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Le Grand Schisme d’Occident : deux papes, puis trois (1378-1417)

France & Occident féodalÉglise, islam & judaïsme28 octobre 2026◈ 53 sources vérifiées
Jean-Marc Rosier (de/from http://www.cjrosier.com + http://www.gordes-immobilier.com) / Wikimedia Commons
12 min de lecture53 sources vérifiées
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Vingt-deux papes avaient porté le nom de Jean avant lui, et presque tous avaient régné peu de temps, rappelle Angelo Roncalli le 28 octobre 1958, dans l’allocution latine par laquelle il accepte son élection. Il donne ses raisons, le prénom de son père, l’église de son baptême, la basilique du Latran, puis prend le numéro XXIII. Ce numéro avait déjà servi. De 1410 à 1415, Baldassarre Cossa l’avait porté, élu par les cardinaux d’une lignée de papes née en plein Grand Schisme d’Occident, au concile de Pise, puis déposé par celui de Constance. Avant 1906, la liste des pontifes que publiait la Gerarchia cattolica comptait encore son prédécesseur, Alexandre V, comme le deux cent onzième successeur de Pierre.

« Romano lo volemo »

Grégoire XI avait ramené en 1377 à Rome une papauté qui résidait sur le Rhône depuis les années 1310. Il y meurt le 27 mars 1378. Le 7 avril, les seize cardinaux présents dans la ville entrent en conclave, quatre Italiens, cinq Français et sept membres de la faction limousine, selon la notice que la Catholic Encyclopedia consacrait en 1912 à Urbain VI. Dehors, la foule réclame un pape romain, ou du moins italien, « Romano lo volemo, o al manco Italiano ». Le lendemain, les cardinaux élisent un homme qui n’appartient pas à leur collège, Bartolomeo Prignano, archevêque de Bari, né à Naples. Dans le tumulte, ils présentent au peuple le cardinal Tebaldeschi revêtu des insignes pontificaux et entonnent le Te Deum malgré ses protestations, puis confirment le choix de Bari par une seconde élection. Prignano reçoit l’hommage de tous les cardinaux. Il est couronné le 18 avril sous le nom d’Urbain VI.

Sur le premier à avoir prononcé son nom, les deux récits les plus circonstanciés divergent. Le factum rédigé pour Urbain VI par l’avocat fiscal de la Curie, Jacobus de Seva, donne l’initiative au cardinal Corsini ; la notice de 1912 l’attribue à Pedro de Luna, cardinal aragonais que l’on retrouvera seize ans plus tard sur le siège d’Avignon.

Le nouveau pape heurte vite le collège, par ses projets de réforme comme par ses manières. Pendant l’été, la plupart des cardinaux gagnent Anagni, déclarent au début d’août l’élection nulle parce qu’arrachée par la peur, puis passent à Fondi, dans le royaume de Naples. Le 20 septembre 1378, treize d’entre eux y élisent Robert de Genève, qui prend le nom de Clément VII et se fait couronner le 31 octobre. Né à Genève en 1342, évêque de Thérouanne puis archevêque de Cambrai, cardinal depuis 1371, il avait été légat du pape en Italie du Nord pendant la guerre contre Florence, et c’est sous son autorité qu’en 1377 les rebelles de Cesena avaient été massacrés, quatre mille selon un chiffre que l’Encyclopædia Universalis reprend sans en donner l’origine. Urbain VI l’excommunie le 29 novembre. Clément VII finit par s’installer à Avignon, où il réside jusqu’à sa mort.

Les royaumes choisissent leur pape

Les princes tranchent, chacun pour ses terres. Clément VII obtient la France, le royaume de Naples, la Savoie, les royaumes ibériques, la Sicile et l’Écosse, avec quelques principautés du sud et de l’ouest de l’Allemagne ; Urbain VI garde l’Empire, l’Angleterre, la Hongrie et les royaumes scandinaves, l’Italie du Nord et du Centre, l’Allemagne septentrionale, d’après la carte que dresse l’Encyclopædia Universalis. Chaque obédience a désormais sa curie et son collège de cardinaux. Dans un livre paru en 2022, Joëlle Rollo-Koster a montré que les deux papes devaient aussi se faire voir comme papes, par le rituel et les processions, par les sceaux de plomb et les roses d’or parfumées, et que la légitimité tenait à la reconnaissance des souverains autant qu’au titre.

