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Les massacres de 1096 : la croisade commence dans la vallée du Rhin

Église, islam & judaïsmeCroisades & guerres médiévales8 septembre 202631 sources vérifiées
Gerd Eichmann / Wikimedia Commons
9 min de lecture31 sources vérifiées
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Onze cents en un seul jour, écrit un chroniqueur juif de Mayence vers 1140. Sept cents, écrit à peu près au même moment un chroniqueur latin qui compile des récits de croisés. Les deux parlent de la même ville et des mêmes journées, aucun des deux n’y était, et cinquante ans séparent l’événement de sa mise par écrit. Les massacres de 1096 en Rhénanie ont tenu en trois semaines, de Spire à Cologne, dans des villes où les juifs vivaient depuis six ans sous un privilège impérial qui interdisait de les baptiser de force.

« Mille fois plus d’honneur »

Trois villes portent dans les sources hébraïques des noms sans rapport avec leurs noms latins. Magenza, Warmaisa, Shpira. Mayence, Worms et Spire, dont les initiales hébraïques forment le sigle ShUM, ont fonctionné comme un réseau d’écoles et de tribunaux, avec au XIIIᵉ siècle des statuts communs. À Worms, une inscription de 1034 atteste la fondation d’une synagogue, ce qui suppose une communauté déjà organisée. Le cimetière du Heiliger Sand, hors du mur sud-ouest, conserve une pierre tombale de la fin des années 1050 et a servi sans interruption jusqu’au XXᵉ siècle. Les juifs de Worms habitaient contre la face intérieure du rempart nord, près des embarcadères d’un bras du Rhin, à l’endroit où des marchands frisons sont attestés jusque vers 950. Le 18 janvier 1074, Henri IV leur accorde, avec les autres habitants de la ville, un diplôme conservé aux archives municipales. Gerold Bönnen, qui dirige ces archives, y voit la toute première charte royale délivrée au nord des Alpes à une communauté de bourgeois, et elle exempte ses bénéficiaires des péages royaux tout au long du fleuve. Dix ans plus tard, l’évêque de Spire Rüdiger Huozmann fait venir des juifs pour transformer sa ville en cité. Le préambule de sa charte a fait sa réputation, il y déclare avoir pensé « milies amplificare honorem loci nostri » en les y attirant, mille fois plus d’honneur pour le lieu. L’acte accorde ensuite une justice propre, le change et le commerce sans droits de péage, un quartier muré à quelques pas de la cathédrale.

En février 1090, Henri IV confirme et étend. Deux privilèges partent presque en même temps, l’un pour Spire, l’autre pour Worms, obtenus à la demande de représentants des communautés nommés dans l’acte, quelques jours avant la mort de l’évêque Rüdiger et en sa présence.

Le texte de Worms garantit la propriété des terrains, des vignes et des jardins, la possession des maisons adossées au rempart, le règlement des litiges entre juifs selon le droit juif. Il interdit les baptêmes forcés. Le chef de la communauté y est désigné, en langage de chancellerie chrétienne, comme leur évêque, episcopus eorum. Ce sont ces communautés-là, riches, savantes et légalement protégées, que le printemps 1096 va frapper.

Trois semaines, de Spire à Cologne

Le 3 mai 1096, un samedi, la première attaque tombe sur Spire.

Onze morts, selon les récits hébreux. L’évêque Jean recueille les autres dans son palais et fait punir quelques-uns des assaillants. Une femme se donne la mort plutôt que d’accepter le baptême, la première de ces morts volontaires dans le récit de l’Anonyme de Mayence. Spire s’en tire, et sa communauté sera la moins atteinte des trois. Worms est frappée deux fois, le 18 puis le 25 mai, la seconde attaque visant ceux qui s’étaient réfugiés chez l’évêque. À Mayence, la bande du comte Emicho entre dans la ville le 27 mai, après que des habitants lui eurent ouvert. L’archevêque Ruthard avait accueilli la communauté dans sa résidence, mal fortifiée. Des jeunes gens armés, conduits par Kalonymos bar Meshoullam, tiennent un moment les assaillants avant de succomber. La chronique de Salomon bar Samson date le massacre d’un mardi, le 3 sivan de l’an 4856, et le 27 mai 1096 était bien un mardi. À Cologne, en juin, la plupart des juifs avaient fui ou étaient cachés chez des chrétiens des bourgs voisins, où on les retrouve les uns après les autres, à Moers et ailleurs. Trèves et Metz sont touchées, Prague à la fin du mois. À Ratisbonne, des croisés conduits par Pierre l’Ermite avaient contraint la communauté au baptême dès le courant de mai.

