L’obituaire du Paraclet porte, à la date du 30 octobre, six mots latins : Petrus Astralabius, magistri nostri Petri filius. Pierre Astralabe, fils de notre maître Pierre. Aucun millésime. On ignore en quelle année est mort le fils d’Abélard et d’Héloïse, et le registre ne dit pas où il repose. Le dossier le plus lu du XIIᵉ siècle commence par ce genre de trou, et il en compte d’autres.
Août 1117, ou peut-être l’année suivante
Pierre Abélard naît en 1079 au Pallet, près de Nantes. Vers 1113, après le passage de son ancien maître Guillaume de Champeaux à l’épiscopat, il enseigne à l’école du chapitre de Paris, dans le cloître de Notre-Dame. Il loge chez le chanoine Fulbert et devient le précepteur de sa nièce.
La suite tient à un seul texte. L’Histoire de mes malheurs est une lettre de consolation adressée à un ami, composée vers 1132, une quinzaine d’années après les faits. Abélard y raconte la liaison, la grossesse, la fuite en Bretagne, la naissance d’un fils, un mariage célébré en secret pour ne pas ruiner sa carrière de clerc, puis Héloïse renvoyée à l’abbaye d’Argenteuil où elle avait été élevée. Fulbert y voit une répudiation. Des hommes payés soudoient le valet, entrent de nuit et châtrent le maître. La peine était celle des violeurs, et elle est infligée à l’intérieur du cloître canonial, sur le clerc le plus connu de la chrétienté latine.
Le récit ajoute que deux des agresseurs furent pris, aveuglés et mutilés à leur tour. Il ne donne pas l’année. Août 1117 est la date que retient la plupart des travaux, 1118 reste défendable, et la chronologie de la liaison repose sur des recoupements, jamais sur un acte daté. L’âge d’Héloïse est encore moins assuré. Les propositions de naissance s’étagent entre 1090 et 1101, ce qui la place, selon les auteurs, dans son adolescence ou passé vingt-cinq ans au moment de la rencontre. Michael Clanchy la croit plus âgée que ne le veut la tradition, proche de la trentaine, et Guy Lobrichon a rappelé tout ce qu’elle savait déjà avant qu’Abélard ne devienne son précepteur. Abélard entre alors comme moine à Saint-Denis. Héloïse prend le voile à Argenteuil.
Une règle dictée par l’abbesse, un corps rendu en secret
En 1121, un concile réuni à Soissons condamne son traité sur la Trinité, la Theologia summi boni. Il doit jeter lui-même le livre au feu, puis reste enfermé à l’abbaye Saint-Médard. Il fonde ensuite en Champagne un oratoire dédié au Paraclet, qu’il quitte pour l’abbaye bretonne de Saint-Gildas de Rhuys.
En 1129, Suger fait expulser les moniales d’Argenteuil au profit de moines de Saint-Denis, sur la foi d’un titre ancien dont la valeur a été contestée. Héloïse, alors prieure, arrive au Paraclet avec une partie de ses sœurs. Le 28 novembre 1131, un privilège d’Innocent II agrée la fondation sous le nom d’Oratoire de la Sainte-Trinité. Elle y sera abbesse jusqu’à sa mort.
C’est de là qu’elle écrit. Elle réclame à Abélard une règle adaptée à des femmes, en faisant valoir que celle de Benoît a été rédigée pour des hommes. Il envoie un texte. Le Paraclet en applique un autre. Les Institutiones nostrae, coutumier sorti de la maison et connu par un manuscrit unique (Troyes, ms. 802, feuillets 89 à 90 verso), s’écartent de la règle abélardienne sur plusieurs points concrets, à commencer par le vêtement, qu’elles veulent acheté au meilleur marché.