La sainteté n’a pas départagé les camps. Catherine de Sienne et Catherine de Suède tiennent pour Urbain VI, Vincent Ferrier, le bienheureux Pierre de Luxembourg et Colette de Corbie pour Clément VII, selon le relevé que Louis Salembier dressait en 1912 dans la même encyclo​pédie catholique.

L’idée d’une papauté captive des rois de France vient de plus loin que le schisme. Dans les lettres de son Liber sine nomine, Pétrarque avait fait de la cour d’Avignon un réquisitoire dont la notice de la traduction anglaise de Norman Zacour, parue en 1973, dit qu’il a pesé sur tous les jugements postérieurs, et Thomas Renna a rappelé qu’il comparait la ville à l’antique Babylone. Le retour de 1377 aurait dû éteindre l’image. Elle s’est au contraire durcie, contre la papauté, contre le clergé et contre la nation française, observe Renna, et les historiens français du XXᵉ siècle qui ont rappelé les mérites des papes avignonnais ne sont pas parvenus à la chasser des manuels.

La lecture nationale garde pourtant une part solide. Alfonso Pecha, ancien évêque de Jaén et confesseur du cardinal de Luna, achève à Gênes en 1386 un traité qui rapporte une mission envoyée pendant l’été 1378 auprès du roi de France Charles V, et Robert Lerner pense qu’elle a probablement enhardi les cardinaux à rompre d’un même mouvement avec Urbain. Les fidélités franchissaient aussi les frontières, puisque cet évêque castillan défendait Urbain VI quand son cardinal aragonais suivait Clément VII. Noël Valois, dans les quatre volumes qu’il fait paraître chez Picard à partir de 1896, avait intitulé sa grande histoire La France et le Grand Schisme d’Occident, et le titre dit assez depuis quel royaume il regardait.

Pourquoi avoir attendu quatre mois ?

Le procès de l’élection de 1378 n’a jamais été jugé, et chaque camp a laissé ses pièces. Pour les cardinaux de Fondi, un vote arraché par la peur ne fait pas un pape, et ils pouvaient invoquer la foule en armes autour du conclave, les cris, la mascarade imposée à Tebaldeschi. L’objection la plus forte tient dans leur propre calendrier, que relève l’Encyclopedia of World Biography : ils ont attendu quatre mois avant de dénoncer l’élection, après avoir couronné Urbain VI et lui avoir rendu hommage. On peut répondre en leur faveur que la contrainte ne cessait pas avec le vote, tant qu’ils demeuraient à Rome sous l’autorité de l’homme qu’ils avaient élu. Le factum de Jacobus de Seva plaide l’inverse, et son éditeur en ligne, John Paul Adams, rappelle qu’un mémoire d’avocat ne vaut pas un témoignage juré. Le témoin le mieux placé écrit lui aussi pour Urbain. Pecha vivait dans l’entourage de Pedro de Luna, et son traité, dont Lerner a exploité une seconde copie complète, conservée à Prague, à côté de celle de Bâle, ajoute au récit des visions surnaturelles et une démonstration de droit canon destinées à prouver la légitimité du pape romain. Joëlle Rollo-Koster avait déplacé la question en 2008. Le pillage pendant la vacance du siège était selon elle un rite ancien, toléré et attendu, au point que le cérémonial funéraire rédigé pendant le schisme par François de Conzié prévoit des précautions contre lui ; la foule d’avril 1378 aurait suivi ce scénario, et la peur dont parlèrent ensuite les cardinaux serait une justification forgée après coup, quand ils eurent jugé leur choix mauvais.

La suite a nourri l’argument rétrospectif. Urbain VI fait arrêter et torturer six cardinaux soupçonnés de complot, dont la plupart meurent à Gênes, et Thomas Morrissey le jugeait en 1979 au mieux instable, tout en tenant pour un mirage l’espoir d’une réponse définitive sur le conclave lui-même.

