Une centaine de moines vivent à Cluny au milieu du XIᵉ siècle. La brochure archéologique publiée pour le onzième centenaire par la direction régionale des affaires culturelles de Bourgogne en annonce dix mille. Les deux chiffres se défendent, et ils ne comptent pas la même chose : l’un dénombre des hommes dans un cloître du Mâconnais, l’autre additionne un réseau de dépendances dont personne n’a jamais dressé la liste exacte. Toute l’histoire du pouvoir clunisien tient dans cet écart.
Une villa, une indiction, deux dates possibles
L’acte de fondation est daté du troisième jour des ides de septembre, soit le 11, dans la onzième année du règne de Charles le Simple, sous l’indiction XIII. Les deux repères ne concordent pas. L’année de règne renvoie à 909, l’indiction à 910, et les médiévistes écrivent depuis un siècle « 909/910 » plutôt que de trancher. Frédéric Gross a montré en 2014 que le rédacteur puisait dans des formulaires bien antérieurs : deux clauses viennent du testament d’Aurélien fondant Cessieu en 859, un passage de la lettre par laquelle Girart et son épouse Berthe remettent Pothières et Vézelay au pape Nicolas Ier en 863. La charte la plus célèbre du monachisme occidental est un montage carolingien.
Ce que Guillaume donne ce jour-là, c’est une exploitation. Une villa avec sa chapelle Notre-Dame, dans une vallée sans prestige particulier. Il la cède aux apôtres Pierre et Paul, charge à Bernon d’y faire vivre des moines selon la règle de saint Benoît. Quatre dispositions font la suite : élection libre de l’abbé par la communauté, retrait définitif des héritiers du fondateur, absence d’avoué laïc, protection pontificale exclusive. Rien de tout cela n’est inédit en 910. Ce qui l’est, c’est que la maison tiendra ces clauses pendant six siècles, jusqu’au passage en commende de 1528. L’acte se lit aujourd’hui à la Bibliothèque nationale de France, Collection de Bourgogne 76, n° 5, avec une copie du XVᵉ siècle sous le numéro suivant, et il ouvre le plus ancien cartulaire de l’abbaye aux folios 7v à 9.
Le privilège qui passe par-dessus les évêques
Un monastère relève normalement de son diocésain. Cluny obtient en 998 un privilège d’exemption qui l’y soustrait, puis, en 1024, une extension autrement lourde de conséquences : la protection couvre tous les moines clunisiens, où qu’ils se trouvent. Une Église dans l’Église.
Cette liberté se paie en procédure. L’évêque de Mâcon ne l’admet pas et le conflit occupe deux décennies. En 1063, un concile réuni à Chalon rédige une Synodalis diffinitio entre l’abbé Hugues et l’évêque Dreux ; la pièce dort aujourd’hui à la BnF, Collection de Bourgogne 78, n° 118. En février 1080, un légat pontifical, Pierre, évêque d’Albano, dresse le procès-verbal qui fixe pour la première fois le territoire banal de l’abbaye, c’est-à-dire l’espace d’où les droits épiscopaux sont exclus. Le texte a été recopié en tête du cartulaire C, aujourd’hui nouv. acq. lat. 2262.
Quinze ans plus tard, Urbain II proclame le ban sacré, une zone de paix autour du monastère où les hommes relèvent de la justice abbatiale. En 1107, deux cercles plus larges s’y ajoutent, sans péages ni châteaux étrangers. Didier Méhu a décrit ce dispositif comme une série de cercles de domination emboîtés, du domaine immédiat jusqu’aux confins du Clunisois. Voilà ce que Cluny gouverne au sens strict du mot : quelques dizaines de kilomètres carrés de Bourgogne du Sud, des paysans jugés par l’abbé, des doyennés où résident deux ou trois moines et où se traitent les affaires de terre. Le reste relève d’autre chose.
