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Pythagore : philosophe, mathématicien ou gourou ? Le tri des sources

Les présocratiquesVies, procès & exils de philosophes31 octobre 2026◈ 52 sources vérifiées
Benjamin Smith / Wikimedia Commons
10 min de lecture52 sources vérifiées
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La plus ancienne mention de Pythagore est une plaisanterie. Diogène Laërce a conservé quatre vers de Xénophane de Colophon, actif vers 540 avant notre ère d’après James Lesher, où Pythagore, passant près d’un chiot qu’on bat, ordonne qu’on arrête, parce qu’il a reconnu à sa voix l’âme d’un ami (Vies, VIII, 36 ; DK 21 B7). Héraclite d’Éphèse, une génération plus tard, ne plaisante plus. Il compte Pythagore parmi ceux à qui l’accumulation des savoirs, la polumathiê, n’a pas appris à comprendre (DK 22 B40), et lui reproche d’avoir pratiqué l’enquête, l’historiê, plus que tous les hommes, pour s’en faire une sagesse à lui, polymathie et mauvais art (B129, cité par Diogène Laërce, VIII, 6). Un troisième fragment le nomme l’initiateur des tromperies (B81), traduction que Leonid Zhmud préfère à celle de « chef des charlatans ».

Les livres qui n’existaient pas

Pythagore n’a probablement rien écrit. Diogène Laërce lui attribue trois livres, puis signale que l’ouvrage qui circulait sous son nom était de Lysis de Tarente (VIII, 6-7), et Carl Huffman tient ces titres pour des faux. Le premier pythagoricien à publier un livre est, selon Diogène Laërce, Philolaos de Crotone, né vers 470. Pour la vie, des estimations modernes. Né à Samos vers 570, Pythagore quitte l’île sous la tyrannie de Polycrate (Porphyre, Vie de Pythagore, 9), s’installe vers 530 à Crotone, en Italie du Sud, fuit à Métaponte lors des violences dirigées contre ses partisans, vers 510, et meurt vers 490.

Les témoins se rangent en trois couches, et leur valeur décroît à mesure que leur abondance augmente. La première tient en quelques lignes, celles de Xénophane, d’Héraclite et d’Hérodote, qui fait de Pythagore le maître d’un esclave thrace divinisé chez les Gètes, Salmoxis, et l’un des plus grands maîtres des Grecs, si l’on suit la traduction d’A. D. Godley (Histoires, IV, 95). La deuxième date du IVᵉ siècle avant notre ère. Platon ne nomme Pythagore qu’une fois, pour dire qu’on l’aimait pour son enseignement privé et que ses successeurs appellent encore pythagoricienne une certaine manière de vivre (République, X, 600a-b), et Aristote lui consacre un traité en deux livres, aujourd’hui perdu. La troisième, de loin la plus fournie, réunit les biographies de Diogène Laërce et de Porphyre, au IIIᵉ siècle de notre ère, et l’ouvrage de Jamblique, vers 300. On préfère ici le titre littéral de ce dernier, Sur la vie pythagoricienne, à celui de Vie de Pythagore que lui donnent Luc Brisson et Alain-Philippe Segonds dans leur traduction de 1996, parce que le livre décrit un genre de vie autant qu’un homme. Ces auteurs tardifs lisaient des sources du IVᵉ siècle que nous avons perdues, mais ils écrivaient en néoplatoniciens, pour qui Pythagore était le sage par excellence, et rien ne permet de séparer à coup sûr, dans une anecdote de Jamblique, l’information ancienne de la reconstruction pieuse. La notice de Constantinos Macris dans le Dictionnaire des philosophes antiques, en 2018, consacre près de cent soixante-dix pages à ce tri.

