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Jamestown : les débuts ratés de l’Amérique anglaise, 1607-1624

Ken Lund from Reno, Nevada, USA / Wikimedia Commons
10 min de lecture46 sources vérifiées
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Les dates anglaises qui suivent relèvent du calendrier julien des sources, en usage dans le royaume et ses colonies jusqu’en 1752. L’année civile y commençait le 25 mars, d’où le double millésime des pièces rédigées entre janvier et mars. L’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, traverse cette faille de comput.

Un fort qu’on cherchait au fond du fleuve

Pendant un siècle et demi, la réponse a paru acquise. Des témoignages du XIXᵉ siècle plaçaient le fort de 1607 au large de la rive ouest de l’île, repéré par un cyprès isolé à une centaine de mètres du bord. La berge s’érodait vraiment, on y bâtit un mur de protection au début du XXᵉ siècle, et une campagne du National Park Service ne trouva rien en 1955. William Kelso a ouvert sa première tranchée le 4 avril 1994, entre la tour de l’église et le fleuve. Le rapport de cette saison décrit, sous la couche de labour, la tranchée de fondation d’une palissade, une fosse ronde d’environ douze pieds de diamètre et cinq pieds et demi de profondeur, et du mobilier des premières années. En septembre 1996, l’équipe annonçait avoir retrouvé le fort. Sa palissade triangulaire, ses trois bastions arrondis, l’essentiel du plan de 1607 étaient sur la terre ferme. Un angle seulement avait été emporté.

Le récit reçu voulait que les premiers colons fussent des gentilshommes inaptes au travail manuel, occupés à chercher de l’or pendant que la colonie mourait de faim. Sous le labour, les fouilles ont livré des ateliers, de la verrerie fabriquée sur place, du fer travaillé, des armures d’Europe modifiées pour un autre usage. Le capitaine Bartholomew Gosnold et les artisans qui accompagnaient ces gentilshommes ont travaillé, et beaucoup.

Sept étés secs lus dans un cyprès chauve

L’argument climatique vient du comptage des cernes annuels de croissance, la dendrochronologie. En avril 1998, David Stahle, Malcolm Cleaveland, Dennis Blanton, Matthew Therrell et David Gay publient dans Science une reconstitution fondée sur des cyprès chauves du bas Chesapeake. Deux résultats en sortent. La colonie de Roanoke, abandonnée à la fin des années 1580, disparaît pendant l’épisode de trois ans le plus sec de 800 ans. Et les hommes de 1607 débarquent au début de la période de sept ans la plus sèche de 770 ans, 1606-1612.

Le chiffre est solide et sa portée est étroite. Une sécheresse rend compte des récoltes maigres et d’une eau mauvaise, dans une zone oligohaline où l’échange entre eau douce et eau salée reste minimal ; George Percy écrit que cette eau, très salée à marée haute et pleine de vase à marée basse, tua beaucoup d’hommes. Elle ne rend compte ni du choix du site, arrêté par des gens qui cherchaient d’abord un mouillage hors de portée des canons espagnols, ni de la répartition des morts. Pendant l’hiver 1609-1610, une trentaine d’Anglais tenaient le fort Algernon, à l’embouchure du fleuve. Aucun n’est mort. Percy, venu les visiter au printemps, découvrit qu’on y engraissait les porcs avec des restes de crabe qui auraient sauvé des vies à Jamestown.

La sécheresse frappait d’ailleurs Tsenacomoco de la même façon. Les villages du fleuve James avaient leurs propres greniers à ménager, et les demandes anglaises de maïs tombaient au plus mauvais moment pour ceux à qui on les adressait.