Le second procès a longtemps été daté du 2 juin 1140. Des travaux italiens des années 1990 ont proposé le 25 mai 1141, et Constant Mews a repris tout le dossier dans Speculum en 2002 pour établir cette seconde date. Le déplacement d’un an n’est pas une coquetterie : il change l’ordre des lettres de Bernard de Clairvaux et la chronologie des derniers mois d’Abélard. Condamné, il fait appel à Rome, se laisse recevoir à Cluny par Pierre le Vénérable, et meurt le 21 avril 1142 au prieuré Saint-Marcel, près de Chalon-sur-Saône. Héloïse réclame le corps et l’obtient. Elle demande aussi un certificat scellé, à suspendre au-dessus du tombeau, qui déclare les péchés du mort remis ; l’absolution rédigée par l’abbé de Cluny précise qu’il a concédé ce corps transporté en secret. Elle meurt le 16 mai 1164, plus de vingt ans après lui.
Cent cinquante ans entre la lettre et sa plus vieille copie
Rien de leur main. La correspondance n’existe que par des copies tardives, et deux volumes portent l’essentiel du dossier.
Le premier est celui de Troyes, le manuscrit 802, écrit vers 1230 et venu du Paraclet. Il donne la correspondance aux feuillets 1 à 88 verso, puis la règle envoyée par Abélard, puis les Institutiones nostrae, puis des textes canoniques sur les religieuses, sans séparation nette entre ces ensembles. Sylvain Piron en tire une conséquence qui gêne : c’est l’éditeur moderne qui décide où s’arrête le recueil de lettres et où commence le dossier annexe, et le dernier mot revient, selon l’endroit où il pose le curseur, aux instructions d’Abélard ou à l’action d’Héloïse.
Le second est le Latin 2923 de la Bibliothèque nationale de France, parchemin, V et 179 feuillets plus un feuillet 51 bis, 230 sur 160 millimètres. La notice de l’établissement le date du début du XIVᵉ siècle ; Jacques Monfrin, qui en a fait le manuscrit A de son édition de l’Histoire de mes malheurs, le plaçait plutôt vers la fin du XIIIᵉ. L’écart n’est pas tranché. Le volume figure en 1426 à l’inventaire de la bibliothèque des ducs de Milan à Pavie, sous le numéro 70, puis passe à la librairie de Blois. Au feuillet V verso, une main du XIVᵉ siècle écrit qu’il a été à Pétrarque, et le poète l’a lu la plume à la main : en marge du passage où Abélard raconte s’être brisé le cou en tombant de cheval, il note que la même chose lui est arrivée, de nuit.
Qui tient la plume dans les lettres d’Héloïse
L’authenticité est contestée depuis 1841, quand l’ensemble fut attribué à un ami du couple qui l’aurait écrit après leur mort. La querelle devient sérieuse au XXᵉ siècle. Étienne Gilson publie Héloïse et Abélard en 1938 pour défendre les lettres. À l’été 1972, au colloque tenu à l’abbaye de Cluny, John Benton soutient qu’il s’agit d’un faux fabriqué à la fin du XIIIᵉ siècle pour peser sur une élection abbatiale disputée, en s’appuyant sur les écarts entre la règle attribuée à Abélard et ce que le Paraclet pratiquait réellement. Le même volume d’actes contient une mise au point de Jacques Monfrin sur l’authenticité et un texte de Peter von Moos sur le silence d’Héloïse et les idéologies modernes. La même année, D. W. Robertson fait d’Abélard l’auteur des deux voix. Peter Dronke répond en 1976 en reprenant un à un les arguments des sceptiques.
Une part de cette suspicion tenait à un présupposé qu’il faut nommer. On a longtemps douté qu’une femme du XIIᵉ siècle eût pu prendre une telle part à un monument littéraire, et le soupçon ne visait qu’elle. Barbara Newman en a fait un objet d’étude en 1992, en montrant comment l’autorité d’Héloïse avait été reprise à son autrice de génération en génération.
Aujourd’hui, personne ne conteste plus qu’Héloïse ait écrit les lettres qui portent son nom. Ce qui reste ouvert s’est déplacé vers la fabrication du recueil : qui l’a composé et avec quelles retouches. David Luscombe, au terme de son édition parue en 2013, conclut qu’on ne peut pas établir les conditions dans lesquelles les lettres ont été écrites puis réunies. Jacques Dalarun a rouvert le dossier du Paraclet en 2019. Le débat ne porte plus sur des faussaires, il porte sur des éditeurs médiévaux.
