Dans l’entourage même de Grégoire VII, certains ont crié à la tyrannie. Le pape le reconnaît dans la lettre qu’il adresse aux princes allemands à la fin de janvier 1077. Devant la porte du château de Canossa, écrit-il, les témoins s’étonnaient de la dureté inhabituelle de son cœur, et quelques-uns l’accusaient d’exercer la cruauté d’un tyran plutôt que la gravité d’une sévérité apostolique. La lettre est copiée dans son registre, conservé à l’Archivio Apostolico Vaticano sous la cote Reg. Vat. 2, et elle compte parmi les textes les plus proches des faits dans toute la querelle des Investitures, écrit par un homme qui se sait contesté par les siens et qui s’adresse à des princes dont il a besoin.
Hildebrand, faux moine
En janvier 1076, à Worms, Henri IV et les évêques de son parti rompent avec le pape, que ses adversaires appellent encore par son nom d’avant l’élection, Hildebrand. La réponse romaine tombe au synode de carême de février, qui excommunie le roi.
Une seconde version de la lettre royale circule au printemps, plus longue, faite pour être lue en Germanie. Les Regesta Imperii la datent des environs du 27 mars 1076 et l’attribuent, sur critères de style, à Gottschalk d’Aix-la-Chapelle, rédacteur au service du roi. Elle s’ouvre sans formule de salut, sur une adresse restée fameuse, « H., roi non par usurpation mais par la pieuse ordination de Dieu, à Hildebrand, désormais non plus pape mais faux moine », et se referme sur un double impératif, descends, descends. Le texte est édité parmi les lettres d’Henri IV sous le numéro 12.
À l’automne, le rapport de force s’inverse. Les princes réunis à Tribur, en octobre ou en novembre 1076, imposent au roi d’être délié du ban avant l’anniversaire de la sentence, et une assemblée avec le pape est prévue à Augsbourg pour le 2 février 1077. Le fragment dit de Königsberg, qui se présente comme un témoignage sur Tribur, parle d’une convocation dès le 6 janvier. Quatre semaines d’écart, sur des routes d’hiver, changent tout le calcul des distances. Grégoire, de son côté, écrit être descendu en Lombardie une vingtaine de jours avant la date où l’escorte des princes devait le prendre au pied des cols, escorte qui n’est jamais venue.
Trois jours devant la porte
Deux récits dominent l’épisode, et ils ne se ressemblent guère. La lettre de Grégoire, quatrième livre du registre, lettre 12, est brève et presque juridique. Le pape y raconte que le roi s’est présenté de lui-même à Canossa avec une petite suite, sans rien d’hostile, qu’il a déposé les insignes de la royauté et qu’il s’est tenu trois jours devant la porte du château, pieds nus, vêtu de laine, implorant en larmes. Grégoire finit par lever l’anathème, reçoit Henri dans la communion de l’Église en présence de garants dont les noms suivent, et fait confirmer l’acte par l’abbé de Cluny, par Mathilde et par la comtesse Adélaïde. Il précise encore aux princes qu’il ne s’est lié au roi que par une parole, l’espoir d’une aide pour son salut et son honneur quand cela se pourra sans péril pour leurs deux âmes, ce qui laisse l’essentiel en suspens et le dit, puisque la lettre annonce que toute l’affaire reste à régler en Germanie avec eux. Nulle part il n’est question de neige. Nulle part il n’est question d’un roi à genoux, et le serment prêté par Henri, copié juste après sous le numéro 12a, est un texte d’engagements précis : rendre justice aux princes ou conclure la paix selon le jugement du pape, dans le délai qu’il fixera, et garantir la sécurité du pontife et de sa suite s’il veut passer les montagnes.
