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Philon d’Alexandrie : lire la Torah avec Platon sans la dissoudre

Le platonismeLes grands concepts expliqués4 septembre 202652 sources vérifiées
Institute for the Study of the Ancient World / Wikimedia Commons
9 min de lecture52 sources vérifiées
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« Sors de ton pays, de ta parenté et de la maison de ton père. » Le verset est au chapitre 12 de la Genèse, et Philon le lit en grec. Son commentaire s’ouvre sur trois substitutions : le pays est le corps, la parenté est la sensation, la maison du père est la parole que la bouche prononce. Le lecteur qui accepte les équivalences tient un exercice là où il avait un itinéraire.

Une côte, un serpent, et l’endroit où la lettre cède

L’opération porte un nom grec, allêgoria, dire autre chose, et Philon emploie aussi huponoia, le sens qui se tient dessous. Elle ne s’applique ni partout ni au hasard. Son déclencheur est une difficulté dans la lettre. Au second livre des Legum allegoriae, § 19, Philon écrit que la fabrication d’Ève à partir d’une côte d’Adam, prise au pied de la lettre, est une fable invraisemblable ; elle redevient recevable si les côtes désignent des puissances de l’intelligence. Même mécanique pour le serpent de la Genèse, qui figure le plaisir, et pour toutes les phrases où Dieu se fâche, regrette ou descend voir. Au De opificio mundi, § 157, il précise que les récits bibliques n’appartiennent pas au genre des fables dont s’amusent poètes et sophistes, et qu’ils indiquent des types de caractères à interpréter.

Le procédé vient d’ailleurs. Les stoïciens traitaient Homère de cette façon, et Philon reprend leur style étymologique, par exemple lorsqu’il explique le nom de Pandore par le mot grec qui signifie présent (De aeternitate mundi, § 63). A. A. Long a soutenu que l’allégorèse stoïcienne poursuivait un autre but, normaliser la langue plutôt que séparer un sens figuré d’un sens littéral. Il existe aussi un précédent juif : la Sagesse de Salomon, 18, 24, lit déjà le vêtement du grand prêtre comme une reproduction de l’univers, ce que fera Philon au second livre de la Vie de Moïse, § 117. De ses prédécesseurs immédiats, on ignore presque tout. Il évoque des phusikoi, allégoristes rationalistes, sur lesquels Richard Goulet a bâti l’hypothèse d’un commentaire juif antérieur dont Philon dépendrait. L’allusion claire est unique dans tout le corpus.

L’architecte a la ville en tête avant la première pierre

Le De opificio mundi, § 17 à 20, contient l’image qui rend l’ensemble manipulable. Un roi veut fonder une ville. Se présente un architecte de métier, qui examine le climat et la position du site, puis trace d’abord en lui-même les parties de la cité future, port, remparts, maisons ; ensuite, prenant le modèle dans sa propre âme comme le fait un sculpteur, il bâtit en pierre et en bois. De la même façon, écrit Philon, Dieu voulant faire ce monde visible a d’abord formé le monde intelligible, pour s’en servir de modèle.

Vient alors la question qu’il se pose lui-même, et qui est la bonne : où se trouve ce monde intelligible ? Le dire situé quelque part serait illégitime. Il subsiste dans le Logos divin, « le lieu des Idées », formule que Philon donne aussitôt pour une métaphore. L’argument tient en trois temps. Dieu est absolument séparé, et le monde matériel absolument multiple. Il faut donc un étage intermédiaire, qui n’est pas un lieu mais une pensée. Cet étage est le plan de l’architecte, et le texte de la Genèse en fait le récit.

L’écart avec Platon est mesurable. Dans le Timée, le démiurge contemple des modèles qu’il n’a pas produits ; ici, Dieu produit les Idées avant d’en composer un monde. John Dillon range cette conversion des Idées en pensées divines parmi les marques du platonisme impérial, et David Runia a mesuré la présence massive du Timée dans le traité. Philon refuse d’ailleurs que les six jours forment une chronologie : aux § 13 à 15, ils marquent un ordre, pas une durée. Sur un point voisin, la recherche n’a pas tranché. Le modèle dominant du traité est celui d’une puissance active travaillant une matière sans qualité, mais plusieurs passages semblent affirmer une création à partir de rien, et les formulations varient d’un traité à l’autre.

