Au fond d’une gorge de la vallée d’Izeh, dans le Khuzestan, un seigneur local nommé Hanni, fils de Tahhi, a fait tailler son portrait dans une niche ouverte à 5,50 mètres au-dessus du sol. Le panneau mesure 1,68 mètre sur 1,35. Vingt-quatre registres d’écriture élamite courent au-dessus des figures, et Hanni y nomme le souverain dont il tient son autorité, le roi Shutur-Nahhunte, fils d’Indada. Neuf épigraphes plus courtes, gravées sur les jupes des personnages, identifient un prêtre nommé Kutur, des musiciens, des porteurs d’offrandes.
« Fils d’Indada », gravé trois fois
Le nom complet, patronyme compris, se lit aujourd’hui sur trois objets. Il y a d’abord ce relief, catalogué Kul-e Farah I, où Hanni écrit qu’il accomplit le service du roi Shutur-Nahhunte, fils d’Indada. Un objet d’or courbe à extrémités en disques, 10 centimètres de haut, 9 de large, provient ensuite d’un tombeau de la plaine de Ramhormoz. Une perle de cornaline sans provenance ferme la série, entrée dans la collection Schøyen sous le numéro MS 2879, dédiée à un dieu Uršu « de la porte d’Anshan ».
Gian Pietro Basello a comparé les trois graphies en 2024. Le nom du dieu-soleil Nahhunte y est noté par le même logogramme, dans la même variante, et le nom du père s’écrit partout in-da-da. La syntaxe diffère d’un objet à l’autre, l’anneau employant la postposition de possession -na là où le relief et la perle emploient le marqueur personnel -r. Sur le relief, et sur lui seul, le personnage reçoit le titre de roi, sunki. Ailleurs, le nom est suivi du seul patronyme, comme sur une marque de propriété ordinaire.
Un quatrième document s’ajoute de biais. Un sceau sans contexte de fouille, publié en 1965 dans un catalogue du Musée d’Israël, se lit « Huban-kitin, fils du roi Shutur-Nahhunte ». Le patronyme du père n’y figure pas. Rien n’interdit de penser qu’il s’agit du même Shutur-Nahhunte, rien ne le prouve, et toute la reconstruction d’une descendance royale tient à cette incertitude-là.
Le mot šak et la fabrication d’un roi unique
En 1901, Vincent Scheil publie des inscriptions royales de Suse où deux souverains se disent fils de Huban-mena, un Shutruk-Nahhunte et un Shutur-Nahhunte. Il conclut à un seul homme désigné par deux formes du même nom, et la communauté savante le suit. Walther Hinz propose en 1964 une explication du doublet, en supposant que le roi s’appelait Shutur-Nahhunte et avait adopté la forme Shutruk-Nahhunte pour se rattacher au conquérant du XIIᵉ siècle. Deux ans plus tôt, Hinz avait daté les inscriptions de Hanni du règne de ce roi unique, entre 717 et 699 avant notre ère. Une difficulté subsistait, puisque le Shutur-Nahhunte de Hanni est fils d’Indada quand celui de Suse est fils de Huban-mena. Hinz la lève en faisant porter au mot šak le sens plus large de « descendant mâle », si bien qu’Indada devenait le père et Huban-mena un aïeul. Eric De Waele refuse la démonstration en 1972 et s’en tient à une datation néo-élamite, sans plus de précision. François Vallat tranche autrement en 1995, en séparant trois individus au lieu d’un, et en renvoyant le petit roi de la région de Malamir à une tout autre époque que le roi de Suse de la fin du VIIIᵉ siècle. Matthew Waters a rappelé en 2000 que les deux formes reposent sur la même racine élamite, où le sens de « droit, ordre » est attesté dès l’époque médio-élamite, ce qui affaiblit l’argument onomastique de Vallat sans rétablir pour autant la construction de Hinz.