Le froid vient d’une autre plume. Lampert, moine de Hersfeld, décrit à l’année 1077 une traversée des Alpes en plein hiver où les hommes avancent à quatre pattes sur la glace, glissent et roulent, pendant que les guides font descendre la reine et ses dames assises sur des peaux de bœuf qu’ils tirent derrière eux. Ian Robinson, qui a traduit ces annales en anglais en 2015, relève que ce passage, le plus connu de l’œuvre, est aussi celui où l’imitation de Tite-Live se voit le mieux. Lampert écrit contre Henri IV, du côté des princes qui veulent le déposer, et son récit s’interrompt en mars 1077, après l’élection de l’antiroi Rodolphe de Rheinfelden.
Les dates elles-mêmes flottent. On fait d’ordinaire arriver le roi le 25 janvier et lever le ban le troisième jour, et la traduction d’Ernest Henderson reproduite par l’Avalon Project date le serment du 28 janvier (cinquième jour avant les calendes de février). Les Regesta Imperii retiennent aussi le 28, mais avec un point d’interrogation, tandis que le forum de sehepunkte, en résumant la trame admise par Fried, rattache la levée du ban au 25.
Ernst-Dieter Hehl a proposé en 2019 de relire la scène avec les textes que les clercs avaient alors sous la main, le Décret de Burchard de Worms et le Pontifical romano-germanique, qui règlent l’excommunication, la pénitence et l’absolution. Un excommunié doit d’abord réparer les effets de sa faute avant d’être réconcilié, d’où le serment. Hehl y ajoute l’honneur, catégorie sociale du temps. En venant à Canossa, Henri reconnaît au pape l’honneur qu’il lui refusait à Worms ; en l’absolvant, Grégoire rend au roi le sien ; et le roi promet de laisser intact l’honneur des princes qui lui ont résisté.
Bad Harzburg
Le 14 mai 1872, au Reichstag, Otto von Bismarck lance une phrase promise à un long usage, « nach Canossa gehen wir nicht », nous n’irons pas à Canossa. Le débat porte sur l’ambassade auprès du Saint-Siège, où Pie IX vient de refuser le cardinal Gustav Adolf zu Hohenlohe-Schillingsfürst, proposé par l’empereur Guillaume. L’allusion sert le Kulturkampf, la lutte du nouvel Empire contre l’influence politique de l’Église catholique, et une médaille de 1872, présentée par le Deutsches Historisches Museum, montre au revers une Germania armée de l’épée et de la Bible qui repousse le pape.
Le Meyers, grand dictionnaire encyclopédique allemand, consacre en 1905 une notice à la formule. Il y lit une allusion à l’humiliation de « l’empereur Henri IV » devant Grégoire VII, signale la colonne commémorative qui la porte sur le Burgberg près de Harzburg, et rapporte qu’après 1880, quand la Prusse abandonne le Kulturkampf, on se moque d’un gouvernement parti à son tour pour Canossa. Cette colonne s’élève sur l’emplacement de la Harzburg, un ancien château d’Henri IV. Deux glissements s’installent là. Le premier touche au titre. En 1077, Henri IV n’est pas empereur, et tous les documents de cet hiver le nomment roi, la lettre du pape comme le serment. Le second touche au sens, puisqu’une pénitence publique, rite codifié par le droit de l’Église, devient une capitulation nationale. Johannes Fried fait remonter la déformation plus haut, à des lectures confessionnelles et politiques accumulées du XVIᵉ au XIXᵉ siècle.
Pacis foedera
Fried a rouvert l’affaire en 2008, dans un volume dirigé par Wilfried Hartmann et Klaus Herbers, puis en 2012 dans un livre polémique de 180 pages, Canossa. Entlarvung einer Legende. Sa méthode, qu’il nomme « Memorik », trie les témoignages selon leur exposition aux déformations de la mémoire. Les chroniqueurs du nord des Alpes, Lampert en tête, écrivent loin des faits et dans le camp hostile au roi ; les sources italiennes, plus proches, méritent selon lui davantage de poids, et chez Arnulf de Milan il lit la mention d’un pacte de paix, des pacis foedera. Il ajoute un argument de géographie. Compte tenu de la vitesse des messagers en hiver, le pape a dû quitter Rome avant l’arrivée des envoyés de Tribur, ou juste après, ce qui suppose un voyage préparé de longue date et peut-être des tractations discrètes avec le roi, par-dessus la tête des princes. Canossa deviendrait alors la conclusion d’un accord.
