Mille cent vingt départs pour l’Ouest entre 1708 et 1717, relevés par Louise Dechêne dans toutes les minutes des notaires de Montréal pour ces années. Deux cent soixante-sept engagés parmi eux, partis avec un salaire fixé d’avance. Les autres montent en canot comme associés, ou comme débiteurs solidaires d’un marchand qui leur a avancé la marchandise, et l’image du coureur des bois solitaire, en rupture avec les compagnies à monopole de la Nouvelle-France, tient mal devant ces papiers. Les contrats d’engagement ne forment d’ailleurs qu’une petite partie de ces papiers. En 1713, le seul notaire Michel LePallieur reçoit quatre-vingt-dix reconnaissances de dette liées à la traite, trois contrats de société et cinq engagements, où figurent cent quinze personnes différentes.
Quarante sols tournois par castor
Le 29 avril 1627, à Paris, le cardinal de Richelieu signe les articles d’une compagnie de cent associés. L’article VII leur donne « pour toujours » le trafic de tous cuirs, peaux et pelleteries de la Nouvelle-France, et pour quinze ans tout autre commerce, la pêche de la morue et de la baleine restant libre. En contrepartie, l’article premier les oblige à faire passer deux à trois cents personnes dès 1628, puis quatre mille « de l’un et de l’autre sexe » avant la fin de 1643. L’article VIII éclaire la suite. Il permet aux Français installés avec leur famille de traiter librement avec les Autochtones, pourvu que chaque castor soit remis aux associés, tenus de l’acheter quarante sols tournois la pièce si la peau est « bonne, loyale et marchande ». Le monopole porte donc sur la revente en France, et la traite elle-même reste ouverte aux colons. On lit ces articles dans un recueil imprimé à Québec en 1852, pour les débats sur l’abolition du régime seigneurial.
La première flotte des associés part en 1628 avec quelque quatre cents colons et n’atteint jamais Québec, interceptée par une escadre anglaise retranchée à Tadoussac ; la colonie affamée capitule l’année suivante. En 1645, à bout de ressources, les Cent-Associés cèdent la traite à la Communauté des Habitants, société de colons aisés qui prend à sa charge les dépenses de l’administration et verse une rente annuelle de mille livres pesant de castor. Dès 1652, ses dettes la paralysent.
Remise au roi en février 1663, la colonie passe en mai 1664 à la Compagnie des Indes occidentales, avec quarante ans de monopole sur un espace qui va de l’Amazone au Canada et du cap Vert au cap de Bonne-Espérance. Elle tient dix ans. L’édit de décembre 1674 qui la supprime chiffre à 1 297 185 livres l’apport des actionnaires et à 3 523 000 livres la perte, que le roi prend à sa charge.
Courir les bois sans congé
L’expression « coureur de bois » naît comme une étiquette de police. Entre 1670 et 1672, quand les autorités cherchent à fixer sur une terre les jeunes colons célibataires accusés d’oisiveté, elle désigne ceux qui quittent l’espace seigneurial sans permis, passibles du fouet puis, en cas de récidive, des galères. Un compte rendu du livre de Gilles Havard attribue sa première occurrence à une ordonnance de Frontenac de 1672 ; la Bibliothèque nationale de France le dit surtout fréquent dans les archives officielles et judiciaires de 1672 à 1681. La répression mord peu. La plupart des familles touchent à la traite, et gouverneur et intendant s’accusent de protéger chacun ses traiteurs. Le 13 novembre 1681, l’intendant Jacques Duchesneau écrit au marquis de Seignelay que « les ordres du Roi ne sont pas exécutés » ; il se plaint que les pelleteries filent chez les Anglais, qui les paient plus cher. Lassé de leurs mémoires contradictoires, Louis XIV rappelle Frontenac et Duchesneau en France à l’automne 1682.