L’ancienne construction a laissé des traces visibles. Au Louvre, salle 306, la stèle d’Adda-hamiti-Inshushinak, calcaire, 93,5 centimètres sur 65,6, porte sur sa notice la date « Néo-élamite I (vers -650) », assortie de l’avertissement que la fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état des connaissances. Les chercheurs qui travaillent aujourd’hui sur ce souverain le placent plus d’un siècle plus bas, vers 530-520, et l’identifient volontiers à l’Atamaita, le rebelle que Darius fait écraser en 520.
Comment on date un texte élamite sans date
Aucun texte élamite de cette période ne porte de date utilisable. Les tablettes administratives de Suse mentionnent un jour et un mois, jamais une année de règne. Aucun nom de souverain mésopotamien. Aucun repère astronomique.
La langue fournit le seul levier, et c’est par elle que Vallat a travaillé en 1996. Il relève dans les inscriptions de Hanni trois traits absents des textes de la fin du VIIIᵉ siècle : le remplacement partiel des graphies syllabiques de « roi » et de « fils » par des logogrammes, la spirantisation du k final en h dans le suffixe de première personne, et la labialisation du n en m dans certaines formes verbales. Ces traits placent le texte quelque part après 699, et la marge restante couvre encore cent soixante ans.
Jan Tavernier a ajouté en 2004 un compteur plus fin, celui des écritures brisées. Le cunéiforme élamite note une syllabe fermée soit par un signe unique, soit par deux signes dont les voyelles ne concordent pas, ba-is pour bas par exemple. Au VIIᵉ siècle, plusieurs signes disparaissent du syllabaire, et les scribes n’ont alors plus le choix, certaines séquences ne pouvant plus s’écrire qu’en graphie brisée. Tavernier a dépouillé neuf séquences de ce type dans l’ensemble des textes néo-élamites et publié le décompte sous forme de tableau. Le classement obtenu contraint le relief des deux côtés. Les inscriptions de Hanni comptent huit graphies brisées d’un type et neuf d’un autre, alors que les inscriptions attribuées à Shutruk-Nahhunte II n’en comptent aucune, ce qui exclut la date de Hinz. Mais certaines séquences y restent écrites de façon harmonique, quand elles sont déjà brisées dans les archives de l’Acropole, dans les lettres dites de Ninive et sur une tablette de bronze trouvée à Persépolis. Le relief se place donc après Shutruk-Nahhunte II et avant les archives de Suse, ce qui conduit Tavernier au dernier quart du VIIᵉ siècle.
Entre 645 et 539 avant notre ère
Tavernier donne 645-620, Elynn Gorris resserre à 635-610, Javier Álvarez-Mon et Yasmina Wicks retiennent 625-585, Vallat descend en 2006 jusqu’à 585-539. Marie-Joseph Steve, en classant les signes du relief dans son syllabaire de 1992, l’avait au contraire rapproché de textes du VIIIᵉ siècle. D’un bout à l’autre de l’éventail, plus de cent cinquante ans.
Derrière ces chiffres se joue une question d’histoire politique. En 625, le Babylonien Nabopolassar, à son avènement, renvoie à Suse les statues divines que les Assyriens en avaient emportées pour les installer à Uruk. Il fallait bien une administration capable de les recevoir. Si Shutur-Nahhunte fils d’Indada régnait alors, l’Élam s’est relevé du sac de Suse en une vingtaine d’années, et les annales assyriennes exagèrent la portée de cette victoire.
Aucun des arguments de la chronologie basse n’est faible. Vallat la fonde sur le fait que les inscriptions de Hanni partagent leurs innovations graphiques avec les archives de l’Acropole, qu’il date de 600-575, et sur la présence dans ces mêmes archives d’hommes venus d’Ayapir, la ville de Hanni. Álvarez-Mon a observé de son côté que l’orfèvrerie du tombeau de Ramhormoz annonce des formes que la cour achéménide adoptera, ce qui pousse la datation vers le bas.
