En 1937, la Monnaie de Philadelphie frappe cinquante mille pièces d’un demi-dollar en argent. Au droit, Walter Raleigh en fraise. Au revers, Ellinor Dare tenant sa fille Virginia, un navire de chaque côté, et les dates 1587-1937. La même année, un drame en plein air s’installe pour l’été sur Roanoke Island, où il se joue encore. La même année toujours, un homme nommé Louis Hammond dépose à l’université Emory, à Atlanta, une pierre de quartzite gravée qu’il dit avoir ramassée près d’Edenton : elle porte, signé Eleanor Dare, le récit de la fin de la colonie. Trois objets, trois cent cinquante ans après les faits, et aucun qui renseigne sur 1587.
Trente-sept jours, puis un gouverneur qui repart
L’affaire commence par une patente. En 1584, Élisabeth Iʳᵉ autorise Walter Raleigh à occuper à ses frais des terres d’Amérique du Nord. Bertrand Van Ruymbeke a montré que l’Amérique anglaise se bâtit ainsi, sans politique définie, par intérêts privés successifs. Roanoke en est le premier échantillon, au début de l’époque moderne pour ce continent, cette période que l’historiographie européenne fait courir de la fin du XVᵉ siècle à la Révolution et qui n’a aucun sens pour les sociétés algonquiennes de la côte.
Une reconnaissance en 1584, puis une colonie militaire en 1585 sous Ralph Lane, environ cent huit hommes. Thomas Harriot et le métallurgiste Joachim Gans y montent un atelier d’essai des minerais ; Harriot en tire un rapport imprimé à Londres en 1588, que Theodor de Bry réédite à Francfort en 1590 avec des gravures d’après les aquarelles de White, premier volume de ses Grands Voyages. Le reste est plus sombre. Une coupe d’argent disparue vaut au village d’Aquascogoc de voir ses maisons et son maïs brûlés. Le 1ᵉʳ juin 1586, Lane attaque Dasemunkepeuc : le weroance Pemisapan, jusque-là nommé Wingina, s’enfuit blessé et le colon Edward Nugent revient des bois sa tête à la main. Francis Drake embarque la colonie quelques jours plus tard. Quinze hommes laissés par Richard Grenville disparaissent l’année suivante.
C’est dans ce paysage que débarquent les colons de 1587. Partis de Plymouth le 8 mai, ils touchent Roanoke le 22 juillet. Le pilote Simon Fernandes refuse de les conduire plus au nord, vers la baie de Chesapeake, où Raleigh voulait sa « Cittie of Ralegh ». George Howe est tué peu après, en représailles de la mort de Pemisapan. Le 18 août naît Virginia Dare, petite-fille du gouverneur. Le 27 août, trente-sept jours après le débarquement, White repart chercher des vivres. Combien étaient-ils ? La liste nominative imprimée par Hakluyt permet de compter cent quinze, cent dix-sept ou cent dix-huit selon qu’on inclut les naissances sur place et les passagers rentrés avec White. Les auteurs choisissent, sans toujours le dire. Toutes les dates anglaises sont ici en ancien style : l’Angleterre passe au grégorien en 1752.
Huit capitales, cinq pieds au-dessus du sol
L’Armada de 1588 immobilise les navires. White ne remonte à Hatorask que le 15 août 1590, sur des bâtiments corsaires qui l’ont pris à bord de mauvaise grâce. Le 17, la chaloupe du capitaine Edward Spicer se retourne dans le déferlement : onze hommes à bord, sept noyés, dont Spicer, Ralph Skinner et Hance le chirurgien. Les marins veulent renoncer. White et le capitaine Cooke les décident à repartir.
