Le prix de l’enlèvement est écrit noir sur blanc. Un petit chaudron de cuivre et quelques babioles, remis au chef patawomeck Iopassus pour qu’il attire Pocahontas à bord du navire de Samuel Argall, sur le Potomac, en avril 1613. Ralph Hamor, secrétaire de la colonie de Virginie, imprime ce détail à Londres deux ans plus tard, dans un livre destiné à rassurer les actionnaires de la Virginia Company, et il raconte l’épisode comme une belle opération.
Matoaka, Amonute, Pocahontas, Rebecca
Pocahontas est un surnom d’enfance. Matoaka, le nom personnel, reste secret jusqu’au baptême, et elle porte aussi celui d’Amonute ; aucun des deux ne se traduit. Rebecca vient avec l’eau baptismale, et la gravure de 1616 imprimera les deux états civils dans la même inscription latine.
Il faut dire d’où viennent ces mots. Toutes les sources contemporaines des événements sont anglaises, rappelle l’historienne Virginie Adane, et elles sortent de la plume d’hommes ayant un intérêt direct dans l’affaire : un capitaine qui défend sa réputation, un secrétaire de colonie qui cherche des souscripteurs, un gouverneur qui justifie sa politique, un pasteur qui compte ses conversions. Pas une ligne d’elle. Aucun mot dicté, aucune lettre, aucune déposition. Même le nom de sa mère manque. Quant au titre de princesse, c’est une commodité anglaise, car le pouvoir suprême se transmet ici dans la ligne maternelle, les frères et les enfants des sœurs héritant avant les enfants du chef. Cela lui donne une valeur d’otage, pas une fonction politique. L’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, est d’ailleurs un découpage européen mal ajusté au Tsenacomoco, l’espace algonquien de la baie de Chesapeake où Wahunsenacawh, que les Anglais nomment Powhatan, commande une trentaine de nations tributaires. La chronologie y court en règnes et en saisons de maïs.
Un blanc dans le récit de 1608
En décembre 1607, Opechancanough capture John Smith sur la rivière Chickahominy et le conduit à Werowocomoco, résidence de Powhatan retrouvée en 2002 sur la baie de Purtan et fouillée jusqu’en 2010 sous la direction de Martin Gallivan. Smith rédige sa version quelques mois après et elle paraît à Londres en 1608 sous le titre A True Relation. On y voit Powhatan étendu sur un lit surélevé d’un pied, couvert de dix ou douze nattes, des colliers de grosses perles au cou, une femme assise à sa tête et une autre à ses pieds. On y lit la première apparition de Pocahontas dans un imprimé. On n’y trouve ni massue levée, ni tête posée sur une pierre, ni jeune fille qui s’interpose.
Le sauvetage apparaît ailleurs et plus tard, par une allusion dans New Englands Trials en 1622, puis par le récit complet de The Generall Historie of Virginia, publié en 1624, dix-sept ans après les faits. Charles Deane et Henry Adams ont relevé l’écart dans les années 1850 et 1860, et réduire leurs adversaires à de la piété patriotique serait malhonnête. J. A. Leo Lemay a rassemblé en 1992 les arguments qui soutiennent Smith, et ils pèsent. Son texte de 1608 a été imprimé sans lui et abrégé par son éditeur ; la compagnie décourageait en outre les récits de cruauté indienne, mauvais pour le recrutement. Une dizaine de Powhatans séjournaient à Londres en 1616 et 1617, dont le prêtre Uttamatomakkin, qui le connaissait, et tous ont laissé passer le récit.
Frederic Gleach a déplacé la question en 1997. La scène de 1624 ressemble à un rituel de mise à mort symbolique suivie d’adoption, et Powhatan fait aussitôt de Smith un weroance avec un territoire, ce qui cadre mal avec une exécution manquée. Helen Rountree ajoute une objection domestique, puisqu’une fille de onze ans était employée à la cuisine pendant que les hommes tenaient audience. Probablement personne ne tranchera jamais. Un livre qui a dix-sept ans de retard, qui vise un public venant de voir la jeune femme vivante à Londres et qui paraît pendant une guerre se lit avec cette distance-là.