Emicho de Flonheim, et non de Leiningen

Le chef que les récits désignent le plus souvent est un comte du Rhin moyen, dans la région d’Alzey et de Worms. Il s’appelait Emicho et tenait Flonheim. L’érudition l’a longtemps confondu avec un comte de Leiningen, qui n’a pris part à aucune croisade, et l’erreur circule encore sous des plumes savantes récentes.

Sa troupe n’était pas une foule de paysans hagards. Albert d’Aix nomme, parmi ceux qui le rejoignent à Mayence, Thomas de Marle, Dreux de Nesle et Clarembaud de Vendeuil, des seigneurs français rompus au métier des armes. Il y avait là des hommes lettrés et des clercs, qui savaient le baptême sous contrainte prohibé par le droit de l’Église. Henriette Benveniste insiste sur ce point contre l’image des hordes indisciplinées, en rappelant que des armées organisées, conduites par des chefs expérimentés, traversent la Rhénanie ce printemps-là. L’image des bandes illettrées est commode parce qu’elle détache les massacres de la croisade elle-même.

Sur ses motifs, la recherche ne s’accorde pas. Salomon bar Samson rapporte qu’Emicho se disait marqué dans sa chair par un envoyé du crucifié et promis à une couronne une fois parvenu en « Grèce d’Italie », ce que Robert Chazan rattache à l’attente millénariste très vive cette année-là. Kenneth Stow a révisé ce portrait en 2001 et mis en doute la préméditation des attaques. David Malkiel, la même année, a soutenu que le but premier des croisés et des bourgeois qui les suivaient était la conversion, la mort venant sanctionner le refus. La troupe est détruite en Hongrie au cours de l’été, et Emicho rentre chez lui sans avoir vu Jérusalem.

L’argent est partout dans ces récits. Salomon bar Samson raconte que Godefroy de Bouillon avait juré de venger le sang du Christ, que Kalonymos bar Meshoullam alerta l’empereur, qu’Henri IV ordonna par écrit la protection des juifs, et que Mayence et Cologne versèrent chacune cinq cents marcs d’argent au duc. Toute l’affaire repose sur ce seul texte, écrit une cinquantaine d’années après.

Qiddouch ha-Shem

Le mot revient à chaque page des trois récits, et il n’a pas d’équivalent commode en français.

Qiddouch ha-Shem, sanctification du Nom, désigne le fait de mourir plutôt que de transgresser la Loi. Ce que les chroniques décrivent va au-delà du martyre subi. Des pères égorgent leurs enfants, des mères tuent les leurs, puis se donnent la mort, pour ne pas être baptisés et pour que leurs proches ne le soient pas. Les auteurs ont fourni à ces gestes leurs modèles. La ligature d’Isaac au mont Moriah revient comme un refrain, et Salomon bar Samson demande si l’on a jamais vu onze cents ligatures en un seul jour. Massada, connu par le Sefer Yossippon, un livre alors attribué à Flavius Josèphe, offrait un précédent tenu pour ancestral. Haym Soloveitchik a montré que ces conduites n’entraient dans aucun cadre reconnu de la halakha sur la sanctification du Nom, ce qui rendait leur justification d’autant plus nécessaire à la génération suivante.