Celui qui est, et celui qui se tient au milieu

De ce Dieu, Philon soutient qu’on ne peut rien dire. Au De mutatione nominum, § 15, il l’appelle indicible, inconcevable, incompréhensible : Moïse lui-même, au Sinaï, ne l’a pas vu. La théologie négative commence là, et elle doit quelque chose à une traduction. L’hébreu d’Exode 3, 14 dit ehyeh asher ehyeh, « je serai ce que je serai ». Le grec de la Septante donne egô eimi ho ôn, « je suis l’étant ». Au premier livre de la Vie de Moïse, § 75, Philon fait ajouter à Dieu qu’aucun nom ne lui convient en propre, puisque l’être seul lui appartient. Le grec autorise une lecture ontologique que l’hébreu n’impose pas.

Reste une difficulté que Roberto Radice a nommée l’antinomie de la transcendance et de la providence : un Dieu aussi séparé devrait être indifférent au monde, et Philon soutient qu’il ne l’est pas. D’où les intermédiaires. Au Quis rerum divinarum heres sit, § 205 et 206, le Logos se tient à la frontière des deux domaines, suppliant auprès de l’immortel pour la race mortelle, ambassadeur du souverain auprès de ses sujets, ni incréé comme Dieu ni créé comme les hommes. Philon lui met dans la bouche la phrase que le Deutéronome attribue à Moïse, « je me tenais entre le Seigneur et vous ». Plus loin encore : dans les Quaestiones in Genesim, II, 62, commentant Genèse 9, 6, il demande pourquoi l’Écriture dit « à l’image de Dieu » et non « à sa propre image », et répond que rien de mortel ne pouvait être formé à la ressemblance du Père, mais seulement à celle du deuteros theos, le second dieu, qui est son Logos.

Le statut de cette figure reste disputé. Francesca Calabi lit les variations de vocabulaire comme un moyen délibéré de refuser aux puissances divines toute autonomie d’être, et Carlos Lévy observe que Philon paraît avoir tout fait pour rendre la relation de Dieu au Logos aussi complexe que possible. Savoir si le Logos est une personne, une hypostase ou une manière de parler de l’action divine n’est pas tranché, et les traités ne disent pas tous la même chose.

Le sabbat n’est pas une métaphore

L’objection la plus dangereuse pour la méthode est venue de ceux qui l’appliquaient. Au De migratione Abrahami, § 89 à 93, Philon décrit des gens qui, tenant les lois écrites pour des symboles de réalités intelligibles, se montrent scrupuleux sur celles-ci et négligents sur celles-là. Il leur reproche leur légèreté. Puis il accorde tout le symbolisme : le septième jour enseigne la puissance de l’incréé, la fête signifie la joie de l’âme et sa gratitude, la circoncision figure le retranchement des plaisirs et d’une opinion impie. Et il refuse la conséquence. Cela n’autorise pas à abroger les règles qui interdisent, ce jour-là, d’allumer un feu, de travailler la terre, de porter des charges, d’intenter un procès ou de réclamer un dépôt.

Son argument est une proportion. Les prescriptions littérales sont au sens caché ce que le corps est à l’âme, et on prend soin du corps parce qu’il loge l’âme. Il en ajoute un second, de tout autre nature : qui observe échappe au blâme du grand nombre. Les deux raisons ne pèsent pas le même poids, et le passage les juxtapose sans les hiérarchiser. Ce qu’il en coûtait alors d’abandonner la lettre, on l’ignore : Philon ne nomme personne, ne dit pas combien ils étaient, et ce paragraphe est à peu près le seul témoignage dont on dispose sur eux.

