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Lapis-lazuli et étain : le plateau iranien, un couloir à deux vitesses

Unknown authorUnknown author / Wikimedia Commons
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Avant que le commerce existe, raconte un poème sumérien, ni l’or, ni l’argent, ni le cuivre, ni l’étain, ni les blocs de lapis-lazuli ne descendaient encore ensemble de leurs montagnes. Le texte, connu aujourd’hui sous le titre d’Enmerkar et le seigneur d’Aratta, met en scène un roi d’Uruk qui réclame à une cité lointaine, au-delà des montagnes de l’est, la pierre bleue et les métaux qui manquent à ses sanctuaires. Les copies qui nous l’ont transmis sont paléo-babyloniennes, dont une tablette de Nippur conservée aux Musées archéologiques d’Istanbul sous le numéro Ni 2379. Pour le scribe qui la recopiait, l’étain et le lapis arrivaient d’un même horizon, par un même chemin, et la question ne se posait pas.

La Kokcha

Au Badakhshan, dans le nord-est de l’Afghanistan, la haute vallée de la Kokcha abrite le gisement de lapis-lazuli que les archéologues citent avant tous les autres. Le village minier s’appelle Sar-i Sang, « le lieu des pierres ». Ses galeries s’ouvrent à plus de 330 mètres au-dessus de lui, sur un versant raide qu’on gravit par un sentier en lacets. Pendant des décennies, on a admis que le lapis de Mésopotamie et d’Égypte sortait de là, sans pouvoir le démontrer. La pierre s’y prête mal. Le lapis-lazuli est une roche composite, où la lazurite qui donne le bleu voisine avec la calcite, la pyrite et le diopside, et sa composition moyenne change d’un éclat à l’autre.

Depuis 2007, une équipe de physiciens et de géologues de l’université de Turin contourne l’obstacle en renonçant à analyser la roche entière. Elle isole les minéraux un à un, diopside, pyrite, calcite, mesure par faisceaux d’ions leurs éléments en traces et leur luminescence, puis compare ces signatures à des roches de référence prélevées dans plusieurs gisements. En 2025, Laura Guidorzi et ses collègues ont appliqué ce protocole à seize déchets de taille provenant de Shahr-i Sokhta, dans le Sistan iranien. Plus de la moitié relèvent sans ambiguïté du Badakhshan. Au moins un fragment, pourtant, ne s’y rattache pas et proviendrait du Pamir, dans le sud-ouest du Haut-Badakhshan tadjik, à quelque 130 kilomètres au nord-est de Sar-i Sang, ce qui conduit les auteurs à envisager, à titre préliminaire, un réseau alimenté par plusieurs gisements. Des analyses chimiques plus anciennes, faites sur de petites quantités de déchets du même site, s’accordaient déjà avec le Pamir, et aussi avec les collines de Chagai, au Pakistan, dont l’exploitation antique a pourtant été contestée. Les gisements parfois évoqués en Iran même et au Sinaï n’ont pas été confirmés par la géologie. Michèle Casanova, dans la synthèse qu’elle a consacrée en 2013 au lapis-lazuli de l’Orient ancien, suit la pierre du Badakhshan dès le IVᵉ millénaire. Le Badakhshan demeure le fournisseur principal, et il n’a probablement pas été le seul. La graphie Sar-i Sang est retenue ici parce qu’elle domine dans la littérature archéologique ancienne ; Sar-e Sang, plus proche de la prononciation actuelle, oblige à doubler toutes les recherches bibliographiques.

Les déchets de la Ville brûlée

Shahr-i Sokhta, la « Ville brûlée », s’étend dans le Sistan, au sud-est de l’Iran. Fondée vers 3200 avant notre ère et habitée en quatre grandes périodes jusque vers 1800, elle figure depuis 2014 sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO, qui la situe à la jonction des routes de l’âge du bronze à travers le plateau iranien. Au début des années 1970, la mission italienne y dégage des dépotoirs formés sur des maisons abandonnées et remplis de rebuts de lapis-lazuli, avec des microlithes de silex qui servaient de têtes de forets pour percer les perles, des éclats, des blocs à demi dégrossis et des perles cassées ou inachevées. Maurizio Tosi et Marcello Piperno en publient la technique dès 1973 dans la revue Expedition, et la ville devient, dans les synthèses des années suivantes, une étape majeure sur la route du lapis vers la Mésopotamie.

