Sur la butte de Kültepe, là où se dressaient le palais et les temples, les fouilles ont livré quarante et une tablettes. En contrebas, dans les maisons de la ville basse, elles en ont sorti vingt-deux mille quatre cent soixante. Les archives des marchands assyriens de Kanesh sont des archives privées, écrites par des gens qui vendaient de l’étain, prêtaient à intérêt et réclamaient leurs créances.
Le champ que personne ne montrait aux archéologues
Dès 1880, on achetait au bazar de Kayseri des tablettes cunéiformes que les antiquaires disaient venir de Kültepe ou du village voisin. Publiées à Londres et à Paris dès l’année suivante, elles reçurent le nom de « tablettes cappadociennes ». Ernest Chantre fouilla la butte en 1893 et 1894 sans y trouver une seule inscription, et dut se procurer les siennes auprès des paysans du voisinage. Hugo Winckler y creusa huit jours en 1906, même résultat. Hrozný, dans son rapport de 1927, explique pourquoi. Les villageois tiraient un bon profit de leurs fouilles clandestines et n’avaient renseigné précisément aucun des deux.
En 1925, Bedřich Hrozný, qui venait de déchiffrer le hittite, acheta six cents tablettes à ces mêmes fermiers avant d’apprendre d’eux que le gisement se trouvait dans les champs bordant la butte, à l’emplacement de l’ancien quartier marchand. Il y creusa et rapporta un millier de tablettes, partagées aujourd’hui entre Istanbul et Prague, sans qu’on distingue toujours ce qu’il a fouillé de ce qu’il a acheté. Les fouilles régulières commencent en 1948 sous la direction de Tahsin et Nimet Özgüç et se poursuivent, aujourd’hui sous celle de Fikri Kulakoğlu. Elles ne livrent pas que des tablettes. Des squelettes de lion et d’ours attestent des chasses royales, et les fragments d’une grande jarre portent, en argile appliquée, un joueur de lyre au masque d’oiseau entouré de danseurs nus.
Les archives ont été retrouvées là où leurs propriétaires les rangeaient, dans des jarres, des paniers et des coffres posés sur des étagères, parfois sur une natte de paille dans un coin de pièce. Cette disposition domestique, décrite par Cécile Michel, permet d’attribuer un lot à une maison, une maison à une famille, et de suivre trois générations d’une même firme.
L’état de publication mérite d’être regardé de près. En 2011, on comptait environ 22 500 documents paléo-assyriens exhumés à Kanesh, dont 4 800 sortis avant 1948 et pour la plupart édités, et 17 700 issus des fouilles turques dont un millier seulement avait paru. Soit un quart de l’ensemble. La décennie suivante a été plus rapide, dix volumes de la série Kültepe Tabletleri donnant accès à plus de deux mille textes. Le total bouge lui aussi, autour de 23 500 aujourd’hui, parce que les campagnes en ajoutent chaque année et que les raccords entre fragments modifient le compte.
Trois quarts du gisement attendent encore un éditeur, et ce rapport ne bouge que lentement.
Sur le dos des ânes, de l’étain et des étoffes
Le trajet fait environ 1 000 kilomètres. Le Metropolitan Museum, qui conserve un compte de caravane lié à la firme d’Imdī-ilum, actif entre 1888 et 1876 avant notre ère, compte six à huit semaines pour le parcourir à dos d’âne, quand d’autres évaluations montent à deux ou trois mois selon l’état des cols du Taurus. On monte de l’étain et des étoffes depuis Assur, on redescend de l’argent et de l’or. À l’intérieur de l’Anatolie, les mêmes hommes font circuler du cuivre et de la laine.
Un petit carré d’argile conservé aux Harvard Art Museums donne la mécanique en quelques lignes. Sur quarante-deux étoffes provenant de la maison d’Aššur-malik, deux étoffes et demie partent en taxe nishatum, un nombre perdu plus cinq sont prélevées au titre de la préemption, une étoffe est portée disparue, quarante restent, et l’administration du kārum en prend trois et demie. Le vocabulaire de ces prélèvements a été trié en 1972 par Klaas Veenhof, dans un ouvrage qui demeure l’entrée technique du sujet. Les marchands payaient à la sortie d’Assur, sur la route, à l’arrivée, et acceptaient de surcroît que le palais anatolien prélève d’avance une part des meilleures étoffes avant toute mise en vente. Leurs lettres chiffrent aussi le logement du personnel, la nourriture et le fourrage des ânes, postes qui reviennent dans presque tous les comptes. Le document du Metropolitan porte pour sa part une trace plus humaine. Le solde final y est donné pour une mine et cinquante sicles d’argent, alors que l’addition des postes donne une mine, quarante-huit sicles et cinq sixièmes, et plusieurs grattages montrent que le scribe avait pourtant travaillé avec soin. Ces petits écarts sont fréquents dans les textes paléo-assyriens.