Une objection plus lourde porte sur l’outillage. Contre Wolfson, qui faisait de Philon un lecteur de l’exégèse pharisienne, Nikiprowetzky a établi qu’il ignorait l’hébreu ou n’en avait qu’une connaissance très superficielle. Lester Grabbe a montré ensuite que les étymologies de noms propres, sur lesquelles reposent des pans entiers de l’allégorie, ne viennent pas d’une compétence personnelle mais de listes onomastiques en circulation. Un exemple suffit : « Israël » y vaut « celui qui voit Dieu », équivalence dont Philon tire la supériorité de la vue sur l’ouïe et l’idée d’une race voyante, alors que Genèse 32, 29 explique le nom par la lutte avec Dieu. L’édifice repose sur une traduction grecque et sur des listes grecques.

Philosophe au service de l’Écriture, ou l’inverse

Cette objection, un lecteur juif l’a formulée le premier, à Mantoue, en 1573. Azariah de’ Rossi consacre à Philon plusieurs chapitres de la troisième partie du Me’or ’Enayim, l’Imre Binah, et le rebaptise en hébreu Yedidyah l’Alexandrin. Il l’a lu en traduction latine. Ses griefs sont précis : la Torah lue en grec, une matière primordiale au lieu d’une création à partir de rien, l’allégorisation de récits qui rapportent des faits, l’absence de la tradition orale. Puis il s’abstient de conclure, ne l’absolvant ni ne le condamnant. Joanna Weinberg, qui a traduit l’ouvrage, y voit la première tentative d’évaluer le statut juif du philosophe. Elle rappelle aussi que des auteurs karaïtes du Xᵉ siècle semblent avoir eu accès à quelque chose de lui, et qu’un fragment du XIIᵉ siècle attribué à Yerahmeel ben Shelomo connaît un écrivain juif nommé Philon d’Alexandrie. Le silence n’a donc pas été total.

Le désaccord moderne reprend la même question sous une autre forme. En 1935, Erwin Goodenough décrivait un initié d’un mystère juif, avec ses rites et ses banquets sacrés. En 1947, Wolfson faisait de lui le fondateur de la philosophie religieuse pour les trois monothéismes, auteur d’un système. En 1977, Nikiprowetzky renversait la perspective en une formule : la philosophie de Philon, c’est l’Écriture, son métier de philosophe, c’est l’exégèse, sa méthode, c’est la philologie. Le vocabulaire des mystères redevenait chez lui un procédé littéraire hérité de Platon. Cette lecture a réorienté le champ, et la centralité de la Loi y fait figure d’acquis. Elle n’a pas clos l’affaire : Maren Niehoff a proposé en 2018 la première chronologie des traités et un Philon dont la culture romaine devient tardivement décisive, thèse que Lévy conteste sur le détail du vocabulaire éthique. Lévy ouvre d’ailleurs sa notice de référence en signalant que la question de savoir s’il fut réellement un philosophe se discute encore longuement.

Ce qui nous est parvenu en arménien

Rien de tout cela ne serait discutable sans une transmission improbable. Le corpus entier arrive à Césarée en 233, dans la ville où Origène avait installé sa bibliothèque, et ce sont des chrétiens qui le recopient. Eusèbe, au livre II de l’Histoire ecclésiastique, chapitre 17, lit le De vita contemplativa comme la description des premiers chrétiens d’Alexandrie, disciples de Marc, et rapporte que Philon aurait rencontré Pierre à Rome. Runia tient ces informations pour légendaires, et tient aussi que cette adoption est ce qui a sauvé l’œuvre. Sabrina Inowlocki a détaillé à quoi servait l’opération : donner à l’Église d’Alexandrie une origine apostolique et un modèle ascétique.

Le résultat se mesure. L’édition française parue au Cerf entre 1961 et 1992 occupe trente-six volumes, sous des titres latins tardifs dont Monique Alexandre a reconstitué la formation. Les Quaestiones in Genesim et in Exodum ne se lisent en continu que dans une version arménienne du VIᵉ siècle ; du grec, il reste des fragments cités par Eusèbe et par des compilateurs byzantins.

C’est là que la phrase la plus audacieuse du corpus devient un problème d’édition. Que Philon ait écrit deuteros theos est garanti par le fragment grec conservé chez Eusèbe. Mais le paragraphe qui l’entoure n’existe qu’en arménien, et les deux témoins ne s’accordent même pas sur le verset commenté : là où le grec de la Septante fait dire à Dieu « j’ai fait l’homme à l’image de Dieu », à la première personne, l’arménien porte « il a fait », ce qui efface l’étrangeté dont toute la réponse était tirée. Trancher demanderait un manuscrit grec des Quaestiones. On n’en connaît aucun.