C’est ici que la critique récente a le plus travaillé. Jeremy Cohen soutient que ces textes en disent davantage sur ceux qui ont survécu que sur ceux qui sont morts, qu’ils portent la trace des doutes, des culpabilités et des baptêmes acceptés, et qu’ils remplacent une réalité mêlée par une galerie de martyrs. Ivan Marcus avait posé la même question dès 1999. Des trois textes, le plus utile à l’historien est sans doute l’Anonyme de Mayence, qu’Eva Haverkamp tient pour indépendant de la relation originelle perdue dont dérivent les deux autres. L’objection inverse se défend. Albert d’Aix, qui n’avait aucune raison de servir la mémoire juive et que ces conduites laissent visiblement perplexe, décrit lui aussi des mères tuant leurs enfants pour ne pas les voir tomber aux mains des croisés, et Guibert de Nogent en parle également. Le fait n’est donc pas une invention de survivants, seule sa mise en forme l’est, et Robert Chazan continue de tenir les trois narrations pour des sources utilisables à condition d’en lire la rhétorique.

Les chiffres viennent tous de chroniqueurs

Aucun décompte administratif n’a été tenu. Salomon bar Samson écrit onze cents morts à Mayence en une journée, Albert d’Aix en compte sept cents dans la même ville, et les deux hommes écrivent à distance, sur témoignages rapportés. Un ordre de grandeur, donc, et rien de plus. Les livres de mémoire, les Memorbücher, procèdent autrement, en alignant des noms communauté par communauté pour l’usage liturgique. Siegmund Salfeld a publié en 1898 le plus complet, celui de Nuremberg, dont la partie la plus ancienne a été écrite en 1296 par Isaac ben Samuel de Meiningen. Ces listes ne donnent pas un total, elles donnent des noms, et le rapport entre les deux séries n’est toujours pas réglé.

L’état de la documentation impose une réserve sur un point précis. Deux des trois chroniques hébraïques ne sont parvenues réunies que dans un seul manuscrit, et l’un des rares autres témoins, conservé au séminaire rabbinique de Breslau, a disparu lors du pillage de la bibliothèque par les nazis. Leurs rapports mutuels sont discutés depuis 1892, année où Adolf Neubauer et Moritz Stern les publient pour la première fois. La transmission passe en outre par des copies très postérieures. La Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg conserve sous la cote Ms. 3 971, ancien Hébreu 45, un recueil qui donne au folio 8 le récit des persécutions de 1096 par Éliézer ben Nathan, et au folio 15 la liste des juifs suppliciés à Worms en 1096 et en 1349. Les deux catastrophes se suivent sur les mêmes feuillets, à deux cent cinquante ans de distance. Le copiste, Ascher ben Éliézer Lévy de Reichshofen, était un homme de métier communautaire dans l’Alsace rurale de la première moitié du XVIIᵉ siècle, et il a laissé par ailleurs un livre de souvenirs sur sa propre existence.

Rebâtir sur les ruines de Magenza

Les baptisés de force n’ont pas tous tenu leur baptême. Dès 1097, Henri IV, rentré en Germanie, les autorise à revenir ouvertement au judaïsme, ce que le droit canonique n’admettait pas, et l’antipape Clément III proteste dans une lettre à l’évêque de Bamberg. La décision règle le sort des survivants et ouvre en pays ashkénaze un débat durable sur le statut de ceux qui avaient cédé.

Les communautés se sont reconstituées vite. À Worms, le quartier juif est réaménagé entre 1174 et 1213, on creuse un mikvé monumental en 1185-1186, on bâtit en 1212-1213 le premier espace de prière des femmes accolé à une synagogue, modèle aussitôt repris à Spire. La synagogue elle-même est rebâtie en 1174-1175, dans le style et au moment du chantier de la cathédrale voisine. En 1220 puis en 1223, les représentants des trois villes arrêtent des statuts communs qui feront autorité bien au-delà du Rhin supérieur. Ces sites sont inscrits au patrimoine mondial depuis juillet 2021.