Combien de marchandise, au total ? Hakan Erol a interrogé une base de plus de douze mille textes de Kültepe, dont beaucoup restent inédits. Environ 2 360 talents d’étain y sont mentionnés, soit 70,8 tonnes. L’or attesté pèse quelque 480 kilos, dont 92 seulement remontent vers Assur, à peine trois kilos par an sur les trente années les mieux documentées. Ces totaux comptent des enregistrements conservés, et la masse réellement transportée leur échappe. Rapportés l’un à l’autre, ils donnent un talent d’environ trente kilos.
Les tablettes ne disent pas non plus d’où venait l’étain, se bornant à évoquer des sources situées à l’est d’Assur. Une analyse d’isotopes conduite en 2024 sur des bronzes du site les rejoint en partie, puisque les objets du grand commerce assyrien portent tous des valeurs compatibles avec un métal d’Asie centrale, alors que les bronzes plus anciens mêlent étain local et étain asiatique.
Faire passer la marchandise par le chemin détourné
Le commerce reposait sur des serments. Cahit Günbattı a publié en 2004 deux textes de traité trouvés à Kültepe, qui fixent les obligations réciproques d’un souverain anatolien et des Assyriens. Veenhof a relevé que ces accords portaient sur les tarifs de la taxe d’importation et sur le droit de préemption, sans rien dire des prix, des équivalences ni des quantités. Assur protégeait par ailleurs sa propre production en limitant le commerce des étoffes anatoliennes. Le fer et le lapis-lazuli venu d’Afghanistan relevaient d’un monopole, et le prix du premier pouvait atteindre plusieurs fois celui de l’or.
Là où il y a des taxes, il y a un chemin détourné. Un marchand nommé Buzāzu écrit à ses transporteurs de faire passer l’étain par la piste étroite si elle est dégagée et, à défaut, d’en faire de petits paquets à introduire progressivement dans Kanesh, dissimulés sous les vêtements. Une autre lettre donne la variante logistique, l’étain porté jusqu’à la ville de Hurrama, puis introduit par des gens du lieu en paquets de dix à quinze mines. Kunilum, lui, demande à Pūšu-kēn d’attendre le retour des marchandises dédouanées pour les mêler aux marchandises non déclarées. La maison de Pūšu-kēn fut perquisitionnée, on y trouva de la contrebande et il fit de la prison, ce qui n’empêcha pas un collègue de lui écrire ensuite pour lui demander le même service.
Nous le savons parce que les fraudeurs mettaient leurs consignes par écrit et archivaient les lettres.
Les étoffes viennent des maisons d’Assur
Lamassī vivait à Assur. Son mari Pūšu-kēn, un des marchands importants de Kanesh, résidait en Anatolie et rentrait de loin en loin. Mère de quatre fils et d’une ou deux filles, elle tissait avec ses filles et ses domestiques des étoffes qu’il revendait sur les marchés anatoliens. Ses lettres ont été exhumées dans sa maison à lui, avec la copie d’une réponse qu’il lui avait adressée.
Le métier avait ses contraintes matérielles. La laine devenait difficile à obtenir parce que les nomades qui venaient tondre leurs moutons près d’Assur étaient retenus au sud par une guerre, et Lamassī demande à son mari de lui en envoyer depuis l’Anatolie. Sa production étant destinée à la vente, elle était jugée sur la qualité technique de son tissage.
Ces femmes ne se contentaient pas de produire. Cécile Michel a rassemblé en 2020 les textes qui les concernent, créances, contrats de mariage, de divorce et de succession, correspondance. Tarām-Kūbi écrit à son mari, Tariša affronte à Assur les créanciers d’un père mort endetté, d’autres prêtent et investissent. Les séparations duraient des années, et Lamassī est morte à Assur alors que son mari se trouvait encore à Kanesh.