Pour aller plus loin

Ce dossier touche à la patristique, où Clément et Origène reprennent la méthode allégorique et le vocabulaire du Logos jusqu’à recopier des développements entiers. Il rejoint le néoplatonisme, qui posera lui aussi des degrés entre un principe premier et le monde sensible, mais sans avoir à commenter un texte révélé. Et il annonce la philosophie juive médiévale, où la question d’un Dieu dont aucun attribut positif ne peut se dire se rouvrira chez Maïmonide.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Philon d’Alexandrie, *De migratione Abrahami*, § 1-12 (le pays, la parenté, la maison du père), § 89-93 (les allégoristes et l’observance maintenue), § 201 (Jacob devenu Israël) texte grec de l’édition Cohn-Wendland ; *Les Œuvres de Philon d’Alexandrie*, vol. 14, traduction Jacques Cazeaux, Éditions du Cerf
  2. Philon d’Alexandrie, *De opificio mundi*, § 13-15 (les six jours ne sont pas une durée), § 16-25 (l’architecte et le monde intelligible), § 20 (le Logos, « lieu des Idées »), § 157 (les récits ne sont pas des fables de poètes) *Les Œuvres de Philon d’Alexandrie*, vol. 1, introduction générale et traduction Roger Arnaldez, Éditions du Cerf
  3. Philon d’Alexandrie, *Legum allegoriae*, II, § 19 (la côte d’Adam, fable invraisemblable au sens littéral) *Les Œuvres de Philon d’Alexandrie*, vol. 2, traduction Claude Mondésert, Éditions du Cerf
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Sources primaires (suite)

  1. Philon d’Alexandrie, *De mutatione nominum*, § 15 (Dieu indicible, inconcevable, incompréhensible) *Les Œuvres de Philon d’Alexandrie*, vol. 18, traduction Roger Arnaldez, Éditions du Cerf
  2. Philon d’Alexandrie, *De vita Mosis*, I, § 75 (Exode 3, 14 : aucun nom ne convient en propre à Dieu), II, § 117 (le vêtement du grand prêtre) *Les Œuvres de Philon d’Alexandrie*, vol. 22, Éditions du Cerf
  3. Philon d’Alexandrie, *Quis rerum divinarum heres sit*, § 205-206 (le Logos ambassadeur et suppliant, ni incréé ni créé) *Les Œuvres de Philon d’Alexandrie*, vol. 15, traduction Marguerite Harl, Éditions du Cerf
  4. Philon d’Alexandrie, *Quaestiones in Genesim*, II, 62 (sur Genèse 9, 6 : le *deuteros theos* qui est son Logos) version arménienne, *Les Œuvres de Philon d’Alexandrie*, vol. 34 A, traduction Charles Mercier ; fragment grec conservé par Eusèbe, avec la note de Ralph Marcus sur la divergence de personne du verbe, Loeb Classical Library 380
  5. Philon d’Alexandrie, *De aeternitate mundi*, § 63 (Pandore et l’étymologie) *Les Œuvres de Philon d’Alexandrie*, vol. 30, Éditions du Cerf
  6. Philon d’Alexandrie, *De specialibus legibus*, III, § 1 (le temps où il avait le loisir de philosopher, avant les affaires publiques) *Les Œuvres de Philon d’Alexandrie*, vol. 25, traduction André Mosès, Éditions du Cerf
  7. Philon d’Alexandrie, *De confusione linguarum*, § 72 (Jacob symbole de l’ouïe, Israël de la vue) *Les Œuvres de Philon d’Alexandrie*, vol. 13, traduction Jean-Georges Kahn, Éditions du Cerf
  8. Philon d’Alexandrie, *Legatio ad Caium* (l’ambassade auprès de Gaius) *Les Œuvres de Philon d’Alexandrie*, vol. 32, traduction André Pelletier, Éditions du Cerf
  9. Septante, Genèse 12, 1 et 9, 6 ; Exode 3, 14 (*egô eimi ho ôn*) texte grec, comparé à l’hébreu *ehyeh asher ehyeh*
  10. Sagesse de Salomon, 18, 24 lecture du vêtement du grand prêtre comme reproduction de l’univers, antérieure à Philon
  11. Flavius Josèphe, *Antiquités juives*, XVIII, 259-260 Philon chef de l’ambassade juive, frère de l’alabarque Alexandre, interrompu par Gaius
  12. Eusèbe de Césarée, *Histoire ecclésiastique*, II, 17 les Thérapeutes identifiés aux premiers chrétiens d’Alexandrie et la rencontre supposée avec Pierre ; éd. et trad. Gustave Bardy, Sources chrétiennes, 1952
  13. Azariah de’ Rossi, *Me’or ’Enayim*, Mantoue, 1573-1575, troisième partie *Imre Binah* chapitres consacrés à Philon, nommé Yedidyah l’Alexandrin

