Sur l’embuscade d’octobre 1096, deux témoins ne décrivent pas les mêmes hommes. À Constantinople, Anne Comnène écrit que les croisés tombés près de Dracon étaient des Normands. À Aix-la-Chapelle, Albert d’Aix écrit qu’ils étaient francs et allemands, et il donne des noms : Gautier Sans-Avoir, Renaud de Breis, Godefroi Burel d’Étampes. Aucun des deux n’y était. La croisade populaire tient d’abord dans cet écart, deux récits qui divergent sur le détail et concordent sur le résultat.
Partis cinq mois avant la date
Urbain II avait fixé le départ au 15 août 1096, fête de l’Assomption. Le chapitre qu’Albert d’Aix consacre à Gautier Sans-Avoir raconte tout autre chose : ce chevalier entre en Hongrie « le huitième jour du mois de mars », avec une grande compagnie de piétons et huit cavaliers. Le même chapitre empile quatre repères qui ne se recouvrent pas, l’année de l’Incarnation 1095, la quatrième indiction, ce cycle de quinze ans qui sert à dater les actes, la quarante-troisième année de règne d’Henri IV et la treizième de son empire. L’indiction et l’année d’empire désignent 1096, les deux autres non. C’est le premier avertissement du dossier : la chronologie de ces mois repose sur un texte qui se contredit à l’intérieur d’une seule phrase.
Pierre l’Ermite, lui, n’est pas un moine. Albert en fait un prêtre né à Amiens, devenu prédicateur « in Beru regione », au pays de Berry. Sa vocation, chez Albert, passe par un pèlerinage au Saint-Sépulcre, une vision nocturne et une lettre de légation scellée du signe de la croix, remise par le patriarche de Jérusalem. Guibert de Nogent l’a entendu prêcher. Il décrit les cadeaux, la foule, et ces gens qui arrachaient les crins de sa mule pour en faire des reliques. Puis il se retire de ce qu’il vient d’écrire : il le rapporte, dit-il, non comme une vérité, mais comme une nouveauté qui plaisait au peuple.
Onze morts à Spire, sept cents ou onze cents à Mayence
Les communautés juives de Spire, Worms et Mayence formaient une union, les qehillot ShUM, du nom hébreu des trois villes ; leur cour de synagogue, leur bain rituel et leurs cimetières sont inscrits au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2021. C’est là que le printemps 1096 bascule. Le 3 mai, un samedi, la communauté de Spire est attaquée : onze morts, la plus grande partie des habitants ayant trouvé refuge dans le château épiscopal au nord de la cathédrale. L’intervention de l’évêque Jean évite le pire, et le chef de communauté Moshe ben Yekutiel obtient ensuite le retour des convertis de force. Worms est atteinte le 18 mai. Puis Mayence.
Albert d’Aix raconte la journée de Mayence sans complaisance. Le comte Emich attend hors des murs. Les juifs déposent leurs trésors entre les mains de l’archevêque Ruthard, qui les installe dans la grande salle haute de sa maison, croyant l’endroit sûr. Au lever du soleil, les serrures et les portes cèdent ; Albert compte environ sept cents morts, femmes et enfants compris, et rapporte que des mères égorgèrent leurs nourrissons plutôt que de les voir tomber aux mains des assaillants. La chronique de Salomon bar Samson, écrite à Mayence en 1140 après enquête auprès des anciens, place le massacre un mardi, le 3 sivan, et compte onze cents martyrs. Le 27 mai 1096 tombait bien un mardi.
Les deux traditions ne s’accordent même pas sur le point de départ. Albert écrit que la tuerie commença à Cologne, du fait des habitants eux-mêmes, et qu’environ deux cents fuyards partis de nuit en bateau vers Neuss furent rattrapés et tués. Les récits hébreux ouvrent la série à Spire. Personne n’a jamais réconcilié ces deux commencements.
Le comte qui n’était pas de Leiningen
Le chef que les sources hébraïques nomment Emich était comte de Flonheim, un village de Rhénanie proche de Mayence. L’érudition du XIXᵉ siècle l’a rattaché à la maison de Leiningen, et l’erreur circule encore : la base de données des croisés tenue par les universités de Leeds et Royal Holloway signale explicitement cette identification fautive. Le rattacher à Flonheim, c’est le remettre où les actes le placent, parmi les comtes du Rhin moyen.