Entre-temps, l’édit du 2 mai 1681 a changé la règle. Le voyage de traite cesse d’être un délit, et le gouverneur peut distribuer chaque année vingt-cinq congés gratuits, chacun pour un canot de marchandises ; le mot « voyageur » désigne ceux qui partent en règle. En 1690, Lahontan compte 340 coureurs de bois sur 3 311 hommes en âge de servir dans la milice, chiffre d’officier dont on ignore comment il a été obtenu. En 1696, une déclaration royale supprime les congés, car les entrepôts de France et de la colonie regorgent de castor invendu. Il faut que la pourriture et la vermine aient eu raison des stocks de Québec pour que le ministre Pontchartrain consente, en juillet 1715, à quinze congés à titre d’essai. Harold Innis datait de 1715 leur rétablissement ; nous suivons Gratien Allaire, qui montre qu’aucun congé n’a été délivré avant avril 1716, et c’est la déclaration du 28 avril 1716 qui en fixe le nombre à vingt-cinq, chaque partant devant faire enregistrer le sien au greffe de la juridiction royale de Montréal, « le tout a peyne d’Estre poursuivi et pris Comme Coureurs de Bois ».
Castor gras refusé à Québec, vendu à Albany
Après 1696, les marchands de la colonie montent avec l’accord du roi leur propre Compagnie de la colonie. Ruinée, elle traite en 1706 avec trois financiers, Louis-François Aubert, Jean-Baptiste Néret et Jean-Joseph Gayot, qui prennent la vente en Europe, paient bas le castor sec et refusent le castor gras, la peau déjà portée en vêtement et assouplie par l’usage. Plusieurs nations alliées des Français se tournent alors vers les marchands d’Albany et de New York.
À Albany, les fourrures se vendaient mieux. La contrebande s’installe, presque tolérée.
En août 1717, des lettres patentes créent la Compagnie d’Occident, à laquelle succède bientôt la Compagnie des Indes. L’article II lui réserve, du 1ᵉʳ janvier 1718 au 31 décembre 1742, la réception de « tous les castors gras et secs » traités au Canada. Dans le même acte, le roi lui concède la Louisiane, et l’article LI l’oblige à y transporter « six mille blancs et trois mille noirs au moins ». La compagnie qui achète les castors de Montréal reçoit ainsi, d’un même trait de plume, une obligation de traite négrière.
Les maîtres des portages s’appelaient Wendats
Les fourrures ne sortaient pas des forêts d’elles-mêmes, et avant 1650 les Français les ont surtout reçues des mains de leurs alliés. Le découpage européen des périodes ne s’applique pas à l’histoire de ces nations, et la date décisive de ce récit, pour elles, est celle de la dispersion de 1649. Au milieu des années 1630, la confédération wendat, au sud-est de la baie Georgienne, compte parmi les principaux fournisseurs des Français ; environ cinq cents hommes de ses villages vont au-devant des nations du Nord le long des routes de canot et descendent les peaux jusqu’aux postes du Saint-Laurent. Entre 1634 et 1642, la rougeole, la grippe et la variole font tomber sa population, estimée entre 20 000 et 25 000 personnes avant 1600, à quelque 9 000. En 1649 et 1650, les Haudenosaunee détruisent la Huronie. Au printemps 1653, des Wendats et des Outaouais repliés au-delà des lacs descendent à Trois-Rivières annoncer qu’ils tiennent un grand stock de pelleteries et qu’ils attendent d’être assez nombreux pour braver les Iroquois, ce qui revient à dire que les bonnes et les mauvaises années de la traite française se décidaient dans des conseils où aucun Français ne siégeait, au gré de guerres dont Québec ne contrôlait ni le début ni la fin.
Ces alliances avaient une autre face. Brett Rushforth a montré que les Français entrés dans la diplomatie des pays d’en haut ont dû accepter des captifs offerts en présent, et que des nations alliées ont multiplié les raids pour échanger leurs prisonniers contre des marchandises. Dans la colonie, ces esclaves reçoivent souvent l’étiquette fourre-tout de « Panis », quelle que soit leur nation d’origine. En 1742, des émissaires sioux reconnaissent à Montréal des enfants de leur nation réduits en esclavage, et l’affaire pèse sur la progression de la traite à l’ouest du lac Supérieur.