Un réseau que personne n’a jamais su compter
Ce reste, c’est le réseau, et il résiste à l’arithmétique. Il n’existe pas deux listes identiques de maisons clunisiennes : selon les décomptes, quelques centaines, près d’un millier, jusqu’à douze cents. L’Encyclopédie d’histoire numérique de l’Europe le dit sans détour, le nombre exact ne peut être précisé. Les marges sont floues parce que l’appartenance l’est : un monastère réformé par un abbé de Cluny n’est pas pour autant une dépendance, et une dépendance n’est pas toujours un prieuré. Odon dirige une quinzaine d’établissements, Maïeul une trentaine. Ensuite, la croissance échappe au comptage.
Le mot d’ordre, lui, est un anachronisme pour le XIᵉ siècle. Le premier chapitre général se réunit en 1132, sous Pierre le Vénérable. Ce sont les statuts d’Hugues V, en 1200, qui transforment la nébuleuse en ordre sur le modèle de Cîteaux, avec des provinces et des visites régulières. Denyse Riche a montré que cette centralisation arrivait tard et coûtait cher.
Reste l’archive, et elle est colossale. Pour la période qui va de la fondation à 1122, l’édition d’Auguste Bernard et d’Alexandre Bruel court des numéros 112 à 3 960. Il subsiste environ 390 chartes originales, contre 1 489 actes recopiés dans le cartulaire A, 310 folios de parchemin, et 1 615 dans le cartulaire B. Entre 1770 et 1790, un copiste nommé Lambert de Barive en transcrit encore près de cinq mille sur place. Cette masse n’est pas un dépôt neutre. La préface placée en tête du cartulaire A rappelle que l’abbé Odilon a fait rassembler des donations jusque-là conservées en feuillets épars, dont plusieurs avaient déjà disparu. Dominique Iogna-Prat a lu ces préfaces pour ce qu’elles sont : une mise en forme des origines par l’abbaye elle-même, à l’usage de l’abbaye.
Cent quatre-vingt-sept mètres payés avec l’or des taïfas
Le chantier de la grande église commence en 1088, sous Hugues de Semur. Urbain II en consacre l’autel majeur en 1095, l’année même où il prêche la croisade ; la nef est dédicacée en 1130 par Innocent II. Sur la longueur, les chiffres divergent : on lit partout 187 mètres, la brochure archéologique de la DRAC de Bourgogne donne 150 mètres pour l’église à cinq nefs, et l’écart tient probablement à l’avant-nef, comptée ou non selon les auteurs. Les fouilles de 1993 ont établi un changement de parti en cours de travaux, la hauteur sous voûte passant de 20 à 30 mètres, ce qu’attestent les maçonneries de la troisième travée du bras sud du grand transept. À deux pas, le bâtiment d’accueil dit Écuries de Saint-Hugues est daté par dendrochronologie, l’analyse des cernes de bois, entre 1095 et 1107.
Les textes livrent d’autres mesures, moins sûres. Un coutumier rédigé sous Odilon, le Liber tramitis, fixe la salle du chapitre à 45 pieds sur 34, soit 14,40 mètres sur 10,80. L’archéologie retrouve la plupart des bâtiments décrits et invite à se méfier de ces dimensions.
Qui paie ? En 1077, Alphonse VI de León et de Castille rétablit et double le cens annuel versé à l’abbaye. Cet argent vient des parias, le tribut que les royaumes de taïfas payaient aux souverains chrétiens de la péninsule. Les montants énoncés dans les diplômes varient d’un acte à l’autre et le dossier reste discuté. La suite est plus claire : le tribut se tarit, les versements espagnols défaillent sous l’abbatiat de Pons de Melgueil, et il faut continuer un chantier calibré sur eux. Pons est déposé en 1122. Pierre le Vénérable redresse les comptes avec les subsides des rois d’Angleterre et de Castille et une gestion domaniale plus serrée ; Georges Duby a fait de ce budget un objet d’étude à part entière dès 1952.
Le reproche arrive d’à côté. Vers 1124, Bernard de Clairvaux écrit son Apologie à Guillaume de Saint-Thierry et vise, au chapitre XII, l’élévation immense des oratoires, leur longueur démesurée, leur décoration somptueuse. Il ne se trompe pas d’adresse.