Aristote, d’ailleurs, attribue la doctrine des nombres aux « pythagoriciens ainsi appelés », hoi kaloumenoi Puthagoreioi (Métaphysique, A, 5, 985b23), formule qui vise selon Huffman des penseurs du Vᵉ siècle comme Philolaos. Le seul endroit du livre qui nomme Pythagore (986a29-30) est placé entre crochets par les éditeurs, qui y soupçonnent une addition.

Une âme dans un chiot

Dicéarque, cité par Porphyre, ramène à quatre les thèses les plus connues de Pythagore (Vie de Pythagore, 19). L’âme est immortelle. Elle passe dans d’autres espèces de vivants. Les événements reviennent selon des cycles, si bien que rien n’est absolument nouveau. Tous les êtres animés sont d’une même famille. La première, la deuxième et la quatrième font un argument. Si l’âme survit à la mort, si elle peut renaître dans un animal, et si tous les vivants sont parents, le chien qu’on frappe ou le bœuf qu’on égorge peut porter l’âme d’un proche, et la violence faite aux bêtes devient une violence faite aux siens. Empédocle en tirera un refus de la viande que Huffman rattache à Pythagore (DK 31 B137), alors que Diogène Laërce ne prête à Pythagore lui-même que des interdits partiels, deux espèces de poissons et les fèves (VIII, 19).

Le chiot de Xénophane met l’argument à l’épreuve d’une situation qu’on peut se représenter. Admettons les quatre thèses. Un passant entend un chien hurler sous les coups, et rien dans ce cri ne distingue l’âme d’un ami de celle d’un inconnu, ou d’un chien qui n’a jamais été homme. Les thèses rapportées par Dicéarque disent que la chose est possible ; disent-elles à quoi on la reconnaît ? Faute de critère, qui d’autre que le maître peut dire quelle âme loge dans quel corps ?

Ce pouvoir s’accorde avec le reste de la tradition. Aristote, le plus ancien auteur à citer les akousmata, les « choses entendues » que les disciples recevaient sans démonstration, rapportait aussi que Pythagore avait une cuisse d’or et qu’on l’avait vu à la même heure à Métaponte et à Crotone (fr. 191). Chez Jamblique, les sentences prennent la forme d’un catéchisme (Sur la vie pythagoricienne, 82). Qu’est-ce que l’oracle de Delphes ? La tetraktys, l’harmonie que chantent les Sirènes. Qu’y a-t-il de plus juste ? Sacrifier. On écrit ici akousmata de préférence à symbola, l’autre nom antique de ces sentences, parce que le premier dit comment elles passaient, par l’oreille et sans raison donnée.

La communauté avait aussi une existence politique, celle d’associations privées dont l’influence passait par leurs membres, selon Huffman, et Polybe retient de leur destruction que les premiers citoyens de chaque cité y périrent (II, 39). Selon l’un des récits que recueille Diogène Laërce, Pythagore, échappé de la maison de Milon en flammes, se serait arrêté devant un champ de fèves plutôt que de le traverser, et ses poursuivants l’y auraient rejoint (VIII, 39).

Dicéarque et Hermippe racontaient sa mort autrement (VIII, 40).

Huffman conclut que Pythagore était célèbre d’abord comme connaisseur du destin de l’âme, expert en rituels, faiseur de prodiges et fondateur d’un genre de vie. Le mot « gourou », emprunté au sanskrit, ne traduit aucun terme grec, et cette liste en recouvre pourtant les traits principaux.

Léon, tyran de Phlionte

Le titre de philosophe repose sur une anecdote que Cicéron tient d’Héraclide du Pont, élève de Platon (Tusculanes, V, 3, 8-9). Léon, tyran de Phlionte, demande à Pythagore quel art il professe ; Pythagore répond qu’il n’en connaît aucun et qu’il est philosophe. Il compare la vie aux grandes fêtes de la Grèce. Les uns y viennent chercher la couronne, d’autres le profit du commerce, et quelques-uns, les meilleurs, viennent seulement regarder, comme le philosophe qui observe la nature des choses. Dans cette image, la sagesse est du côté du spectateur, qui ne possède rien de ce qu’il regarde. Walter Burkert a montré en 1960, dans la revue Hermes, que cette conception appartient à Platon, et l’histoire figurait, selon Huffman, dans un dialogue d’Héraclide où Empédocle ressuscitait une femme. Le premier philosophe sort donc de la plume d’un platonicien.