Jane, quatorze ans, fond de cave

À l’été 2012, la fouille d’un dépôt de rebuts installé dans le cellier d’un bâtiment de 1608 a livré, à 80 centimètres de profondeur, un crâne incomplet et des fragments de tibia mêlés à des os de cheval et de chien débités. Douglas Owsley, du National Museum of Natural History, a présenté son analyse le 1ᵉʳ mai 2013. Quatre entailles peu profondes sur le frontal, faibles et rapprochées ; quatre coups à l’arrière du crâne, dont un l’ouvre ; une perforation à la tempe gauche par une lame à un seul tranchant, servant à écarter les bords ; des marques de couteau sur la mandibule et sur la joue. Trois instruments métalliques différents, au moins.

Ce qu’on sait de la personne est mince. Le développement des molaires et le cartilage de croissance sous le genou donnent environ quatorze ans, les isotopes un régime européen de blé et de viande, avec un azote élevé qui suggère une table bien fournie. Dix pour cent du squelette a été retrouvé. Des échantillons d’ADN sont conservés, sans parenté connue à laquelle les comparer. Les chercheurs l’ont appelée Jane faute de mieux, et le prénom est resté attaché au moulage exposé sur le site.

Le désaccord commence là. William Kelso tient la découverte, jointe aux récits, pour une preuve incontestable du cannibalisme de survie. L’objection de l’historienne Rachel Herrmann, formulée dans le William and Mary Quarterly en 2011, tient encore. Aucune source d’époque ne mentionne le dépeçage de cette adolescente, et les trois récits qui rapportent du cannibalisme ont chacun un motif de le faire. John Smith noircit l’hiver 1609-1610 pour rehausser sa propre présidence, dans une Generall Historie imprimée en 1624. George Percy, qui présidait pendant la famine, rédige sa défense au milieu des années 1620 d’après un journal perdu, et sa copie unique dort dans la collection Elkins de la Free Library de Philadelphie. La déclaration des anciens planteurs de 1624 plaide pour le transfert de l’autorité à la Couronne. Sir Thomas Gates soupçonnait l’homme qui prétendait avoir mangé sa femme de l’avoir simplement assassinée, puisqu’on trouva chez lui une bonne quantité de farine. Le cellier prouve un dépeçage. Il ne date pas la mort de Jane et ne dit pas qui l’a tuée, si quelqu’un l’a tuée.

Le décompte des survivants n’est pas stable non plus. William Strachey, arrivé en mai 1610, écrit que soixante personnes restaient sur les 240 enfermées dans le fort en novembre, quand d’autres présentations retiennent trois cents entrants. Le comptage de 240 mérite la préférence, parce qu’il vient d’un homme présent au moment du relevé. Karen Ordahl Kupperman a montré dès 1979 que l’apathie décrite par les témoins, longtemps lue comme de la paresse, est un symptôme précoce de dénutrition. Les hommes qu’on accusait de traîner présentaient le tableau clinique de la faim.

Le tribut monte vers Werowocomoco

Ce que les Anglais prenaient pour un empire indien était une chefferie complexe, dont la capitale, Werowocomoco, se trouvait sur la rivière York. Les werowances locaux y faisaient monter un tribut de peaux de cerf, de perles de coquillage, de cuivre et de maïs. Autour du chef siégeaient les quiakros, les prêtres, dont les Anglais mesuraient si bien le poids que le pasteur Jonas Stockham réclama qu’on leur coupât la gorge.

Un objet donne l’échelle du reste. Le manteau conservé à l’Ashmolean Museum d’Oxford sous le nom de manteau de Powhatan est une peau de cerf tannée, cousue au tendon de quelque 20 000 coquillages. Sur la peau, des amas circulaires entourent une figure humaine flanquée de deux animaux, et l’on y lit souvent un diagramme des groupes soumis à Wahunsenacawh. Le conditionnel s’impose, car les circonstances de sa fabrication et de son arrivée en Angleterre restent inconnues. Le fait matériel tient debout sans cette lecture. Ces 20 000 coquillages représentent des semaines de chasse, de tannage et de couture, et cette dernière part du travail revenait aux femmes.