Passapatanzy, avril 1613
Hamor raconte le rapt avec une précision de procès-verbal. Argall remonte le Potomac pour acheter du grain, apprend que la fille de Powhatan séjourne à Passapatanzy, ville des Patawomeck, et s’adresse à Iopassus, avec qui il commerce depuis 1610. La femme de celui-ci joue une comédie de larmes pour obtenir de monter à bord, à condition que Pocahontas l’accompagne. On soupe, on rit, le couple pose le pied sur celui d’Argall sous la table pour signifier que l’affaire est conclue. Au matin, Iopassus repart avec son chaudron, et la rançon est réclamée à Powhatan, qui renverra sept Anglais munis chacun d’un mousquet hors d’usage.
Elle a seize ou dix-sept ans.
En mars 1614, Thomas Dale remonte la rivière Pamunkey avec cent cinquante hommes et le navire d’Argall, sa prisonnière à bord. Les Anglais brûlent une quarantaine de maisons et reconnaissent avoir tué ou blessé cinq ou six hommes. C’est au cours de cette remontée que Pocahontas parle, pour la seule fois où ses paroles sont notées. Descendue à terre, elle refuse de s’adresser à la plupart des envoyés de son père et déclare aux autres que si celui-ci l’avait aimée il ne l’aurait pas estimée à moins que de vieilles épées et de vieilles haches, et qu’elle demeurera chez les Anglais, qui l’aiment.
La portée de ces mots est une autre affaire. Ils nous parviennent par son ravisseur, dans une lettre datée de Jamestown le 18 juin 1614 et destinée à justifier une politique devant un correspondant londonien. Hamor assure de son côté qu’elle fut traitée avec une courtoisie extraordinaire, ce qui est exactement la phrase qu’on attend d’un prospectus. En 2007, Linwood Custalow et Angela Daniel ont publié une tradition orale mattaponi selon laquelle elle aurait été violée pendant sa captivité ; d’autres historiens contestent la continuité de cette transmission et rappellent l’intérêt tactique qu’avaient les Anglais à la rendre intacte. Aucun document ne tranche, et le silence des archives se dit ici comme un fait. William Strachey note vers 1612, d’après l’interprète Machumps, qu’elle avait épousé un guerrier du commun nommé Kocoum, mariage qui disparaît ensuite des sources, et Kocoum disparaît avec le mariage.
« Pour le bien de cette plantation »
John Rolfe a vingt-huit ans, il est veuf, et il adresse à Dale une lettre que Hamor imprime à la fin de son volume. Elle est extraordinaire de prudence. Rolfe y écarte d’avance le soupçon d’un désir charnel sans bride, met en avant le bien de la plantation, l’honneur du pays, la gloire de Dieu, son propre salut et la conversion d’une créature incroyante qu’il nomme. Vers le 5 avril 1614, Richard Bucke célèbre probablement le mariage. Powhatan n’y assiste pas et envoie un vieil oncle, Opachisco, donner sa nièce en son nom.
Cinq semaines après, Dale expédie Hamor à Matchcot demander une autre fille de Powhatan, et ce passage me paraît plus instructif que la cérémonie elle-même, parce qu’il montre sans fard ce que les Anglais entendaient par alliance matrimoniale. Hamor part le 15 mai 1614 avec un garçon interprète, Thomas Savage, qui avait vécu trois ans auprès de Powhatan. Il demande la sœur cadette de Pocahontas pour Dale, lequel a une épouse en Angleterre, et promet le triple du prix habituel en perles, cuivre et haches. Powhatan répond qu’il l’a déjà donnée à un weroance contre deux boisseaux de roanoke, ces perles de coquille d’huître qui servent de monnaie dans la région, qu’elle est partie à trois jours de marche, et qu’un frère ne prive pas un frère de deux enfants à la fois. Hamor insiste en faisant observer que l’enfant n’a pas douze ans révolus et n’est donc pas mariable, ce qui, dans sa bouche, est un argument pour l’obtenir. Powhatan refuse, déclare qu’il est vieux et veut finir ses jours en paix, puis fait apporter un grand verre de vin d’Espagne que Christopher Newport lui avait offert six ou sept ans auparavant, dont il reste à peine une pinte, et en verse trois cuillerées à chacun de ses hôtes dans une coquille d’huître.
Le mariage a une contrepartie économique. Rolfe avait essayé en 1612 des graines de tabac doux venues des Caraïbes, et Hamor écrit en 1615 qu’aucun pays sous le soleil ne produit de feuille meilleure que celle qu’il a goûtée en Virginie, de sa propre plantation. La paix ouverte en avril 1614 laisse les planteurs s’installer le long du fleuve James sans escorte. Elle tient huit ans. Le 22 mars 1622, Opechancanough attaque une trentaine d’établissements et tue plusieurs centaines de colons en une matinée.