Héraclite fournit un témoignage plus ancien, et plus ambigu. Pour Huffman, qui a consacré un article au fragment 129 en 2008, l’historiê y désigne la collecte active de ce que disent les autres, ce qui ferait de Pythagore un compilateur de traditions orales ; Zhmud, en 2017, juge cette lecture improbable chez un homme réputé pour son savoir et y voit une enquête rationnelle, portant probablement sur les mathématiques. Le fragment accuse Pythagore d’imposture et lui reconnaît une activité de recherche hors du commun, de sorte que les deux camps peuvent s’en réclamer.

Deux pour un, trois pour deux

Le théorème est l’attribution la plus célèbre, et la plus fragile. Proclus, au Vᵉ siècle de notre ère, rapporte que certains le font remonter à Pythagore, qui l’aurait célébré en sacrifiant un bœuf, sans dire d’où il tient l’histoire (Commentaire sur le premier livre des Éléments d’Euclide, 426, 6 Friedlein). Huffman écrit qu’il n’existe pas la moindre trace d’une démonstration due à Pythagore, et rappelle, après Jens Høyrup, que les Babyloniens connaissaient la règle et savaient produire des triplets de nombres qui la vérifient. Une tablette conservée à l’université Columbia, dite Plimpton 322, en aligne quinze, et l’écriture la fait dater des années 1822-1784 avant notre ère, selon la synthèse d’Abdulrahman Abdulaziz.

La musique offre un cas plus solide. On attribue à Pythagore la découverte que l’octave, la quinte et la quarte correspondent aux rapports 2 pour 1, 3 pour 2 et 4 pour 3. Nicomaque de Gérase (Manuel d’harmonique, 6) et Jamblique (115) racontent qu’il l’aurait remarqué en entendant sonner, dans une forge, des marteaux de poids différents, histoire physiquement fausse, puisque la hauteur du son d’un marteau n’est pas proportionnelle à son poids (Burkert, 1972, p. 375). Xénocrate, élève de Platon, est la seule source ancienne et précoce qui lie Pythagore à ces rapports (fr. 9), mais Philolaos les connaît, puisque son fragment 6a construit une gamme où la quinte et la quarte composent l’octave et où le ton vaut 9 pour 8.

L’expérience se refait avec une corde de guitare. Pincée à vide, elle donne une note ; bloquée en son milieu, la même note à l’octave, aux deux tiers de sa longueur la quinte, aux trois quarts la quarte. Les nombres 1, 2, 3 et 4 suffisent à écrire ces rapports, et leur somme fait 10, le nombre que les pythagoriciens célébraient sous le nom de tetraktys, à supposer que la figure soit ancienne, ce que Zhmud conteste. Aristote part de là. Les pythagoriciens ainsi appelés, écrit-il, voyant dans les nombres les propriétés et les rapports des harmonies, jugèrent que les éléments des nombres étaient les éléments de toutes choses et que le ciel entier était harmonie et nombre (Métaphysique, A, 5, 985b23-986a3). Ramené à trois phrases, l’argument donne ceci. Un accord, qualité que l’oreille perçoit, dépend d’un simple rapport de nombres entiers, quelle que soit la matière de la corde. Si une qualité aussi fine se réduit à un nombre, les autres le peuvent aussi. L’ordre du monde est alors un ordre numérique, et connaître une chose revient à connaître son nombre.