L’hiver 1609-1610 se comprend d’abord par cette économie. En novembre 1609, Wahunsenacawh ordonne le blocus du fort. Personne n’attaque. On empêche les Anglais de sortir chasser, pêcher, troquer ou voler, on abat les porcs qu’ils avaient parqués sur un îlot, et l’on attend mai pour lever le siège au moment des semailles. Smith raconte dans sa Generall Historie que le couronnement organisé en 1608 pour faire du chef un vassal de Jacques Iᵉʳ avait tourné court, l’intéressé refusant de plier le genou. Le maïs appartenait à quelqu’un, et ce quelqu’un décidait.

Le tabac paie, et le reste suit

John Rolfe obtient en 1612 des graines de Nicotiana tabacum venues de la vallée de l’Orénoque, plus douces que le tabac local que fumaient les Powhatans. Vingt mille livres de feuilles partent pour l’Angleterre en 1617, le double l’année suivante, 60 000 en 1622 malgré la guerre. La compagnie, elle, ne gagnait rien. Endettée d’environ 9 000 livres sterling en 1618, elle survivait par des loteries publiques que le Parlement finit par juger scandaleuses. Faute d’argent, elle paya en terre. Les instructions remises à George Yeardley le 18 novembre 1618 fixent cinquante acres à quiconque acquitte son passage ou celui d’un autre. Un mécanisme de peuplement fondé sur l’importation de bras venait d’être inventé pour combler un trou de caisse.

Le reste tient dans une seule lettre. Le 30 juillet 1619, vingt-deux burgesses élus dans onze établissements se réunissent avec le gouverneur et quatre conseillers dans le chœur de l’église de Jamestown. John Pory, secrétaire de la colonie et président de séance, en rédige au terme des quatre jours un rapport manuscrit conservé aux National Archives de Kew sous la cote CO 1/1 (151), unique compte rendu de cette assemblée, et qui ne consigne aucun débat. Rolfe écrit à sir Edwin Sandys en janvier 1619/1620 pour lui raconter la réunion, un procès pour homicide, l’affaire de l’interprète Henry Spelman. Puis, sans transition ni commentaire, il note qu’à la fin du mois d’août un navire de guerre qu’il croit hollandais, de 160 tonneaux, a mouillé à Point Comfort sous les ordres d’un capitaine Jope, et qu’il n’apportait rien sinon vingt et quelques Noirs, que le gouverneur et le facteur de la compagnie ont achetés contre des vivres. Le navire s’appelait le White Lion, il était anglais et portait une lettre de marque hollandaise. Avec le Treasurer, il venait d’intercepter dans le golfe du Mexique un négrier portugais, le San Juan Bautista, qui conduisait vers Veracruz des captifs pris dans les guerres du Ndongo, en Angola. Ils étaient probablement entre 28 et 32 à débarquer. On connaît le nom d’une seule, Angela, qui vécut chez le planteur William Pierce. La même feuille de papier porte donc la première assemblée représentative de l’Amérique anglaise et la première vente d’Africains qui y soit documentée, sans que son auteur paraisse voir un rapport entre les deux.

Le 22 mars 1622, avant le petit déjeuner

Wahunsenacawh meurt en 1618. Son frère Opechancanough hérite d’une situation neuve, où le tabac pousse le peuplement anglais à remonter le fleuve et à s’installer sur des terres cultivées. Le 22 mars 1622, date que les Anglais écrivaient alors 1621/1622, des hommes entrent dans les maisons sans armes apparentes, apportant du gibier et du poisson, et certains s’assoient pour le repas du matin avant de frapper. Edward Waterhouse, secrétaire de la compagnie, publie la même année le récit officiel et la liste des morts, en ramenant les pertes à un douzième de la population là où elles approchaient le quart.

Le même volume contient, relié à la suite, un traité de mathématiques sur le passage du Nord-Ouest.