Le goût des bois ou la reconnaissance de dette
Pourquoi partir, quand la traite expose à la noyade, à la faim, au gel et au mépris social ? Gilles Havard, dans une Histoire des coureurs de bois de 764 pages parue en 2016, répond d’abord par le mode de vie. Pour des Français du XVIIᵉ siècle, rappelle-t-il, la forêt est le lieu des contes et du diable, celui du « sauvage », mot tiré du latin silva ; les administrateurs rêvaient de laboureurs mariés, recensés et taxés, et voyaient partir des hommes mobiles, polyglottes, unis à des femmes autochtones à la façon du pays. Entre l’appât du gain et le goût d’une autre existence, il penche pour le second, sans ignorer que quelques voyages pouvaient suffire à éteindre une dette ou à monter une ferme. Son recenseur Paul Mapp lui reproche, avec égards, de laisser l’argent au second plan.
À l’étude du notaire, l’argent occupe toute la place. Dès 1974, Louise Dechêne lisait dans les minutes une traite concentrée par régions et par familles, où les engagés travaillent pour des voyageurs indépendants. En 1980, Gratien Allaire a repris la série de 1701 à 1745 et compté 5 964 contrats d’engagement, dont 5 860 passés à Montréal ; plusieurs notaires travaillaient sur des formulaires préparés par un clerc, où il ne restait qu’à remplir les blancs. Entre 1706 et 1715, l’association et la dette solidaire dominent, le type d’organisation que décrivait déjà Lahontan ; après 1716, la part des salariés grandit et la traite se resserre entre les mains de quelques officiers et marchands. Vu depuis cette étude, le coureur des bois ressemble surtout à un débiteur.
Les deux lectures butent sur les mêmes papiers. Une estimation reprise par Allaire fixe à un sixième la part des actes notariés perdus. Pour 1743-1745, il a confronté les rôles d’équipage inscrits au bas des congés et les contrats d’engagement, et 34,4 % seulement des noms des congés se retrouvent chez le notaire. Le greffier oubliait des noms, des engagés se faisaient remplacer ou s’engageaient sur parole, et les certificats de retour n’ont pas été retrouvés, si bien qu’on ne sait pas compter ceux qui ne sont jamais revenus. Le goût des bois et la dette se mêlaient sans doute, dans des proportions que ces registres ne permettent pas de mesurer.
Radisson devant le notaire Audouart
En août 1659, Médard Chouart des Groseilliers quitte Trois-Rivières pour le lac Supérieur avec son beau-frère Pierre-Esprit Radisson, malgré le gouverneur d’Argenson. Ils passent six semaines chez les Sioux et redescendent l’été 1660 chargés de pelleteries. D’Argenson saisit les fourrures, inflige une amende et, selon Radisson, jette Des Groseilliers en prison. Les deux hommes cherchent alors des capitaux à Boston, puis à Londres. En 1668, le ketch Nonsuch mène Des Groseilliers jusqu’à la rivière Rupert, et le 2 mai 1670 (a. s.) Charles II accorde sa charte à la compagnie de la baie d’Hudson. Les dates anglaises sont données en ancien style, les françaises dans le calendrier grégorien adopté par le royaume en 1582.
Presque tout ce récit repose sur un seul témoin, Radisson lui-même. Sa relation de 1669 est perdue en français ; il en reste une traduction anglaise contemporaine, payée cinq livres sterling à un traducteur anonyme et conservée dans les papiers de Samuel Pepys à la bibliothèque Bodléienne d’Oxford. Son auteur arrangeait les faits. Il affirme avoir accompagné Des Groseilliers dans un premier voyage vers l’Ouest, entre 1654 et 1656, alors que le 7 novembre 1655 il signe un acte de vente à Québec devant le notaire Guillaume Audouart. Le passage où il gagne la baie d’Hudson depuis le lac Supérieur passe pour une invention de 1669, au service de ses projets londoniens.