Pour ces années-là, le mot antipape vaut mieux absent, parce qu’il suppose réglé ce que les contemporains, saints compris, n’ont pas su régler, et qu’il donne d’avance raison à l’un des deux collèges sur la foi d’un verdict que personne n’a rendu.

Soustraction

Très tôt, des maîtres de l’université de Paris, Henri de Langenstein et Conrad de Gelnhausen, puis Pierre d’Ailly et Jean Gerson, réclament un concile général. La lettre que l’université adresse au roi Charles VI en 1394, que la traduction américaine de 1905 date de 1393, propose trois voies, la renonciation des deux pontifes, un arbitrage ou le jugement d’un concile. Clément VII meurt à Avignon le 16 septembre 1394. Douze jours plus tard, ses cardinaux élisent à l’unanimité Pedro de Luna, né à Illueca en 1328 selon la Gran Enciclopèdia Catalana, en 1324 selon l’Encyclopædia Universalis, et qui n’est encore que diacre. Il doit recevoir la prêtrise puis l’épiscopat. Il prend le nom de Benoît XIII.

Du 7 mai au 1ᵉʳ août 1398, une assemblée du clergé de France siège à Paris. Ses membres rendent leur avis par écrit, sur des bulletins rédigés de leur main, qu’Hélène Millet et Emmanuel Poulle ont publiés en fac-similé en 1988 ; on y lit les opinions de chacun, la diffusion d’idées neuves sur l’Église, et les habitudes d’écriture d’un groupe homogène de clercs. Millet a suivi dans un chapitre, repris en 2009 dans L’Église du Grand Schisme, les réponses des évêques et des chapitres de Normandie. Le roi soustrait la même année son royaume à l’obéissance de Benoît XIII, c’est-à-dire qu’il cesse de le reconnaître sans reconnaître son rival. Boucicaut occupe Avignon et assiège le palais. Le pape y tient jusqu’en 1403, puis s’en échappe par surprise, déguisé en chartreux, et gagne Châteaurenard, sur les terres de Louis II d’Anjou. En novembre 1408, il réunit à Perpignan un concile de son obédience, qui l’exhorte à renoncer à la tiare si son rival en fait autant.

Pise, 26 juin 1409

À Rome, Urbain VI meurt le 15 octobre 1389. Boniface IX lui succède, puis Innocent VII en 1404 et Grégoire XII en 1406. En 1408, la plupart des cardinaux romains abandonnent Grégoire XII, et ceux des deux obédiences ouvrent ensemble à Pise, le 25 mars 1409, un concile où siègent, selon les listes, quatorze ou seize cardinaux. Le 5 juin, à sa quinzième session, l’assemblée dépose les deux pontifes comme schismatiques notoires, hérétiques et parjures, notorios schismaticos dans le texte latin que cite Adams. Les cardinaux entrent en conclave le 15 juin dans le palais archiépiscopal et élisent à l’unanimité, le 26 juin, Pietro Filargi, franciscain né en Crète et archevêque de Milan, qui devient Alexandre V.

Aucun des deux déposés n’abdique.

Alexandre V meurt à Bologne le 3 mai 1410, où le cardinal Cossa le gardait près de lui. On accusera Cossa, à Constance, de l’avoir empoisonné, accusation que la Catholic Encyclopedia tenait déjà pour discréditée en 1907. Le 17 mai, Cossa lui succède sous le nom de Jean XXIII, et il n’entre à Rome que le 12 avril 1411, grâce à l’appui des Angevins de Naples. La légitimité d’Alexandre V a mieux résisté que celle de son successeur. La notice de 1907 rapportait que canonistes et historiens en débattaient encore ; celle de Jean XXIII, écrit l’Encyclopædia Universalis, n’a été vivement contestée que depuis peu, et les listes officielles du Saint-Siège le comptaient jusque-là comme le deux cent douzième successeur de Pierre.