Quatre livres par semaine
Le voyage de 1616 est une opération de communication, et la compagnie la finance. Dale embarque au printemps avec les Rolfe, leur fils Thomas, une suite de jeunes femmes powhatanes et le prêtre Uttamatomakkin, chargé par Powhatan de retrouver Smith, de voir le roi anglais, de voir le dieu anglais et de compter les hommes et les arbres du pays.
À Londres, la compagnie loge et habille Lady Rebecca. Smith écrit en 1624 qu’elle recevait quatre livres sterling par semaine pour son entretien, chiffre venu d’un homme qui reprochait à la compagnie son avarice, ce qui le rend suspect dans les deux sens. Simon van de Passe grave son portrait la même année, avec une inscription latine qui la dit fille du très puissant prince Powhatan, empereur de Virginie, et une ligne sous l’ovale, Ætatis suæ 21. A. 1616. C’est la seule image faite d’après nature, l’huile de la National Portrait Gallery de Washington, numéro NPG.65,61, n’en étant qu’une copie. Le 6 janvier 1617, bien placée par le roi, elle assiste au masque de la Douzième Nuit à Whitehall, pour The Vision of Delight de Ben Jonson.
Uttamatomakkin, lui, avait entrepris de compter les Anglais en entaillant un bâton et avait renoncé très vite. Il rentrera avec un jugement si sévère sur l’Angleterre que les colons s’emploieront à le discréditer auprès d’Opechancanough.
En hiver, la famille gagne Brentford, où le logement coûte moins cher, et Smith vient l’y voir après plusieurs mois. Elle se retire un moment à l’écart avant de pouvoir lui parler, puis lui reproche le traitement infligé à son père et lui dit que ses compatriotes mentent beaucoup, scène qu’il rapporte sept ans plus tard et qui se lit avec la même réserve que le reste. Le George appareille en mars 1617, elle tombe malade presque aussitôt, et on la débarque à Gravesend. Le registre paroissial de Saint-Georges porte, au 21 mars, la sépulture de Rebecca Wrolfe, épouse de Thomas Wrolfe, gentilhomme, née dame de Virginie, inhumée dans le chœur ; le curé a écrit le prénom du fils à la place de celui du mari. Comme l’année civile anglaise commençait alors le 25 mars, la page est datée 1616, et il faut lire 21 mars 1616/1617, soit 1617 chez nous. Personne n’a donné la cause de sa mort, et les navires qui repartaient vers la Virginie transportaient une épidémie de dysenterie hémorragique qu’Argall appelle une grande mortalité. L’église a brûlé en 1727 et les ossements du chœur ont été versés dans une fosse commune du cimetière.
Le roman d’amour a une date de naissance
Smith n’a jamais écrit qu’il l’aimait. Il avait vingt-sept ans en décembre 1607, elle dix ou onze, et son livre de 1624 ne contient aucune scène amoureuse. Une idylle apparaît d’abord dans un ouvrage français. Le marquis de Chastellux, maréchal de camp du corps expéditionnaire de Rochambeau, voyage en Virginie en 1782 et recueille sur place une version où Pocahontas se jette dans les bras de Smith lors de leurs retrouvailles anglaises, le capitaine y tenant encore du père ; ses Voyages paraissent chez Prault, à Paris, en 1786. John Davis lit ce passage et le transforme. Dans ses Travels of Four Years and a Half in the United States of America, publiés en 1803, il vieillit Pocahontas de quelques années et la fait marcher au bras du capitaine, avant de récidiver en 1805 avec deux volumes dont un roman. La Virginie des années 1820 se cherche une héroïne coloniale à opposer aux pèlerins de Plymouth, George Washington Parke Custis lui consacre un drame en 1830, Charlotte Barnes une autre pièce en 1844, et les studios Disney un dessin animé en 1995. Cette généalogie littéraire suit le calendrier de l’autre, puisque la première filiation écrite date des mêmes années 1820.