Le Nonsuch, ketch marchand construit en 1650, tirait son nom d’une formule anglaise, none such, « sans égal ». Sa réplique, lancée le 26 août 1968 au chantier J. Hinks & Son d’Appledore, dans le Devon, pour le tricentenaire de la compagnie, mesure cinquante-quatre pieds ; elle a parcouru quelque 14 000 kilomètres d’eau salée et d’eau douce avant d’entrer en 1974 au Manitoba Museum de Winnipeg. Dans la galerie qui l’abrite, le visiteur entend, avant de monter à bord, l’aîné Louis Bird raconter la première rencontre entre les marchands venus d’Europe et les Omushkegowak, les Cris des Marais de la baie d’Hudson.
Pour aller plus loin
L’obligation louisianaise de 1717 renvoie à l’histoire de la traite atlantique et du Code noir, traitée dans la catégorie consacrée aux traites et aux esclavages. Elle croise aussi la fondation de Détroit par Lamothe Cadillac en 1701, poste où la traite et la diplomatie autochtone se confondaient, et les expéditions de La Vérendrye à l’ouest du lac Supérieur, qui font passer les engagements notariés de Montréal de 68 en 1730 à 185 en 1731.
Au XVIIᵉ siècle, la colonie française du Canada vit surtout des fourrures, et d’abord du castor, dont le duvet sert en Europe à faire le feutre des chapeaux. Le roi réserve ce commerce à des compagnies à monopole. Sur le terrain, pourtant, ce sont des colons partis en canot vers les Grands Lacs, et des nations autochtones alliées, qui font arriver les peaux jusqu’à Montréal et Québec.
Un monopole signé par Richelieu
En 1627, le cardinal de Richelieu crée la Compagnie des Cent-Associés. Elle reçoit pour toujours le commerce des peaux de la Nouvelle-France. En échange, elle doit faire venir quatre mille colons en quinze ans.
Le texte laisse une porte ouverte. Les colons installés avec leur famille peuvent échanger des fourrures avec les Autochtones, à condition de revendre chaque castor à la compagnie, à un prix fixé d’avance. La compagnie tient donc la vente en France, et la traite elle-même reste ouverte aux habitants.
L’entreprise tourne mal. Sa première flotte est arrêtée par les Anglais en 1628. D’autres compagnies prennent le relais, et la plus ambitieuse, celle des Indes occidentales, disparaît en 1674 sur une perte de plus de trois millions et demi de livres, que le roi prend à sa charge.
Des colons hors la loi
Vers 1670, les autorités veulent que les jeunes colons restent sur leurs terres. Ceux qui partent traiter sans permis reçoivent un nom de délinquant, coureurs de bois, et risquent le fouet, puis les galères. La plupart des familles touchent pourtant à ce commerce, et la punition reste rare.
En 1681, le roi change de méthode. Il autorise vingt-cinq permis par an, appelés congés, chacun valable pour un canot. En 1696, il les supprime, parce que les entrepôts débordent de castors invendus. Il faut attendre 1716, et la destruction des stocks pourris, pour qu’ils reviennent.
Pendant ce temps, les marchands anglais d’Albany paient mieux. Une partie des fourrures, et certains alliés autochtones, passent de leur côté.
Les vrais fournisseurs
Les Français ne vont pas seuls chercher les peaux. Jusqu’au milieu du XVIIᵉ siècle, les Wendats, établis près de la baie Georgienne, servent d’intermédiaires entre les nations du Nord et les postes du Saint-Laurent. Des épidémies font tomber leur population de plus de moitié, puis la guerre contre les Haudenosaunee détruit leur pays en 1649.
Ces alliances avaient une face sombre. Des captifs y étaient offerts en cadeau, et des Autochtones réduits en esclavage vivaient à Montréal.
Aventuriers ou débiteurs ?
Les historiens se demandent pourquoi ces hommes partaient. Gilles Havard insiste sur l’attrait d’une autre vie, loin des champs, au contact des sociétés autochtones. Les registres des notaires de Montréal montrent un autre visage. Entre 1708 et 1717, sur plus de mille départs, un quart à peine sont des salariés, et les autres partent associés ou endettés auprès d’un marchand.
Ces registres ont leurs limites. Une partie des actes est perdue, et beaucoup d’accords se faisaient sans notaire. On ne sait pas combien d’hommes ne sont jamais revenus.