Le concile qui se dit au-dessus du pape

Sous la pression de Sigismond, roi des Romains, Jean XXIII convoque un concile qui s’ouvre à Constance le 5 novembre 1414. La New Catholic Encyclopedia y compte vingt-neuf cardinaux, plus de trois cents évêques, plus de cent abbés, plusieurs centaines de docteurs en théologie et en droit et une douzaine de princes régnants. Le 12 mars 1415, Jean XXIII promet d’abdiquer si ses rivaux en font autant. Huit jours plus tard, il s’enfuit. Le 6 avril, à la cinquième session, l’assemblée adopte le décret Haec sancta, qu’on appelle aussi Sacrosancta. Le concile y déclare tenir son pouvoir immédiatement du Christ, et tous, pape compris, lui doivent obéissance pour ce qui touche à la foi, à l’extinction du schisme et à la réforme de l’Église. Jean XXIII, rattrapé, est suspendu le 14 mai et déposé le 29 mai 1415. Grégoire XII fait d’abord reconvoquer le concile en son nom, puis abdique par procureur le 4 juillet, à la quatorzième session ; deux jours plus tard, la quinzième condamne Jan Hus, brûlé le jour même.

Benoît XIII refuse. Une entrevue à Perpignan, en 1415, avec Sigismond et le roi Ferdinand Iᵉʳ d’Aragon échoue, et le pape s’embarque pour Peñíscola, sur la côte de Valence. Le 6 janvier 1416, Ferdinand fait proclamer à Perpignan la soustraction de l’Aragon par Vincent Ferrier, le prédicateur qui avait servi l’obédience d’Avignon et contribué en 1412 à porter Ferdinand sur le trône. Une nation espagnole rejoint le concile en octobre 1416. Le 26 juillet 1417, Benoît XIII est déposé comme contumace, fauteur de schisme et hérétique. En octobre, le décret Frequens prescrit la réunion régulière des conciles généraux. Pour l’élection, les cardinaux des trois obédiences siègent avec six députés de chacune des nations, anglaise, française, allemande, italienne et espagnole, et il faut les deux tiers de chaque groupe ; au bout de trois jours, le 11 novembre 1417, Oddone Colonna devient Martin V.

La portée de Haec sancta divise toujours. Ses défenseurs font valoir que Martin V tenait sa tiare d’une élection organisée par le concile qui avait voté le décret, et que Frequens en tire les conséquences en faisant du concile une institution permanente de l’Église. Lu comme une mesure d’urgence, le texte ne vaut que pour une Église privée de pape certain, et son autorité dépend de la confirmation qu’en aurait donnée Martin V. E. P. Col​bert et Brian Tierney, dans la New Catholic Encyclopedia, estiment qu’il l’a probablement confirmé, sans lui donner le sens radical des conciliaristes, quand la notice voisine du même site affirme que l’Église l’a toujours tenu pour invalide.

À Peñíscola, Benoît XIII garde une petite cour et survit en 1418 à une tentative d’empoisonnement. Sa bibliothèque, qui comptait quelque deux cents volumes quand il était cardinal, en dépasse mille cinq cents à sa mort, et elle finira dispersée entre la Vaticane, le collège de Foix à Toulouse et ce qui deviendra la Bibliothèque nationale. En novembre 1422, il crée quatre cardinaux. Il meurt le 23 mai 1423 selon la Gran Enciclopèdia Catalana, en 1422 selon la présentation de l’édition du manifeste de Jean Carrier, et trois des nouveaux cardinaux élisent en juin 1423 Gil Sánchez Muñoz, Clément VIII, qui abdique le 26 juillet 1429 dans le palais de Peñíscola, après la réconciliation du roi Alphonse V d’Aragon avec Martin V, et reçoit l’évêché de Majorque. Le quatrième, le Français Jean Carrier, n’avait pas été convié au conclave. Il tient seul le sien, qui élit le 12 novembre 1425 Bernard Garnier, Benoît XIV, selon l’Encyclopædia Britannica, alors que la Gran Enciclopèdia Catalana fait de Carrier lui-même l’élu. Garnier serait mort vers 1433. En février 1429, Carrier confie au comte Jean IV d’Armagnac un mémoire que Gérard Touzeau a édité en 2012 et que son éditeur présente comme la seule source sur ce qui s’est passé à Peñíscola après la mort de Benoît XIII.