Le mythe a fini par entrer dans le droit. Quand la Virginie vote, le 20 mars 1924, son Racial Integrity Act, qui assigne chaque nouveau-né à une catégorie raciale et interdit les mariages entre elles, les familles de l’élite de Richmond qui se disent descendantes de Pocahontas et de John Rolfe se découvrent menacées par leur propre loi. Le texte est amendé en conséquence. Une personne ayant un seizième ou moins de sang indien et aucune autre ascendance non blanche sera réputée blanche.
Pour aller plus loin
Depuis 1994, les fouilles de Jamestown ont donné du fort de 1607 et de ses sépultures une image assez éloignée du récit des compagnies. Ce sujet rejoint aussi la colonie manquée de Roanoke, qui précède la Virginie d’une génération, et l’économie du tabac ouverte par Rolfe.
Pocahontas est un personnage réel. Elle est née vers 1596 en Virginie, dans une société amérindienne de langue algonquienne, et elle est morte en Angleterre en mars 1617, à une vingtaine d’années. Entre les deux, les Anglais ont fondé leur première colonie durable en Amérique du Nord, et elle s’est trouvée au milieu.
Un point compte avant tout le reste. Tous les textes qui racontent sa vie ont été écrits par des Anglais, et par des Anglais qui avaient un intérêt dans l’affaire.
Un chef, trente nations tributaires
Son père s’appelait Wahunsenacawh. Les Anglais le nommaient Powhatan, du nom de son peuple. Il dirigeait une trentaine de nations qui lui versaient un tribut, chacune ayant son propre chef, sur un territoire que ses habitants appelaient Tsenacomoco.
Les colons anglais arrivent en 1607 et s’installent sur une île de rivière, à Jamestown. Ils manquent de nourriture presque tout de suite et dépendent du maïs cultivé par leurs voisins. Les échanges alternent avec les affrontements pendant une quinzaine d’années.
Pocahontas était un surnom d’enfance. Elle portait aussi deux autres noms, dont un nom personnel qui restait secret. Après son baptême, les Anglais l’ont appelée Rebecca.
Une prise d’otage payée en cuivre
Au printemps 1613, un capitaine anglais apprend qu’elle séjourne dans un village allié, au bord d’une grande rivière. Il s’arrange avec un chef local pour qu’on la fasse monter à bord de son navire, et paie ce service avec un petit chaudron de cuivre et quelques objets de peu de valeur.
Elle est retenue à bord, puis emmenée à Jamestown. Les Anglais réclament à son père, en échange, les hommes qu’il détient, les armes et les outils pris aux colons. Son père renvoie sept hommes et des mousquets inutilisables, et propose du maïs. La négociation traîne près d’un an.
Au printemps suivant, les Anglais remontent la rivière avec elle à bord et brûlent des villages au passage. C’est à ce moment qu’on note ses seules paroles conservées. Le gouverneur écrit qu’elle a déclaré que si son père l’avait aimée, il ne l’aurait pas estimée à moins que de vieilles épées et de vieilles haches, et qu’elle resterait donc chez les Anglais.
Ces mots nous viennent de la plume de celui qui la retenait prisonnière. On ne sait pas comment elle a été traitée pendant cette année de captivité.
Un mariage utile
Elle est baptisée, puis mariée au printemps 1614 à un planteur anglais, John Rolfe. Son père n’assiste pas à la cérémonie et envoie un oncle à sa place.
Rolfe a écrit une longue lettre pour expliquer son choix. Il y met en avant l’intérêt de la colonie, l’honneur de son pays et la religion, et prend soin de dire qu’il n’agit pas par désir.
Cinq semaines plus tard, les Anglais envoient un émissaire demander une deuxième fille du même chef, encore enfant, pour le gouverneur, qui était pourtant marié en Angleterre. Le chef refuse.
Ce mariage a ouvert huit années de paix. Pendant ce temps, les colons se sont installés le long du fleuve et le tabac est devenu leur ressource principale. La paix s’est effondrée en 1622, cinq ans après la mort de Pocahontas, dans une attaque générale qui a tué plusieurs centaines de colons.
Londres, puis une tombe perdue
En 1616, la compagnie qui finance la colonie l’emmène à Londres avec son mari, son fils et une petite délégation. Il s’agit de montrer aux investisseurs que la colonisation réussit et que les Amérindiens peuvent devenir anglais et chrétiens.
On la loge, on l’habille, on lui verse une pension hebdomadaire. Un graveur fait son portrait, la seule image d’elle faite d’après nature. Elle est reçue à la cour et assiste à un spectacle en présence du roi, en janvier 1617.