Ce redressement nourrit une objection sérieuse à l’idée d’un basculement en 1096. Le statut juridique des juifs rhénans n’a pas été dégradé, leur nombre a augmenté au XIIᵉ siècle, et les grandes œuvres rabbiniques de la génération suivante mentionnent à peine les massacres. La rupture serait alors dans la mémoire, et sur ce terrain la recherche se partage encore. Jeremy Cohen lit dans les trois récits le travail d’une communauté qui se justifie autant qu’elle commémore ; Yosef Hayim Yerushalmi y voyait la trace d’un effondrement ressenti comme tel, le premier martyre collectif juif d’Europe, dont les complaintes composées alors sont restées dans la liturgie ashkénaze occidentale. Les deux lectures tiennent sur les mêmes pages, écrites par des hommes qui n’avaient pas vu ce qu’ils racontaient.

Pour aller plus loin

Ce dossier croise le pogrom du 1er mars 1349 à Worms, où la même communauté est anéantie pendant la peste noire et où la liste des morts vient rejoindre celle de 1096 sur le même feuillet. Il suit l’appel d’Urbain II à Clermont, en novembre 1095, et se confond, sur le Rhin, avec la croisade populaire. Il touche à la deuxième croisade et aux interventions de Bernard de Clairvaux, ainsi qu’aux écoles rhénanes et champenoises du XIᵉ siècle, celles de Rachi et de ses maîtres de Worms.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Chronique de Salomon bar Samson, dite « Persécutions de l’an 4856 », rédigée à Mayence en 1140 d’après l’enquête de son auteur auprès des anciens édition Eva Haverkamp, Monumenta Germaniae Historica, Hebräische Texte aus dem mittelalterlichen Deutschland, 1, 2005
  2. L’Anonyme de Mayence, ou Récit des anciennes persécutions, auteur et date de composition inconnus, passage sur Spire édition Eva Haverkamp, ouvrage cité, p. 287-288
  3. Chronique d’Éliézer bar Nathan, récit des persécutions de 1096, fol. 8, et liste des juifs suppliciés à Worms en 1096 et en 1349, fol. 15, recueil copié par Ascher ben Éliézer Lévy de Reichshofen Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg, Ms. 3 971, ancienne cote Hébreu 45
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Sources primaires (suite)

  1. Albert d’Aix, Histoire des faits et gestes dans les régions d’outre-mer, livre I, passages sur Cologne, sur Mayence et sur le départ des bandes traduction F. Guizot, Paris, 1824
  2. Privilège de l’évêque Rüdiger Huozmann pour les juifs de Spire, 1084, préambule « putavi milies amplificare honorem loci nostri »
  3. Privilège du roi Henri IV pour les juifs de Spire, février 1090 Regesta Imperii III, 2, 3, n° 1314
  4. Privilège du roi Henri IV pour les juifs de Worms, février 1090, avec interdiction du baptême forcé et mention de l’episcopus eorum Regesta Imperii III, 2, 3, n° 1315
  5. Diplôme du roi Henri IV pour les juifs et les autres habitants de Worms, iudei et coeteri Uvormatienses, 18 janvier 1074 Archives de la ville de Worms ; Regesta Imperii III, 2, 3, n° 680
  6. Martyrologe du Memorbuch de Nuremberg, partie la plus ancienne écrite en 1296 par Isaac ben Samuel de Meiningen, listes de martyrs communauté par communauté édition Siegmund Salfeld, Berlin, 1898
  7. Inscription de fondation de la synagogue de Worms, 1034, et plus ancienne pierre tombale conservée du cimetière du Heiliger Sand, fin des années 1050 Worms