La fin est brutale. Vendue comme bien national en 1798, l’abbatiale sert de carrière jusqu’en 1823. Il en reste 8 % en élévation : le bras sud du grand transept, celui du petit, le clocher de l’Eau bénite. Kenneth John Conant y fouille par sondages ponctuels de 1928 à 1950 et restitue les plans disparus. Les campagnes des années 1990 ont montré que certaines maçonneries qu’il attribuait à la première église ne pouvaient pas en être.
Ce que la réforme grégorienne doit à Cluny, et ce qu’elle ne lui doit pas
Le camp qui défend la puissance clunisienne dispose d’arguments sérieux. Le prieur de Cluny Eudes de Châtillon devient pape en 1088 sous le nom d’Urbain II ; c’est lui qui consacre l’autel de la grande église et lance la première croisade. L’exemption obtenue par l’abbaye sert de modèle ailleurs. La maison se spécialise dans la mémoire des morts de l’aristocratie européenne, avec des messes en continu, un cimetière réservé aux laïcs et la fête de tous les défunts fixée au 2 novembre vers 1030. Barbara Rosenwein a montré que ces transferts de terre contre prières formaient un ciment social entre les moines et les familles seigneuriales, et les donations affluent de toute l’Europe par le relais des prieurés. Pierre le Vénérable, enfin, commande en Espagne la première traduction latine complète du Coran, achevée en 1143, conservée dans le manuscrit 1162 de la Bibliothèque de l’Arsenal. Aucun autre monastère d’Occident ne réunit cela.
Le passage de ce constat à la formule « Cluny gouvernait l’Europe » est d’un autre ordre, et il a une date de fabrication. Ernst Sackur, dans les années 1890, fait des clunisiens le moteur de l’histoire ecclésiastique du XIᵉ siècle. Augustin Fliche, entre 1924 et 1937, rattache la réforme grégorienne à cette impulsion. Gerd Tellenbach sépare les deux mouvements dès 1936 : réforme monastique et réforme pontificale poursuivent des fins différentes. Kassius Hallinger établit ensuite que la Lorraine de Gorze avait son propre courant réformateur, sans rien devoir à la Bourgogne. Herbert Cowdrey reprend le dossier en 1970 et remplace la causalité par la collaboration, ce qui reste aujourd’hui la position d’équilibre.
Un détail résume la fabrication. On lit encore que Grégoire VII fut moine de Cluny : le récit remonte à un partisan contemporain du pape et n’a pas résisté à l’examen ; si Hildebrand a fait profession monastique, ce fut à Rome. Marcel Pacaut, en 1986, limitait à un demi-siècle, de 1030 à 1080, la brillante époque clunisienne.
Le tome VII du Recueil des chartes de l’abbaye de Cluny devait porter les tables de concordance et l’index général. Il n’a jamais paru. Ses 152 premières pages sont passées en épreuves peu après la mort d’Alexandre Bruel, en 1920. Le plus gros chartrier que l’Occident médiéval ait laissé se consulte donc toujours sans index.
Pour aller plus loin
Ce dossier touche à la querelle des Investitures, dont Canossa fournit la scène la plus commentée et où l’abbé Hugues de Semur apparaît en médiateur. Il croise la naissance de Cîteaux et la carrière de Bernard de Clairvaux, qui bâtit son modèle contre celui des moines noirs. Il rejoint enfin l’histoire de Vézelay, dont l’acte de remise au pape en 863 a fourni des formules au rédacteur clunisien un demi-siècle plus tard.
On répète souvent qu’une abbaye bourguignonne a gouverné l’Europe pendant des siècles. Elle s’appelle Cluny, elle est fondée près de Mâcon au début du Xᵉ siècle, et elle finit démolie sous la Révolution. L’idée d’un gouvernement européen mérite d’être examinée de près, parce que les archives conservées permettent de dire avec assez de précision sur quoi cette maison avait prise, et sur quoi elle n’en avait aucune.