Cinquante ans plus tard, ces dépotoirs restent l’unique atelier de lapis fouillé et publié de tout le Proche-Orient ancien.

La publication intégrale des fouilles de 1972, par Massimo Vidale et Alessandra Lazzari en 2017, change la lecture du site. Les artisans y travaillaient à la fois le lapis, la turquoise, le silex, l’albâtre et le cuivre, et maîtrisaient les abrasifs au corindon. Ils campaient librement dans les ruines et se nourrissaient sur les rives des lacs voisins, sans recevoir de rations d’un palais. Il s’agissait probablement de nomades qui suivaient la vallée de l’Helmand au rythme de la transhumance. Leur production, concluent les deux auteurs, allait aux élites qui gouvernaient la ville plutôt qu’aux marchands et aux rois de la lointaine Mésopotamie.

Cette relecture n’efface pas le trafic à longue distance. L’équipe de Turin décrit encore la ville comme une grande consommatrice de perles de qualité et, pour une part, comme un nœud du commerce de la pierre. Les tombes royales d’Ur montrent l’autre bout de la chaîne, avec les tesselles de lapis serties dans le bitume de l’Étendard d’Ur, entre coquille et calcaire rouge (British Museum, 121201). Une partie du lapis voyageait en outre à l’état brut, jusqu’en Syrie. Frances Pinnock a publié en 2006 les blocs non travaillés du palais royal G d’Ebla, détruit à la fin du Bronze ancien IVA, où plusieurs kilogrammes de pierre bleue gisaient dans les annexes de la salle du trône avec du quartz, de la stéatite et des coquilles de tridacne. Dans la pièce L.2982, un poids conique en calcaire percé et les restes du fléau en bois d’une balance reposaient près des morceaux de lapis, signe qu’on y contrôlait au poids la quantité de pierre.

Anāku

L’étain se lit surtout dans les archives. En sumérien AN.NA, en akkadien anāku, le mot désigne l’étain, au terme d’un long débat où l’on a aussi proposé le plomb et l’arsenic, et un doute subsiste sur les contextes où il viserait le minerai, la cassitérite. Les recettes mésopotamiennes prescrivent une part d’étain pour six de cuivre, soit environ 14 %, et une part pour sept à l’époque d’Ur III, des proportions plus fortes que celles qu’on mesure dans la plupart des objets retrouvés.

Au XVIIIᵉ siècle avant notre ère, les archives du palais de Mari, sur le moyen Euphrate, montrent l’étain arriver d’Élam en lingots. Francis Joannès a reconstitué en 1991 ce circuit qui part de Suse, et Mari redistribue ensuite le métal vers l’ouest. Hazor, dans la vallée de la Houla, entretenait avec Mari des échanges largement fondés sur ce besoin d’étain, que Mari tirait de l’est. Le roi Zimri-Lim, qui règne vers 1775-1760, entreprend un voyage vers la Méditerranée qui dure près de six mois ; plus de 4 000 hommes l’accompagnent, et ses coffres scellés contiennent des présents précieux et des lingots d’étain. Pierre Villard a reconstitué en 1986 cet itinéraire jusqu’à Ugarit, sur la côte syrienne. Une liste des présents emportés par Zimri-Lim lors d’un voyage, probablement le même, réserve des quantités d’étain à un homme de Kaptara et au chef des marchands de ce pays (lignes 28-29 du texte traduit dans le Historisches Textbuch zum Alten Testament, n° 73). On identifie le plus souvent Kaptara à la Crète, même si Chypre et la Cilicie ont eu leurs défenseurs.