Cent treize pièces copiées à Clairvaux en 1471
Un second corpus est venu compliquer les choses. Le manuscrit 1452 de Troyes est un recueil de papier constitué en 1470 et 1471 par un jeune cistercien, Jean de Woëvre, en latin Johannes de Vepria, qui sera prieur de Clairvaux de 1480 à 1499. Il y rassemble des modèles de lettres tirés de Cassiodore, de Cicéron, de Sidoine Apollinaire et d’auteurs plus récents. Le colophon est daté du 23 juillet 1471. Au milieu de cette chrestomathie, une série d’extraits porte en tête Ex epistolis duorum amantium, échangés en prose et en vers par un maître et son élève. Aucun nom, aucun lieu. Ewald Könsgen en numérote cent treize dans son édition de 1974 ; la notice de la Bibliothèque nationale de France compte cent seize extraits. Le manuscrit source, lui, a disparu.
Könsgen avait laissé un point d’interrogation dans son sous-titre. Constant Mews l’a retiré en 1999 en attribuant les lettres au jeune Abélard et à la jeune Héloïse. Sylvain Piron a traduit le corpus en français en 2005, texte latin en regard, et proposé en 2018 de le replacer dans une pratique attestée : vers 1100, des jeunes filles de l’aristocratie formées au monastère écrivaient à leur maître de rhétorique des lettres d’amour d’abord fictives.
Le camp adverse ne se réduit pas à une pudeur. Peter von Moos et Jan Ziolkowski ont conduit l’objection avec le plus de méthode, et elle est d’ordre documentaire. La conservation d’une correspondance amoureuse privée de cette ampleur, au début du XIIᵉ siècle, serait sans équivalent connu. L’essor de l’ars dictaminis, l’art médiéval de composer des lettres selon des modèles, fournit une autre explication à ce qu’on lit. Et en 2022, Rüdiger Schnell a consacré six cent vingt-huit pages à démontrer que ces lettres tournent le couple en dérision, l’homme y passant du fanfaron au pleurnichard, la femme y masquant sous un vocabulaire religieux une attente de plaisir. Si la lecture tient, les Lettres des deux amants parlent d’Abélard et d’Héloïse au lieu d’être d’eux.
Rien, dans le manuscrit, ne les nomme. L’attribution repose sur le style et sur l’accord entre les positions que défend la femme et les arguments qu’Abélard prête à Héloïse contre le mariage. C’est beaucoup. Ce n’est pas une signature.
Le couple d’amants sort d’une bibliothèque et d’une traduction
Jean de Meun avait traduit les lettres vers 1290 et fait entrer le couple dans le Roman de la Rose. Villon a mis Héloïse dans une ballade. Mais les amants que le XIXᵉ siècle a pleurés viennent d’ailleurs. La première édition imprimée sort à Paris en 1616, procurée par André Duchesne et François d’Amboise à partir d’un manuscrit conservé dans la bibliothèque de ce dernier. En 1687, Bussy-Rabutin annonce à Mme de Sévigné qu’il s’est amusé à en traduire quelques-unes ; sa version, très libre, prête à la religieuse des phrases qu’elle n’a jamais écrites. Alexander Pope condense l’échange en une seule lettre versifiée en 1717, et Rousseau intitule un roman Julie ou la Nouvelle Héloïse en 1761. La légende amoureuse est sortie de ces adaptations, pas du manuscrit 802 de Troyes.
Les ossements ont suivi le même chemin. Retirés du Paraclet en octobre 1792, inhumés à Nogent-sur-Seine, transférés à Paris en 1800, ils gagnent le Père-Lachaise en 1817, les cercueils déplacés le 16 juin et déposés dans le monument le 8 novembre. Ce que l’on photographie aujourd’hui dans la septième division est un assemblage : des bas-reliefs pris à la chapelle de la Vierge de Saint-Germain-des-Prés, à Saint-Denis, à Royaumont et à l’église des Grands-Carmes de Metz, autour de deux gisants sculptés par Pierre-Nicolas Beauvallet, dont les têtes auraient été moulées sur les crânes exhumés. Lors de la restauration de 1992 et 1993, un bas-relief d’origine, ces têtes et les mains des gisants sont partis au musée Carnavalet, remplacés sur place par des copies. Les visages devant lesquels on s’arrête sont des copies d’une sculpture des années 1810.