Un domaine agricole et quelques lignes
Au départ, il y a un cadeau. Un grand seigneur, Guillaume, duc d’Aquitaine, cède un domaine de terres et une chapelle à des moines. Il confie l’affaire à un homme qui dirige déjà deux autres monastères.
L’acte contient une clause rare pour l’époque. La famille du donateur perd tout droit de regard, et les moines choisiront eux-mêmes leur chef. Aucun seigneur voisin ne pourra s’installer comme protecteur, donc comme maître. La protection revient au pape seul.
Les spécialistes hésitent encore sur l’année exacte. Le document indique une année de règne et un autre repère de calendrier, et les deux ne tombent pas au même endroit. On écrit donc partout 909 ou 910. Le rédacteur, par ailleurs, recopiait des formules empruntées à des actes plus anciens.
Ce que l’abbé commandait vraiment
Plus tard, l’abbaye obtient du pape un privilège qui la retire à l’autorité de son évêque. Ce retrait porte un nom, l’exemption, et il finit par couvrir tous les moines de la maison, où qu’ils vivent en Occident.
L’évêque voisin refuse et le désaccord dure une génération. Il faut un concile, puis l’envoyé du pape venu sur place, pour tracer enfin la limite du territoire où l’évêque n’a plus rien à dire.
Autour du monastère s’installe alors une zone de paix. Les habitants y sont jugés par l’abbé. Voilà le pouvoir réel : un morceau de campagne bourguignonne, avec des fermes tenues par une poignée de moines.
Ailleurs en Europe, les maisons rattachées sont nombreuses. Personne n’a jamais réussi à en dresser la liste, et deux ouvrages ne donnent jamais le même total.
Une église trop chère
En 1088, les moines lancent la construction d’une église énorme. La voûte monte à trente mètres, ce qui est alors sans équivalent. Le chantier change même de projet en cours de route, et les archéologues l’ont prouvé en examinant les murs conservés.
L’argent vient d’Espagne. Un roi chrétien verse chaque année une somme prélevée sur le tribut que lui payaient des princes musulmans. Le jour où ce tribut s’arrête, les versements s’arrêtent aussi, et il faut continuer à bâtir.
L’abbaye entre en crise. Un abbé est destitué, son successeur passe des années à remettre les comptes en ordre. À la même époque, un moine d’un ordre concurrent écrit un texte cinglant contre la hauteur excessive des églises et le luxe de leur décor.
L’édifice ne survit pas à la Révolution. Vendu comme bien national, il est démoli pierre par pierre et sert de carrière aux constructeurs de la région.
Ce que l’on ne sait pas
Le chiffre de dix mille moines circule toujours. Il désigne un réseau entier, jamais le cloître lui-même, où vivaient environ cent hommes au plus fort du Moyen Âge.
Cluny ne devient un ordre organisé, avec des provinces et des inspections, qu’en 1200. Pendant les trois siècles précédents, l’ensemble ressemble davantage à une nébuleuse qu’à une administration.
Reste la question de la réforme de l’Église. Des historiens ont longtemps attribué aux moines de Bourgogne le mouvement qui a arraché l’Église au contrôle des laïcs. Un chercheur allemand a montré, dans les années 1930, qu’il s’agissait de deux courants distincts, aux buts différents. Depuis, on parle de collaboration, plus de paternité.
De l’immense église, il subsiste moins d’un dixième. Un bras du grand transept tient encore debout à Cluny, coiffé de son clocher.