Le dernier maillon est d’Aristote, et les textes pythagoriciens conservés ne le disent pas tout à fait. Le fragment 4 de Philolaos affirme que tout ce qui est connu a un nombre, parce que rien ne se connaît sans lui, et Philolaos compose les choses de « limitants » et d’« illimités » sans écrire qu’elles sont faites de nombres. Huffman voit dans la formule d’Aristote une interprétation, que d’autres commentateurs, d’après sa notice, défendent au contraire comme fidèle. L’objection d’Aristote vise la version forte. Au livre N de la Métaphysique (3, 1090a), il reproche aux pythagoriciens de faire les corps de la nature avec des nombres, des choses pesantes avec des choses sans poids, si bien qu’ils semblent parler d’un autre ciel que celui qu’on perçoit. Un nombre ne pèse rien. L’objection tient-elle encore si les nombres règlent seulement la façon dont les choses se combinent, comme les rapports règlent l’accord sans fournir la corde ?

Hippase et les acousmatiques

Un texte de Jamblique coupe l’école en deux (Sur la science mathématique commune, 76, 16-77, 18 Festa), avec d’un côté les acousmatiques, qui vivaient selon les sentences, et de l’autre les mathématiciens, dont les acousmatiques faisaient remonter la philosophie à Hippase plutôt qu’à Pythagore. Burkert faisait remonter le passage à Aristote, attribution que Huffman juge aussi évidente qu’indémontrable, et le texte s’accordait avec sa thèse d’un Pythagore expert de l’âme et des rites, auquel la tradition aurait prêté après coup des mathématiques. Leonid Zhmud a renversé la chronologie en 2012, dans Pythagoras and the Early Pythagoreans. D’après le compte rendu de Huffman, la division serait une invention du IIᵉ siècle de notre ère, aucune source ne montre un pythagoricien vivant selon les akousmata, la tetraktys vient de l’Académie, et Aristote aurait fabriqué une philosophie pythagoricienne des nombres pour donner des ancêtres au platonisme.

Huffman lui oppose en 2014 que, si Aristote n’est pas fiable, l’argument par lequel Burkert a établi l’authenticité des fragments de Philolaos s’affaiblit, et que le Philèbe de Platon (16c) paraît confirmer le récit d’Aristote. Il ne voit pas de raison d’abandonner l’orthodoxie issue de Burkert, quitte à la modifier. Pour trancher, il faudrait un texte antérieur à Platon qui attribue à Pythagore un résultat mathématique précis, et aucun des témoins de cette époque cités ici ne le fait ; le fragment d’Héraclite, qui parle d’enquête sans dire sur quoi, est celui qui s’en approche le plus.

Une formule d’école a traversé toutes ces couches de témoignages. D’après Diogène Laërce, l’expression « Lui l’a dit », autos epha, s’appliquait à Pythagore et passa en proverbe (VIII, 46). Cicéron, au début du traité Sur la nature des dieux (I, 10), rapporte que les pythagoriciens, quand on leur demandait la raison d’une affirmation, répondaient que le maître l’avait dit, et il désapprouve le procédé, qui laissait l’autorité valoir même sans raison, reproche qui vise une école dont le fondateur n’a, selon toute probabilité, laissé aucun texte qu’on puisse lui opposer.

Pour aller plus loin

Paul Tannery lisait les arguments de Zénon d’Élée, déjà traités dans l’encyclo​pédie, comme une réponse à une doctrine pythagoricienne des unités et des points. La République de Platon, dont le livre X nomme Pythagore, et la théurgie de Jamblique, auteur d’une vie pythagoricienne, montrent ce que les platoniciens ont fait de cette figure.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Xénophane de Colophon, élégie sur Pythagore et le chiot, DK 21 B7, transmise par Diogène Laërce, *Vies*, VIII, 36 ; trad. anglaise R. D. Hicks ; traduction de la rédaction Loeb Classical Library
  2. Héraclite d’Éphèse, fragments DK 22 B40 (la polymathie n’apprend pas à comprendre ; Hésiode, Pythagore, Xénophane, Hécatée), B129 (Pythagore et l’*historiê*, transmis par Diogène Laërce, VIII, 6) et B81 (l’initiateur des tromperies) ; numérotation et lecture de B81 d’après Leonid Zhmud (2017) ; trad. anglaise de John Burnet, *Early Greek Philosophy*, 2ᵉ éd., Londres, 1908 ; traduction de la rédaction Adam and Charles Black
  3. Hérodote, *Histoires*, IV, 95 (Salmoxis, esclave de Pythagore fils de Mnésarque ; la demeure souterraine), trad. anglaise A. D. Godley Harvard University Press et William Heinemann
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Sources primaires (suite)