Le conclave de 1417 réunissait des cardinaux des trois obédiences sans qu’aucun eût à dire laquelle avait été la bonne, et la question du 8 avril 1378 n’est jamais revenue devant un juge. Les historiens catholiques tiennent en général pour la succession d’Urbain VI, note l’Encyclopædia Britannica, sans qu’aucune déclaration officielle l’ait jamais consacrée, et aucun des textes réunis depuis, factums, dépositions ou traités comme celui de Pecha, n’a permis de dire si les seize cardinaux ont voté libres ou contraints dans le palais cerné par la foule romaine.

Pour aller plus loin

La papauté d’Avignon, de Clément V à Grégoire XI, et le palais qu’elle a bâti au-dessus du Rhône éclairent le monde que le retour de 1377 laissait derrière lui. La condamnation de Jan Hus à Constance et la dispute de Tortosa, ouverte par Benoît XIII en 1413 entre rabbins et théologiens chrétiens, prolongent ces années de concile et d’obédiences rivales.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Jean XXIII, allocution d’acceptation de l’élection, 28 octobre 1958 (« Sunt enim enumerati Summi Pontifices, quibus nomen Ioannes, viginti duo. Fere omnes breviter in Pontificatu vixerunt. »), texte latin Saint-Siège, « Accettazione del Supremo mandato, 28 ottobre 1958, Giovanni XXIII »https://www.vatican.va/content/john-xxiii/la/speeches/1958/documents/hf_j-xxiii_spe_19581028_accettazione-mandato.html
  2. Jacobus de Seva, avocat fiscal de la Curie, factum en faveur de Bartolomeo Prignano (Urbain VI), 1378 : entrée en conclave de seize cardinaux le 7 avril (§ 15), cri « Papam Romanum volumus » (§ 16), nomination de Bari par le cardinal Corsini (§ 23), texte édité en ligne par John Paul Adams d’après les éditions anciennes de César Égasse du Boulay (Historia Universitatis Parisiensis, t. IV) et d’Étienne Baluze (Vitae Paparum Avenionensium, 1693)
  3. Alfonso Pecha, traité sur les origines du schisme (Conscriptio), Gênes, 1386 Bâle, Universitätsbibliothek, A. IX. 8 ; Prague, Národní knihovna, VIII. D. 15 (copie complète) ; Uppsala, Universitetsbibliotek, C 15 (fragment) ; cotes d’après Lerner 2017
Voir les 50 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Université de Paris, lettre au roi Charles VI sur les trois voies de sortie du schisme (renonciation, arbitrage, concile général), 1394, datée de 1393 dans la traduction d’Oliver J. Thatcher et Edgar Holmes McNeal, A Source Book for Medieval History, New York, Scribners, 1905, p. 326-327
  2. Bulletins de vote de l’assemblée du clergé de France, Paris, 7 mai-1ᵉʳ août 1398, sur la soustraction d’obédience à Benoît XIII, éd. en fac-similé par Hélène Millet et Emmanuel Poulle, 1988
  3. Concile de Pise, sentence de la quinzième session, 5 juin 1409, déposant Grégoire XII et Benoît XIII comme « notorios schismaticos », d’après la page de John Paul Adams, qui renvoie à l’édition de Mansi
  4. Concile de Constance, décret Haec sancta (Sacrosancta), cinquième session, 6 avril 1415, trad. anglaise dans J. H. Robinson, Translations and Reprints from the Original Sources of European History, série I, vol. III, 6, Philadelphie, University of Pennsylvania Press, 1912, p. 31-32
  5. Concile de Constance, quatorzième session (4 juillet 1415, abdication de Grégoire XII par procureur), quinzième session (6 juillet 1415, sentences contre Jan Hus), trente-septième session (26 juillet 1417, déposition de Benoît XIII), trente-neuvième session (décret Frequens, daté du 9 octobre 1417 dans cette édition, du 5 octobre par la New Catholic Encyclopedia) et règlement de l’élection de Martin V (six députés par nation, majorité des deux tiers), éd. Norman P. Tanner, Decrees of the Ecumenical Councils, d’après la reproduction en ligne d’EWTN
  6. François de Conzié, cérémonial des funérailles pontificales rédigé pendant le schisme, précautions contre le pillage de la vacance du siège, d’après Rollo-Koster 2008 et le compte rendu de The Medieval Review
  7. Jean Carrier, mémoire Miseratione divina, février 1429, adressé à Jean IV, comte d’Armagnac et de Rouergue, éd. critique Gérard Touzeau, 2012
  8. Pétrarque, Liber sine nomine, trad. Norman P. Zacour, Petrarch’s Book without a Name, Toronto, Pontifical Institute of Mediaeval Studies, 1973, 128 p., Mediaeval Sources in Translation 11