Une réserve s’impose sur l’usage de ces textes. Ils décrivent un milieu très particulier, celui des familles engagées dans un commerce lointain, où l’absence prolongée des hommes crée mécaniquement de l’autonomie féminine, et rien n’autorise à en tirer un tableau valable pour tout le Proche-Orient du IIᵉ millénaire.
Polanyi contre les tablettes
Karl Polanyi s’est servi du commerce paléo-assyrien, dans deux textes de 1957 et 1968, pour illustrer sa thèse d’échanges sans marché. Les marchands y étaient des agents opérant pour le compte d’une institution, les équivalences relevaient de la coutume, et la formation des prix par l’offre et la demande n’avait pas sa place. Le modèle était élégant et portait sur une documentation alors mince.
Veenhof l’a attaqué frontalement en 1972. Il existait en Anatolie des marchés où les marchandises se vendaient avec profit, les prix variaient, l’argent fonctionnait comme monnaie, des créances circulaient au porteur. Une large part du commerce était menée par des marchands pour leur propre compte. Mogens Trolle Larsen y voit la première société commerciale attestée.
Le camp adverse conserve pourtant du solide. Le cadre institutionnel existait bel et bien, avec des traités jurés, un kārum doté d’une assemblée et d’une juridiction, une cité d’Assur qui légiférait sur les marchandises autorisées, un palais anatolien qui se servait avant les autres. La remarque de Veenhof sur les traités indique où passe la ligne. L’institution encadrait les tarifs et l’accès au marché, elle ne fixait pas les prix.
Si c’est un marché, il se comporte comme un marché. En reconstituant la chronologie à partir de la liste des éponymes de Kültepe, qui aligne 255 noms et que la dendrochronologie du site recoupe, Gojko Barjamovic, Thomas Hertel et Mogens Trolle Larsen ont montré en 2012 que le système animant le commerce terrestre s’était effondré au bout d’une trentaine d’années, vers 1895-1865. Un pic porté par de nouveaux montages en association, puis une récession qu’ils rattachent aux successions, la mort des grands marchands dispersant leurs fonds entre héritiers.
Le quartier a brûlé au terme du niveau II, ses habitants abandonnant sur place l’essentiel de leurs biens, avant d’être reconstruit pour un second temps. Parmi les objets sortis de Kültepe figure une arme de bronze inscrite É.GAL a-ni-ta ru-ba-im, « palais d’Anitta le prince ». Anitta, fils de Pitḫana, est connu par des tablettes du site et par un texte que la tradition hittite recopia bien plus tard. Des deux appellations en circulation, poignard reste préférable à pointe de lance, parce que c’est sous ce nom que Tahsin Özgüç a publié l’objet.
Cinquante enveloppes dans un couloir de musée
Une lettre paléo-assyrienne partait enfermée dans une enveloppe d’argile portant les seuls noms de l’expéditeur et du destinataire, plus les empreintes de son sceau-cylindre. Le destinataire la brisait pour lire. Une enveloppe retrouvée intacte signifie donc que la lettre n’est jamais parvenue à celui qu’elle visait. Au siècle dernier, on en a ouvert quelques-unes, ce qui a détruit sans retour les scènes minuscules des empreintes.
Un scanner tomographique transportable a été construit au centre DESY de Hambourg pour cette raison. Il pèse 420 kilos, se démonte en huit éléments et fonctionne sur une prise de courant ordinaire. Essayé au musée du Louvre en février 2024, il a été installé pour trois semaines à partir de la mi-septembre dans le couloir du Kurşunlu Han, ancien caravansérail devenu le musée des civilisations anatoliennes d’Ankara. Soixante-quatre tomographies y ont été enregistrées sur quarante-huit objets.
Une lettre en est sortie. L’enveloppe Kt 94/k 1150, qui vient de la maison de Šalim-Aššur, mesure 5,3 sur 4,9 sur 2,6 centimètres. Anna-anna y écrit à son mari Ennum-Aššur qu’elle est allée et revenue chez un certain Laqēpum réclamer de l’argent prêté, que l’homme se dit quitte, qu’elle a menacé de produire des témoins, et qu’il refuse net de lui remettre la somme en annonçant qu’il la versera au mari lorsqu’il rentrera. Elle lui demande de venir sous dix jours. Une autre enveloppe présentait un renflement, et la tomographie a montré qu’elle contenait deux tablettes, la seconde ajoutée en petit format ovale parce que la place manquait.