Un siècle plus tôt, au XIXᵉ siècle, les marchands d’Aššur bâtissaient déjà leur fortune sur ce métal. Plus de 22 500 tablettes retrouvées à Kültepe, l’antique Kaniš, en Anatolie centrale, documentent des caravanes d’ânes chargées d’étain venu de l’est et d’étoffes, que les Anatoliens payaient en argent et en or. Cécile Michel a traduit quatre cents de ces lettres en 2001. Pour Jan Gerrit Dercksen, l’étain avait été extrait en Asie centrale avant d’être apporté à Aššur par des marchands étrangers. Les lettres viennent des comptoirs anatoliens ; à Aššur, la ville où l’étain changeait de mains, les fouilles n’ont presque rien rendu de ces négociants. Quant aux tablettes citées ici, elles nomment des relais, Suse pour Mari, Aššur pour Kaniš, et aucune ne désigne la mine.

Et si l’étain avait pris la mer ?

Dans les années 1970, les prospections de Serge Cleuziou et Thierry Berthoud repèrent plusieurs gisements d’étain dans l’ouest de l’Afghanistan, qu’ils publient en 1982. Leur voisinage avec le lapis et avec l’or, deux matières que les élites mésopotamiennes recherchaient aussi, a fait accepter l’Afghanistan comme l’une des sources les plus plausibles de l’étain proche-oriental. Plus au nord, les fouilles franco-afghanes dirigées par Henri-Paul Francfort de 1976 à 1979 à Shortughaï, dans la province de Takhar, avaient mis au jour un établissement harappéen à l’extrémité orientale de l’ancienne Bactriane, où l’on voit souvent un poste avancé de la civilisation de l’Indus tourné vers les ressources de la région. Tout concordait avec le poème d’Enmerkar, une seule montagne, une seule route.

En 2015, Aurélie Cuénod, Peter Bray et Mark Pollard ont réuni dans une même base les analyses de 5 524 objets en alliage de cuivre d’Iran et des régions voisines, tirées de cinquante-quatre études publiées en quatre-vingts ans. Le résultat dérange le modèle. Ni le nord-est de l’Iran, Tepe Hissar compris, ni le sud-est ne livrent le moindre bronze à l’étain au IIIᵉ millénaire, et ce bronze reste rare ensuite à Tepe Yahya, alors que le lapis traversait précisément ces régions. Une première explication fait contourner le plateau par la mer, par le golfe Persique, sous le contrôle des pouvoirs de Mésopotamie ou de l’Indus. Une autre invoque le conservatisme des métallurgistes de Tepe Hissar et de Tepe Yahya, restés fidèles au cuivre arsenié. C. P. Thornton et C. Giardino ont avancé en 2013 une hypothèse chronologique : les gisements afghans n’auraient été exploités qu’autour de 2000, sous l’influence des populations du complexe bactro-margien d’Asie centrale.

Les candidats ne manquent pas, mais leurs dates gênent. Dans la vallée du Zeravchan, entre Ouzbékistan et Tadjikistan, les mines de Karnab et de Mušiston ont surtout travaillé dans la première moitié du IIᵉ millénaire, peut-être dès la seconde moitié du IIIᵉ à Mušiston. Dans le Taurus, en Anatolie, le site de Kestel a été proposé comme source de cassitérite dès le IIIᵉ millénaire. À l’ouest du plateau iranien enfin, aux confins orientaux du Luristan, Nima Nezafati, Ernst Pernicka et Morteza Momenzadeh ont fait connaître en 2006 la mine de cuivre et d’étain de Deh Hosein, plus de 75 grandes fosses bordées de déblais sur plusieurs kilomètres carrés, exploitées du milieu du IIᵉ millénaire au début du Iᵉʳ, sinon plus tôt.

Combien d’étain Deh Hosein a produit, personne ne sait le dire, faute de preuve solide d’un enrichissement du minerai. Et l’on ignore d’où venait l’étain des bronzes mésopotamiens du IIIᵉ millénaire pour une raison matérielle : les lingots d’étain sont presque absents des fouilles, soit qu’un métal aussi précieux ait été récupéré et refondu, soit qu’il ait circulé sous forme de minerai, que les rapports de fouille n’ont pas toujours identifié.

