bijou venu par une tout autre voie. C’est une boucle d’oreille d’or émaillé, une Vierge à l’Enfant dans un soleil, remontée plus tard en pendentif avec une améthyste octogonale, quatre émeraudes et une perle, dont la bordure porte un quatrain anglais qui se termine par la date de 1588 : l’image d’or y est dite trouvée « Fast Fixed unto Spanniards eare », à l’oreille d’un Espagnol noyé sur la terre d’Irlande quand la flotte s’enfuit. Vendu chez Christie’s à Londres le 22 février 1972 par un descendant de la famille qui l’avait gardé, puis acquis par le musée au début des années 1990, le pendentif figure dans le catalogue parmi les trouvailles de la Girona, alors que son inscription ne nomme ni le navire ni la côte où l’on a détaché le bijou de l’oreille du mort.
Pour aller plus loin
Sur la campagne de 1588, l’enquête : l’Invincible Armada vaincue par les Anglais ou par la mer ?. Pour une autre épave royale remontée des eaux, la Mary Rose. Du côté des Habsbourg d’Espagne face à l’Europe du Nord, le sac d’Anvers de 1576 et la révolte des gueux. Face à Élisabeth Iʳᵉ, la reine vierge.
En 1588, le roi d’Espagne Philippe II envoie une grande flotte contre l’Angleterre. L’expédition échoue, et beaucoup de navires se perdent sur le chemin du retour, le long des côtes d’Irlande. L’un d’eux, la Girona, se brise près de la Chaussée des Géants, dans le nord de l’île, avec environ 1 300 hommes à bord. On la connaît surtout par des objets remontés près de quatre siècles plus tard.
Un navire qui recueille les naufragés
La Girona est une galéasse, un navire de guerre venu de Méditerranée qui avance à la fois à la rame et à la voile, et qui porte des canons. Ses rameurs sont des hommes enchaînés à leur banc. Aucun de leurs noms n’est connu.
À l’automne 1588, un chevalier espagnol, Alonso Martínez de Leiva, a déjà perdu deux navires sur la côte irlandaise. Blessé, il se fait porter à travers le pays jusqu’au port de Killybegs, où la Girona a été réparée avec l’aide d’un seigneur irlandais. Les survivants des deux naufrages montent à bord. Le navire, beaucoup trop chargé, part vers l’Écosse.
Une date lue dans un rapport anglais
À cette époque, l’Espagne et l’Irlande ne comptent pas les jours de la même façon. L’Espagne a adopté un nouveau calendrier en 1582, l’Irlande gouvernée par les Anglais garde l’ancien, avec dix jours d’écart.
Un rapport anglais de 1588 raconte que le navire espagnol a été vu un vendredi 18 en face du château de Dunluce, puis qu’il a péri dans la tempête. Dans le calendrier espagnol, ce vendredi tombe le 28 octobre. Beaucoup de livres récents donnent pourtant le 26, sans qu’on sache sur quel document ils s’appuient.
Le même rapport compte 260 noyés rejetés sur la plage. On ignore le nombre total des morts. Selon les récits, cinq, six ou neuf hommes ont survécu. D’après la tradition locale, les corps ont été enterrés près d’une église en ruine de Dunluce, sans tombe marquée.
Près de trois mois plus tard, un capitaine espagnol rescapé d’un autre naufrage, Francisco de Cuéllar, arrive à Dunluce après vingt jours de marche. Des habitants lui racontent la mort de Leiva et de nombreux nobles.
Le seigneur de Dunluce
Le château de Dunluce appartient à Sorley Boy MacDonnell, un chef de famille d’origine écossaise. Il accueille les survivants et les fait passer en Écosse. Il récupère aussi du vin rejeté par la mer et au moins un canon espagnol, que son fils installe sur les murs du château. Ce canon vient peut-être d’un autre navire espagnol perdu près de là.
En 1588, un marin irlandais déclare aux Anglais que la Girona a coulé sur un récif à l’embouchure d’une rivière voisine. Bien plus tard, le plongeur belge Robert Sténuit a pensé que ce renseignement était faux exprès, pour que la famille MacDonnell garde l’épave pour elle. Mais en 1897 déjà, un érudit irlandais écrivait que la tradition du pays désignait le bon endroit, une crique appelée Port na Spaniagh, le port des Espagnols.