Le compte de Samuel Wrote trouve ici sa réponse. Les 347 tués du 22 mars pèsent moins d’un huitième de la perte totale. Les autres sont morts de fièvres, de flux de ventre et de faim, souvent dans les mois qui suivaient leur débarquement, sans qu’aucun registre ne les nomme. On sait nommer les morts d’une matinée parce qu’ils laissaient des terres à transmettre. Le Conseil privé ouvre une enquête en mai 1623, et le 24 mai 1624 la Couronne révoque la charte. Edmund Morgan rappelait en 1975 que l’historiographie a longtemps vu là un acte de tyrannie royale, alors que tout souverain responsable aurait été tenu d’arrêter l’expédition de ses sujets vers leur mort.

Le sol continue de rendre des noms au compte-gouttes. En juillet 2015, une équipe du Smithsonian et de Jamestown Rediscovery a attribué les quatre sépultures dégagées deux ans plus tôt dans le chœur de l’église de 1608 au révérend Robert Hunt, au capitaine Gabriel Archer, à sir Ferdinando Wainman et au capitaine William West, en croisant stratigraphie, analyses chimiques, imagerie tridimensionnelle et généalogie. Sur le cercueil d’Archer reposait un coffret d’argent contenant des fragments d’os et une ampoule, un reliquaire catholique dans une église anglicane, que personne n’attendait là. Douglas Owsley a chiffré lui-même sa confiance dans ces quatre attributions, environ 85 %, et il a demandé que la discussion se poursuive.

Pour aller plus loin

Ce sujet croise l’histoire de la colonie de Roanoke, abandonnée trente ans plus tôt sur la même côte, dont la disparition tombe elle aussi dans une sécheresse mesurée par les mêmes cyprès. Il rejoint la traite portugaise depuis Luanda et le système espagnol de l’asiento, ainsi que le naufrage du Sea Venture aux Bermudes en 1609.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Edward Waterhouse, A Declaration of the State of the Colony and Affaires in Virginia, Londres, imprimé par G. Eld pour Robert Mylbourne, 1622, in-4°, [8]-54 p., liste nominative des morts du 22 mars aux p. 35-43, traité de Henry Briggs sur le passage du Nord-Ouest relié à la suite, STC 25104, ESTC S111598 exemplaire de la Folger Shakespeare Library, Washington, cote STC 25104
  2. John Pory, « A reporte of the manner of proceeding in the General assembly convented at James citty in Virginia, July 30, 1619 », rapport manuscrit de la première assemblée générale, seul compte rendu conservé The National Archives, Kew, CO 1/1 (151)
  3. « A Description of the now discovered River and Country of Virginia, with the liklyhood of ensuing ritches », relation rédigée après le débarquement de 1607 The National Archives, Kew, CO 1/1, f. 53-57
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Sources primaires (suite)

  1. Lettre de John Rolfe à sir Edwin Sandys, janvier 1619/1620, récit de l’assemblée de 1619 et mention des « 20. and odd Negroes » débarqués à Point Comfort Susan Myra Kingsbury (éd.), Records of the Virginia Company of London, t. III, p. 241-248, d’après les Virginia Records Manuscripts de la collection Thomas Jefferson, Library of Congress
  2. George Percy, « A Trewe Relacyon of the procedeings and ocurrentes of Momente which have hapned in Virginia », rédigé au milieu des années 1620 d’après un journal perdu, copie contemporaine unique Free Library of Philadelphia, Elkins Collection
  3. John Smith, The Generall Historie of Virginia, New-England, and the Summer Isles, Londres, 1624, couronnement manqué de Wahunsenacawh en 1608, assemblée de 1619 tenue « in the nature of a Parliament », et « Master Stockhams Relation » sur les prêtres powhatans
  4. « Instructions to George Yeardley by the Virginia Company of London », 18 novembre 1618, dites Grande Charte, institution du système des headrights et de l’assemblée générale Kingsbury (éd.), Records of the Virginia Company of London, t. III, p. 98 et suiv.
  5. Manteau dit de Powhatan, peau de cerf tannée cousue au tendon d’environ vingt mille coquillages, circonstances de collecte inconnues Ashmolean Museum, Oxford
  6. Musaeum Tradescantianum, or A Collection of Rarities, Londres, 1656, mention de l’habit du roi de Virginie brodé de coquillages
  7. Crâne incomplet et fragments de tibia d’une adolescente d’environ quatorze ans, dépôt de rebuts d’un cellier de bâtiment de 1608, hiver 1609-1610, fouille de l’été 2012 Jamestown Rediscovery, Historic Jamestowne, Jamestown Island
  8. Quatre sépultures du chœur de l’église de 1608, dégagées en novembre 2013, dont un coffret d’argent interprété comme reliquaire posé sur le cercueil attribué à Gabriel Archer Jamestown Rediscovery, Historic Jamestowne