Mušiston contre Cornouailles

L’épave d’Uluburun déplace la question vers l’ouest et vers la fin de l’âge du bronze. Le navire a coulé vers 1320 avant notre ère au large de la côte sud de la Turquie, où il a été découvert en 1982, avec environ dix tonnes de lingots de cuivre et une tonne de lingots d’étain, le plus grand lot de métal brut connu pour l’âge du bronze. En 2022, Wayne Powell et ses collègues ont analysé 105 lingots d’étain, soit 91 % de la cargaison, en croisant isotopes du plomb, isotopes de l’étain et éléments en traces. Deux tiers viendraient du Taurus, un tiers de la mine de Mušiston, au nord-ouest du Tadjikistan. Les auteurs y voient le travail de petites communautés de montagne, hors du contrôle des grands États, reliées à la Méditerranée par une chaîne d’intermédiaires à plusieurs étapes.

En 2023, Daniel Berger, Kai Kaniuth, Gerhard Brügmann et Ernst Pernicka ont repris ces données dans Frontiers in Earth Science, sous un titre qui écarte Mušiston des sources possibles. Ils soulignent la ressemblance chimique et isotopique d’une partie des lingots avec des lingots du Bronze moyen et récent trouvés en Israël et en Grande-Bretagne, jugent très probable pour cette partie une origine dans le sud-ouest de l’Angleterre, et n’excluent pas l’Afghanistan pour d’autres. Les mêmes mesures conduisent ainsi l’équipe de Powell vers une mine du Tadjikistan et celle de Berger, pour une partie au moins de la cargaison, vers les gisements de Cornouailles.

Pour aller plus loin

Ce dossier rejoint l’histoire de l’Élam et de Suse, par où l’étain passait vers Mari, et celle des marchands assyriens de Kaniš, dont les lettres détaillent l’organisation des caravanes. Il croise aussi la civilisation de l’Indus, présente au nord de l’Afghanistan avec Shortughaï, et la question des échanges par le golfe Persique, que l’archéométallurgie oppose aujourd’hui à l’image d’une route unique à travers le plateau.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. *Enmerkar et le seigneur d’Aratta*, l. 1-24 (ETCSL 1,8.2,3), [manuscrit paléo-babylonien de Nippur]( Musées archéologiques d’Istanbul, Ni 2379https://cdli.earth/artifacts/345116/history/artifact
  2. [« Étendard d’Ur »]( coffret à décor de coquille, calcaire rouge et lapis-lazuli sur bitume, tombe PG 779 du cimetière royal d’Ur British Museum, Londres, 121201 (1928,1010,3)https://www.britishmuseum.org/collection/object/W_1928-1010-3
  3. Lapis-lazuli brut, poids conique en calcaire percé et fléau de balance en bois, palais royal G, annexes de la salle du trône, locus L.2982 Tell Mardikh-Ebla, Syrie
Voir les 35 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Déchets de taille de lapis-lazuli, microlithes de silex et perles inachevées des ateliers fouillés en 1972 Shahr-i Sokhta, Sistan, Iran ; mobilier conservé à la base de recherche de l’ICHHTO sur le site
  2. Liste des présents emportés par Zimri-Lim en voyage, l. 28-29 (étain pour un Kaptaréen et pour le chef des marchands de Kaptara) archives royales de Mari ; traduction dans M. Weippert (dir.), *Historisches Textbuch zum Alten Testament*, Göttingen, 2010, n° 73
  3. Lettres des marchands assyriens de Kaniš, plus de 22 500 tablettes cunéiformes Kültepe, Anatolie centrale
  4. Cargaison de l’épave d’Uluburun, vers 1320 avant notre ère, dont 105 lingots d’étain analysés côte sud de la Turquie