Bibliographie

  1. Eva Haverkamp (éd.), Hebräische Berichte über die Judenverfolgungen während des Ersten Kreuzzugs, Munich, 2005, réédition 2021 Monumenta Germaniae Historica, Hebräische Texte aus dem mittelalterlichen Deutschland, 1
  2. René Gutman et Aude-Marie Certin, Le baptême ou la mort. Les massacres des juifs dans l’espace rhénan à partir de chroniques et poèmes liturgiques hébraïques sur les croisades (XIᵉ-XIIᵉ siècle), Paris, 2024 Les Éditions de l’éclat
  3. René Gutman, « Les chroniques des croisades dans la mémoire collective des communautés ashkénazes : une conscience anhistorique ? », Revue du Rhin supérieur 6, 2024, p. 163-180, DOI 10,57086/rrs.481 Université de Haute-Alsace, CRESAThttps://doi.org/10.57086/rrs.481
  4. Gerold Bönnen, « Le Worms juif dans les réseaux urbains et seigneuriaux du Rhin supérieur septentrional (env. 1000 à 1350). Remarques et thèses », traduction Aude-Marie Certin, Revue du Rhin supérieur 6, 2024, p. 67-81, DOI 10,57086/rrs.470 Université de Haute-Alsace, CRESAThttps://doi.org/10.57086/rrs.470
  5. Henriette Benveniste, « Fierté, désespoir et mémoire : les récits juifs de la première croisade », Médiévales 35, 1998, p. 125-140, DOI 10,3406/medi.1998,1436 Presses universitaires de Vincenneshttps://doi.org/10.3406/medi.1998.1436
  6. Jeremy Cohen, Sanctifying the Name of God. Jewish Martyrs and Jewish Memories of the First Crusade, Philadelphie, 2004, xvi-208 p., collection Jewish Culture and Contexts University of Pennsylvania Press
  7. Robert Chazan, God, Humanity, and History, Berkeley, Los Angeles et Londres, 2000 University of California Press
  8. Robert Chazan, « Let Not a Remnant or a Residue Escape. Millenarian Enthusiasm in the First Crusade », Speculum 84 (2), 2009, p. 289-313 Medieval Academy of America
  9. Kenneth Stow, « Conversion, Apostasy, and Apprehensiveness. Emicho of Flonheim and the Fear of Jews in the Twelfth Century », Speculum 76 (4), 2001, p. 911-933, DOI 10,2307/2903615 Medieval Academy of Americahttps://doi.org/10.2307/2903615
  10. David Malkiel, « Destruction or Conversion. Intention and Reaction, Crusaders and Jews, in 1096 », Jewish History 15 (3), 2001, p. 257-280 Springer
  11. Ivan G. Marcus, « The Representation of Reality in the Sources of the 1096 Anti-Jewish First Crusade Riots », Jewish History 13 (2), 1999, p. 37-48 Springer
  12. Haym Soloveitchik, « Halakha, Hermeneutics, and Martyrdom », dans Collected Essays II, Londres, 2019, p. 228-287 The Littman Library of Jewish Civilization
  13. Simha Goldin, « Forced Conversion during the First Crusade », dans Apostasy and Jewish Identity in High Middle Ages Northern Europe, Manchester, 2014, p. 22-30 Manchester University Press
  14. Yosef Hayim Yerushalmi, Zakhor. Histoire juive et mémoire juive, traduction Éric Vigne, Paris, 1984 La Découverte

Sources en ligne

  1. « Manuscrits de la Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg. Manuscrits hébreux » BnF, Archives et manuscritshttps://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ark:/12148/cc125121b
  2. « Les chroniques des croisades dans la mémoire collective des communautés ashkénazes : une conscience anhistorique ? » Revue du Rhin supérieurhttps://www.ouvroir.fr/rrs/index.php?id=481
  3. « Le Worms juif dans les réseaux urbains et seigneuriaux du Rhin supérieur septentrional (env. 1000 à 1350) » Revue du Rhin supérieurhttps://www.ouvroir.fr/rrs/index.php?id=470
  4. « Emicho unknown of Flonheim » A Database of Crusaders to the Holy Land, 1095-1149, université de Leeds et Royal Hollowayhttps://www.dhi.ac.uk/crusaders/person/?id=183
  5. « Das Martyrologium des Nürnberger Memorbuches » Internet Archivehttps://archive.org/details/bub_gb_D18pAAAAYAAJ
  6. « Serviteurs des rois et non serviteurs des serviteurs. Sur quelques aspects de l’histoire politique des Juifs » Cairn.info, revue Raisons politiqueshttps://www.cairn.info/journal-raisons-politiques-2002-3-page-19.htm
  7. « ShUM World Heritage » SchUM-Städte e.V.https://schumstaedte.de/en/world-heritage-application/shum-world-heritage/
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