Le lendemain, ils trouvent le site. Le texte de White porte deux destinations dans la même page. Les lettres CRO gravées sur un arbre, puis CROATOAN sur le poteau, renvoient à l’île de Manteo, alliée des Anglais, et White s’en réjouit. Mais quelques lignes plus haut, il rappelle la consigne donnée en 1587 : à son départ, écrit-il, ils étaient prêts à quitter Roanoke « 50 miles to the maine », cinquante milles vers l’intérieur des terres. Un signe gravé pointe vers le sud-est, une phrase de mémoire pointe vers l’ouest. Toute la controverse tient là.
White n’atteindra jamais Croatoan. Le temps se gâte, les câbles cassent, les navires renoncent et remontent vers les Açores. Il rentre en Angleterre le 24 octobre 1590, se retire en Irlande, envoie en 1593 son journal et une lettre à Richard Hakluyt, qui l’imprime en 1600. Un témoin unique, dans une édition postérieure de dix ans à son manuscrit et de treize aux faits. David Beers Quinn a réuni en 1955 tout le dossier documentaire des voyages de Roanoke : deux volumes, et l’on en voit vite le fond.
Un second lot de témoignages arrive vingt ans plus tard, et il est de seconde main. Installés à Jamestown en 1607, les Anglais interrogent leurs voisins powhatans. William Strachey écrit en 1612 qu’à Peccarecamek et à Ochanahoen des gens vivent dans des maisons de pierre à étage, bâties selon les leçons d’Anglais échappés au massacre de Roanoke, et qu’un chef nommé Eyanoco en retient sept à Ritanoe pour battre son cuivre. Aucune expédition n’a jamais retrouvé ces lieux.
Ce qu’il y avait sous le rapiéçage
La carte que White a dessinée d’après les relevés de Harriot est conservée au British Museum sous le numéro 1906,0509,1.3 : quatre cent soixante-dix-huit millimètres sur deux cent trente-cinq, plume, encre brune et aquarelle. Deux petites pièces de papier y sont collées, signalées depuis longtemps par les catalogues sans que personne demande ce qu’elles cachaient. En 2012, à la requête d’un chercheur de la First Colony Foundation, Janet Ambers, Joanna Russell, David Saunders et Kim Sloan, qui a publié le catalogue des aquarelles de White, passent la feuille sur table lumineuse, en infrarouge et en ultraviolet. Sous la pièce nord apparaît un symbole de fort à la Renaissance, rouge et bleu, à la jonction de la Roanoke et de la Chowan. Sur la face visible de la même pièce, une version plus petite et presque effacée du même signe.
Cinquante milles vers l’ouest : la distance colle. Restait le sol. Deux emplacements du comté de Bertie ont livré des tessons élisabéthains, Site X à l’embouchure de Salmon Creek, Site Y en amont. Border ware du Surrey et du Hampshire, jarre baluster du North Devon, redware de Londres et d’Essex, jarres à olives espagnoles, grès de Frechen et de Martincamp, crochets de tenture, et un plomb de la taille d’un pouce identifié comme un sceau de drap d’Augsbourg. À Site Y, fouillé à partir de décembre 2019 en soixante-douze carrés d’essai, aucun mobilier amérindien du Woodland récent n’accompagne ce matériel.
Ici, la prudence a bougé de camp à camp. En 2020, le responsable des fouilles présentait Site Y comme un site satellite, occupé quelques années par une famille élargie et quelques serviteurs sous contrat, et disait expressément que ce n’était pas le lieu de repli principal. En juin 2026, la même fondation publie un texte intitulé « The Lost Colony is Found » et parle de cent dix-sept immigrants installés en fermes dispersées le long de la Chowan. Les tessons n’ont pas changé. La formulation, si.
De la limaille de forge dans un village croatoan
À quatre-vingts kilomètres au sud-est, l’île de Hatteras produit depuis longtemps des objets anglais. En 1998, une équipe de l’East Carolina University sort du site de Cape Creek une bague-cachet en or gravée d’un animal passant. Depuis 2009, Mark Horton et l’association locale Croatoan Archaeological Society, animée par Scott Dawson, y creusent chaque année : un jeton de Nuremberg en 2013, identique à ceux trouvés sur Roanoke, puis en 2015 une garde de rapière du XVIᵉ siècle, un fragment d’ardoise à écrire portant un M et son crayon de plomb, une platine d’arme à feu, de la grenaille.
