Le plus ancien texte qui parle d’une femme élue pape la fait régner vers 1099, une année où la liste pontificale n’offre aucune place à un règne de plus. Urbain II meurt le 29 juillet, Pascal II est élu le 13 août, et il n’y a guère que deux semaines entre les deux. L’auteur de cette datation impossible est un dominicain de Metz, Jean de Mailly, qui compile une chronique universelle entre 1250 et 1254. Un quart de siècle plus tard, un autre dominicain recule la papesse de deux siècles et demi, et c’est cette seconde date, 855, que l’Europe retient pour près de quatre siècles.
« Petre, Pater Patrum »
Chez Jean de Mailly, la papesse n’a pas de nom. La Chronica universalis Mettensis, éditée en 1879 par Georg Waitz dans les Monumenta Germaniae Historica, la présente comme un scribe de talent devenu notaire de la curie, puis cardinal, puis pape. Un jour qu’elle monte à cheval, elle accouche. La foule romaine l’attache à la queue de l’animal, la traîne et la lapide ; à l’endroit où elle meurt, on aurait gravé six fois la lettre P, que la chronique développe en Petre, Pater Patrum, Papisse Prodito Partum, « Pierre, père des pères, dévoile l’enfantement de la papesse ». Mailly ajoute que les Quatre-Temps, ces jeûnes qui reviennent à chaque saison de l’année liturgique, auraient été institués sous son règne et qu’on les nommait pour cette raison le jeûne de la papesse.
L’histoire circule aussitôt dans les milieux qui l’ont produite. Avant 1261, un franciscain anonyme d’Erfurt la reprend dans sa Chronica minor, efface tout nom et confie au diable le soin de dénoncer l’imposture. Le dominicain Étienne de Bourbon, mort en 1261, l’insère dans un recueil d’anecdotes destiné aux prédicateurs, le traité Des sept dons du Saint-Esprit, et la situe aux environs de 1100. Ces notices sont les plus anciennes connues, aucun manuscrit antérieur à la chronique de Metz ne mentionne une femme pape, et la première de toutes, rédigée quelque cent cinquante ans après la date qu’elle avance, s’ouvre sur un mot par lequel son propre auteur signale que le récit demande vérification.
Martin le Polonais l’installe après Léon IV
Le texte qui fixe la légende sort de l’entourage du pape. Martin le Polonais, dominicain, se présente dans le prologue de son Chronicon pontificum et imperatorum comme pénitencier et chapelain du pape, ainsi qu’on le lit dans une copie du XIVᵉ siècle conservée à Yale, le manuscrit Beinecke 754, dont le récit descend jusqu’à Nicolas III, élu en 1277. Sa notice place après Léon IV un Jean l’Anglais, né à Mayence, qui aurait tenu le siège un peu plus de deux ans. Encore jeune fille, elle serait partie pour Athènes en habits d’homme avec un amant, y aurait surpassé tous les maîtres, puis aurait enseigné les arts libéraux à Rome avant d’être élue à l’unanimité. Enceinte d’un familier et ignorant le terme, elle accouche pendant une procession de Saint-Pierre au Latran, entre le Colisée et l’église Saint-Clément, meurt sur place et y est enterrée. Martin ajoute que les papes évitent depuis ce trajet et qu’on ne l’a pas inscrite au catalogue des pontifes à cause de son sexe. Il écrit à quelque quatre cent vingt ans des faits.
Au départ, le personnage porte un nom d’homme, Johannes ou Johannes Anglicus. Le prénom féminin s’impose au XIVᵉ siècle, et d’autres versions préfèrent Agnès ou Gilberte ; à la toute fin du XVᵉ siècle, le titre se féminise à son tour, et la savante de Martin cède la place à une femme lascive dont les polémistes protestants vont faire une arme contre Rome. Agostino Paravicini Bagliani, qui a réuni en 2021 les 109 textes connus antérieurs à 1500 dans un volume de 694 pages, ramène toute cette floraison à trois notices fondatrices, celles de Mailly, du franciscain d’Erfurt et de Martin.
L’anglais dit toujours Pope Joan, avec un titre resté masculin, comme l’a relevé Joëlle Rollo-Koster.
Dix semaines de vacance en 855
Le Liber pontificalis, la série officielle des vies de papes, consacre à Benoît III une longue notice, éditée par Louis Duchesne en 1892, qui raconte une succession agitée et brève. Léon IV meurt le 17 juillet 855. Aussitôt, le clergé et le peuple de Rome élisent Benoît ; des envoyés impériaux veulent imposer à sa place le cardinal déposé Anastase, Benoît est un temps malmené et enfermé, puis la majorité romaine l’emporte et il est consacré le 29 septembre. Il n’y a là aucune place pour un règne de deux ans, et l’été 1099 n’en laisse pas davantage. Des humanistes et des érudits catholiques l’avaient vu, Enea Silvio Piccolomini, le futur Pie II, puis le cardinal Baronius, qui tenaient l’histoire pour dénuée de fondement.