Des bijoux au musée de Belfast
En 1967, Sténuit plonge à Port na Spaniagh et retrouve le site. Les descriptions ne mentionnent pas de coque, mais son équipe remonte des objets. Le musée d’Ulster, à Belfast, conserve aujourd’hui 414 monnaies d’or et 789 monnaies d’argent, des bagues, des croix et des chaînes.
Une bague porte l’inscription « Madame de Champagney 1524 », écrite en chiffres romains. D’après les chercheurs, une dame de Besançon l’aurait offerte à son mari cette année-là. Son petit-fils la portait quand il est mort sur la Girona, à vingt-deux ans. C’est elle qui a permis de reconnaître le navire.
Une autre bague dit en espagnol que celui qui l’offre n’a plus rien à donner. Un pendentif d’or en forme de salamandre, un animal qu’on croyait capable de résister au feu, servait sans doute de porte-bonheur sur un navire en bois.
Depuis 1993, le site est protégé par la loi. En 2024, les autorités d’Irlande du Nord ont pourtant signalé des plongées interdites et des objets emportés.
La conversion des dates, le détail des papiers anglais et l’histoire d’un bijou exposé à Belfast sans lien prouvé avec la Girona occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Épave de la galéasse Girona, perdue en octobre 1588 à Lacada Point, anse de Port na Spaniagh, comté d’Antrim ; objets remontés à partir de 1967 par l’équipe de Robert Sténuit ; site protégé au titre du Protection of Wrecks Act depuis le 22 avril 1993 mobilier conservé à l’Ulster Museum, Belfast, National Museums NI
- Rapport au gouvernement de Dublin sur le navire espagnol aperçu devant Dunluce « on Friday, the 18th » (octobre 1588, a. s.), 260 noyés et fûts de vin recueillis par Sorley Boy State Papers, Ireland, Élisabeth Iʳᵉ, The National Archives, Kew, série SP 63, cote exacte [À VÉRIFIER] ; texte connu ici par la citation de H. Allingham, 1897, 1ʳᵉ partie
- Déposition d’un marin irlandais nommé McGrath situant la perte de la Girona sur le « Rock of Bunbois », embouchure de la Bush, 1588 State Papers, Ireland, cote exacte [À VÉRIFIER] ; texte connu ici par l’analyse de H. Allingham, 1897, 1ʳᵉ partie
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Sources primaires (suite)
- Calendar of State Papers, Ireland, 1588-1592, éd. Hans Claude Hamilton, Londres, Her Majesty’s Stationery Office, 1885, préface, p. vii-xliii (réclamation d’Agnes Campbell pour le canon espagnol monté sur Dunluce) British History Online
- Francisco de Cuéllar, lettre datée d’Anvers, 4 octobre 1589, récit de son naufrage à Streedagh et de son passage à Dunluce archives de la Real Academia de la Historia, Madrid, cote [À VÉRIFIER] ; éd. Cesáreo Fernández Duro, La Armada Invencible, t. II, Madrid, Sucesores de Rivadeneyra, 1885 ; trad. anglaise Robert Crawford dans H. Allingham, 1897, 2ᵉ partie
- Bague d’or à chaton rectangulaire vide, inscrite « Madame de Champagney MDXXIIII » Ulster Museum, Belfast, BELUM.BGR.10 (cotée BGR 7 dans la thèse de N. Awais-Dean, 2012)
- Bague d’or à main tenant un cœur et boucle, inscrite « No tengo mas que dar te » Ulster Museum, Belfast, BELUM.BGR.6
- Bague d’or au monogramme IHS surmonté d’une croix, un clou de la Passion sous le monogramme Ulster Museum, Belfast, BELUM.BGR.8
- Pendentif en salamandre, or, neuf rubis dont trois conservés Ulster Museum, Belfast, BELUM.BGR.1
- Boucle d’oreille d’or émaillé à la Vierge à l’Enfant, remontée en pendentif, quatrain anglais daté de 1588 ; vente Christie’s, Londres, 22 février 1972, lot 30 Ulster Museum, Belfast, BELUM.A1,1990
Bibliographie
- Robert Sténuit, Les Trésors de l’Armada, Paris, 1971, 323 p. ; trad. anglaise Treasures of the Armada, trad. Francine Barker, Newton Abbot, David & Charles, 1972 Albin Michel