La presse a salué la nouveauté, et Michael Borgolte, dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung de juin 2012, estimait que les travaux à venir ne pourraient pas contourner ces résultats. Les spécialistes ont été plus froids, parfois hostiles. Gerd Althoff, Steffen Patzold et Stefan Weinfurter ont répondu entre 2009 et 2012, et la revue en ligne sehepunkte a réuni en janvier 2013 quatre comptes rendus, chacun sur un maillon de la chaîne : Claudia Zey sur Arnulf et les sources italiennes, Matthias Becher sur les vitesses de voyage, Hans-Werner Goetz et Ludger Körntgen sur la portée de la thèse et la place faite aux princes. Une objection simple porte sur la chronologie des textes. Le cinquième livre d’Arnulf n’a pas de date de rédaction sûre, ce qui affaiblit son statut de témoin immédiat.
La lettre de Grégoire ne tranche pas. Grégoire y écrit n’être lié au roi que par une parole d’espoir, ce qui cadre mal avec un traité en forme, mais une lettre destinée aux princes avait toutes les raisons de taire un accord conclu sans eux. Le registre lui-même demande de la prudence. Il est probablement l’original, et un canoniste de la fin du XIᵉ siècle, qui a travaillé à la fois sur le registre et sur les lettres expédiées, laisse voir que la version enregistrée diffère parfois de celle qui est partie. Entre les deux lectures, celle de Hehl nous paraît la plus solide sur ce point limité, parce qu’elle s’appuie sur des textes normatifs qu’on peut lire sans passer par les chroniqueurs, et l’échange d’honneurs qu’elle décrit n’exige ni pacte secret ni roi brisé.
Investir après 1078
On a longtemps daté l’interdiction des investitures laïques du synode de carême de 1075, et on en faisait la cause de la rupture. Rudolf Schieffer a défait cette chronologie en 1981. Les mesures de 1075, selon lui, frappaient les conseillers excommuniés du roi, et la sanction ne jouait que si Henri continuait à les fréquenter. Le premier décret romain sur l’investiture date de l’automne 1078 et défend aux clercs de la recevoir d’un laïc ; la défense faite aux laïcs d’investir suit au synode de carême de 1080. Dans ce schéma, l’interdit naît du conflit ouvert en 1076, et le nom de « querelle des Investitures » désigne mal son point de départ. En français, l’étude de Philippe Depreux parue en 2010 dans la Revue d’histoire de l’Église de France fait le point sur ces décrets et sur les symboles de la querelle dans l’Empire.
Le 7 mars 1080, Grégoire excommunie Henri une seconde fois. Le conflit survit aux deux hommes et se règle avec leurs successeurs, Henri V et Calixte II, le 23 septembre 1122 à Worms, par l’échange de deux actes. Dans le premier, l’empereur renonce à investir évêques et abbés par la crosse et l’anneau, signes de la charge spirituelle, et accepte l’élection canonique. Dans le second, le pape admet que les élections en Germanie se tiennent en présence du souverain et que l’élu reçoive de lui, par le sceptre, les droits temporels attachés à son siège. L’acte impérial est conservé en original à l’Archivio Apostolico Vaticano. L’acte pontifical n’existe plus qu’en copies, dont une, sans doute du XIIᵉ siècle, qu’Henri Omont signalait en 1898 dans un manuscrit de la bibliothèque cantonale de Zurich, au folio 148 verso, à la suite d’un commentaire de Bède sur les épîtres canoniques.