Le premier démontage systématique vient pourtant d’un pasteur calviniste. En 1647, David Blondel publie à Amsterdam, chez Jean Blaeu, un Familier esclaircissement de la question, si une femme a esté assise au siege papal de Rome entre Léon IV & Bénoist III, dont Marsh’s Library, à Dublin, conserve un exemplaire. Le livre ne fait pas l’unanimité dans son propre camp, et un ouvrage protestant imprimé à Saumur en 1655 lui répond pour défendre la papesse. La répartition des rôles qu’on imagine volontiers ne tient donc pas, puisque la fable naît chez des frères prêcheurs et mineurs, sert ensuite d’arme contre Rome, et que c’est un réformé qui la ruine le premier.
Le siège de rouge antique
À la papesse s’attache une seconde légende, qui grossit plus vite que la première. Pour qu’aucune femme ne remonte jamais sur le trône, chaque élu aurait dû s’asseoir sur un siège percé et laisser vérifier son sexe. Paravicini Bagliani compte au moins vingt et un textes qui mentionnent ce rite avant 1500 ; les plus anciens sont le Livre des visions de Robert d’Uzès, écrit entre 1294 et 1296, et la chronique de l’abbaye Saint-Pierre-le-Vif de Sens, rédigée vers 1295 par Geoffroy de Courlon. Vers le milieu du XVᵉ siècle, Felix Hemmerli en livre la version la plus crue dans son De nobilitate et rusticitate dialogus, où deux clercs dignes de foi touchent l’élu, crient qu’il a des testicules, et le clergé et le peuple répondent Deo gratias.
Les sièges, eux, ont existé. Deux fauteuils monolithes de pierre rouge, à haut dossier enveloppant et à tablette percée d’une lunette, figurent dans le cérémonial d’avènement des papes de 1099 à 1513, selon l’étude qu’Alain Bouet et Florence Saragoza leur ont consacrée en 2007 ; l’un est aujourd’hui au Louvre, l’autre au Vatican, au musée Pio Clementino. Au Latran, ils marquaient l’entrée de la chapelle Saint-Sylvestre, et le nouveau pape s’asseyait sur l’un pour recevoir un cordon portant sept clés et sept sceaux, sur l’autre pour recevoir la férule, signe de sa prise de possession du palais. Leur première apparition tombe l’année même où Jean de Mailly place sa papesse. Aucune source médiévale ne relie les deux faits, et il serait imprudent d’y voir plus qu’une coïncidence de calendrier, même si elle rappelle que le récit a grandi dans une ville où ces sièges servaient sous les yeux de tous.
Un troisième siège antique, placé devant le porche de la basilique du Latran, porte dans les sources du milieu du XIIᵉ siècle le nom de sedes stercorata, siège stercoraire, de stercus, le fumier. Alain Boureau l’a rapproché du cantique d’Anne, au premier livre de Samuel, 2, 8, où Dieu relève le pauvre du fumier pour le faire asseoir avec les princes, rapprochement qu’aucun texte médiéval n’impose, notent Bouet et Saragoza. Paravicini Bagliani y lit un rite d’humiliation, le plus radical peut-être qu’on ait réservé au pontife, qui rappelle à l’élu sa condition d’homme au moment où il atteint le sommet. Sur l’âge des deux fauteuils percés, les avis divergent. Boureau les plaçait dans l’Antiquité tardive ; des comparaisons de style avec d’autres trônes antiques orientent vers le IIᵉ siècle, datation que retiennent Bouet et Saragoza et qu’on préférera ici, parce qu’elle s’appuie sur des parallèles précis de décor, pattes de lion et palmettes comprises.
Une hypothèse formulée dès 1690 et reprise à la fin des années 1970 voyait dans ces fauteuils des chaises d’accouchement, retenues par l’Église pour figurer l’Église mère. Bouet et Saragoza l’ont écartée en les confrontant aux descriptions antiques de sièges obstétricaux, à l’ouverture en demi-lune et au dossier incliné, qui ne leur ressemblent guère. Ils y voient des sièges de latrines individuels de grand luxe, peut-être utilisés dans des thermes pour recueillir les selles en vue d’un examen médical, de sorte que le trône où l’on prétendait vérifier la virilité des papes aurait commencé sa carrière comme une chaise percée.