Bibliographie

  1. Noël Valois, La France et le Grand Schisme d’Occident, 4 vol., Paris, 1896-1901 d’après la notice consultée, XXX-407, 516, XXIV-632 et 610 p. Picard
  2. Hélène Millet et Emmanuel Poulle, Le vote de la soustraction d’obédience en 1398, t. I, Introduction, édition et fac-similés des bulletins du vote, Paris, 1988, Documents, études et répertoires publiés par l’Institut de recherche et d’histoire des textes, EAN 9782222041870 Éditions du CNRS
  3. Hélène Millet, L’Église du Grand Schisme, 1378-1417, Paris, 2009, 272 p., Les médiévistes français 9, ISBN 978-2-7084-0848-8, dont le chapitre « Comment mettre fin au grand schisme d’occident ? L’opinion des évêques et des chapitres de Normandie en 1398 », p. 76 sq. Picard
  4. Gérard Touzeau, Miseratione Divina. Le manifeste de Jean Carrier (1429), préface de Jérôme Vialaret, Paris, 2012, 293 p., ISBN 978-2-36040-076-8 Artège
  5. Robert E. Lerner, « Alfonso Pecha’s Treatise on the Origins of the Great Schism : What an Insider “Saw and Heard” », Traditio 72, 2017, p. 411-451, DOI 10,1017/tdo.2017,6 Cambridge University Presshttps://doi.org/10.1017/tdo.2017.6
  6. Joëlle Rollo-Koster, Raiding Saint Peter : Empty Sees, Violence, and the Initiation of the Great Western Schism (1378), Leyde, 2008, x-266 p., Brill’s Series in Church History 32, ISBN 9789004165601 Brill
  7. Joëlle Rollo-Koster, The Great Western Schism, 1378-1417 : Performing Legitimacy, Performing Unity, Cambridge, 2022, xiii-406 p. Cambridge University Press
  8. Thomas E. Morrissey, « After Six Hundred Years : The Great Western Schism, Conciliarism, and Constance », Theological Studies 40 (3), 1979, p. 495-509 Theological Studies
  9. Thomas Renna, « Avignon vs. Rome : Dante, Petrarch, Catherine of Siena », Expositions 4 (1-2), 2010, p. 47-62 Villanova University
  10. E. P. Col​bert et Brian Tierney, « Constance, Council of », New Catholic Encyclopedia Gale
  11. Louis Salembier, « Western Schism », The Catholic Encyclopedia, vol. 13, New York, 1912 Robert Appleton Company