  1. Platon, *République*, X, 600a-b, pagination Stephanus (Pythagore aimé pour son enseignement privé, la manière de vivre pythagoricienne), trad. anglaise Paul Shorey ; traduction de la rédaction Harvard University Press
  2. Aristote, *Métaphysique*, A, 5, 985b23-986a3 (*hoi kaloumenoi Puthagoreioi*, les principes des mathématiques, harmonie et nombre), 986a29-30 (Alcméon et la vieillesse de Pythagore, passage tenu pour interpolé) ; N, 3, 1090a (les corps pesants faits de nombres sans poids) ; trad. anglaise W. D. Ross ; traduction de la rédaction Clarendon Press
  3. Aristote, traité perdu *Sur les pythagoriciens*, fr. 191 (cuisse d’or, présence simultanée à Métaponte et à Crotone) ; Aristote premier témoin des *akousmata* ; cités d’après Carl Huffman (SEP)
  4. Philolaos de Crotone, fragments 4 (« tout ce qui est connu a un nombre ») et 6a (la gamme, la quinte, la quarte, le ton de 9 pour 8), cités d’après Carl Huffman (SEP, « Philolaus »)
  5. Empédocle, DK 31 B137 (refus de la viande), cité d’après Carl Huffman (SEP)
  6. Xénocrate, fr. 9 (Pythagore et les rapports des accords), cité d’après Carl Huffman (SEP)
  7. Cicéron, *Tusculanes*, V, 3, 8-9 (Léon de Phlionte, le philosophe et la fête, d’après Héraclide du Pont), trad. anglaise C. D. Yonge, 1877 ; traduction de la rédaction
  8. Cicéron, *De la nature des dieux*, I, 10 (les pythagoriciens et le « ipse dixit », l’autorité sans raison), consulté dans la traduction portugaise de Sidney Calheiros de Lima, *Rónai* 12 (1), 2024 ; paraphrase de la rédaction Universidade Federal de Juiz de Fora
  9. Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, VIII, 6 (Héraclite, B129), 6-7 (les trois livres attribués à Pythagore, Lysis), 19 (interdits alimentaires), 36 (Xénophane), 39-40 (la mort devant le champ de fèves, autres récits), 46 (*autos epha*, « ipse dixit ») ; trad. anglaise R. D. Hicks, Loeb Classical Library, 1925, vol. II – Harvard University Press et William Heinemann ; édition française sous la dir. de Marie-Odile Goulet-Cazé, Paris, 1999, « La Pochothèque », 1 398 p. Librairie générale française
  10. Porphyre, *Vie de Pythagore*, 9 (départ de Samos sous Polycrate), 19 (Dicéarque et les quatre thèses), cités d’après Carl Huffman (SEP) ; éd. et trad. Édouard des Places, avec Alain-Philippe Segonds, *Vie de Pythagore. Lettre à Marcella*, Paris, 1982, « Collection des universités de France » Les Belles Lettres
  11. Jamblique, *Sur la vie pythagoricienne*, 82 (*akousmata* : l’oracle de Delphes et la *tetraktys*, le sacrifice), 115 (la forge) ; *Sur la science mathématique commune*, 76, 16-77, 18 Festa (acousmatiques et mathématiciens, Hippase), cités d’après Carl Huffman (SEP) ; trad. française Luc Brisson et Alain-Philippe Segonds, *Vie de Pythagore*, Paris, 1996, « La Roue à livres » 29, LXXXIX-240 p. Les Belles Lettres
  12. Proclus, *In primum Euclidis Elementorum librum commentarii*, 426, 6, éd. Friedlein (le bœuf sacrifié pour le théorème), cité d’après Carl Huffman (SEP)
  13. Nicomaque de Gérase, *Manuel d’harmonique*, 6 (les marteaux de la forge), cité d’après Carl Huffman (SEP)
  14. Polybe, *Histoires*, II, 39 (la destruction des groupes pythagoriciens), cité d’après Carl Huffman (SEP)
  15. Platon, *Philèbe*, 16c, cité d’après Carl Huffman (BMCR 2014,08,30)
  16. Tablette Plimpton 322, période paléobabylonienne, quinze lignes de triplets pythagoriciens, datation paléographique rapportée par Abdulrahman Abdulaziz New York, Columbia University
  17. Hermann Diels et Walther Kranz, *Die Fragmente der Vorsokratiker*, 6ᵉ éd., 1952, chap. 14 (Pythagore), 21 (Xénophane), 22 (Héraclite), 31 (Empédocle) Weidmann