Le scanner a aussi corrigé une reconstitution que l’on croyait acquise. Des expériences menées dans les années 1990 avaient conclu que ces enveloppes étaient façonnées d’une seule couche d’argile étendue sur la tablette, quand les coupes tomographiques les montrent systématiquement faites de plusieurs couches repliées, ce qui les rendait sans doute plus solides au transport. Dans la pâte de l’une d’elles, une masse claire s’est révélée être un grain d’orge, reconnu par l’archéobotaniste de la mission à sa forme aplatie et à ses extrémités en biseau. Plusieurs centaines d’enveloppes scellées attendent encore leur tour dans les magasins du musée d’Ankara, et chacune contient une lettre que son destinataire n’a jamais reçue.
Pour aller plus loin
Par l’écriture, le sujet croise l’invention et la diffusion du cunéiforme, puisque ces tablettes sont les plus anciens documents écrits mis au jour en Anatolie. Vers l’aval, il rejoint la formation du royaume hittite, dont Anitta et son père sont les premiers souverains identifiables, ainsi que la question des routes de l’étain au Bronze.
Dans une réserve du musée d’Ankara se trouve un bloc d’argile de la taille d’une paume, fermé de tous côtés. C’est une lettre encore dans son emballage. Elle a été écrite il y a près de quatre mille ans en Anatolie centrale, dans une ville nommée Kanesh, par la femme d’un commerçant. Les hommes qui vivaient là venaient d’une cité lointaine, Assur, située dans le nord de l’actuel Irak. Personne n’a jamais lu cette lettre.
Des tablettes vendues au marché
À partir de 1880, on trouve chez les antiquaires de Kayseri, en Turquie, des tablettes d’argile couvertes de signes en forme de coins. Les acheteurs européens comprennent vite qu’elles viennent toutes du même endroit. Ils ne savent pas lequel.
Plusieurs expéditions creusent successivement la grande butte qui domine la plaine, celle où se dressaient autrefois le palais et les temples. Aucune ne trouve la moindre tablette. Les paysans du village voisin, qui fouillaient en secret pour revendre leurs trouvailles, se gardaient bien de renseigner les archéologues.
En 1925, un savant tchèque du nom de Hrozný achète des tablettes à ces mêmes paysans et finit par leur faire dire d’où elles sortent. Le gisement se trouve dans les champs plats qui entourent la butte, à l’emplacement des maisons des commerçants. Les fouilles y ont dégagé depuis plus de vingt-trois mille tablettes.
De l’étain contre de l’argent
Ces textes sont les papiers de familles ordinaires, lettres, comptes, contrats, jugements de procès, rangés chez elles dans des paniers et des jarres. Aucun ne provient du palais ni du temple.
Ils racontent un commerce simple dans son principe. Les hommes d’Assur chargeaient sur des ânes de l’étain et des tissus de laine, traversaient les montagnes en quelques semaines, vendaient tout en Anatolie et repartaient avec de l’argent et de l’or. L’étain servait à fabriquer le bronze et ne se trouvait pas sur place.
Chaque étape coûtait. Une petite tablette conservée aux États-Unis compte les prélèvements opérés sur un lot de quarante-deux tissus. Le fisc en prend une part, le palais local se réserve d’autorité les plus beaux, l’administration du quartier commerçant en retient encore, et un tissu se perd en route.
D’où l’organisation de la fraude, décrite noir sur blanc. Un commerçant demande à ses transporteurs d’emprunter la piste étroite qui évite les contrôles ou, si elle est impraticable, de faire de petits paquets d’étain et de les introduire en ville dissimulés sous leurs vêtements. Un autre conseille de mêler les marchandises déclarées aux autres pour éveiller moins de soupçons. Ces lettres ont été retrouvées chez leurs destinataires, soigneusement archivées.
Les femmes restées à Assur
Les tissus étaient fabriqués à Assur, dans les maisons, par les épouses des commerçants partis en Anatolie, aidées de leurs filles et de leurs servantes.
Ces femmes écrivaient à leurs maris et leurs lettres ont été retrouvées. L’une explique qu’elle n’arrive plus à se procurer de laine, parce que les éleveurs qui viennent tondre leurs bêtes près de la ville sont bloqués plus au sud par une guerre. D’autres réclament de l’argent qu’on leur doit, gèrent les dettes laissées par un père mort, prêtent et placent des fonds. Les séparations duraient des années.