Pour aller plus loin
Ce dossier touche à la carrière de Bernard de Clairvaux, dont l’offensive contre Abélard éclaire la construction du pouvoir cistercien autant que la manière dont un procès d’idées se mène par correspondance. Il croise aussi la naissance des écoles parisiennes, d’où sortiront les universités, et le chantier de Saint-Denis conduit par Suger, dont le financement passe par les biens d’Argenteuil.
On raconte Abélard et Héloïse comme la plus belle histoire d’amour du Moyen Âge. Un maître célèbre à Paris, son élève, une passion, une punition atroce, des lettres brûlantes. L’histoire a bien eu lieu. Mais presque tout ce que le public en connaît a été mis en forme très longtemps après, et les spécialistes discutent encore de ce que les documents prouvent.
La leçon particulière et la vengeance
Au début du XIIᵉ siècle, Pierre Abélard enseigne à l’école de la cathédrale de Paris. C’est le professeur le plus couru de son temps. Il prend pension chez un chanoine et devient le précepteur de la nièce de son logeur, Héloïse, déjà connue pour son latin.
Ils deviennent amants. Elle met au monde un fils. Ils se marient en secret, pour ne pas ruiner la carrière d’homme d’Église du maître, puis elle est éloignée dans une abbaye.
L’oncle y voit un abandon déguisé. Il paie des hommes, qui achètent la complicité du valet, entrent de nuit et châtrent Abélard. C’était la peine réservée aux violeurs, et elle frappe le clerc le plus connu de son époque. Les deux amants entrent en religion, lui comme moine, elle comme religieuse.
La lettre, la copie et l’année manquante
Tout ce récit vient d’une longue lettre qu’Abélard écrit des années plus tard pour consoler un ami. Héloïse la lit et lui répond. Ce sont ces échanges que l’on appelle leur correspondance.
Aucune de ces lettres n’existe de leur main. La plus vieille copie conservée a été écrite environ un siècle après. Elle vient de l’abbaye qu’Héloïse a dirigée jusqu’à sa mort.
Cette copie ne dit pas tout. On ignore l’année exacte de la mutilation, et l’année de naissance d’Héloïse reste inconnue. Le registre des morts de son abbaye note la disparition de leur fils au 30 octobre, sans indiquer l’année.
La copie de l’abbaye est restée longtemps manuscrite. L’imprimerie ne s’en empare qu’au bout de plusieurs siècles. Un gentilhomme français en donne alors une traduction très libre, et il met dans la bouche de l’abbesse des propos qu’elle n’a jamais tenus. Le couple d’amoureux que l’on se figure aujourd’hui sort de ce livre-là.
Le soupçon de faux
Le doute est né en 1841. Pendant des décennies, une partie de la recherche a soutenu que ces lettres étaient fabriquées. Certains y voyaient un faux tardif, destiné à peser sur une élection d’abbesse. D’autres pensaient que le maître avait écrit les deux voix, celle de sa femme comprise.
Cette thèse est abandonnée. Plus personne ne soutient qu’une autre main ait tenu la plume à la place d’Héloïse. Ce que l’on discute a changé d’objet : on cherche qui a réuni ces textes en un recueil, et ce qu’il a pu retoucher au passage.
Une part de la méfiance venait d’ailleurs. On doutait qu’une femme de ce temps ait pu écrire cela. Ce doute est devenu à son tour un sujet d’étude.
Les lettres que personne ne signe
Un autre dossier complique tout. En 1471, un jeune moine de Clairvaux recopie pour son usage des extraits d’une correspondance entre un maître et son élève. Le volume qu’il avait sous les yeux a disparu, et il ne reste que ses extraits.
Ces lettres ne portent aucun nom. L’historien Constant Mews a soutenu qu’elles étaient d’Abélard et d’Héloïse jeunes, au moment de leur liaison. Plusieurs chercheurs le suivent. D’autres refusent, en faisant valoir qu’une correspondance amoureuse privée aussi longue n’a aucun équivalent conservé pour cette époque.