L’argument s’est déplacé vers deux objets moins spectaculaires. Une balle de mousquet, d’abord prise pour une pointe de flèche, fichée dans la mâchoire d’un cerf, dont la composition en plomb et fer correspond aux munitions élisabéthaines. Et de la limaille de forge, ces éclats que projette le martelage du fer chaud, en quantité, avec du fer en barre, dans une couche datée de la fin du XVIᵉ siècle. Personne ne fait commerce de limaille, résume Horton : elle atteste une forge sur place, enclume, soufflet et fourneau compris, technologie absente des pratiques amérindiennes de la région. Beth K. Scaffidi, de l’université de Californie à Merced, y ajoute l’analyse isotopique des dépotoirs d’os animaux, qui enregistre un changement de régime alimentaire. Le tout a été présenté le 26 mars 2026 au Coastal Studies Institute de Wanchese. Rien n’a encore paru dans une revue à comité de lecture.
Le camp adverse ne se contente pas d’objecter. Charles Ewen, archéologue à l’East Carolina University et coauteur avec E. Thomson Shields d’un livre de 2024 sur la fabrication de ce dossier, veut voir un foyer avant d’admettre une forge. Des Amérindiens pouvaient reforger du fer obtenu par échange, et les navires qui remontaient le Gulf Stream ont laissé des déchets sur cette côte pendant tout le XVIIᵉ siècle. Horton concède lui-même que la datation ne sépare pas aisément cinquante ans de part et d’autre. Ce qu’il faudrait, dit Ewen, ce sont des sépultures européennes du XVIᵉ siècle, avec du mobilier qui ne soit pas de traite.
Reste un texte souvent invoqué. En 1709, John Lawson écrit que les Indiens Hatteras lui ont dit avoir eu des ancêtres blancs, qui savaient « parler dans un livre », et qu’on trouve chez eux des yeux gris. Cent vingt ans séparent la scène du fait, le livre d’un arpenteur sert à attirer des immigrants, et le même passage juge dégénérés les Anglais mêlés aux Indiens. On peut le prendre au sérieux sans le prendre pour un procès-verbal.
Quarante-huit pierres et un tailleur du comté de Fulton
Le dossier a aussi ses faux, et ils ont coûté cher. La pierre apportée par Hammond en 1937 en annonçait une autre, marquant une fosse commune. Haywood Pearce père et fils, de Brenau College en Géorgie, l’achètent et offrent cinq cents dollars pour toute pierre semblable. Bill Eberhardt, tailleur de pierre du comté de Fulton, en fournit quarante-deux, payées environ deux mille dollars. En 1940, une trentaine de spécialistes réunis à Brenau autour de l’historien Samuel Eliot Morison conclut que l’ensemble penche vers l’authenticité ; en avril 1941, un reporter du Saturday Evening Post démonte Eberhardt. Les pierres partent au sous-sol et des carrières se brisent.
La première, elle, résiste au verdict. En 2016, le président de Brenau, géologue, en fait scier une extrémité à l’université de Caroline du Nord à Asheville : l’intérieur est d’un blanc éclatant, ce qui rend le vieillissement artificiel des lettres difficile à obtenir. La paléographe Heather Wolfe, de la Folger Shakespeare Library, n’y voit rien qui saute aux yeux comme un faux, mais relève que signer de trois initiales, EWD, ne correspond pas à l’usage élisabéthain. L’établissement affiche aujourd’hui une position sans ambiguïté : aucune preuve scientifique concluante n’établit que l’inscription n’est pas une falsification élaborée.