Un point mineur mérite qu’on tranche. Vallat restitue le nom de son roi dans une lacune de la tablette MDP 9 5, qui mentionne un Huban-kitin fils de roi. L’objection de Tavernier porte, et elle porte sur un détail vérifiable, parce que le nom Huban-kitin est trop répandu dans ces archives pour qu’une cassure désigne forcément ce souverain-là, et parce que les traces de signe relevées par Scheil sur sa copie s’accordent mal avec le signe qu’il faudrait y lire.
Une pelleteuse, deux cercueils de bronze
En mai 2007, une entreprise des eaux du Khuzestan creuse un canal près du village de Jubaji, au bord de la rivière Ala, non loin de Ramhormoz. L’engin éventre un caveau de pierre souterrain, recouvert d’un dallage de briques. Une partie du mobilier est pillée avant l’arrivée de l’équipe d’Arman Shishegar, et la police en récupérera plus tard, sans contexte. Les dépôts demeurés en place se réduisaient à une portion de chacun des deux cercueils, un amas d’objets métalliques le long du mur nord et des animaux sacrifiés devant l’entrée.
Les deux corps sont ceux de femmes, l’une de moins de dix-sept ans, l’autre de trente à trente-cinq. Ces cercueils appartiennent à un type de baignoire en bronze d’origine assyrienne, employé aussi à Ur pour enterrer deux femmes du quartier des prêtresses. L’anneau d’or inscrit au nom de Shutur-Nahhunte figurait parmi les objets volés puis rendus. Un second objet d’or, un tube cannelé sans doute porté au bras, ne porte que trois signes, la-ar-na, que Basello traduit « appartenant à l’officiant du sacrifice ». Le même tombeau a livré six poêles à manche terminé par une femme à queue de poisson, forme inconnue hors d’Élam et dont le seul parallèle, une figurine détachée de son manche, a été acheté par le British Museum en 1962.
Ce tombeau date donc quelque chose, mais pas ce qu’on voudrait. Il contenait deux agates oculées gravées au nom du roi kassite Kurigalzu, vieilles de huit siècles au moment du dépôt, et des perles de cornaline de l’Indus plus anciennes encore. Un objet inscrit d’un nom royal fournit seulement un terme après lequel la tombe a été fermée. Wicks le dit sans détour. La provenance des deux objets d’or pillés, et même leur authenticité, ne sera jamais placée hors de tout doute.
Roi de quoi, exactement ?
Vallat lit dans la documentation du VIᵉ siècle un Élam éclaté. Les archives de Suse nomment un Appalaya, roi de ceux de Zari ; les lettres de Ninive font place à un Bahuri de Zamin ; une tablette de bronze de Persépolis donne Shati-hupiti et Huban-shuturuk du côté de Gisat ; un lot d’orfèvrerie sorti clandestinement d’une grotte du Lorestan nomme quatre rois de Samati ; et à Anshan siègent les premiers Achéménides. Shutur-Nahhunte fils d’Indada serait l’un de ces roitelets, celui de la vallée d’Izeh.
Wouter Henkelman conteste la lecture depuis 2003. Selon lui, tous les arguments avancés en faveur d’un État fragmenté admettent une autre interprétation et demandent un réexamen. Zari pourrait désigner une tribu araméenne de la frange du Khuzestan, Samati une région du Lorestan jamais vraiment élamite. Les 299 tablettes de l’Acropole montrent d’ailleurs une administration centrée sur Suse qui atteint Huhnur, sur la plaine de Ramhormoz, ville la plus citée après Suse dans leurs formules de date. Tavernier ajoute une nuance qui vaut pour les deux camps, puisqu’un souverain au règne bref a pu mourir sans avoir commandé la moindre inscription.
Le désaccord porte aussi sur ce qu’un silence autorise à déduire.
Aucun texte ne relie ce roi à un événement mésopotamien datable, et la raison en est connue. Entre le sac de Suse en 646 et la révolte d’Atamaita en 520, l’Assyrie disparaît et les chroniques babyloniennes cessent de s’occuper de l’Élam, de sorte que le repère extérieur manque pendant cent vingt-six ans. Des trois objets qui portent le nom de Shutur-Nahhunte fils d’Indada, deux sont apparus sur le marché sans provenance, et le troisième a quitté le caveau entre les mains de pilleurs, avant toute observation archéologique.