Au moment de rentrer, elle tombe malade et on la débarque dans un port de la Tamise. Le registre de la paroisse note son enterrement dans le chœur de l’église, en mars 1617. L’église a brûlé en 1727 et l’emplacement exact de sa tombe est perdu.
L’histoire d’amour est venue après
Le fameux sauvetage du capitaine John Smith par la jeune fille n’apparaît dans aucun texte imprimé avant 1622, et il n’est raconté en entier qu’en 1624. Smith avait pourtant publié son propre récit de cette rencontre en 1608, sans rien de tel. Elle avait alors dix ou onze ans.
Quant à l’idylle entre les deux, elle apparaît à la fin du XVIIIᵉ siècle chez un voyageur français, devient un roman chez un auteur anglais en 1803, puis une légende nationale américaine dans les années 1820. Le dessin animé de 1995 est le dernier maillon de cette chaîne.
Le détail des sources anglaises, le contenu exact des lettres de 1614 et la querelle des historiens sur le sauvetage occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Ralph Hamor, A True Discourse of the Present Estate of Virginia, and the successe of the affaires there till the 18 of June, 1614, Londres, imprimé par John Beale pour William Welby, à l’enseigne du Cygne, Paul’s Churchyard, 1615 récit de la capture d’avril 1613, du chaudron de cuivre, du mariage d’avril 1614 et de l’ambassade de Matchcot de mai 1614
- Lettre de Sir Thomas Dale, Jamestown, 18 juin 1614, imprimée à la suite du True Discourse de Hamor, 1615 seule notation des paroles attribuées à Pocahontas lors de la remontée de la Pamunkey
- Lettre de John Rolfe à Sir Thomas Dale, sans date, imprimée à la fin du True Discourse de Hamor, 1615 exposé des raisons de son mariage
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Sources primaires (suite)
- Lettre d’Alexander Whitaker à son cousin, Virginie, 18 juin 1614, imprimée dans le True Discourse de Hamor, 1615 mention « Pocahuntas or Matoa » et récit du baptême
- John Smith, A True Relation of such occurrences and accidents of noate as hath hapned in Virginia, Londres, 1608 première apparition de Pocahontas dans un imprimé, audience de Werowocomoco sans épisode de sauvetage
- John Smith, The Generall Historie of Virginia, New-England, and the Summer Isles, Londres, 1624 récit complet du sauvetage, lettre à la reine Anne datée de 1616, pension de quatre livres par semaine, entrevue de Brentford
- John Smith, New Englands Trials, Londres, 1622 première mention imprimée d’un rôle de Pocahontas dans sa libération
- Simon van de Passe, Matoaka als Rebecca, gravure au burin, 1616, inscription « Ætatis suæ 21. A. 1616 » Royal Collection Trust, RCIN 680619
- Portrait de Pocahontas, huile sur toile, 77,5 × 64,8 cm, copie postérieure à 1616 d’après la gravure de van de Passe, artiste non identifié National Portrait Gallery, Smithsonian Institution, Washington, NPG.65,61
- Registre des sépultures de la paroisse Saint-Georges de Gravesend, entrée du 21 mars, année 1616 de l’ancien style, « Rebecca Wrolfe, wyffe of Thomas Wrolfe » St George’s Church, Gravesend, Kent
- William Strachey, The Historie of Travell into Virginia Britania, rédigé vers 1612, resté manuscrit jusqu’au XIXᵉ siècle mention du premier mariage de Pocahontas avec Kocoum, d’après l’interprète Machumps
- François-Jean de Chastellux, Voyages de M. le marquis de Chastellux dans l’Amérique septentrionale dans les années 1780, 1781 & 1782, Paris, Prault, 1786, 2 vol. première version connue d’une scène de retrouvailles amoureuses, recueillie en Virginie en 1782
- John Davis, The First Settlers of Virginia, an Historical Novel, 2ᵉ éd., New York, I. Riley, 1805 mise en roman de l’idylle, après Travels of Four Years and a Half in the United States of America, Londres, 1803
- « An act to Preserve Racial Integrity », Virginie, 20 mars 1924 clause d’exception pour un seizième ou moins d’ascendance indienne
Bibliographie
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- Helen C. Rountree, Pocahontas, Powhatan, Opechancanough : Three Virginia Indian Lives Changed by Jamestown, Charlottesville, 2005 University of Virginia Press