La version complète donne les clauses exactes de la charte de fondation, le procès qui a opposé pendant vingt ans l’abbé à son évêque, et le volume d’index que les éditeurs des archives n’ont jamais publié.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Charte de fondation de l’abbaye de Cluny, 11 septembre 909 ou 910, parchemin, avec une copie du XVᵉ siècle jointe Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Collection de Bourgogne 76, n° 5 et 6 (édition Bernard et Bruel, n° 112)
- Cartulaire A de Cluny, 310 folios de parchemin, actes des sept premiers abbés, charte de fondation aux folios 7v-9 et préface du cartulaire de Bernon au folio 7 Paris, BnF, nouvelles acquisitions latines 1497
- Cartulaire B de Cluny, 313 folios de parchemin, 1 615 actes copiés pour la période 909-1122 Paris, BnF, nouvelles acquisitions latines 1498
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Sources primaires (suite)
- Cartulaire C de Cluny, 68 folios de parchemin, privilèges pontificaux et diplômes royaux, procès-verbal de Pierre d’Albano aux folios 5-6 Paris, BnF, nouvelles acquisitions latines 2262
- Synodalis diffinitio entre l’abbé Hugues de Cluny et Dreux, évêque de Mâcon, concile de Chalon, 1063 Paris, BnF, Collection de Bourgogne 78, n° 118 (édition Bernard et Bruel, n° 3395-3396)
- Liber tramitis, coutumier de Cluny rédigé sous l’abbatiat d’Odilon (994-1049), description des bâtiments monastiques, capitulum donné à 45 pieds sur 34
- Collectio toletana, traduction latine du Coran par Robert de Ketton commandée par Pierre le Vénérable, achevée en 1143, texte du Coran aux folios 26r-138v Paris, Bibliothèque de l’Arsenal, ms. 1162
- Bernard de Clairvaux, Apologie à Guillaume de Saint-Thierry, chapitre XII, sur l’élévation et la longueur des oratoires, vers 1124-1125
- Bras sud du grand transept, bras sud du petit transept et clocher de l’Eau bénite de Cluny III, seuls vestiges en élévation, soit 8 % de l’édifice abbaye de Cluny, Centre des monuments nationaux
- Écuries de Saint-Hugues, bâtiment d’accueil de l’abbaye, construction datée entre 1095 et 1107 par dendrochronologie abbaye de Cluny
Bibliographie
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- Maria Hillebrandt, « Les cartulaires de l’abbaye de Cluny », *Mémoires de la Société pour l’histoire du droit et des institutions des anciens pays bourguignons, comtois et romands*, 50ᵉ fascicule, 1993 Éditions universitaires de Dijon
- Frédéric Gross, « Reprise et réinterprétation de la tradition carolingienne dans la charte de fondation de Cluny », *Revue Mabillon*, n. s., t. 25 (t. 86), 2014, DOI 10,1484/J.RM.5,105259 Brepolshttps://doi.org/10.1484/J.RM.5.105259
- Dominique Iogna-Prat, « La geste des origines dans l’historiographie clunisienne des XIᵉ-XIIᵉ siècles », *Revue bénédictine*, t. 102, 1992, p. 135-191 Revue bénédictine
- Barbara H. Rosenwein, *To Be the Neighbor of Saint Peter. The Social Meaning of Cluny’s Property, 909-1049*, Ithaca et Londres, 1989 Cornell University Press
- Didier Méhu, *Paix et communautés autour de l’abbaye de Cluny (Xᵉ-XVᵉ siècle)*, Lyon, 2001, Collection d’histoire et d’archéologie médiévales 9 Presses universitaires de Lyon
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- Daniel-Odon Hurel et Denyse Riche, *Cluny. De l’abbaye à l’ordre clunisien, Xᵉ-XVIIIᵉ siècle*, Paris, 2025, DOI 10,3917/arco.hurel.2025,01 Armand Colinhttps://doi.org/10.3917/arco.hurel.2025.01
- Georges Duby, « Économie domaniale et économie monétaire : le budget de l’abbaye de Cluny entre 1080 et 1155 », *Annales. Économies, Sociétés, Civilisations*, 7ᵉ année, n° 2, 1952, p. 155-171 Annales ESC