Pour aller plus loin
Le sujet touche au sac de Suse par Assurbanipal en 646, dont les reliefs du palais de Ninive donnent une version triomphale que l’archéologie de Suse ne confirme pas entièrement. Il croise la naissance de l’Empire perse, puisque les Achéménides tiennent Anshan pendant que ces rois élamites tiennent la plaine. Il rejoint enfin l’histoire du cunéiforme élamite, dont la dernière transformation se lit dans les graphies brisées qui servent ici à dater les textes.
Quand ce roi a-t-il régné ? La question paraît élémentaire, et elle n’a pas de réponse. Un souverain nommé Shutur-Nahhunte, fils d’Indada, a gouverné une partie du sud-ouest de l’Iran actuel, dans le pays que les anciens appelaient Élam. Il a vécu quelque part dans les deux siècles qui précèdent la conquête perse. Les spécialistes se disputent sur la date de son règne depuis très longtemps, et l’écart entre leurs propositions est considérable.
Une bague en or, une paroi de rocher
Son nom est gravé sur trois objets. Le plus riche est une pièce d’orfèvrerie en or, sortie d’un tombeau. Une perle de pierre rouge, achetée sur le marché de l’art, complète la série, et personne ne sait d’où elle vient. Sur ces objets, le nom est seul, sans titre, et il pourrait s’agir d’une simple marque de propriété.
Le troisième support est une paroi de rocher, au fond d’une gorge de montagne. Un chef de district y a fait sculpter son propre portrait, puis graver au-dessus une longue déclaration de fidélité à son souverain. C’est le seul endroit où Shutur-Nahhunte est appelé roi.
Un père de trop
L’affaire s’est compliquée très tôt. Les inscriptions élamites connaissent un autre souverain au nom presque identique, qui a régné vers 700 avant notre ère. Les premiers savants ont cru à un seul homme. Une gêne demeurait, car chaque texte donne un père différent.
Walther Hinz a résolu la difficulté en changeant le sens d’un mot. Le terme élamite traduit par « fils » pouvait, selon lui, désigner n’importe quel descendant mâle. Chaque père devenait alors un ancêtre du même homme, et la gêne disparaissait.
Cette explication a tenu très longtemps. François Vallat a fini par démontrer qu’il fallait séparer plusieurs souverains distincts, et ce point est aujourd’hui admis par tous. La date du règne, elle, est restée ouverte.
L’écriture comme calendrier
Il faut donc dater les textes autrement, et la difficulté devient ici sérieuse. Aucun document élamite de cette période ne porte d’année. Les scribes notent le jour et le mois, jamais le règne. Aucun roi mésopotamien n’est mentionné, aucun phénomène céleste non plus.
Les chercheurs datent donc ces textes par leur écriture. L’écriture élamite se transforme lentement, certains signes tombent en désuétude, et les scribes se retrouvent obligés d’orthographier autrement des syllabes qu’ils écrivaient jusque-là d’une seule manière. Jan Tavernier a compté ces orthographes nouvelles dans chaque texte connu.
Le classement obtenu place l’inscription du chef de district après le roi ancien, ce qui règle l’erreur de Hinz, mais avant les archives administratives de la capitale. Cela donne un ordre. Cela ne donne pas une date. La fourchette proposée commence vers 645 selon les uns, se termine vers 539 selon les autres, et chaque camp avance de bons arguments.
Le tombeau qui ne tranche rien
En 2007, une pelleteuse a défoncé un caveau de pierre pendant le creusement d’un canal. Des femmes y avaient été inhumées dans des cuves de bronze, entourées d’or, d’argent, d’armes et de vaisselle. La plus jeune avait moins de dix-sept ans.
La pièce d’orfèvrerie inscrite au nom du roi provenait de ce tombeau, ce qui aurait pu offrir une date archéologique. Le hasard en a décidé autrement. Des pilleurs avaient emporté l’objet avant l’arrivée des archéologues, si bien que sa place exacte dans le caveau reste inconnue.