Une rue que les cortèges contournaient
Réduire la longue carrière de la papesse à la crédulité des clercs serait trop court, et la position des médiévaux qui l’ont tenue pour vraie mérite d’être exposée dans sa version la plus forte. Ses narrateurs n’étaient pas des ennemis de Rome. Trois dominicains et un franciscain lui ont donné sa forme, dont un pénitencier du pape écrivant pour la curie, et le récit a gagné jusqu’à l’Écosse sans que la version de Martin porte le moindre jugement moral sur son héroïne. Il s’accordait aussi avec ce que tout Romain pouvait voir. À la fin du XIIIᵉ siècle, les processions pontificales évitaient bel et bien une rue entre le Colisée et Saint-Clément ; une statue monumentale, portant une inscription difficile à lire, passait pour la tombe de la papesse, et elle aurait été détruite sur l’ordre de Pie V ; les deux sièges percés recevaient réellement chaque nouvel élu. La date de 1099, enfin, tombe dans des années où Rome connaît des papes rivaux et un antipape soutenu par l’empereur Henri IV, ce qui a conduit quelques auteurs modernes à chercher une brèche entre 1086 et 1108. L’objection a du poids. Tous ses appuis matériels sont pourtant attestés après les premiers récits, ou ne sont rattachés à la papesse qu’après eux, la rue à la fin du XIIIᵉ siècle, le rite vers 1295, la statue sans date sûre, et le silence des manuscrits antérieurs à 1250 est complet.
On ignore d’où vient l’histoire, faute de toute indication dans les trois notices fondatrices, dont la plus ancienne se méfie d’elle-même. Les explications avancées à l’époque moderne restent des conjectures. La plus répandue la rattache aux rumeurs qui entouraient, au début du Xᵉ siècle, l’emprise de deux femmes de l’aristocratie romaine sur la papauté, Théodora et sa fille Marozia, sans qu’un document vienne la démontrer. Paravicini Bagliani ne parvient pas davantage à fixer l’origine du rite de vérification, qu’il attribue probablement à l’imagination romaine travaillant sur les sièges du Latran. Il insiste en revanche sur la fonction du récit au XIIIᵉ siècle, quand un théologien franciscain de premier plan jugeait encore que l’ordination des femmes pouvait faire l’objet d’un doute, puisque la papesse donnait à leur exclusion la force d’un précédent.
Au Louvre, le siège arrivé de Rome après le traité de Tolentino, en 1797, est inventorié sous le numéro MA 1389. Haut de 81,9 centimètres, large de 62,2, il est percé d’une lunette de 21 centimètres de diamètre prolongée par une saignée, restauré dans sa partie basse et taillé dans une pierre que le cérémonial romain du XIIᵉ siècle appelait déjà porphyre, un marbre rouge antique extrait en réalité au cap Ténare, à la pointe sud du Péloponnèse.
Pour aller plus loin
La papesse croise l’histoire du palais du Latran et des rites de l’avènement pontifical, ainsi que celle des ordres mendiants, dont les recueils d’anecdotes pour prédicateurs ont fait voyager tant de récits. Elle touche aussi à la crise de 855 autour de l’antipape Anastase et, bien plus tard, à la controverse entre catholiques et réformés sur l’autorité du pape.
On raconte qu’au IXᵉ siècle, une femme déguisée en homme serait devenue pape. Elle aurait gouverné l’Église un peu plus de deux ans. Puis elle aurait accouché en pleine rue de Rome, devant la foule. Bien des chrétiens l’ont tenue pour vraie, prêtres compris. Les historiens la savent fausse, et ils savent à peu près où elle est née.
Deux frères et une papesse
Le premier récit apparaît au milieu du XIIIᵉ siècle, à Metz. Son auteur appartient à un ordre de religieux qui vivent de dons et parcourent les villes pour prêcher. Ce sont les dominicains. Jean de Mailly est l’un d’eux. Il écrit un livre qui raconte l’histoire du monde année après année.
Dans ce livre, la papesse n’a pas encore de nom. Elle est d’abord un scribe très doué, qui devient cardinal, puis pape. Un jour, elle accouche en montant à cheval. La foule l’attache à l’animal et la tue à coups de pierres. Jean de Mailly prend soin de noter que son récit demande à être vérifié.
Il situe l’affaire vers 1099. Or cet été-là, la liste des papes ne laisse aucune place à un règne de plus. Un pape meurt, et son successeur est élu très vite. La date ne tient donc pas. C’est une autre date qui va s’imposer.
Une génération plus tard, un autre dominicain reprend l’histoire. Martin le Polonais travaille au service direct du pape. Il recule l’affaire de plus de deux siècles. Dans son récit, la papesse règne en 855, juste après un pape nommé Léon.