Le plus récent de ces opposants, Rüdiger Schnell, a publié en 2022 un livre entier pour lire ces pages comme une moquerie du couple célèbre. L’homme y passe du fanfaron au pleurnichard, et la femme y cache sous des mots de piété une attente très physique. Si sa lecture tient, ces lettres parlent des deux amants au lieu d’être d’eux. Personne ne peut trancher.
À Troyes, ce recueil tient sur du papier, dans un volume que le moine avait constitué pour lui-même. Aucun des deux amants n’y est nommé.
L’article complet donne la cote du volume que Pétrarque a lu la plume à la main, et le détail de ce que le camp adverse oppose à cette attribution.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Pierre Abélard, *Historia calamitatum*, texte complet Paris, Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Latin 2923, f. 1-14 (parchemin, V et 179 f. plus un f. 51 bis, 230 × 160 mm)
- Lettres d’Abélard et d’Héloïse, épîtres 2 à 8, avec lacune entre les f. 37v et 38 Paris, BnF, Latin 2923, f. 14-42v
- Mention de possession du XIVᵉ siècle, « D. Francischi Petrarce fuit », et notes marginales autographes de Pétrarque Paris, BnF, Latin 2923, f. Vv et passim
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Sources primaires (suite)
- Bérenger de Poitiers, *Apologia pro magistro Petro Abaelardo* Paris, BnF, Latin 2923, f. 43-45
- Recueil des lettres d’Abélard et d’Héloïse suivi de la Règle, copie venue du Paraclet, vers 1230 Troyes, Médiathèque du Grand Troyes, ms. 802, f. 1-88v
- *Institutiones nostrae*, coutumier du Paraclet, manuscrit unique Troyes, Médiathèque du Grand Troyes, ms. 802, f. 89r-90v
- *Ex epistolis duorum amantium*, extraits copiés par Johannes de Vepria, colophon du 23 juillet 1471 Troyes, Médiathèque du Grand Troyes, ms. 1452
- Obituaire du Paraclet, notice du 30 octobre : « Petrus Astralabius, magistri nostri Petri filius », sans millésime *Obituaires de la province de Sens*, t. IV, *Diocèses de Meaux et de Troyes*, Paris, 1923, p. 425
- Pierre le Vénérable, lettre de consolation adressée à Héloïse après la mort d’Abélard, et absolution scellée destinée au tombeau, 1142-1144 éd. Giles Constable, *The Letters of Peter the Venerable*
- Privilège d’Innocent II du 28 novembre 1131 agréant la fondation sous le nom d’Oratoire de la Sainte-Trinité abbaye du Paraclet, diocèse de Troyes
Bibliographie
- Étienne Gilson, *Héloïse et Abélard*, Paris, 1938 Vrin
- Jacques Monfrin (éd.), Pierre Abélard, *Historia calamitatum. Texte critique avec une introduction*, Paris, 1959, rééd. 1978 Vrin
- Giles Constable (éd.), *The Letters of Peter the Venerable*, Cambridge (Massachusetts), 1967, 2 vol. Harvard University Press
- D. W. Robertson, *Abelard and Heloise*, New York, 1972 Dial Press
- Ewald Könsgen (éd.), *Epistolae duorum amantium. Briefe Abaelards und Heloises ?*, Leyde, 1974, XXXIII + 137 p., « Mittellateinische Studien und Texte » 8 Brill
- John F. Benton, « Fraud, Fiction and Borrowing in the Correspondence of Abelard and Heloise », dans *Pierre Abélard, Pierre le Vénérable. Les courants philosophiques, littéraires et artistiques en Occident au milieu du XIIᵉ siècle*, abbaye de Cluny, 2-9 juillet 1972, Paris, 1975, p. 469-506 et discussion p. 507-511, « Colloques internationaux du CNRS » 546 Éditions du CNRS
- Jacques Monfrin, « Le problème de l’authenticité de la correspondance d’Abélard et d’Héloïse », dans *Pierre Abélard, Pierre le Vénérable*, Paris, 1975, p. 409-424 Éditions du CNRS
- Peter von Moos, « Le silence d’Héloïse et les idéologies modernes », dans *Pierre Abélard, Pierre le Vénérable*, Paris, 1975, p. 425-468 Éditions du CNRS