Bibliographie

  1. Valentin Nikiprowetzky, *Le Commentaire de l’Écriture chez Philon d’Alexandrie. Son caractère et sa portée. Observations philologiques*, Leyde, 1977, 293 p., Arbeiten zur Literatur und Geschichte des hellenistischen Judentums 11 Brill
  2. Harry Austryn Wolfson, *Philo : Foundations of Religious Philosophy in Judaism, Christianity and Islam*, Cambridge (Massachusetts), 1947 Harvard University Press
  3. Erwin R. Goodenough, *By Light, Light : The Mystical Gospel of Hellenistic Judaism*, New Haven, 1935 Yale University Press
  4. David T. Runia, *Philo of Alexandria and the « Timaeus » of Plato*, Amsterdam, 1983 Vrije Universiteit
  5. David T. Runia, *Philo of Alexandria, On the Creation of the Cosmos according to Moses*, Leyde, 2001, Philo of Alexandria Commentary Series 1 Brill
  6. David T. Runia, *Philo in Early Christian Literature : A Survey*, Assen et Minneapolis, 1993 Van Gorcum et Fortress Press
  7. Maren R. Niehoff, *Philo of Alexandria : An Intellectual Biography*, New Haven, 2018 Yale University Press
  8. Carlos Lévy (dir.), *Philon d’Alexandrie et le langage de la philosophie*, Turnhout, 1998, Monothéismes et Philosophie 1 Brepols
  9. Mireille Hadas-Lebel, *Philon d’Alexandrie. Un penseur en diaspora*, Paris, 2003 Fayard
  10. Richard Goulet, *La philosophie de Moïse*, Paris, 1987 Vrin
  11. Lester L. Grabbe, *Etymology in Early Jewish Interpretation : The Hebrew Names in Philo*, Atlanta, 1988, 289 p. Scholars Press
  12. John M. Dillon, *The Middle Platonists : A Study of Platonism, 80 B.C. to A.D. 220*, Londres, 1977 Duckworth
  13. Francesca Calabi, *God’s Acting, Man’s Acting : Tradition and Philosophy in Philo of Alexandria*, Leyde, 2008, Studies in Philo of Alexandria 4 Brill
  14. A. A. Long, « Stoic Readings of Homer », dans Robert Lamberton et John J. Keaney (dir.), *Homer’s Ancient Readers*, Princeton, 1992, p. 41-66 Princeton University Press
  15. Monique Alexandre, « Du grec au latin : les titres des Œuvres de Philon d’Alexandrie », dans *Titres et articulations du texte dans les œuvres antiques*, Paris, 1997, Collection des Études Augustiniennes 152 Institut d’études augustiniennes
  16. Joanna Weinberg (trad.), Azariah de’ Rossi, *The Light of the Eyes*, New Haven, 2001, xlix-802 p., Yale Judaica Series 31 Yale University Press
  17. Joanna Weinberg, « La quête de Philon dans l’historiographie juive du XVIᵉ siècle », dans Bernard Decharneux et Sabrina Inowlocki (dir.), *Philon d’Alexandrie. Un penseur à l’intersection des cultures gréco-romaine, orientale, juive et chrétienne*, Turnhout, 2011 Brepols
  18. Joanna Weinberg, « The Jewish Rediscovery of Philo in Early Modern Europe », dans Courtney J. P. Friesen, David Lincicum et David T. Runia (dir.), *The Reception of Philo of Alexandria*, Oxford, 2025, p. 386-399 Oxford University Press
  19. Sabrina Inowlocki, « Eusebius of Caesarea’s Interpretatio Christiana of Philo’s De vita contemplativa », *Harvard Theological Review*, 2004 Cambridge University Press
  20. Adam Kamesar (dir.), *The Cambridge Companion to Philo*, Cambridge, 2009 Cambridge University Press