Une donnée matérielle échappe à ces disputes. En 1998, David Stahle et ses coauteurs publient dans Science une reconstitution par les cernes de cyprès chauves : les années 1587 à 1589 forment la sécheresse la plus sévère des huit derniers siècles dans cette région. Cela rend une crise alimentaire probable et l’appui des voisins vital. Cela ne nomme personne et ne date aucun départ.
Trois foyers dans le plancher d’une tour
Sur Roanoke Island même, on fouille depuis 1887, quand Talcott Williams y ouvre ses premiers sondages. J. C. Harrington dégage entre 1947 et 1950 le contour du terrassement reconstitué que les visiteurs appellent Fort Raleigh. Ivor Noël Hume y identifie au début des années 1990 l’atelier de Harriot et de Gans, et l’interprétation du terrassement bascule : une enceinte de protection pour ce laboratoire plutôt qu’un fort. De la colonie de 1587, près de cent quarante ans de fouilles n’ont livré aucune maison, aucune tombe, aucun objet certain.
Une chose, peut-être. En 2021, les archéologues réexaminent le sol de la tour de guet et y trouvent trois foyers circulaires creusés après le départ de l’expédition militaire de 1585-1586. Quelqu’un a chauffé cette tour, plusieurs hivers de suite. Le rapport du service des parcs le note et s’arrête là : il n’y a aucun moyen de savoir qui.
Pour aller plus loin
Ce dossier croise l’histoire de Jamestown et de la Virginia Company, où les Anglais reprennent en 1607 le projet abandonné à Roanoke. Il rejoint l’Armada de 1588 et la guerre de course élisabéthaine, qui expliquent trois ans de retard et la présence de White sur un navire corsaire, ainsi que l’entreprise éditoriale de Theodor de Bry, dont les Grands Voyages s’ouvrent en 1590 sur les gravures d’après White.
Une colonie anglaise aurait disparu sans laisser de trace. La formule circule depuis longtemps et elle recouvre une histoire beaucoup plus concrète : celle d’un petit groupe de familles déposées sur une île de sable, en 1587, sur la côte de l’actuelle Caroline du Nord, puis abandonnées trois ans par la guerre. Quand leur gouverneur revient, ils sont partis, et ils ont laissé un mot gravé pour dire où.
Ce que le gouverneur a vu en revenant
John White quitte la colonie en août 1587 pour aller chercher des vivres en Angleterre. Il n’a passé que trente-sept jours sur place. Sa fille et sa petite-fille, née quelques jours plus tôt, restent là-bas.
La guerre avec l’Espagne bloque tous les navires. White ne revient qu’en août 1590, sur des bateaux corsaires qui l’ont pris à bord à contrecœur. La traversée de la barre est mauvaise : une chaloupe se retourne, sept hommes se noient.
Le lendemain, il trouve le site vide. Les maisons ont été démontées et emportées. Sur un arbre, trois lettres. Sur un poteau, à hauteur de poitrine, huit lettres en capitales : CROATOAN, le nom d’une île voisine où vivent des alliés des Anglais. Il n’y a pas de croix, le signe convenu pour dire qu’on part sous la contrainte. White comprend donc que le départ s’est fait calmement. Le mauvais temps l’empêchera d’aller vérifier.
Deux directions dans le même texte
Le récit de White contient pourtant une seconde indication. Il rappelle qu’avant son départ, les colons parlaient de s’installer à cinquante milles à l’intérieur des terres, vers l’ouest. Un signe gravé indique le sud-est, une phrase de mémoire indique l’ouest.
C’est cette contradiction qui alimente encore la recherche. Deux équipes fouillent deux endroits différents et se réclament chacune d’une phrase du même document.
Ce que le sol a rendu
À l’ouest, dans les terres, une carte a servi de guide. Elle avait été dessinée par White lui-même et deux petits morceaux de papier y étaient collés. En les éclairant par en dessous, un musée londonien a découvert dessous le dessin d’un fort, à l’endroit exact où deux rivières se rejoignent. Des fouilles menées près de là ont livré des tessons de vaisselle anglaise du XVIᵉ siècle et un petit plomb servant à sceller les pièces de drap.