Bibliographie

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  2. Dennis B. Blanton, « Drought as a factor in the Jamestown colony, 1607-1612 », Historical Archaeology, 2000, DOI 10,1007/BF03374329 Society for Historical Archaeologyhttps://doi.org/10.1007/BF03374329
  3. Karen Ordahl Kupperman, « Apathy and Death in Early Jamestown », The Journal of American History 66 (1), juin 1979, p. 24-40 Organization of American Historians
  4. Karen Ordahl Kupperman, The Jamestown Project, Cambridge (Mass.), 2007 Belknap Press of Harvard University Press
  5. Rachel B. Herrmann, « The tragicall historie : Cannibalism and Abundance in Colonial Jamestown », The William and Mary Quarterly 68 (1), janvier 2011, p. 47-74 Omohundro Institute of Early American History and Culture
  6. William M. Kelso, Jamestown, the Truth Revealed, Charlottesville, 2017 University of Virginia Press
  7. Lauren Working, « The First General Assembly of Virginia : Deerskin, Ruffs and the View from Tsenacommacah », Transactions of the Royal Historical Society 3, 2025, p. 521-537, DOI 10,1017/S0080440125100200 Cambridge University Press pour la Royal Historical Societyhttps://doi.org/10.1017/S0080440125100200
  8. James Horn, A Land as God Made It : Jamestown and the Birth of America, New York, 2005 Basic Books
  9. Edmund S. Morgan, American Slavery, American Freedom : The Ordeal of Colonial Virginia, New York, 1975 W. W. Norton and Company
  10. Susan Myra Kingsbury (éd.), The Records of the Virginia Company of London, 4 vol., Washington, 1906-1935 Government Printing Office
  11. William J. Van Schreeven et George H. Reese (éd.), Proceedings of the General Assembly of Virginia, July 30 - August 4, 1619, Written and Sent from Virginia to England by Mr. John Pory, Jamestown, 1969, fac-similé et transcription en regard Jamestown Foundation of the Commonwealth of Virginia
  12. Nicholas M. Luccketti, William M. Kelso et Beverly A. Straube, Jamestown Rediscovery Field Report 1994, Richmond, 1995 Association for the Preservation of Virginia Antiquities
  13. Bertrand Van Ruymbeke, L’Amérique avant les États-Unis. Une histoire de l’Amérique anglaise, 1497-1776, Paris, 2013, 561 p., coll. « Au fil de l’histoire », ISBN 978-2-08-210543-9 Flammarion