Le roi prie l’abbé et supplie la comtesse
Donizone, moine de Sant’Apollonio de Canossa, compose entre 1111 ou 1112 et 1115 un poème de près de 3 000 vers, en deux livres, à la gloire de Mathilde et de ses ancêtres. Le titre sous lequel on le cite, Vita Mathildis, lui a été donné en 1612 par son premier éditeur, alors que Donizone avait placé en tête du premier livre un intitulé plus politique, De principibus Canusinis, « des princes de Canossa », et c’est un cas assez ordinaire de titre d’éditeur devenu plus connu que celui de l’auteur. Le manuscrit original est à la Bibliothèque apostolique vaticane sous la cote Vat.lat.4922.
Au folio 49 recto, la scène de Canossa ne montre pas le pape. Henri s’agenouille devant le trône où siège Mathilde, pendant que Hugues, abbé de Cluny, sert d’intermédiaire, et la légende porte « Rex rogat abbatem, Mathildim supplicat atque », le roi prie l’abbé et supplie Mathilde.
L’image fait de la comtesse la clef de l’absolution.
Donizone ajoute au poème un chant sur la mort de Mathilde, survenue en 1115, puis une exhortation pour la venue à Canossa, en 1116, de l’empereur Henri V et de son épouse, qui portait le même prénom que la comtesse.
Les peintures du manuscrit s’arrêtent au folio 49. Paolo Golinelli, dans son édition de 2008, relie cet arrêt à la mort de la comtesse, qui aurait empêché la remise du volume, et Huguette Taviani-Carozzi juge que ses propositions ont le mérite de relancer la discussion sur ces images. Sur le feuillet numérisé par la Bibliothèque vaticane, le roi agenouillé devant Mathilde reste la dernière image du livre, et, si l’hypothèse de Golinelli tient, la dernière que la mort de la comtesse ait laissé au peintre le temps d’achever.
Pour aller plus loin
La réforme grégorienne et le Dictatus papae, copié dans le même registre que la lettre de Canossa, forment le versant romain de cette affaire. Mathilde de Toscane et la principauté des Canossa appellent un article à part, de même que Cluny sous l’abbatiat d’Hugues.
Une image circule depuis longtemps. Un empereur allemand attend à genoux dans la neige, devant un château d’Italie du Nord, que le pape veuille bien lui pardonner. Ce château s’appelle Canossa, et la scène se déroule pendant l’hiver 1077. L’homme qui attend est le roi Henri IV. Il est brouillé avec le pape Grégoire VII à propos d’une question de pouvoir, le choix des évêques. Les textes écrits à l’époque racontent pourtant une histoire assez différente.
Des évêques qui gouvernent
Au XIᵉ siècle, un évêque gouverne des villes et des terres. Le roi de Germanie tient donc à choisir lui-même ces hommes puissants, puis à les installer dans leur charge au cours d’une cérémonie. Cette cérémonie porte un nom, l’investiture. À Rome, des clercs veulent mettre fin à ce contrôle du roi sur l’Église.
La rupture éclate au début de l’année 1076. Le roi et les évêques de son camp déclarent qu’ils ne reconnaissent plus le pape. Une de leurs lettres le traite de faux moine et lui ordonne de descendre de son siège. Le pape répond en chassant le roi de la communauté des chrétiens. Cette sanction s’appelle l’excommunication.
Le danger vient ensuite des princes allemands. Ces grands seigneurs exigent que le roi obtienne son pardon avant la date anniversaire de la sanction. Ils attendent aussi le pape en Allemagne pour une grande réunion au début de février. Le pape prend la route du nord, et le roi part vers l’Italie en plein hiver.
Pieds nus et vêtu de laine
Le pape a raconté lui-même la scène. À la fin de janvier, il écrit aux princes pour leur dire ce qui s’est passé. Le roi est arrivé avec une petite escorte, sans rien de menaçant. Il avait quitté ses habits royaux. Pendant trois jours, il s’est tenu debout devant la porte du château, pieds nus et vêtu de laine, en pleurant.