- J. A. Leo Lemay, Did Pocahontas Save Captain John Smith ?, Athens (Géorgie), 1992 University of Georgia Press
- Frederic W. Gleach, Powhatan’s World and Colonial Virginia : A Conflict of Cultures, Lincoln, 1997 University of Nebraska Press
- Robert S. Tilton, Pocahontas : The Evolution of an American Narrative, Cambridge, 1994 Cambridge University Press
- Kathryn N. Gray et Amy M. E. Morris (dir.), Matoaka, Pocahontas, Rebecca : Her Atlantic Identities and Afterlives, coll. « Early American Histories », Charlottesville, 2024 University of Virginia Press
- Linwood « Little Bear » Custalow et Angela L. Daniel « Silver Star », The True Story of Pocahontas : The Other Side of History, Golden (Colorado), 2007 Fulcrum Publishing
- Philip L. Barbour (éd.), The Complete Works of Captain John Smith (1580-1631), 3 vol., Chapel Hill, 1986 University of North Carolina Press
- Virginie Adane, Des femmes en Amérique. Une histoire des États-Unis de Pocahontas à #MeToo, Paris, 2025, 336 p., ISBN 978-2-262-09950-3 Perrin
- Bertrand Van Ruymbeke, L’Amérique avant les États-Unis. Une histoire de l’Amérique anglaise, 1497-1776, Paris, 2013, 561 p. Flammarion
Sources en ligne
- « Pocahontas (d. 1617) », notice d’Helen C. Rountree Encyclopedia Virginia, Virginia Humanitieshttps://encyclopediavirginia.org/entries/pocahontas-d-1617/
- « A True Discourse of the Present Estate of Virginia », texte intégral de l’édition de 1615 Virtual Jamestown, université de Virginiehttps://www.virtualjamestown.org/exist/cocoon/jamestown/fha/J1004
- « The Pocahontas Archive », bibliographie chronologique des sources et de la controverse Lehigh Universityhttps://history-on-trial.lib.lehigh.edu/trial/pocahontas/bib.php
- « The Pocahontas Archive – Controversy », dossier sur la querelle Deane-Adams et ses suites Lehigh Universityhttp://digital.lib.lehigh.edu/trial/pocahontas/debunk.php
- « Simon van de Passe (c. 1595-1647) – Pocahontas », notice RCIN 680619 Royal Collection Trusthttps://www.rct.uk/collection/680619/pocahontas
- « Pocahontas », notice NPG.65,61 National Portrait Gallery, Smithsonian Institutionhttps://npg.si.edu/object/npg_NPG.65.61
- « Pocahontas », histoire de la paroisse et transcription du registre de sépulture St George’s Church, Gravesendhttps://stgeorgesgravesend.org/history/pocahontas/
- « Marking the 400th Anniversary of Pocahontas' Death » American Indian Magazine, National Museum of the American Indianhttps://www.americanindianmagazine.org/story/marking-400th-anniversary-pocahontas-death
- « The Other Elizabeth and Mary : Anglo-Powhatan Marriages and the Virginia Company of London » Commonplace, The Journal of Early American Lifehttps://commonplace.online/article/the-other-elizabeth-and-mary/
- « Pocahontas & John Smith. The Love Story Was Fiction...but Loved », par Paul Aron Colonial Williamsburg Foundation, Trend & Traditionhttps://www.colonialwilliamsburg.org/discover/resource-hub/trend-tradition-magazine/trend-tradition-summer-2025/pocahontas-and-john-smith/
- « A Story Written on the Land : Recovering the Site of Werowocomoco » National Park Servicehttps://www.nps.gov/articles/000/werowocomoco-brief-history.htm
- « Werowocomoco Archeological Site » Virginia Department of Historic Resourceshttps://www.dhr.virginia.gov/historic-registers/036-5049/
- « The Powhatan Indian Attack of March 22, 1622 » Virginia Center for Digital History, université de Virginiehttps://jamestown.vcdh.virginia.edu/phatmass.html
- « Comment expliquer à des enfants la différence entre Pocahontas et le personnage Disney ? », réponse documentaire citant Virginie Adane Le Guichet du savoir, bibliothèque municipale de Lyonhttps://www.guichetdusavoir.org/question/voir/139847
- « Who was Pocahontas ? » Jamestown-Yorktown Foundationhttps://www.jyfmuseums.org/learn/research-and-collections/essays/pocahontas


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