Sources en ligne

  1. « SCHISME D’OCCIDENT (GRAND) » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/schisme-d-occident-grand/
  2. « CLÉMENT VII, ROBERT DE GENÈVE (1342-1394) antipape (1378-1394) » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-de-clement-vii/
  3. « BENOÎT XIII, PEDRO MARTÍNEZ DE LUNA (1324-1423) antipape (1394-1423) » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/pedro-martinez-de-benoit-xiii/
  4. « JEAN XXIII, BALDASSARE COSSA (1370 env.-1419) antipape (1410-1415) » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/baldassare-jean-xxiii/
  5. « Benet XIII » Gran Enciclopèdia Catalana, enciclopedia.cathttps://www.enciclopedia.cat/gran-enciclopedia-catalana/benet-xiii-0
  6. « Climent VIII » Gran Enciclopèdia Catalana, enciclopedia.cathttps://www.enciclopedia.cat/ec-gec-0018238
  7. « Western Schism » Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/event/Western-Schism
  8. « Benedict (XIV) » Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/print/article/60529
  9. « Clement (VIII) » Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/print/article/121071
  10. « Jean Carrier » Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/biography/Jean-Carrier
  11. « Sede Vacante 1378 », factum de Jacobus de Seva, John Paul Adams California State University, Northridgehttps://www.csun.edu/%7Ehcfll004/Factum_Seva.html
  12. « Sede Vacante 1409 », John Paul Adams California State University, Northridgehttps://www.csun.edu/%7Ehcfll004/SV1409.html
  13. « The Great Schism : University of Paris and the Schism, 1393 » Internet History Sourcebooks, Fordham Universityhttps://sourcebooks.web.fordham.edu/source/grtschism2.asp
  14. « Council of Constance : Sacrosancta, 1415 » Internet History Sourcebooks, Fordham Universityhttps://sourcebooks.web.fordham.edu/source/constance1.asp
  15. « The Council of Constance » EWTN, bibliothèque en lignehttps://www.ewtn.com/catholicism/library/council-of-constance-1459
  16. « Constance, Council of » Encyclopedia.comhttps://www.encyclopedia.com/religion/dictionaries-thesauruses-pictures-and-press-releases/constance-council
  17. « Urban VI » Encyclopedia.comhttps://www.encyclopedia.com/history/encyclopedias-almanacs-transcripts-and-maps/urban-vi
  18. « Western Schism » New Advent, Catholic Encyclopediahttps://newadvent.org/cathen/13539a.htm
  19. « Pope Urban VI » Catholic Answers, Catholic Encyclopediahttps://www.catholic.com/encyclopedia/pope-urban-vi
  20. « Pope Alexander V » Catholic Answers, Catholic Encyclopediahttps://www.catholic.com/encyclopedia/pope-alexander-v
  21. « Le Vote de la soustraction d’obédience en 1398, 1 - Introduction. Edition et fac-similés des bulletins du vote » CNRS Éditionshttps://www.cnrseditions.fr/catalogue/histoire/le-vote-de-la-soustraction-dobedience-en-1398-1/
  22. « Le vote de la soustraction d’obédience en 1398 (1) » Google Bookshttps://books.google.com/books/about/Le_vote_de_la_soustraction_d_ob%C3%A9dience.html?id=RgkBEQAAQBAJ
  23. « Miseratione Divina : le Manifeste de Jean Carrier : 1429 », Gérard Touzeau Librairie Mollathttps://www.mollat.com/livres/680786/gerard-touzeau-miseratione-divina-le-manifeste-de-jean-carrier-1429
  24. « Book Without a Name » Pontifical Institute of Mediaeval Studieshttps://pims.ca/publication/isbn-978-0-88844-260-4/
  25. « Avignon vs. Rome : Dante, Petrarch, Catherine of Siena », 12 mars 2014 Medievalists.nethttps://www.medievalists.net/2014/03/avignon-vs-rome-dante-petrarch-catherine-siena/
  26. Martin John Cable, compte rendu de Joëlle Rollo-Koster, The Great Western Schism, 1378-1417, H-France Review 23, n° 165, septembre 2023 H-Francehttps://h-france.net/vol23reviews/vol23_no165_Cable%20LT.pdf
  27. « Rollo-Koster, Raiding Saint Peter », compte rendu 08,12,06 The Medieval Review, Indiana University ScholarWorkshttps://scholarworks.iu.edu/journals/index.php/tmr/article/view/16730
  28. « Alfonso Pecha’s Treatise on the Origins of the Great Schism : What an Insider “Saw and Heard” » Cambridge Core, Traditiohttps://www.cambridge.org/core/journals/traditio/article/alfonso-pechas-treatise-on-the-origins-of-the-great-schism-what-an-insider-saw-and-heard/09862FEF51E166A0196C927952820B7F
  29. « After Six Hundred Years : The Great Western Schism, Conciliarism, and Constance », Thomas E. Morrissey Theological Studieshttps://theologicalstudies.net/wp-content/uploads/2022/08/40.3.4.pdf
  30. Notice « La France et le Grand Schisme d’Occident », Noël Valois Bibliographie numérique d’histoire du droit, Université de Lorrainehttps://bibliographienumeriquedhistoiredudroit-ifg.univ-lorraine.fr/s/droit/item/53900
  31. « Were There Two Johns XXIII ? », Günther Simmermacher, 13 avril 2021 The Southern Crosshttps://www.scross.co.za/2021/04/were-there-two-johns-xxiii/
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