Deux traiteurs montrent jusqu’où pouvaient aller ces tensions. En 1660, Des Groseilliers et Radisson rentrent du lac Supérieur avec une riche cargaison. Le gouverneur la saisit, parce qu’ils sont partis sans sa permission. Ils vont alors proposer leurs services aux Anglais, qui fondent en 1670 la compagnie de la baie d’Hudson. Une réplique du petit navire qui avait conduit Des Groseilliers dans la baie, le Nonsuch, se visite aujourd’hui au Manitoba Museum de Winnipeg.
Le texte de l’acte de 1627, les chiffres des contrats notariés et l’histoire de la relation perdue de Radisson occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Acte pour l’établissement de la Compagnie des Cent Associés pour le commerce du Canada, articles accordés par le cardinal de Richelieu, Paris, 29 avril 1627, art. I, VII et VIII édité dans Édits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale, Québec, imprimerie E.-R. Fréchette, 1852, p. 3-8 ; exemplaire numérisé par Bibliothèque et Archives nationales du Québec
- Acte de démission de la Compagnie de la Nouvelle-France entre les mains du roi, Paris, 24 février 1663, et lettres de réunion à la couronne de mars 1663 même recueil, p. 8-10
- Édit de mai 1664 portant établissement de la Compagnie des Indes occidentales, art. XV (monopole de quarante ans) même recueil, p. 11-20
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Sources primaires (suite)
- Édit de Saint-Germain-en-Laye, décembre 1674, portant révocation de la Compagnie des Indes occidentales et union de ses terres au domaine de la couronne même recueil, p. 20-24
- Lettres patentes d’août 1717 portant établissement de la Compagnie d’Occident, art. II, IV et LI, enregistrées au parlement de Paris le 6 septembre 1717 même recueil, p. 25-35
- Lettre de l’intendant Jacques Duchesneau au marquis de Seignelay, Québec, 13 novembre 1681 éditée dans le Bulletin des recherches historiques XXVI, 1920, p. 275-286
- Déclaration du roi du 28 avril 1716 rétablissant les congés de traite, art. 4, enregistrée au Conseil supérieur de Québec le 1ᵉʳ décembre 1716 copie au Registre des audiences de la juridiction royale de Montréal, vol. 8 (1714-1719), f. 1249-1250 v., Bibliothèque et Archives nationales du Québec, Montréal, cité par Gratien Allaire sous la forme ANQM
- Louis-Armand de Lom d’Arce, baron de Lahontan, Nouveaux voyages de Mr le baron de Lahontan dans l’Amérique septentrionale, La Haye, les frères L’Honoré, 1703, 2 vol. in-12 ; description des associations de traite, t. I, p. 79-81 de l’édition d’Amsterdam de 1705 (rééd. Montréal, Élysée, 1974)
- Pierre-Esprit Radisson, relation de ses voyages rédigée en 1669, original français perdu, traduction anglaise contemporaine Bodleian Library, Oxford, papiers de Samuel Pepys
- Acte de vente passé par Pierre-Esprit Radisson devant le notaire Guillaume Audouart, Québec, 7 novembre 1655 greffe du notaire Guillaume Audouart, cité par Grace Lee Nute dans le Dictionnaire biographique du Canada
- Édit du 2 mai 1681 portant amnistie et création de vingt-cinq congés annuels de traite édition consultée [À VÉRIFIER], texte connu ici par la notice de la BnF, France-Amériques
- Déclaration du roi qui supprime les 25 congés accordés pour la traite du castor, 1696 document présenté dans la sélection « Fur trade » de la BnF, France-Amériques
- Réplique du ketch Nonsuch, dessinée par Rodney Warington Smith et Peter Wood, construite par J. Hinks & Son à Appledore (Devon), lancée le 26 août 1968, longueur 54 pieds Manitoba Museum, Winnipeg, Nonsuch Gallery
Bibliographie