Bibliographie

  1. Carl Huffman, « Pythagoras », *The Stanford Encyclopedia of Philosophy*, première publication le 23 février 2005, révision substantielle du 5 février 2024 Stanford University
  2. Carl Huffman, « Philolaus », *The Stanford Encyclopedia of Philosophy*, première publication le 15 septembre 2003, révision substantielle du 27 septembre 2024 Stanford University
  3. James Lesher, « Xenophanes », *The Stanford Encyclopedia of Philosophy*, première publication le 21 octobre 2002, révision substantielle du 19 mai 2023 Stanford University
  4. Carl A. Huffman, « Heraclitus’ Critique of Pythagoras’ Enquiry in Fragment 129 », *Oxford Studies in Ancient Philosophy* 35, 2008, p. 19-47 Oxford University Press
  5. Leonid Zhmud, « Heraclitus on Pythagoras », dans Enrica Fantino, Ulrike Muss, Charlotte Schubert et Kurt Sier (dir.), *Heraklit im Kontext*, Berlin et Boston, 2017, p. 171-186 De Gruyter
  6. Walter Burkert, « Platon oder Pythagoras ? Zum Ursprung des Wortes “Philosophie” », *Hermes* 88, 1960, p. 159-177 Hermes
  7. Walter Burkert, *Weisheit und Wissenschaft. Studien zu Pythagoras, Philolaos und Platon*, Nuremberg, 1962 ; trad. anglaise revue par l’auteur, *Lore and Science in Ancient Pythagoreanism*, trad. E. Minar, Cambridge (Mass.), 1972, p. 375 (les marteaux) Hans Carl, Harvard University Press
  8. Leonid Zhmud, *Pythagoras and the Early Pythagoreans*, Oxford, 2012 Oxford University Press
  9. Carl A. Huffman, compte rendu de Leonid Zhmud, *Pythagoras and the Early Pythagoreans*, *Bryn Mawr Classical Review* 2014,08,30 Bryn Mawr College
  10. Constantinos Macris, « Pythagore de Samos », dans Richard Goulet (dir.), *Dictionnaire des philosophes antiques*, t. VII, Paris, 2018, p. 681-850 CNRS Éditions
  11. Jens Høyrup, « Pythagorean “Rule” and “Theorem”. Mirror of the Relation between Babylonian and Greek Mathematics », dans J. Renger (dir.), *Babylon*, Sarrebruck, 1999, p. 393-407, cité d’après Carl Huffman SDV
  12. Abdulrahman A. Abdulaziz, « The Plimpton 322 Tablet and the Babylonian Method of Generating Pythagorean Triples », arXiv:1004,0025, 2010 Université de Balamand