- Ernst Sackur, *Die Cluniacenser in ihrer kirchlichen und allgemeingeschichtlichen Wirksamkeit bis zur Mitte des elften Jahrhunderts*, 2 vol., Halle, 1892-1894 réédition Darmstadt, 1965
- Augustin Fliche, *La Réforme grégorienne*, 3 vol., Louvain et Paris, 1924-1937 Spicilegium sacrum Lovaniense et E. Champion
- Gerd Tellenbach, *Libertas. Kirche und Weltordnung im Zeitalter des Investiturstreites*, Stuttgart, 1936 W. Kohlhammer
- Kassius Hallinger, *Gorze-Kluny. Studien zu den monastischen Lebensformen und Gegensätzen im Hochmittelalter*, 2 vol., Graz, 1971 Akademische Druck- und Verlagsanstalt
- H. E. J. Cowdrey, *The Cluniacs and the Gregorian Reform*, Oxford, 1970 Clarendon Press
Sources en ligne
- « L’abbaye de Cluny (910-1200). La puissance d’une congrégation monastique dans la chrétienté latine médiévale » EHNE, Encyclopédie d’histoire numérique de l’Europehttps://ehne.fr/fr/encyclopedie/th%C3%A9matiques/l'abbaye-de-cluny-910-1200-la-puissance-d'une-congregation-monastique-dans-la-chretiente-latine
- « Cluny, archéologie d’une abbaye (Saône-et-Loire) », Archéologie en Bourgogne n° 19, 2010 DRAC Bourgogne, ministère de la Culturehttps://www.culture.gouv.fr/content/download/333591/pdf_file/Brochure%20arch%C3%A9ologie%20DRAC%20BFC_Cluny%20n%C2%B019.pdf
- « Bourgogne 76-90 », collection de documents provenant des archives de l’abbaye de Cluny BnF, Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc92402h
- « Cluny, à la découverte des sites clunisiens » Universität Münster, Bibliotheca Cluniacensis novissimahttps://www.uni-muenster.de/Fruehmittelalter/fr/Projekte/Cluny/BiblClun/darch275.html
- Maria Hillebrandt, « Les cartulaires de l’abbaye de Cluny », texte intégral Universität Münster, Institut für Frühmittelalterforschunghttps://www.uni-muenster.de/imperia/md/content/fruehmittelalter/cluny/fond/hillebrandt-cartulaires-de-cluny.pdf
- « Économie domaniale et économie monétaire : le budget de l’abbaye de Cluny entre 1080 et 1155 » Perséehttps://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1952_num_7_2_2049
- « Pierre le Vénérable », notice d’André Vauchez FranceArchiveshttps://francearchives.gouv.fr/fr/pages_histoire/39234
- « Marcel Pacaut. L’Ordre de Cluny (909-1789) », compte rendu Persée, Revue de l’histoire des religionshttps://www.persee.fr/doc/rhr_0035-1423_1988_num_205_1_1941
- « Denyse Riche. L’ordre de Cluny à la fin du Moyen Âge : Le vieux pays clunisien, XIIe-XVe siècles », compte rendu Persée, Bibliothèque de l’École des charteshttps://www.persee.fr/doc/bec_0373-6237_2003_num_161_2_463639_t13_0692_0000_2
- « Cluny : De l’abbaye à l’ordre clunisien : Xe-XVIIIe siècle » Cairnhttps://shs.cairn.info/cluny--9782200638986?lang=fr
- « Bernard de Clairvaux, Apologie à Guillaume de Saint-Thierry, v. 1124-1125 » HEMED, Le Mans Universitéhttps://hemed.univ-lemans.fr/wp-content/uploads/2021/03/mod05_c07_Bernard-de-Clairvaux-Apologie-a-Guillaume-de-Saint-Thierry-v.-1124-1125.-.pdf
- « Transferts sémantiques entre islam et chrétienté au XIIe siècle à travers la traduction du Coran de Robert de Ketton » HAL, sciences humaines et socialeshttps://shs.hal.science/halshs-02618540/document
- « Fernando I and the Origins of the Leonese-Castilian Alliance with Cluny », Charles Julian Bishko Library of Iberian Resources Online, université de Cadixhttps://libro.uca.edu/frontier/bishko2b.htm
- « Grégoire VII saint, Hildebrand » Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/gregoire-vii-hildebrand/
- « Cluny, 1120. Au seuil de la Major Ecclesia », dossier de presse Musée de Cluny, musée national du Moyen Âgehttps://www.musee-moyenage.fr/media/documents-pdf/dossiers-de-presse/dossier-de-presse-cluny-1120.pdf



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