- Peter Dronke, *Abelard and Heloise in Medieval Testimonies*, Glasgow, 1976, « W. P. Ker Lecture » 26 University of Glasgow Press
- Chrysogonus Waddell (éd.), *The Paraclete Statutes. Institutiones nostrae*, Trappist (Kentucky), 1987, « Cistercian Liturgy Series » 20 Gethsemani Abbey
- Barbara Newman, « Authority, Authenticity, and the Repression of Heloise », *Journal of Medieval and Renaissance Studies* 22, 1992, p. 121-157 Journal of Medieval and Renaissance Studies
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- Peter von Moos, « Die Epistolae duorum amantium und die säkulare Religion der Liebe », *Studi Medievali*, 3ᵉ série, 44, 2003, p. 1-115 Studi Medievali
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- Sylvain Piron (trad. et prés.), *Lettres des deux amants, attribuées à Héloïse et Abélard*, texte latin établi par Ewald Könsgen, Paris, 2005 Gallimard
- David Luscombe (éd.), *The Letter Collection of Peter Abelard and Heloise*, Oxford, 2013, « Oxford Medieval Texts » Clarendon Press
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- Jacques Dalarun, *Modèle monastique. Un laboratoire de la modernité*, Paris, 2019, 320 p., ISBN 978-2-271-12154-7 CNRS Éditions
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- Benoît Grévin, recension de Rüdiger Schnell, *Epistolae duorum amantium*, *Cahiers de civilisation médiévale* 263-264, 2023, p. 345-348, DOI 10,3917/ccm.263,0345 Cahiers de civilisation médiévalehttps://doi.org/10.3917/ccm.263.0345
Sources en ligne
- « Latin 2923 » Bibliothèque nationale de France, Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc60740s
- « La Correspondance d’Abélard et Héloïse » Gallica, blog de la Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/blog/02122019/la-correspondance-dabelard-et-heloise
- « Manuscrits de la Médiathèque du Grand Troyes. Manuscrits issus de la bibliothèque de Clairvaux. Ms. 1452 » Gallicahttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b105157769
- « Notice de titre conventionnel « Epistolae duorum amantium » » BnF, Catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb146260598
- « Héloïse du Paraclet, ou d’Argenteuil » FranceArchives, Célébrations nationaleshttps://francearchives.gouv.fr/fr/commemo/recueil-2014/39813
- « Pierre Abélard (1079-1142) et Héloïse (1101-1164) » Archives départementales de Seine-et-Marnehttps://archives.seine-et-marne.fr/fr/pierre-abelard-1079-1142-et-heloise-1101-1164
- « Pierre Abélard et l’abbaye du Paraclet » Presses universitaires de Rennes, OpenEdition Bookshttps://books.openedition.org/pur/18397?lang=en
- « Sens : une victoire d’écrivain. Les deux visages du procès d’Abélard » Presses universitaires de Rennes, OpenEdition Bookshttps://books.openedition.org/pur/18379?lang=fr
- « L’expérience du pouvoir chez Pierre Abélard (c. 1100-1142) » Presses universitaires de Rennes, OpenEdition Bookshttps://books.openedition.org/pur/18381?lang=fr
- « L’éducation sentimentale d’Héloïse » Cairn.infohttps://shs.cairn.info/revue-clio-femmes-genre-histoire-2018-1-page-155?lang=fr
- « Rüdiger Schnell, Epistolae duorum amantium : Parodien – auf ein berühmtes Liebespaar ? » Cahiers de civilisation médiévale, Cairn.infohttps://shs.cairn.info/revue-cahiers-de-civilisation-medievale-2023-3-page-345?lang=fr
- « Epistolae duorum amantium : Parodien – auf ein berühmtes Liebespaar ? » Brillhttps://brill.com/display/title/60978
- « Modèle monastique - Un laboratoire de la modernité » CNRS Éditionshttps://www.cnrseditions.fr/catalogue/histoire/modele-monastique/
- « Le monument d’Héloïse et d’Abélard (1817) » Amis et Passionnés du Père-Lachaisehttps://www.appl-lachaise.net/le-pere-lachaise/histoire-du-cimetiere/le-monument-dheloise-et-dabelard-1817/