Sources en ligne

  1. « Philo of Alexandria » Stanford Encyclopedia of Philosophy, notice de Carlos Lévy, révision du 16 août 2022https://plato.stanford.edu/entries/philo/
  2. « Philo of Alexandria > The Meanings of Philosophy in Philo of Alexandria » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/philo/supplement1.html
  3. « Philo of Alexandria » Internet Encyclopedia of Philosophyhttps://iep.utm.edu/philo/
  4. « PHILO, Questions and Answers on Genesis » Loeb Classical Library, volume supplémentaire 1, traduction et notes de Ralph Marcushttps://www.loebclassics.com/display/philo_judaeus-questions_answers_genesis/1953/pb_LCL380.151.xml
  5. « Philo : On the Migration of Abraham » The Works of Philo, traduction anglaise de C. D. Yongehttps://www.earlychristianwritings.com/yonge/book16.html
  6. « V. Nikiprowetzky. Le Commentaire de l’Écriture chez Philon d’Alexandrie » Revue de l’histoire des religions, 1980, Perséehttps://www.persee.fr/doc/rhr_0035-1423_1980_num_197_3_5042
  7. « Nikiprowetzky (V.). Le Commentaire de l’Écriture chez Philon d’Alexandrie » Revue des études grecques, 1979, Perséehttps://www.persee.fr/doc/reg_0035-2039_1979_num_92_438_4254_t2_0574_0000_2
  8. « Philon d’Alexandrie : vie et œuvre » Le judaïsme ancien, Presses universitaires de France, Cairnhttps://shs.cairn.info/le-judaisme-ancien-du-VIe-siecle-avant-notre-ere--9782130563969-page-119?lang=fr
  9. « Philo, His Family, and His Times » The Cambridge Companion to Philo, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/books/cambridge-companion-to-philo/philo-his-family-and-his-times/298392783EAF37B6595F2FFA8A520350
  10. « Philo and the early Christian Fathers » The Cambridge Companion to Philo, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/books/cambridge-companion-to-philo/philo-and-the-early-christian-fathers/F756234CFB11175B5C17A94D056B0CFC
  11. « Eusebius of Caesarea’s Interpretatio Christiana of Philo’s De vita contemplativa » Harvard Theological Review, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/harvard-theological-review/article/eusebius-of-caesareas-interpretatio-christiana-of-philos-de-vita-contemplativa/5F49AEBD00A39B9CD566477D6C83B055
  12. « A Monastic Reinterpretation of Philo’s De vita contemplativa » HAL, archive ouvertehttps://hal.science/hal-04384368/document
  13. « Un judío con muchos rostros : exégesis y teología en Filón de Alejandría » Redalychttps://www.redalyc.org/journal/1910/191062490016/html/
  14. « Philo of Alexandria Seminar, notes de commentaire sur le De mutatione nominum » Society of Biblical Literature, Annual Meeting 2016http://torreys.org/sblpapers2016/S21-144_CoverMutTrans.pdf
  15. « Azariah de’ Rossi. The Light of the Eyes, traduit et annoté par Joanna Weinberg » AJS Review, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/ajs-review/article/abs/azariah-de-rossi-the-light-of-the-eyes-translated-with-introduction-and-annotations-by-joanna-weinberg-yale-judaica-series-new-haven-yale-university-press-2001-xlix-802-pp/F10F3A7935CFB2CD8569B3818BCD4D03
  16. « Joanna Weinberg, publications » University of Oxford, Faculty of Asian and Middle Eastern Studieshttps://www.ames.ox.ac.uk/people/joanna-weinberg
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