Un obstacle plus profond demeure de toute façon. Une chose ancienne peut être enterrée très longtemps après sa fabrication, comme le montrent des pierres gravées trouvées là, vieilles de huit siècles au moment de l’enterrement. Le nom d’un roi sur un objet donne seulement un point de départ.
Le tombeau a livré des poêles dont le manche se termine par une femme à queue de poisson. On n’en connaît aucune autre au monde, sauf une, dont le manche a disparu.
La version complète donne le détail du décompte de Jan Tavernier, l’inscription minuscule que porte un sceau sans provenance, et la date que le musée du Louvre affiche encore sous une stèle de la même époque.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Relief de Kul-e Farah I, panneau 1,68 × 1,35 m, niche à 5,50 m au-dessus du sol, inscription de Hanni fils de Tahhi sur 24 registres et 9 épigraphes, EKI 75 vallée d’Izeh, Khuzestan
- Objet d’or dit « anneau », h. ext. 10 cm, l. 9 cm, disques de 4 cm, inscrit « Šutur-Nahhunte fils d’Intata » (JBJ 1), tombeau de Jubaji Musée national d’Iran, Téhéran
- Objet d’or cannelé, env. 5 × 6 cm, inscrit la-ar-na (JBJ 2), tombeau de Jubaji Musée national d’Iran, Téhéran
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Sources primaires (suite)
- Perle de cornaline inscrite au nom de Šutur-Nahhunte fils d’Intata, dédiée au dieu Uršu de la porte d’Anshan, MS 2879 collection Schøyen, édition Vallat 2011, n° 91
- Sceau inscrit « Huban-kitin, fils du roi Šutur-Nahhunte », sans contexte de fouille Musée d’Israël, Jérusalem ; Kahane 1965, n° 90, pl. IIIg
- Stèle d’Adda-hamiti-Inshushinak, calcaire, 93,5 × 65,6 cm, Suse, EKI 86-89 Musée du Louvre, SB 16
- Tablettes administratives de l’Acropole de Suse, fouilles de 1900, MDP 9 n° 5, 158 et 165 Musée du Louvre et Musée national d’Iran
Bibliographie
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- Wouter F. M. Henkelman, « Defining Neo-Elamite History », *Bibliotheca Orientalis* 60, 2003, p. 251-263 Nederlands Instituut voor het Nabije Oosten
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Sources en ligne
- [« ELAM i. The history of Elam », François Vallat]( Encyclopaedia Iranicahttps://www.iranicaonline.org/articles/elam-i/
- [« Stèle d’Adda Hamiti-Inshushinak », notice de l’œuvre SB 16]( Musée du Louvre, site des collectionshttps://collections.louvre.fr/ark:/53355/cl010174447
- [« Some Thoughts on Neo-Elamite Chronology », Jan Tavernier, ARTA 2004 003]( Achemenet, CNRShttp://www.achemenet.com/ressources/enligne/arta/pdf/2004.003-Tavernier.pdf
- [« Between Highlands and Lowlands. The Ram Hormuz Plain in the Neo-Elamite and Early Achaemenid Periods », Yasmina Wicks, ARTA 2019 002]( Achemenet, CNRShttp://www.achemenet.com/pdf/arta/ARTA_2019_002_Wicks.pdf
- [« The Tomb of Two Priestesses ? The Late Neo-Elamite Jubaji Tomb in a Religious-Royal Context », Yasmina Wicks et Gian Pietro Basello]( Asia Anteriore Antica, Firenze University Presshttps://riviste.fupress.net/index.php/asiana/article/view/2806
- [« Kul-e Farah relief I », Javier Álvarez-Mon et Yasmina Wicks]( Macquarie University, Google Arts & Culturehttps://artsandculture.google.com/asset/kul-e-farah-relief-i-javier-%C3%81lvarez-mon-yasmina-wicks/mgGjmh6G2gmWIQ





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