Le cliché principal est ailleurs. La « croisade des gueux » suppose des paysans sans armes et sans commandement. Henriette Benveniste rappelait en 1998 que les colonnes qui ont attaqué les juifs rhénans étaient encadrées par des chefs expérimentés. Conor Kostick a montré, en dépouillant le vocabulaire social des chroniqueurs, que les mots employés par les sources ne se rangent pas dans l’opposition simple entre pauvres et chevaliers. Le concret le confirme : Gautier Sans-Avoir est un « miles egregius », Godefroi Burel commande deux cents piétons et franchit le premier la muraille de Zemun à l’échelle, Emich est comte, et Albert compte cinq cents cavaliers en cotte de mailles dans la colonne du 21 octobre.
Reste ce que le camp adverse garde de solide, et il en garde beaucoup. Le mouvement fut massif, et Albert le décrit ainsi dès son deuxième chapitre : évêques, abbés, clercs et moines, puis les laïcs les plus nobles, puis toute la foule commune, voleurs et parjures compris, les femmes aussi. Son horizon était religieux jusqu’à l’extravagance. Albert consacre un chapitre entier à une oie et à une chèvre que ces marcheurs disaient remplies du souffle divin et qu’ils avaient prises pour guides vers Jérusalem. Guibert de Nogent rapporte le même épisode, pour qu’on sache se garder des fables populaires. Le mot « populaire » a donc un contenu réel. Il désigne un mouvement de masse à horizon eschatologique, encadré par des hommes en armes.
Quarante mille, cinq cents, trente mille
L’arithmétique des chroniqueurs se défait dès qu’on la suit. À Zemun, Albert compte quatre mille Hongrois tués contre cent pèlerins. Après la débâcle de Niš, il écrit que sur quarante mille hommes, cinq cents seulement se retrouvent par hasard au sommet d’une colline, avec Pierre, Renaud de Breis et Godefroi Burel ; on sonne du cor, sept mille sont rassemblés avant la nuit ; puis trente mille, « sans compter les dix mille qui avaient péri ». Anne Comnène, elle, fait passer le détroit à Pierre avec quatre-vingt mille fantassins et cent mille cavaliers. Personne n’a compté. Ces nombres sont des ordres de grandeur rhétoriques, et les prendre au mot revient à donner à la croisade populaire des effectifs supérieurs à ceux de l’armée des barons.
La fragilité descend jusqu’aux noms propres. Un des chefs cités par Albert s’appelle Foulcher : il est d’Orléans au chapitre 13, de Chartres au chapitre 22, dans le même livre. Albert n’a rien vu de tout cela et le dit dans son prologue : empêché de partir, il a mis par écrit ce qu’il tenait de ceux qui étaient présents. Anne Comnène écrit vers 1148, à une cour qui avait ses raisons de peindre les Latins avides et impossibles à tenir. Ce sont les deux meilleures sources dont on dispose.
Le défilé de Dracon
Le 6 août 1096, Alexis Ier fait franchir le bras Saint-Georges aux troupes réunies de Pierre et de Gautier, et les installe au port de Civetot, le Kibotos des Grecs. Des marchands y amènent par bateau du vin, du froment, de l’huile, de l’orge et du fromage. L’empereur interdit de monter vers Nicée avant l’arrivée des princes. Deux mois passent. Puis une bande de sept mille piétons et trois cents cavaliers ramène sept cents bœufs pris dans les prés qui s’étendent sous les murs de Nicée, et l’exemple donne des idées.
Un second groupe enlève un château du sultan Kilij Arslan, à trois milles de Nicée, que les sources grecques appellent Xérigordon. Albert le dit tenu par des Allemands. Anne Comnène écrit que c’étaient des Normands. Le sultan reprend la place en mettant le feu à la porte ; environ deux cents jeunes captifs sont emmenés, les autres tués. Deux hommes envoyés au camp y répandent alors la nouvelle que Nicée est prise et qu’on la pille. Le 21 octobre, vingt-cinq mille piétons et cinq cents cavaliers cuirassés sortent en six corps de bataille, Pierre étant à Constantinople pour négocier le ravitaillement. À trois milles du port, l’armée turque les attend en terrain découvert, à la sortie du bois.