Au sud-est, sur l’île où était gravé le mot, d’autres fouilles durent depuis 2009. On y a trouvé une bague en or, une poignée d’épée, un morceau d’ardoise pour écrire avec son crayon de plomb, et surtout de la limaille de fer, ces éclats minuscules que projette le martelage du métal chauffé. Une forge ne se transporte pas et ne s’échange pas : pour les fouilleurs, cela prouve que des Européens vivaient sur place. Ils ont aussi retrouvé une balle de mousquet plantée dans la mâchoire d’un cerf.
Ce qui reste discuté
Les objections sont sérieuses. Aucun foyer de forge n’a été mis au jour. Les habitants de la région pouvaient retravailler du fer obtenu par échange. Et les méthodes de datation ne distinguent pas bien la fin du XVIᵉ siècle du début du XVIIᵉ, période où des navires anglais fréquentaient déjà cette côte. Aucun des deux dossiers n’a encore été publié dans une revue scientifique contrôlée par d’autres spécialistes.
Il faut aussi se méfier des faux. Dans les années 1930, une quarantaine de pierres gravées furent présentées comme le testament des colons ; un tailleur de pierre les avait fabriquées contre récompense, et le scandale a brisé des carrières universitaires.
Une donnée matérielle échappe à ces disputes. L’étude des cernes des arbres montre que les années qui suivent 1587 ont connu la sécheresse la plus dure depuis huit siècles dans cette région. La faim était probable. Cela n’indique ni une date de départ, ni une direction.
Ce qu’on n’a jamais retrouvé
Sur l’île où la colonie a été déposée, on fouille depuis la fin du XIXᵉ siècle. Aucune maison de 1587, aucune tombe, aucun objet certain n’a été identifié.
Une trace, peut-être. Dans le sol d’une tour de guet, des archéologues ont repéré trois foyers creusés après le départ des soldats de l’expédition précédente. Quelqu’un s’est chauffé là, plusieurs hivers. Le rapport de fouille s’arrête à ce constat : il n’y a aucun moyen de savoir qui.
Le détail du texte de 1590, l’examen de la carte au British Museum et l’état des deux chantiers concurrents occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- John White, « The fift voyage of Master John White into the West Indies and parts of America called Virginia, in the yeere 1590 », dans Richard Hakluyt, *The Principal Navigations, Voiages, Traffiques and Discoveries of the English Nation*, Londres, G. Bishop, R. Newberie et R. Barker, 1600, t. III, p. 292-293
- « The names of all the men, women and children which safely arrived in Virginia, and remained to inhabit there », liste nominative des colons de 1587, imprimée dans le même recueil
- Ralph Lane, « An account of the particularities of the imployments of the English men left in Virginia », récit de la colonie de 1585-1586 et de la mort de Pemisapan, dans Richard Hakluyt, *The Principall Navigations, Voiages and Discoveries of the English Nation*, Londres, George Bishop et Ralph Newberie, 1589, p. 745-746
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Sources primaires (suite)
- John White, « La Virginea Pars », plume, encre brune et aquarelle sur papier, 478 × 235 mm, vers 1585-1586, deux pièces de papier rapportées British Museum, Londres, département des Estampes et Dessins, 1906,0509,1.3
- Thomas Harriot, *A briefe and true report of the new found land of Virginia*, Francfort-sur-le-Main, Johann Wechel aux frais de Theodor de Bry, 1590, gravures d’après les aquarelles de John White ; première édition Londres, Robert Robinson, 1588 exemplaire de la Lessing J. Rosenwald Collection, Library of Congress