- Gilles Havard, Histoire des coureurs de bois. Amérique du Nord, 1600-1840, Paris, 2016, 764 p. Les Indes savantes
- Louise Dechêne, Habitants et marchands de Montréal au XVIIᵉ siècle, Paris et Montréal, 1974, en particulier p. 217-229 Plon
- Gratien Allaire, « Les engagements pour la traite des fourrures. Évaluation de la documentation », Revue d’histoire de l’Amérique française 34 (1), juin 1980, p. 3-26, DOI 10,7202/303835ar Institut d’histoire de l’Amérique françaisehttps://doi.org/10.7202/303835ar
- Brett Rushforth, Bonds of Alliance. Indigenous and Atlantic Slaveries in New France, Chapel Hill et Williamsburg, 2012, x + 406 p. University of North Carolina Press pour l’Omohundro Institute of Early American History and Culture
- Harold A. Innis, The Fur Trade in Canada. An Introduction to Canadian Economic History, New Haven, 1930 ; rééd. Toronto, 1970, p. 106 pour la date du rétablissement des congés Yale University Press ; University of Toronto Press
Sources en ligne
- « Coureurs de bois », septembre 2020 Bibliothèque nationale de France, France-Amériqueshttps://heritage.bnf.fr/france-ameriques/en/node/4874
- « DUCHESNEAU DE LA DOUSSINIÈRE ET D’AMBAULT, JACQUES », par Léopold Lamontagne Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1http://www.biographi.ca/fr/bio/duchesneau_de_la_doussiniere_et_d_ambault_jacques_1F.html
- « CHOUART DES GROSEILLIERS, MÉDARD », par Grace Lee Nute Dictionnaire biographique du Canada, vol. 1http://www.biographi.ca/fr/bio/chouart_des_groseilliers_medard_1F.html
- « The Lost World of Wood Runners », compte rendu de Gilles Havard, Histoire des coureurs de bois, par Paul Mapp, 6 décembre 2018 Books & Ideas, La Vie des idéeshttps://mail.laviedesidees.fr/IMG/pdf/mapphavard6122018.pdf
- « Les engagements pour la traite des fourrures : évaluation de la documentation », Gratien Allaire Érudithttps://assets.erudit.tech/en/revue/haf/1980/v34/n1/303835ar.pdf
- « Édits, ordonnances, déclarations et arrêts relatifs à la tenure seigneuriale », Québec, 1852 BAnQ numériquehttps://collections.banq.qc.ca/document/s/t/uI48DVaTWllCJ7KXJcOa2Q
- « Champlain Samuel de (1567-1635). La Compagnie des Cent-Associés », par André Vachon Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/samuel-de-champlain/5-la-compagnie-des-cent-associes/
- « Communauté des habitants » The Canadian Encyclopedia, Historica Canadahttps://thecanadianencyclopedia.ca/en/article/communaute-des-habitants
- « Wendats (Hurons) » L’Encyclopédie canadienne, Historica Canadahttps://www.thecanadianencyclopedia.ca/fr/article/hurons
- « ’Bonds of Alliance’ : Rushforth examines Native slavery » William & Mary, département d’histoirehttps://www.wm.edu/as/history/news/news-archive/2011_2012_archive/bonds-of-alliance.php
- « Nouveaux voyages de Mr. le baron de Lahontan, dans l’Amerique septentrionale », notice STCN 202149102 Short-Title Catalogue Netherlands, CERLhttps://data.cerl.org/stcn/202149102?style=full
- « Fur trade », sélection de documents Bibliothèque nationale de France, France-Amériqueshttps://heritage.bnf.fr/france-ameriques/en/fur-trade-0
- « Bonds of Alliance : Indigenous and Atlantic Slaveries in New France, by Brett Rushforth », compte rendu The Annals of Iowa, University of Iowa Librarieshttps://pubs.lib.uiowa.edu/annals-of-iowa/article/10480/galley/119062/view
- « Nonsuch Gallery » Manitoba Museumhttps://manitobamuseum.ca/museum-galleries/nonsuch-gallery
- « Nonsuch (replica) », fiche historique de navire Archives of Manitoba, Hudson’s Bay Company Archiveshttps://www.gov.mb.ca/chc/archives/_docs/hbca/ships_histories/nonsuch-replica.pdf


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