Bibliographie

  1. Michèle Casanova, *Le lapis-lazuli dans l’Orient ancien. Production et circulation du Néolithique au IIe millénaire av. J.-C.*, Documents préhistoriques 27, Paris, 2013, 281 p. Éditions du CTHS
  2. Maurizio Tosi et Marcello Piperno, « Lithic Technology behind the Ancient Lapis Lazuli Trade », *Expedition* 16 (1), 1973, p. 15-23 Penn Museum
  3. Massimo Vidale et Alessandra Lazzari, [*Lapis Lazuli Bead Making at Shahr-i Sokhta. Interpreting craft production in a urban community of the 3rd millennium BC*]( Trévise, 2017, ISBN 978-88-97336-56-3 Antiliahttps://iris.cnr.it/handle/20.500.14243/350328
  4. Laura Guidorzi, Marta Magalini, Alessandro Re, Alessandro Borghi, Massimo Vidale et alii, [« Provenance attribution of lapis lazuli rocks processed at the Bronze Age archaeological site of Shahr-i Sokhta (Iran) »]( *Journal of Archaeological Science : Reports*, 2025 Elsevierhttps://iris.unito.it/handle/2318/2096024
  5. Frances Pinnock, [« The raw lapis lazuli in the Royal Palace G of Ebla. New evidence from the annexes of the Throne Room »]( dans M. E. Alberti, E. Ascalone et L. Peyronel (dir.), *Weights in Context. Bronze Age Weighing Systems of Eastern Mediterranean*, Studi e Materiali 13, Rome, 2006, p. 347-357 Istituto Italiano di Numismaticahttps://iris.uniroma1.it/handle/11573/160468
  6. Henri-Paul Francfort, *Fouilles de Shortughaï. Recherches sur l’Asie centrale protohistorique*, Paris, 1989 Diffusion de Boccard
  7. Herman Vanstiphout, [*Epics of Sumerian Kings. The Matter of Aratta*]( Writings from the Ancient World 20, Atlanta, 2003 Society of Biblical Literaturehttps://cart.sbl-site.org/books/061520P
  8. Serge Cleuziou et Thierry Berthoud, « Early Tin in the Near East. A Reassessment in the Light of New Evidence from Western Afghanistan », *Expedition* 25 (1), 1982, p. 14-19 Penn Museum
  9. Aurélie Cuénod, Peter Bray et A. Mark Pollard, « The « Tin Problem » in the Prehistoric Near East. Further Insights from a Study of Chemical Datasets on Copper Alloys from Iran and Mesopotamia », *Iran* 53, 2015, p. 29-48, DOI 10,1080/05786967,2015,11834749 British Institute of Persian Studieshttps://doi.org/10.1080/05786967.2015.11834749
  10. C. P. Thornton et C. Giardino, « Serge Cleuziou and the « Tin Problem » », dans J. Giraud et G. Gernez (dir.), *Aux marges de l’archéologie. Hommage à Serge Cleuziou*, Paris, 2013, p. 253-260 De Boccard
  11. Nima Nezafati, Ernst Pernicka et Morteza Momenzadeh, « Ancient tin : old question and a new answer », *Antiquity* 80 (308), 2006, Project Gallery Antiquity Publications
  12. Francis Joannès, « L’étain, de l’Élam à Mari », dans L. De Meyer et H. Gasche (dir.), *Mésopotamie et Élam. Actes de la XXXVIe Rencontre assyriologique internationale (Gand, 10-14 juillet 1989)*, Mesopotamian History and Environment, Occasional Publications I, Gand, 1991 Université de Gand
  13. Pierre Villard, « Un roi de Mari à Ugarit », *Ugarit-Forschungen* 18, 1986, p. 387-412 Ugarit-Verlag
  14. Jack M. Sasson, [« Texts, Trade, and Travelers »]( dans Joan Aruz (dir.), *Beyond Babylon. Art, Trade, and Diplomacy in the Second Millennium B.C.*, New York, 2008, p. 95-100 The Metropolitan Museum of Arthttps://cdn.vanderbilt.edu/t2-my/my-prd/wp-content/uploads/sites/240/2014/01/Sasson-Beyond-Babylon-article.pdf
  15. Cécile Michel, *Correspondance des marchands de Kaniš au début du IIe millénaire avant J.-C.*, Littératures anciennes du Proche-Orient 19, Paris, 2001 Éditions du Cerf
  16. Jan Gerrit Dercksen, [« The golden interval of Old Assyrian trade (2000-1700 BC) »]( dans D. A. Warburton (dir.), *The earliest economic growth in world history*, Leyde et Louvain, 2022, p. 75-104 NINO et Peetershttps://scholarlypublications.universiteitleiden.nl/handle/1887/3721453
  17. Wayne Powell, Michael Frachetti, Cemal Pulak, H. Arthur Bankoff et alii, [« Tin from Uluburun shipwreck shows small-scale commodity exchange fueled continental tin supply across Late Bronze Age Eurasia »]( *Science Advances* 8 (48), 2022, eabq3766, DOI 10,1126/sciadv.abq3766 American Association for the Advancement of Sciencehttps://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC9710885
  18. Daniel Berger, Kai Kaniuth, Gerhard Brügmann et Ernst Pernicka, [« Why Central Asia’s Mushiston is not a source for the Late Bronze Age tin ingots from the Uluburun shipwreck »]( *Frontiers in Earth Science* 11, 2023, DOI 10,3389/feart.2023,1211478 Frontiershttps://www.frontiersin.org/journals/earth-science/articles/10.3389/feart.2023.1211478