Selon lui, elle est née à Mayence. Habillée en homme, elle part étudier à Athènes avec un amant. Elle y dépasse tous les maîtres, puis enseigne à Rome. Les Romains l’élisent sans une voix contre. Enceinte, elle accouche pendant une procession dans une rue proche du Colisée et meurt sur place.
Cette version gagne toute l’Europe. Les spécialistes ont retrouvé 109 textes qui la racontent. Tous ont été écrits avant la fin du Moyen Âge. Au début, le personnage porte un nom d’homme, Jean l’Anglais. Le prénom Jeanne ne s’impose qu’au siècle suivant.
Le Livre des papes répond
Rome possède un recueil officiel où chaque pape a sa biographie. On l’appelle le Livre des papes. Il raconte en détail l’année 855. Le pape Léon meurt en juillet. Son successeur Benoît est élu tout de suite, puis installé fin septembre, après une courte crise.
Entre ces deux papes, aucun règne de deux ans ne peut trouver sa place. Plusieurs savants catholiques avaient déjà jugé l’histoire sans fondement. Le premier à la démonter de bout en bout est pourtant un pasteur protestant. David Blondel publie sa démonstration à Amsterdam en 1647.
La légende était née chez des religieux catholiques. Les protestants s’en servaient ensuite pour attaquer Rome. Et c’est l’un d’eux qui la ruine le premier.
Les fauteuils du palais
Une seconde légende s’ajoute vite à la première. Pour qu’aucune femme ne soit plus jamais élue, chaque nouveau pape aurait dû s’asseoir sur un fauteuil troué. Des clercs auraient alors vérifié qu’il était bien un homme. Ce récit apparaît plus tard, vers la fin du même siècle.
Ces fauteuils ont vraiment existé. Ce sont deux sièges de pierre rouge taillés d’un seul bloc, avec un dossier haut et une assise percée. Les papes habitaient alors un grand palais romain, le Latran. On y faisait asseoir chaque nouveau pape sur ces deux sièges, pour lui remettre des clés et un bâton, signes de son pouvoir.
Des spécialistes de l’Antiquité y voient des sièges de toilettes de grand luxe. Ils servaient peut-être dans des bains romains, pour recueillir les selles en vue d’un examen médical. Le trône des papes aurait donc commencé sa vie comme une chaise percée.
Une origine introuvable
Les hommes du Moyen Âge avaient des raisons d’y croire. Le récit venait de religieux au service de l’Église. Vers la fin du XIIIᵉ siècle, les processions du pape évitaient vraiment une rue près du Colisée. Et les fauteuils percés recevaient bien chaque nouvel élu.
Tous ces indices sont pourtant attestés après les premiers récits. Aucun manuscrit plus ancien ne parle d’une femme pape. Personne ne sait d’où vient l’histoire. Une hypothèse la rattache à des rumeurs plus anciennes sur deux femmes très puissantes à Rome. Aucun document ne permet de la démontrer.
Les historiens d’aujourd’hui regardent surtout l’effet de ces textes. À l’époque, certains théologiens se demandaient encore si une femme pouvait devenir prêtre. La papesse offrait un précédent contre les femmes. Ce précédent servait à les tenir loin de la prêtrise.
L’un des deux fauteuils se trouve aujourd’hui au musée du Louvre, à Paris. Il mesure un peu plus de quatre-vingts centimètres de haut, et sa pierre rouge vient de l’extrême sud de la Grèce.
La version complète donne l’inscription aux six lettres gravée selon le premier chroniqueur, et retrace la dispute sur l’âge des fauteuils du Latran.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Jean de Mailly, *Chronica universalis Mettensis*, rédigée entre 1250 et 1254, notice de la papesse placée vers 1099 éd. Georg Waitz, Monumenta Germaniae Historica, *Scriptores*, t. 24, Hanovre, 1879, p. 502-526
- *Chronica minor* d’un franciscain anonyme d’Erfurt, rédigée avant 1261, notice de la papesse texte latin et traduction française dans Agostino Paravicini Bagliani, *Histoire de la papesse Jeanne*, Lyon, 2024
- Étienne de Bourbon, *Tractatus de diversis materiis praedicabilibus* (traité *Des sept dons du Saint-Esprit*), vers 1260, notice de la papesse datée des environs de 1100 texte latin et traduction française dans Agostino Paravicini Bagliani, *Histoire de la papesse Jeanne*, Lyon, 2024
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Sources primaires (suite)
- Martin le Polonais (Martin d’Opava), *Chronicon pontificum et imperatorum*, rédaction de 1277 environ, notice placée après Léon IV éd. Ludwig Weiland, Monumenta Germaniae Historica, *Scriptores*, t. 22, Hanovre, 1872, p. 397-482
- Martin le Polonais, *Chronicon pontificum et imperatorum*, copie du XIVᵉ siècle, Allemagne occidentale (Essen ?), f. 1r-114r, prologue où l’auteur se dit pénitencier et chapelain du pape Yale University, Beinecke Rare Book and Manuscript Library, MS 754
- *Liber pontificalis*, vie de Benoît III, récit de l’élection de 855 et de la tentative d’Anastase éd. Louis Duchesne, *Le Liber pontificalis*, t. II, Paris, E. Thorin, 1892, p. 140 et suiv.