Cette attente sert à montrer publiquement le regret d’une faute. L’Église appelle cette démarche une pénitence, et ses règles sont écrites dans des livres de droit. Autour du pape, beaucoup trouvent qu’il fait attendre le roi trop longtemps. Certains l’accusent même de cruauté. Grégoire finit par lever la sanction, et le roi jure en retour de régler son conflit avec les princes selon l’avis du pape.
Cette lettre ne dit pas un mot de la neige. Elle ne montre pas davantage un roi à genoux. Le froid vient d’un moine allemand nommé Lampert, hostile à Henri IV. Il décrit une traversée des Alpes sur la glace, où l’on fait glisser la reine sur une peau de bœuf. Un traducteur moderne a remarqué que cette page imite de près un historien romain, Tite-Live.
Un chancelier et une colonne
Le mot empereur pose aussi problème. En 1077, Henri IV n’a pas encore ce titre, et tous les documents de cet hiver l’appellent roi. L’idée d’un empereur humilié s’installe bien plus tard.
Elle prend son élan dans l’Allemagne du chancelier Bismarck. Celui-ci se heurte alors à l’Église catholique. En 1872, devant les députés, il promet que son pays n’ira pas à Canossa. Dans sa bouche, la pénitence d’un roi médiéval devient la défaite de toute une nation. Une colonne portant cette phrase se dresse encore sur une colline près de Bad Harzburg, à l’endroit d’un ancien château d’Henri IV.
Pardon ou accord ?
Tous les historiens ne lisent pas la scène de la même façon. L’historien allemand Johannes Fried défend depuis 2008 une idée neuve. Selon lui, le roi et le pape ont conclu à Canossa un accord de paix préparé à l’avance. Il calcule le temps que mettaient les messagers en hiver et pense que le pape a quitté Rome très tôt. Il s’appuie aussi sur un chroniqueur italien qui mentionne un pacte.
Beaucoup de ses collègues ont contesté cette idée. Ils rappellent que le texte de ce chroniqueur n’a pas de date sûre. La lettre du pape affirme de son côté qu’il ne s’est engagé envers le roi que par une simple parole. Une lettre destinée aux princes pouvait pourtant cacher un accord conclu sans eux. Personne n’a encore tranché.
Un moine de Canossa a laissé une autre image, peinte quelques décennies plus tard dans un livre écrit en l’honneur de Mathilde, la comtesse qui possédait le château. Le pape n’y apparaît pas. Le roi s’agenouille devant la comtesse assise sur un trône, tandis que l’abbé de Cluny plaide pour lui.
Ce manuscrit est aujourd’hui conservé à la Bibliothèque vaticane, qui l’a mis en ligne, et le roi à genoux y fait toujours face à une femme.
La version complète donne le texte du serment prêté par le roi à Canossa, ainsi que l’accord de Worms qui met fin à la querelle.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Registre des lettres de Grégoire VII, probablement l’original, contenant aussi le Dictatus papae Archivio Apostolico Vaticano, Reg. Vat. 2
- Grégoire VII, lettre aux archevêques, évêques et princes du royaume des Allemands sur l’absolution d’Henri IV, Canossa, fin janvier 1077, Registre, IV, 12 éd. Erich Caspar, Das Register Gregors VII., MGH Epistolae selectae 2/1, Berlin, 1920, p. 312-314
- Serment d’Henri IV prêté à Canossa, Registre, IV, 12a éd. Erich Caspar, MGH Epistolae selectae 2/1, 1920, p. 314-315 ; également MGH Constitutiones 1, n° 66