Une dispute qui dure
L’économiste Karl Polanyi s’est appuyé sur ce commerce pour soutenir qu’il n’existait pas de marché dans les économies anciennes. Selon lui, les prix venaient de la coutume et les marchands agissaient pour le compte d’une institution.
L’assyriologue Klaas Veenhof lui a répondu, tablettes en main. Les prix bougeaient, les marchands travaillaient à leur compte, le métal blanc servait de monnaie et les créances circulaient.
L’autre camp garde pourtant quelque chose de solide. Ce commerce était bien encadré par des traités jurés avec les souverains locaux, par des taxes et par un droit de regard du palais sur les meilleures marchandises. Cet encadrement portait sur les tarifs et sur l’accès. Il ne portait pas sur les prix.
Un obstacle plus banal demeure. Une grande partie des tablettes exhumées n’a jamais été publiée, et l’édition avance lentement.
Depuis 2024, un scanner à rayons X démontable, transporté jusque dans le couloir d’un ancien caravansérail devenu musée, lit ces lettres sans casser leur emballage. Dans l’argile de l’une d’elles, un archéobotaniste a reconnu un grain d’orge tombé là pendant la fabrication.
La version complète donne le contenu de la lettre d’Anna-anna, le décompte exact des taxes sur les quarante-deux tissus et la date à laquelle le système commercial s’est effondré.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Lettre d’Anna-anna à son mari Ennum-Aššur, tablette scellée dans son enveloppe d’argile, enveloppe de 5,3 × 4,9 × 2,6 cm, maison de Šalim-Aššur, ville basse de Kanesh, campagne de 1994 Musée des civilisations anatoliennes, Ankara, Kt 94/k 1150
- Lettre d’Inba-Aššur, enveloppe intacte de 5,5 × 5,2 × 3,1 cm contenant une tablette principale et une tablette d’appoint ovale, campagne de 1994 Musée des civilisations anatoliennes, Ankara, Kt 94/k 602
- Lettre d’Ali-ahum et Aššur-taklāku sur l’annulation d’une créance, enveloppe scellée renfermant un grain d’orge dans son argile, campagne de 1993 Musée des civilisations anatoliennes, Ankara, Kt 93/k 144
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Sources primaires (suite)
- Compte de caravane paléo-assyrien, argile, importation de quarante-deux étoffes avec taxe nishatum, préemption et part du kārum Harvard Art Museums, objet 289653
- Compte de caravane de la firme d’Imdī-ilum, argile, période des comptoirs paléo-assyriens, probablement Kültepe The Metropolitan Museum of Art, New York
- Lettre du marchand Kunilum à Pūšu-kēn et Rabi-Aššur sur le mélange de marchandises déclarées et non déclarées British Museum, Londres, W 1919-0712-81
- Tablette cunéiforme dans son enveloppe d’argile entrouverte, période des comptoirs assyriens British Museum, Londres, W 1921-0709-166 et W 1921-0709-166-a
- Arme de bronze inscrite É.GAL a-ni-ta ru-ba-im, « palais d’Anitta le prince », Kültepe publiée par Tahsin Özgüç, Belleten XX
- Liste éponymale de Kültepe dite KEL G, argile, fouilles de Kültepe éditée par Cahit Günbattı, 2008
- Deux textes de traité entre les Assyriens et un souverain anatolien, Kültepe édités par Cahit Günbattı, 2004
Bibliographie
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Sources en ligne
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- « Courriers assyriens : l’archéologie au pied de la lettre » Inraphttps://www.inrap.fr/courriers-assyriens-l-archeologie-au-pied-de-la-lettre-19733
- « Archéologie : à la rencontre des premières femmes d’affaires, en Mésopotamie », Cécile Michel The Conversationhttps://theconversation.com/archeologie-a-la-rencontre-des-premieres-femmes-daffaires-en-mesopotamie-167006
- « Lettres d’une Assyrienne à son mari et réponse de ce dernier (XIXe siècle av. J.-C.) », Cécile Michel CNRS, Images des mathématiqueshttps://images.math.cnrs.fr/lettres-dune-assyrienne-a-son-mari-et-reponse-de-ce-dernier-xixe-siecle-av-j-c-comptes-entre-epoux/
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