- Premier livre de Samuel, 2, 8 cantique d’Anne, rapproché par Alain Boureau du siège stercoraire du Latran
- Robert d’Uzès, *Liber visionum*, 1294-1296, plus ancienne mention connue du rite de vérification d’après Agostino Paravicini Bagliani, *Histoire de la papesse Jeanne*, Lyon, 2024
- Geoffroy de Courlon, chronique de l’abbaye Saint-Pierre-le-Vif de Sens, vers 1295, mention du rite et de la papesse texte latin et traduction française dans Agostino Paravicini Bagliani, *Histoire de la papesse Jeanne*, Lyon, 2024
- Felix Hemmerli, *De nobilitate et rusticitate dialogus*, rédigé entre 1444 et 1461 environ, description du rite de vérification éd. Strasbourg, entre 1493 et 1500 (Hain 8426)
- Siège percé monolithe en rouge antique du cap Ténare, h. 0 819 m, l. 0 622 m, prof. 0 675 m, lunette de 0 210 m prolongée d’une saignée, partie basse restaurée, entré au Louvre après le traité de Tolentino Musée du Louvre, MA 1389
- Siège percé jumeau, rouge antique, h. 0 850 m, l. 0 625 m, prof. 0 655 m Musées du Vatican, Museo Pio Clementino, inv. 818
- David Blondel, *Familier esclaircissement de la question, si une femme a esté assise au siege papal de Rome entre Léon IV & Bénoist III*, Amsterdam, Jean Blaeu, 1647, in-8° Marsh’s Library, Dublin, fonds Stillingfleet
Bibliographie
- Agostino Paravicini Bagliani, *Histoire de la papesse Jeanne. Une enquête au cœur des textes*, Lyon, 2024, 248 p., ISBN 978-2-7297-1431-4 Presses universitaires de Lyon
- Agostino Paravicini Bagliani, *La papessa Giovanna. I testi della leggenda (1250-1500)*, Florence, 2021, 694 p. SISMEL Edizioni del Galluzzo
- Alain Boureau, *La papesse Jeanne*, Paris, 1988 ; rééd. Paris, 1993, 412 p., coll. « Champs » 280 Flammarion
- Alain Bouet et Florence Saragoza, « Hygiène et thérapeutique dans l’Antiquité romaine. Réflexions sur quelques sièges de latrines », *Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piot* 86, 2007, p. 31-56, DOI 10,3406/piot.2007,1640 Monuments et mémoires de la Fondation Eugène Piothttps://doi.org/10.3406/piot.2007.1640
Sources en ligne
- « 25,04,19 Paravicini Bagliani, Agostino. Histoire de la papesse Jeanne : Une enquête au cœur des textes. », compte rendu de Joëlle Rollo-Koster The Medieval Review, Indiana Universityhttps://scholarworks.iu.edu/journals/index.php/tmr/article/view/41557
- « Ceci n’est pas un pape », compte rendu de Bénédicte Sère, 23 avril 2024 La Vie des idéeshttps://laviedesidees.fr/Ceci-n-est-pas-un-pape
- « Agostino Paravicini Bagliani, Histoire de la papesse Jeanne. Une enquête au cœur des textes », compte rendu Revue de l’histoire des religions, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/rhr/13764
- « JEANNE LA PAPESSE », notice de Jacques Pons Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/la-papesse-jeanne/
- « Familier esclaircissement de la question, Si une femme a esté assise au siege Papal de Rome entre Léon IV, & Bénoist III / par David Blondel. », notice de catalogue Marsh’s Library, Dublinhttps://web.marshlibrary.ie/catalogue/Record/5330
- « Recent Acquisition : Defending Pope Joan » Hesburgh Libraries, Rare Books and Special Collections, University of Notre Damehttps://sites.nd.edu/rbsc/recent-acquisition-defending-pope-joan/













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