- William Strachey, *The Historie of Travell into Virginia Britania*, manuscrit de 1612, livre I, mentions de Peccarecamek, Ochanahoen et Ritanoe édition Louis B. Wright et Virginia Freund, Hakluyt Society, 2ᵉ série, vol. 103, Londres, 1953
- John Lawson, *A New Voyage to Carolina*, Londres, 1709, passage sur les Indiens Hatteras
- Dare Stone n° 1, dite pierre de la Chowan River, quartzite, remise en 1937 par Louis E. Hammond, extrémité sciée pour analyse en 2016 Brenau University, Gainesville, Géorgie
- Half dollar commémoratif « Roanoke Island, North Carolina », argent, 50 030 exemplaires frappés à Philadelphie en 1937, dessin de William Marks Simpson United States Mint
- Site X, embouchure de Salmon Creek, et Site Y, rive de la Chowan, comté de Bertie (Caroline du Nord) : céramiques élisabéthaines, crochets de tenture, sceau de drap en plomb d’Augsbourg fouilles de la First Colony Foundation, 2012-2020
- Site de Cape Creek et niveaux fouillés à Buxton, île de Hatteras : bague-cachet en or, garde de rapière, tablette d’ardoise et crayon de plomb, jetons de Nuremberg, limaille de forge, balle de mousquet fichée dans une mâchoire de cerf Croatoan Archaeological Society, collections présentées à Buxton
- Terrassement dit Fort Raleigh, atelier métallurgique de Thomas Harriot et Joachim Gans, et trois foyers circulaires creusés dans le sol de la tour de guet Fort Raleigh National Historic Site, National Park Service, Manteo (Caroline du Nord)
Bibliographie
- Bertrand Van Ruymbeke, *L’Amérique avant les États-Unis. Une histoire de l’Amérique anglaise, 1497-1776*, Paris, 2013, 561 p. Flammarion
- David Beers Quinn, *The Roanoke Voyages, 1584-1590 : Documents to Illustrate the English Voyages to North America under the Patent Granted to Walter Raleigh in 1584*, 2 vol., Londres, 1955 Hakluyt Society
- James Horn, *A Kingdom Strange : The Brief and Tragic History of the Lost Colony of Roanoke*, New York, 2010 Basic Books
- Charles R. Ewen et E. Thomson Shields Jr., *Becoming the Lost Colony : The History, Lore and Popular Culture of the Roanoke Mystery*, Jefferson (Caroline du Nord), 2024 McFarland
- Scott Dawson, *The Lost Colony and Hatteras Island*, Charleston, 2020 The History Press
- Andrew Lawler, *The Secret Token : Myth, Obsession, and the Search for the Lost Colony of Roanoke*, New York, 2018, 464 p. Doubleday
- Janet Ambers, Joanna Russell, David Saunders et Kim Sloan, « Hidden history ? : examination of two patches on John White’s map of « Virginia » », *British Museum Technical Research Bulletin* 6, 2012 Archetype Publications pour le British Museum
- David W. Stahle, Malcolm K. Cleaveland, Dennis B. Blanton, Matthew D. Therrell et David A. Gay, « The Lost Colony and Jamestown Droughts », *Science* 280 (5363), 24 avril 1998, p. 564-567, DOI 10,1126/science.280,5363 564 Sciencehttps://doi.org/10.1126/science.280.5363
- Kim Sloan, *A New World : England’s First View of America*, Chapel Hill, 2007 University of North Carolina Press
Sources en ligne
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- « Primary Source : John White Searches for the Colonists » NCpedia, State Library of North Carolinahttps://www.ncpedia.org/anchor/primary-source-john-white
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- « Tragic End to Native-Newcomer Encounter » North Carolina Department of Natural and Cultural Resourceshttps://www.dncr.nc.gov/blog/2016/06/01/tragic-end-native-newcomer-encounter
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- « John White », notice biographique National Park Service, Fort Raleigh National Historic Sitehttps://www.nps.gov/people/johnwhite.htm
- « 1587 : The Lost Colony » National Park Service, Fort Raleigh National Historic Sitehttps://home.nps.gov/fora/learn/historyculture/1587-the-lost-colony.htm