Sources en ligne

  1. « Jane » Historic Jamestowne, Jamestown Rediscoveryhttps://historicjamestowne.org/archaeology/jane/
  2. « Jane in the news » Historic Jamestowne, Jamestown Rediscoveryhttps://historicjamestowne.org/archaeology/jane/jane-in-the-news/
  3. « Forensic analysis of 17th-century human remains at Jamestown, Va., reveals evidence of survival cannibalism » Smithsonian Institutionhttps://si.edu/stories/survival-cannibalism-historic-jamestown
  4. « Smithsonian and Jamestown Rediscovery Partner to Reveal Identities of Four Lost Leaders of Jamestown » Smithsonian Institutionhttps://www.si.edu/newsdesk/releases/smithsonian-and-jamestown-rediscovery-partner-reveal-identities-four-lost-leaders-jamestown
  5. « Bones In Church Ruins Likely The Remains Of Early Jamestown’s Elite » NPRhttps://www.npr.org/2015/07/28/425700788/bones-in-church-ruins-likely-the-remains-of-early-jamestowns-elite
  6. « History of Jamestown Rediscovery » Historic Jamestownehttps://historicjamestowne.org/archaeology/history-of-jamestown-rediscovery/
  7. « History of Jamestown » Historic Jamestownehttps://historicjamestowne.org/history/history-of-jamestown/
  8. « 1 FIELD REPORT 1994 » Historic Jamestowne, rapport de fouille en lignehttps://historicjamestowne.org/wp-content/uploads/94report.pdf
  9. « The Starving Time » Encyclopedia Virginia, Virginia Humanitieshttps://encyclopediavirginia.org/entries/starving-time-the/
  10. « Virginia Company of London » Encyclopedia Virginia, Virginia Humanitieshttps://encyclopediavirginia.org/entries/virginia-company-of-london/
  11. « Twenty and odd Negroes ; an excerpt from a letter from John Rolfe to Sir Edwin Sandys (1619/1620) » Encyclopedia Virginia, Virginia Humanitieshttps://encyclopediavirginia.org/primary-documents/twenty-and-odd-negroes-an-excerpt-from-a-letter-from-john-rolfe-to-sir-edwin-sandys-1619-1620/
  12. « Tobacco in Colonial Virginia » Encyclopedia Virginia, Virginia Humanitieshttps://encyclopediavirginia.org/entries/tobacco-in-colonial-virginia/
  13. « George Percy (1580-1632 or 1633) » Encyclopedia Virginia, Virginia Humanitieshttps://encyclopediavirginia.org/entries/percy-george-1580-1632-or-1633/
  14. « A Declaration of the State of the Colony and Affaires in Virginia (1622) » Encyclopedia Virginia, Virginia Humanitieshttps://encyclopediavirginia.org/entries/a-declaration-of-the-state-of-the-colony-and-affaires-in-virginia-1622/
  15. « The Lost Colony and Jamestown Droughts » Science, American Association for the Advancement of Sciencehttps://www.science.org/doi/10.1126/science.280.5363.564
  16. « Drought as a factor in the Jamestown colony, 1607-1612 » Springer Nature Link, Historical Archaeologyhttps://link.springer.com/article/10.1007/BF03374329
  17. « The proceeding in the General assembly at James City, 30 July 1619 », CO 1/1 (151) The National Archives, image libraryhttps://images.nationalarchives.gov.uk/asset/11020/
  18. « A declaration of the state of the colony and affaires in Virginia » Early English Books Online Text Creation Partnership, University of Michiganhttps://quod.lib.umich.edu/e/eebo/A14803.0001.001?view=toc
  19. « The First General Assembly of Virginia : Deerskin, Ruffs and the View from Tsenacommacah » Cambridge Core, Transactions of the Royal Historical Societyhttps://resolve.cambridge.org/core/services/aop-cambridge-core/content/view/6B5B08F10BC1AE9FEC8FA63C60A517A3/S0080440125100200a.pdf/the-first-general-assembly-of-virginia-deerskin-ruffs-and-the-view-from-tsenacommacah.pdf
  20. « Master Pories parlement business – The Proceedings of the First General Assembly of Virginia, July 1619 by John Pory » Jamestown-Yorktown Foundationhttps://www.jyfmuseums.org/Home/Components/News/News/70/
  21. « Jamestown, the Truth Revealed » University of Virginia Presshttps://www.upress.virginia.edu/title/5204/
  22. « L’Amérique avant les États-Unis » Éditions Flammarionhttps://editions.flammarion.com/lamerique-avant-les-etats-unis/9782081329874
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