- Robert Sténuit, « Ireland’s Rugged Coast Yields Priceless Relics of the Spanish Armada », National Geographic 135 (6), juin 1969, p. 745-777 National Geographic Society
- Hugh Allingham et Robert Crawford, Captain Cuellar’s Adventures in Connacht & Ulster A.D. 1588, Londres, 1897, imprimé à Belfast par M’Caw, Stevenson & Orr Elliot Stock
- Natasha Awais-Dean, Bejewelled : the male body and adornment in early modern England, thèse de doctorat, Londres, octobre 2012, chap. 1 et annexe A Queen Mary, University of London et British Museum
- Laurence Flanagan, Ireland’s Armada Legacy, Dublin et Gloucester, 1988, 210 p., ISBN 0-86299-473-X Gill and Macmillan, Alan Sutton
Sources en ligne
- « BELUM.BGR.10 | Explore Our Collections », notice « Ring, Gold » National Museums NIhttps://collections.nationalmuseumsni.org/object-belum-bgr-10
- « BELUM.BGR.6 | Explore Our Collections », notice « Ring, Gold » National Museums NIhttps://collections.nationalmuseumsni.org/object-belum-bgr-6
- « BELUM.BGR.8 | Explore Our Collections », notice « Ring, Gold » National Museums NIhttps://collections.nationalmuseumsni.org/object-belum-bgr-8
- « BELUM.BGR.1 | Explore Our Collections », notice « Salamander pendant, Gold and Rubies » National Museums NIhttps://collections.nationalmuseumsni.org/object-belum-bgr-1
- « BELUM.A1,1990 | Explore Our Collections », notice « Pendant or earring » National Museums NIhttps://collections.nationalmuseumsni.org/object-belum-a1-1990
- « Armada Shipwrecks » National Museums NI, Explore Our Collectionshttps://collections.nationalmuseumsni.org/category/NMNITHES506180/armada-shipwrecks
- « Preface », Calendar of State Papers, Ireland, 1588-1592 British History Online, Institute of Historical Researchhttps://www.british-history.ac.uk/cal-state-papers/ireland/1588-92/vii-xliii
- « Captain Cuellar’s Adventures in Connaught & Ulster A.D. 1588 » Project Gutenberghttps://www.gutenberg.org/ebooks/52472
- « Bejewelled : the male body and adornment in early modern England » dépôt PDF, Huis van Hildehttps://collectie.huisvanhilde.nl/pdf/Bejewelled_the_male_body_and_adornment_i.pdf
- « Ireland’s Rugged coast yields priceless relics of the Spanish Armada. » Western Australian Museum, Maritime Archaeology Databaseshttps://museum.wa.gov.au/maritime-archaeology-db/bibliography/irelands-rugged-coast-yields-priceless-relics-spanish-armada
- « Ireland’s Armada legacy / Laurence Flanagan » Biblioteca del Museu Marítim de Barcelonahttps://biblioteca.mmb.cat/bib/13007
- « Spanish Armada wrecks on the Irish coast » History Irelandhttps://historyireland.com/spanish-armada-wrecks-on-the-irish-coast/
- « Salamander Pendant » A History of Ireland in 100 Objectshttps://100objects.ie/salamander-pendant/
- « celebrating the girona gold 50 years on » Causeway Coast and Glens Borough Councilhttps://causewaycoastandglens.gov.uk/news/celebrating-the-girona-gold-50-years-on
- « Divers reminded not to disturb the wreck sites of La Girona and HMS Drake » Department for Communities, Irlande du Nordhttps://www.communities-ni.gov.uk/news/divers-reminded-not-disturb-wreck-sites-la-girona-and-hms-drake
- « The Treasures of La Girona » Portballintrae Heritagehttps://portballintrae-heritage.co.uk/treasure/
- « ¿Gran Armada, Felicísima o Invencible ? Este fue el auténtico nombre de la flota de Felipe II » El Debatehttps://www.eldebate.com/historia/20250518/gran-armada-felicisima-invencible-este-autentico-nombre-flota-felipe-ii_297839.html

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