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Sources primaires (suite)
- Lampert de Hersfeld, Annales, année 1077 éd. Oswald Holder-Egger, Lamperti monachi Hersfeldensis Opera, MGH Scriptores rerum Germanicarum 38, Hanovre, 1894, p. 292-298
- Henri IV, lettre-manifeste « H. non usurpative, sed pia dei ordinatione rex Hildebrando iam non apostolico, sed falso monacho », vers le 27 mars 1076 éd. Carl Erdmann, Die Briefe Heinrichs IV., MGH Deutsches Mittelalter 1, 1937, n° 12
- Fragment dit de Königsberg, manifeste relatif à l’assemblée de Tribur (1076), mention d’une convocation du pape pour le 6 janvier éd. Oswald Holder-Egger, « Fragment eines Manifestes aus der Zeit Heinrichs IV. », Neues Archiv der Gesellschaft für ältere deutsche Geschichtskunde 31, 1906, p. 183-193, texte p. 189
- Arnulf de Milan, Liber gestorum recentium, livre V, mention des pacis foedera de Canossa édition MGH [À VÉRIFIER]
- Donizone, Vita Mathildis (De principibus Canusinis), parchemin, 1111/1112-1115, miniature d’Henri IV agenouillé devant Mathilde en présence d’Hugues de Cluny, légende « Rex rogat abbatem, Mathildim supplicat atque », fol. 49r Bibliothèque apostolique vaticane, Vat.lat.4922
- Concordat de Worms, 23 septembre 1122 : acte impérial d’Henri V (Heinricianum), original, et acte pontifical de Calixte II (Calixtinum), connu par des copies Archivio Apostolico Vaticano, A.A. Arm. I-XVIII, 62 [À VÉRIFIER sur la notice de l’AAV] ; éd. Ludwig Weiland, MGH Constitutiones 1, 1893, n° 107-108, p. 159-161
Bibliographie
- Ian S. Robinson (trad.), The Annals of Lampert of Hersfeld, Manchester, 2015, introduction sur l’imitation de Tite-Live dans le récit de la traversée des Alpes Manchester University Press
- Ernst-Dieter Hehl, Gregor VII. und Heinrich IV. in Canossa 1077. Paenitentia, absolutio, honor, Wiesbaden, 2019, XXII-142 p., MGH Studien und Texte 66 Harrassowitz
- Johannes Fried, « Der Pakt von Canossa. Schritte zur Wirklichkeit durch Erinnerungsanalyse », dans Wilfried Hartmann et Klaus Herbers (dir.), Die Faszination der Papstgeschichte. Neue Zugänge zum frühen und hohen Mittelalter, Beihefte zu J. F. Böhmer, Regesta Imperii 28, Cologne, Weimar et Vienne, 2008, p. 133-197 Böhlau
- Johannes Fried, Canossa. Entlarvung einer Legende. Eine Streitschrift, Berlin, 2012 Akademie Verlag
- Stefan Weinfurter, Canossa. Die Entzauberung der Welt, Munich, 2006 C. H. Beck
- Gerd Althoff, « Kein Gang nach Canossa ? », Damals 41 (5), 2009, p. 59-61 Damals
- Steffen Patzold, « Frieds Canossa. Anmerkungen zu einem Experiment », geschichte für heute 5, 2012 geschichte für heute
- Rudolf Schieffer, Die Entstehung des päpstlichen Investiturverbots für den deutschen König, Schriften der MGH 28, Stuttgart, 1981, XXII-237 p. Hiersemann
- Philippe Depreux, « Investitures et rapports de pouvoirs : réflexions sur les symboles de la querelle en Empire », Revue d’histoire de l’Église de France 96, n° 236, 2010, p. 43-69 Persée,https://www.persee.fr/doc/rhef_0048-7988_2010_num_96_236_4488
- Paolo Golinelli (éd. et trad.), Donizone. Vita di Matilde di Canossa, Milan, 2008, XXII-265 p., Biblioteca di Cultura Medievale Jaca Book