Gautier Sans-Avoir tombe, sept flèches au travers de sa cotte de mailles. La poursuite atteint les tentes, où sont restés les malades, les clercs, les moines et les femmes. Trois mille hommes se jettent dans un vieux fort abandonné au bord de la mer, sans toit, dont les portes ont disparu : ils roulent une masse de pierres devant l’ouverture et se défendent avec leurs boucliers, tandis que les Turcs tirent en cloche pour que les flèches retombent à l’intérieur. Un Grec traverse le détroit de nuit pour prévenir Pierre. Alexis envoie ses Turcoples, et les assiégeants décampent au milieu de la nuit. Anne Comnène ajoute le détail qui a fait le tour de l’Europe : plus tard, des hommes bâtirent là un mur en mêlant les ossements aux pierres.
Ce que 1097 met par écrit
Beaucoup reste indécidable. On ignore qui a écrit l’Anonyme de Mayence, le plus ancien des trois récits hébreux, connu par une copie unique du XIVᵉ siècle conservée à la bibliothèque universitaire de Darmstadt. Le dossier a failli disparaître : ces chroniques n’ont été imprimées qu’en 1892, et l’un des rares témoins manuscrits, celui du séminaire rabbinique de Breslau, s’est perdu dans le pillage nazi de la bibliothèque. L’édition critique de référence, procurée par Eva Haverkamp en 2005, inaugure la première série hébraïque des Monumenta Germaniae Historica. Deux de ces textes n’ont été traduits en français qu’en 2024.
Ce qui est daté, en revanche, l’est fermement. Albert d’Aix, qui écrit en Occident latin pour un public latin, tient la défaite d’Emich devant la forteresse hongroise de Wieselburg pour un jugement : ces pèlerins avaient massacré les juifs par avidité plutôt que pour la justice de Dieu, alors que le Seigneur, écrit-il, n’ordonne à personne de venir au joug de la foi contraint ou forcé. Rentré en Allemagne en 1097, Henri IV autorise les baptisés de force à revenir au judaïsme. L’antipape Clément III écrit alors à l’évêque de Bamberg et à ses confrères de suivre les décrets canoniques et de corriger ces revenants, pour que le sacrement de baptême et l’invocation salvatrice du nom de Dieu ne paraissent pas annulés. Dans cette lettre, le désastre de 1096 est devenu une question de droit sacramentel.
Pour aller plus loin
Ce dossier touche à la croisade des barons, partie à l’automne 1096, qui reprend la même route et met le siège devant Nicée en juin 1097 avec les rescapés de Civetot dans ses rangs. Il croise l’histoire des communautés ShUM, dont le bain rituel de Spire et les cimetières subsistent. Il rejoint enfin la question de l’Alexiade comme source byzantine sur les Latins.
On imagine une foule de paysans sans armes, partie à pied vers Jérusalem par pure ferveur et massacrée au bout de la route. L’histoire est plus embarrassante. Au printemps 1096, plusieurs troupes quittent la France du Nord et la vallée du Rhin sans attendre la date que le pape avait fixée pour le grand départ. Elles ont des chefs, des cavaliers en armes et de l’argent. Avant même d’atteindre l’Orient, elles auront tué des milliers de personnes en Europe. Rien de ce qui suit ne se passe en Terre sainte.
Un prédicateur et une mule
Le meneur le plus connu est un prêtre d’Amiens, Pierre l’Ermite. Il prêche en se déplaçant à dos de mule et attire des foules considérables. Un abbé qui l’a entendu de ses propres oreilles raconte que les gens arrachaient les crins de la bête pour les garder comme des reliques. Le même abbé prend aussitôt ses distances. Il rapporte cela, précise-t-il, comme une curiosité du peuple, sans y croire lui-même.
D’autres troupes partent en même temps. L’une suit un chevalier surnommé Gautier Sans-Avoir, qui entre en Hongrie dès le mois de mars. Une autre obéit à un comte rhénan nommé Emich. Ces hommes ne sont pas des va-nu-pieds. Ce sont des seigneurs de rang moyen, avec autour d’eux des combattants équipés et entraînés. Personne ne les a envoyés. Ils s’en vont d’eux-mêmes, avec une large avance sur le calendrier prévu.