Sources en ligne

  1. [« Shahr-i Sokhta »]( Centre du patrimoine mondial de l’UNESCOhttps://whc.unesco.org/en/list/1456
  2. [« Enmerkar and the lord of Aratta : translation »]( The Electronic Text Corpus of Sumerian Literature, université d’Oxfordhttps://etcsl.orinst.ox.ac.uk/section1/tr1823.htm
  3. [« Lapis Lazuli, The Blue Road : Seeking the sources of the longest trade »]( The Pasthttps://the-past.com/feature/lapis-lazuli-the-blue-road-seeking-the-sources-of-the-longest-trade
  4. [« Neutron diffraction on lapis lazuli : characterisation of rocks and artworks for a provenance study »]( Università degli Studi di Torino, IRIShttps://iris.unito.it/handle/2318/152365
  5. [« Evaluating Potential Lapis Lazuli Sources for Ancient South Asia Using Sulfur Isotope Analysis », Randall Law]( Harappa.comhttps://www.harappa.com/content/evaluating-potential-lapis-lazuli-sources-ancient-south-asia-using-sulfur-isotope-analysis
  6. [« Le lapis-lazuli dans l’Orient ancien » (recension de l’ouvrage de Michèle Casanova)]( Académie des sciences d’outre-merhttps://www.academieoutremer.fr/images/files/Lapis-lazuli-%2859_135%29.pdf
  7. [« Early Bronze IVA weights at Tell Mardikh-Ebla. Archaeological associations and context »]( Università degli Studi di Milano, AIRhttps://air.unimi.it/handle/2434/578059
  8. [« Trade and Cultural Exchange at Hazor »]( Bible Odyssey, Society of Biblical Literaturehttps://www.bibleodyssey.org/articles/trade-and-cultural-exchange-at-hazor/
  9. [« Kaftor », Klaus Koenen]( WiBiLex, Deutsche Bibelgesellschafthttps://www.die-bibel.de/stichwort/200701
  10. [« La correspondance des marchands assyriens du XIXe s. », Cécile Michel]( HAL-SHShttps://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00644198v1/file/Michel_2008_TopoiSup9.pdf
  11. [« Production and Trade in the Old Assyrian Period », Cécile Michel]( Rivisteweb, Il Mulinohttps://rivisteweb.it/doi/10.1410/79857
  12. [« Henri-Paul FRANCFORT » (notice « Shortugaï »)]( Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/auteurs/henri-paul-francfort/
  13. [« Origin of tin ingots from ancient Mediterranean shipwreck disputed - the metal may have come from Cornwall »]( idw, Informationsdienst Wissenschafthttps://idw-online.de/de/news821200
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