- Huguette Taviani-Carozzi, compte rendu de P. Golinelli, Donizone. Vita di Matilde di Canossa, Cahiers de civilisation médiévale 55, fasc. 219, 2012, p. 304 OpenEdition,https://journals.openedition.org/ccm/11959
- Henri Omont, « Le concordat de Worms (23 septembre 1122) », Bibliothèque de l’École des chartes 59, 1898, p. 655-657 Persée,https://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_1898_num_59_1_462951
Sources en ligne
- « Vat.lat.4922 - DigiVatLib » Biblioteca Apostolica Vaticanahttps://digi.vatlib.it/view/MSS_Vat.lat.4922
- « Vatican BA Ms. lat. 4922 : Donizo, Vita Mathildis, f.49r : Henry IV before Matilda » Yale University Libraryhttps://findit.library.yale.edu/catalog/digcoll:2048060
- « Documents Relating to the War of the Investitures - Gregory VII’s letter to the German Princes concerning the Penance of Henry IV at Canossa ; 1077 » The Avalon Project, Lillian Goldman Law Library, Yale Law Schoolhttps://avalon.law.yale.edu/medieval/inv08.asp
- « RI III,2,3 n. 857, Heinrich IV., 1077 Januar 28 ( ?), Canossa » Regesta Imperiihttps://www.regesta-imperii.de/regesten/3-2-3-heinrich-vi/nr/a531852d-f2a3-41bc-8e10-49e42706453e.html?tx_hisodat_sources%5Baction%5D=show&tx_hisodat_sources%5Bcontroller%5D=Sources&cHash=427229205dbb9835d870feb68344fc74
- « RI III,2,3 n. 803, Heinrich IV., (1076 um den 27. März), (Utrecht ?) » Regesta Imperiihttps://www.regesta-imperii.de/regesten/3-2-3-heinrich-vi/nr/dcfd52f5-4450-4a9f-a624-85b0991b089f.html?tx_hisodat_sources%5Baction%5D=show&tx_hisodat_sources%5Bcontroller%5D=Sources&cHash=48854ee505d030457cb7239208659a96
- « Città del Vaticano, Archivio Apostolico Vaticano, Reg. Vat. 2 » Clavis Canonum, Monumenta Germaniae Historicahttps://data.mgh.de/databases/clavis/wiki/index.php/Citt%C3%A0_del_Vaticano,_Archivio_Apostolico_Vaticano,_Reg._Vat._2
- « Registrum epistolarum » (Grégoire VII), notice Werk/2540 Geschichtsquellen des deutschen Mittelaltershttps://geschichtsquellen.de/werk/2540
- « Canossa - keine Wende ? Mehrfachbesprechung von Johannes Fried : Canossa. Entlarvung einer Legende », forum dirigé par Jürgen Dendorfer, avec Claudia Zey, Matthias Becher, Hans-Werner Goetz et Ludger Körntgen, 15 janvier 2013 sehepunkte 13, n° 1https://www.sehepunkte.de/2013/01/forum/canossa-keine-wende-brmehrfachbesprechung-von-johannes-fried-canossa-entlarvung-einer-legende-eine-streitschrift-berlin-2012-163/
- « Johannes Fried : Canossa. Entlarvung einer Legende », résumé des critiques, dont celle de Michael Borgolte dans la FAZ Perlentaucherhttps://www.perlentaucher.de/buch/johannes-fried/canossa.html
- « Canossa und Gedächtniskritik » L.I.S.A. Wissenschaftsportal Gerda Henkel Stiftunghttps://lisa.gerda-henkel-stiftung.de/canossa_und_gedaechtniskritik?nav_id=4105
- « LeMO Bestand - Objekt - Kulturkampf, 1872 » Deutsches Historisches Museumhttps://www.dhm.de/lemo/bestand/objekt/kulturkampf-1872
- « Nach Canossa gehen wir nicht », Meyers Großes Konversations-Lexikon, 1905 Zeno.orghttp://www.zeno.org/Meyers-1905/A/Nach+Canossa+gehen+wir+nicht
- « Harz - Bilder - Die Canossasäule in Bad Harzburg » harzlife.dehttps://www.harzlife.de/dia/nach-canossa-gehen-wir-nicht.html






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