Le printemps rhénan
Au mois de mai, ces troupes s’en prennent aux communautés juives des villes du Rhin. À Spire, l’évêque fait intervenir ses hommes et le bilan reste de onze morts. À Worms, puis à Mayence, la protection promise par les autorités religieuses ne tient pas. Les juifs de Mayence avaient confié leurs biens à l’archevêque et s’étaient rassemblés dans sa maison. Les portes ont cédé au lever du soleil.
Combien de morts ce jour-là ? Un chanoine allemand en compte environ sept cents. Un chroniqueur juif, qui enquête sur place plusieurs décennies après auprès des anciens, en compte onze cents. Personne ne peut trancher. Les récits chrétiens et les récits juifs ne s’accordent même pas sur la ville où la tuerie a commencé.
La fin sur la route de Nicée
En août, l’empereur de Constantinople fait passer ces gens de l’autre côté du détroit et leur demande d’attendre les armées de chevaliers, qui n’ont pas encore quitté l’Occident. Ils s’installent dans un port bien ravitaillé, à quelques heures de marche du territoire turc. Ils patientent deux mois, puis commencent à piller les environs pour le butin.
Un jour d’octobre, une fausse nouvelle circule dans le camp : la grande ville voisine serait prise, on y pillerait déjà. La colonne sort en désordre. Leur prédicateur n’est pas là : il est reparti vers Constantinople pour obtenir du ravitaillement, et il apprendra le désastre par un messager venu de nuit. Les Turcs l’attendaient à la sortie d’un bois. Gautier Sans-Avoir meurt dans cette embuscade, transpercé de flèches à travers son armure. Les survivants se barricadent dans un fort abandonné, sans toiture et sans battants, et tiennent avec leurs boucliers jusqu’à l’arrivée des secours envoyés par l’empereur.
Ce qu’on ne saura pas
Aucun des deux témoins principaux n’a vu ces événements. Le chanoine allemand n’a jamais fait le voyage et l’écrit lui-même : il a recueilli le récit de ceux qui en revenaient. La princesse byzantine qui raconte l’embuscade écrit un demi-siècle après les faits, dans une cour hostile aux Occidentaux. Leurs chiffres se contredisent et s’effondrent dès qu’on les additionne.
Le plus ancien récit juif de ces massacres a lui aussi failli se perdre. Il n’en subsiste qu’une copie, écrite par un scribe plus de deux siècles après les faits, et conservée aujourd’hui dans une bibliothèque allemande.
La version complète donne les deux comptes de morts que les chroniqueurs opposent pour la seule journée de Mayence, et la lettre par laquelle un pape rival exige que l’on corrige les juifs baptisés de force revenus à leur religion.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Anonyme de Mayence, *Ma’asé ha-Gezerot ha-Yeshanot*, récit hébreu des persécutions de 1096, copie unique du XIVᵉ siècle Darmstadt, Universitäts- und Landesbibliothek, Cod. or. 25
- Chronique de Salomon bar Samson, achevée à Mayence en 1140, massacre placé « un mardi, le 3 sivan » et chiffre de onze cents martyrs texte critique dans l’édition Haverkamp, MGH, Hebräische Texte 1
- Chronique d’Éliézer bar Nathan et *Sefer Zekhirah* d’Éphraïm de Bonn, réunis dans un même volume Bibliothèque universitaire de Strasbourg, manuscrit hébreu 3971, anciennement coté HEBR 45
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Sources primaires (suite)
- Albert d’Aix, *Historia Ierosolimitana*, livre I, chapitres I à XXXI : prologue, Gautier Sans-Avoir, Zemun et Niš, Civetot, Cologne et Mayence, Wieselburg, l’oie et la chèvre texte latin dans le Recueil des historiens des croisades, Historiens occidentaux, t. IV
- Anne Comnène, *Alexiade*, livre X, chapitres V et VI, « Origine de la Croisade » et « Défaite de Pierre l’Ermite » édition Bernard Leib, t. II