Sources en ligne

  1. « Pythagoras (Stanford Encyclopedia of Philosophy) » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/pythagoras/
  2. « Philolaus (Stanford Encyclopedia of Philosophy) » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/philolaus/
  3. « Xenophanes (Stanford Encyclopedia of Philosophy) » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/xenophanes/
  4. « Linked bibliography for the SEP article “Pythagoras” by Carl Huffman » PhilPapershttps://philpapers.org/sep/pythagoras/
  5. « LacusCurtius • Diogenes Laërtius : Pythagoras » (livre VIII, 6-46) LacusCurtius, Université de Chicagohttps://penelope.uchicago.edu/Thayer/E/Roman/Texts/Diogenes_Laertius/Lives_of_the_Eminent_Philosophers/8/Pythagoras*.html
  6. « Vitae philosophorum » (Diogène Laërce, VIII, 31-50, élégie de Xénophane) Perseids, Tufts Universityhttps://fgh.perseids.org/read/greekLit/tlg0004/tlg001/perseus-eng2/8.1.31-8.1.50
  7. « heraklitos fragments » (trad. John Burnet) Internet History Sourcebooks Project, Fordham Universityhttps://sourcebooks.web.fordham.edu/ancient/heraklitos-fragments.asp
  8. « 4,95,1 4,95,5 » (Hérodote, IV, 95, trad. Godley) Perseids, Tufts Universityhttps://fgh.perseids.org/read/greekLit/tlg0016/tlg001/perseus-eng2/4.95.1-4.95.5
  9. « 10 599 10 600 » (Platon, *République*, X, 599-600, trad. Shorey) Perseids, Tufts Universityhttps://cts.perseids.org/read/greekLit/tlg0059/tlg030/perseus-eng2/10.599-10.600
  10. « Authors/Aristotle/metaphysics/l1/c5 - The Logic Museum » (texte grec, latin et anglais, 985b23-986a30) The Logic Museumhttps://www.logicmuseum.com/wiki/Authors/Aristotle/metaphysics/l1/c5
  11. « Aristotle, Metaphysics » (livre N, chap. 3, trad. W. D. Ross) IntraTexthttps://www.intratext.com/IXT/ENG2242/_P3M.HTM
  12. « Cicero : Tusculan Disputations, 5 (a) » (V, 8-9, trad. C. D. Yonge) Attalushttps://www.attalus.org/cicero/tusc5A.html
  13. « Tradução de Cícero, De natura deorum I, 6-12 » (Sidney Calheiros de Lima) Rónai, Universidade Federal de Juiz de Forahttps://periodicos.ufjf.br/index.php/ronai/article/view/44477
  14. « BMCR 2014,08,30 » (Carl Huffman sur Leonid Zhmud) Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/?p=30781
  15. « Heraclitus on Pythagoras » (Leonid Zhmud) PhilArchivehttps://philarchive.org/archive/ZHMHOP
  16. « Heraclitus’ Critique of Pythagoras’ Enquiry in Fragment 129 » PhilArchivehttps://dc2.philarchive.org/rec/HUFHCO
  17. « The Plimpton 322 Tablet and the Babylonian Method of Generating Pythagorean Triples » arXiv, Cornell Universityhttps://ar5iv.arxiv.org/html/1004.0025
  18. « Vie de Pythagore » (Jamblique, trad. Brisson et Segonds, 1996) Catalogue Nantilus, Nantes Universitéhttps://nantilus.univ-nantes.fr/vufind/Record/PPN003903109/TOC?lng=en
  19. « Vie de Pythagore ; Lettre à Marcella » (Porphyre, éd. des Places, 1982) Zenon, Deutsches Archäologisches Instituthttps://zenon.dainst.org/Record/000175934/Description
  20. « Image from Coce » (notice de Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, La Pochothèque, 1999) Portail du CRBC, Université de Bretagne occidentalehttps://portailcrbc.univ-brest.fr/bib/58268
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