- « La Virginea Pars », notice de l’objet 1906,0509,1.3 British Museum, collection en lignehttps://www.britishmuseum.org/collection/object/P_1906-0509-1-3
- « Hidden Images Revealed on Elizabethan Map of America » First Colony Foundationhttps://www.firstcolonyfoundation.org/news/hidden-images-revealed-elizabethan-map-america/
- « The Lost Colony is Found ! How We Did It. », juin 2026 First Colony Foundationhttps://www.firstcolonyfoundation.org/news/lost-colony-is-found/
- « Discovery shows Lost Colony survivors lived inland », communiqué du 15 octobre 2020 First Colony Foundation, mis en ligne par le comté de Bertiehttp://www.co.bertie.nc.us/projects/2019/tgow/Discovery%20shows%20Lost%20Colony%20survivors%20lived%20inland%20FINAL%20Oct%2015%202020.pdf
- « « Y » marks the spot », 16 octobre 2020 The Roanoke-Chowan News-Heraldhttps://www.roanoke-chowannewsherald.com/2020/10/16/y-marks-the-spot/
- « August : lost colony of Roanoke », communiqué de 2015 sur les fouilles de Hatteras University of Bristolhttps://www.bristol.ac.uk/news/2015/august/lost-colony.html
- « New evidence from Hatteras reshapes the Lost Colony story », 27 mars 2026 The Outer Banks Voicehttps://www.outerbanksvoice.com/2026/03/27/new-evidence-from-hatteras-reshapes-the-lost-colony-story/
- « « Lost Colony » of Roanoke may have assimilated into Indigenous society, archaeologist claims – but not everyone is convinced » Live Sciencehttps://www.livescience.com/archaeology/lost-colony-of-roanoke-may-have-assimilated-into-indigenous-society-archaeologist-claims-but-not-everyone-is-convinced
- « Policy regarding the Dare Stones » Brenau Universityhttps://www.brenau.edu/darestones/policy/
- « The Dare Stones » NCpedia, State Library of North Carolinahttps://www.ncpedia.org/dare-stones
- « The Lost Colony and Jamestown Droughts » Science, American Association for the Advancement of Sciencehttps://www.science.org/doi/10.1126/science.280.5363.564
- « The History of Archeology in Fort Raleigh National Historic Site » National Park Servicehttps://www.nps.gov/articles/000/the-history-of-archeology-in-fort-raleigh-national-historic-site.htm
- « Findings from Archaeological Dig at Fort Raleigh National Historic Site – 2021 » National Park Servicehttps://www.nps.gov/articles/000/2021-archaeological-dig-at-fort-raleigh.htm
- « A briefe and true report of the new found land of Virginia », Francfort, 1590, exemplaire numérisé Library of Congresshttps://www.loc.gov/item/48032384/
- « Roanoke Island, North Carolina Half Dollar » United States Minthttps://www.usmint.gov/learn/coins-and-medals/commemorative-coins/roanoke-island-north-carolina-half
- « A New Voyage to Carolina, by John Lawson », texte en ligne Research Laboratories of Archaeology, University of North Carolinahttp://rla.unc.edu/archives/accounts/lawson/LawsonText4.html
- « Collection de Bry », présentation et numérisation intégrale des *Grands Voyages* Bodmer Lab, Université de Genèvehttps://bodmerlab.unige.ch/fr/constellations/de-bry
- « New Clues at Fort Raleigh Historic Site », réinterprétation du terrassement comme enceinte de protection de l’atelier First Colony Foundationhttps://www.firstcolonyfoundation.org/news/latest-dig-clues-fort-raleigh-historic-site/
- « Indian People of Ossomocomuck » First Colony Foundationhttps://www.firstcolonyfoundation.org/history/indian-people-of-ossomocomuck/
- « Fort Raleigh National Historic Site » NCpedia, State Library of North Carolinahttps://www.ncpedia.org/fort-raleigh-national-historic-site


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