- Guibert de Nogent, *Dei gesta per Francos*, livre II : portrait de Pierre l’Ermite, poils de la mule arrachés comme reliques, réserve de l’auteur sur ce qu’il rapporte
Bibliographie
- Jean Flori, *Pierre l’Ermite et la première croisade*, Paris, 1999, 647 p. Fayard
- Eva Haverkamp (éd.), *Hebräische Berichte über die Judenverfolgungen während des Ersten Kreuzzugs*, Monumenta Germaniae Historica, Hebräische Texte aus dem mittelalterlichen Deutschland 1, Hanovre, 2005, L et 626 p. Hahnsche Buchhandlung
- Susan B. Edgington (éd. et trad.), *Albert of Aachen, Historia Ierosolimitana. History of the Journey to Jerusalem*, Oxford Medieval Texts, Oxford, 2007, lxii et 949 p. Clarendon Press
- Bernard Leib (éd. et trad.), *Anne Comnène, Alexiade*, t. II, livres V-X, Paris, 1943, Collection byzantine Les Belles Lettres
- Robert Burchard Constantijn Huygens (éd.), *Guibert de Nogent, Dei gesta per Francos et cinq autres textes*, Corpus Christianorum, Continuatio Mediaevalis 127A, Turnhout, 1996 Brepols
- Henriette Benveniste, « Fierté, désespoir et mémoire : les récits juifs de la première croisade », *Médiévales* 35, 1998, p. 125-140 Presses universitaires de Vincennes
- René Gutman, « Les chroniques des croisades dans la mémoire collective des communautés ashkénazes : une conscience anhistorique ? », *Revue du Rhin supérieur* 6, 2024, p. 163-180 CRESAT, université de Haute-Alsace
- René Gutman et Aude-Marie Certin, *Le baptême ou la mort. Les massacres des juifs dans l’espace rhénan à partir de chroniques et poèmes liturgiques hébraïques des croisades (XIᵉ-XIIᵉ siècle)*, Paris, 2024 Les Éditions de l’éclat
- Robert Chazan, *God, Humanity, and History. The Hebrew First Crusade Narratives*, Berkeley, 2000 University of California Press
- Conor Kostick, *The Social Structure of the First Crusade*, The Medieval Mediterranean 76, Leyde, 2008, xii et 324 p. Brill
- Jessie Sherwood, « *Coacta voluntas est voluntas* : Baptism and Return in Canon Law », *Medieval Encounters* 28 (6), 2022, p. 447-484, DOI 10,1163/15700674-12340151 Brillhttps://doi.org/10.1163/15700674-12340151
Sources en ligne
- « Bericht über die Verfolgung der jüdischen Gemeinden im deutschen Reich während des Ersten Kreuzzugs 1096 », notice de l’Anonyme de Mayence Geschichtsquellen des deutschen Mittelalters, Bayerische Akademie der Wissenschaftenhttps://geschichtsquellen.de/werk/479
- « Bericht über die Verfolgung der jüdischen Gemeinden im deutschen Reich während des Ersten Kreuzzugs 1096 », notice de Salomo ben Simson Geschichtsquellen des deutschen Mittelalters, Bayerische Akademie der Wissenschaftenhttps://geschichtsquellen.de/werk/4282
- « Emicho unknown of Flonheim » A Database of Crusaders to the Holy Land, 1095-1149, université de Leeds et Royal Hollowayhttps://www.dhi.ac.uk/crusaders/person/?id=183
- « Hebräische Texte aus dem mittelalterlichen Deutschland » Monumenta Germaniae Historicahttps://www.mgh.de/de/publikationen/reihen-der-mgh/hebraeische-texte-aus-dem-mittelalterlichen-deutschland
- « Das Pogrom von 1096 » Museum SchPIRA, Spire, museum-digital : rheinland-pfalzhttps://rlp.museum-digital.de/index.php?t=objekt&oges=6486
- « ShUM Sites of Speyer, Worms and Mainz » UNESCO, Centre du patrimoine mondialhttps://whc.unesco.org/en/list/1636
- « Recueil des historiens des croisades. Historiens occidentaux. Tome quatrième » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k515745.r=.langEN
- « Alexiade », sommaire de l’édition, livre X Les Belles Lettreshttps://www.lesbelleslettres.com/livre/9782251449982/alexiade

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