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Locke, le papier blanc et l’invention française de la table rase

Wellcome Collection / Wikimedia Commons
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Un bloc de marbre traversé de veines. Si les veines dessinent la figure d’Hercule plutôt qu’une autre, il faudra du travail pour la dégager, mais elle était dans la pierre avant qu’on l’y trouve. Leibniz oppose cette comparaison à une autre, celle des tablettes vides, « ce qui s’appelle tabula rasa chez les philosophes ».

Au deuxième paragraphe du livre II de l’Essai sur l’entendement humain, celui que tous les manuels citent, Locke n’emploie pas ce latin. Il écrit white paper, du papier blanc, vierge de tout caractère.

Contre les « caractères imprimés sur l’âme »

Avant de dire d’où viennent les idées, Locke consacre un livre entier à dire d’où elles ne viennent pas. L’innéisme qu’il attaque tient dans une formule qu’il donne lui-même au livre I, chapitre ii, paragraphe 1, des notions premières, des caractères comme imprimés sur l’esprit de l’homme, que l’âme reçoit dès son premier être et apporte au monde avec elle. Ses adversaires en tirent une preuve, l’accord universel, puisque des propositions comme « ce qui est, est » seraient admises partout, donc gravées d’avance.

Locke traite la thèse comme une hypothèse empirique et va voir. Les enfants et les idiots n’ont pas la moindre appréhension de ces propositions, et soutenir que des vérités sont imprimées dans une âme qui ne les perçoit pas approche de la contradiction, puisque imprimer, si ce mot signifie quelque chose, c’est faire qu’une vérité soit perçue. L’innéiste dispose alors d’une échappatoire, la version dispositionnelle, où les principes séjournent sans être aperçus et attendent les circonstances qui les réveilleront. Locke répond que l’argument prouve trop, puisque toutes les vérités que l’esprit connaîtra un jour seraient alors déjà en lui, et que le mot « inné » ne distinguerait plus rien.

Au chapitre iv, paragraphe 24, il ajoute que la doctrine, une fois reçue, dispense les paresseux de la peine de chercher et sert à ceux qui se piquent d’être maîtres et docteurs à gouverner les esprits qu’ils instruisent. La philosophie de l’École, telle qu’on l’enseignait encore à Oxford quand il y arriva en 1652, est la cible la plus probable.

Contre qui écrit-il au juste ? Le livre I ne nomme presque personne, et le reproche d’homme de paille lui a été adressé très tôt. Un seul innéiste y est discuté au long, Edward Herbert de Cherbury, dont Locke consulte le De veritate dans l’édition posthume de 1656 et qu’il traite aux paragraphes 15 à 27 du chapitre iii. John Yolton a soutenu en 1956 que la thèse combattue, selon laquelle des principes innés garantissent la stabilité de la religion, de la morale et du droit naturel, était largement tenue dans l’Angleterre du XVIIᵉ siècle. Son seul travail suivi sur la loi de nature, huit essais latins rédigés vers 1664, n’a pas été publié de son vivant et a attendu l’édition de W. von Leyden en 1954.

L’ananas comme preuve

Le livre II reprend la question par l’autre bout. Supposons l’esprit du papier blanc, sans aucune idée, et demandons-nous d’où lui vient cette réserve immense que l’imagination y peint avec une variété presque infinie. De l’expérience, répond Locke en un mot, et l’expérience se dédouble aussitôt. Il y a les observations portant sur les objets sensibles extérieurs, la sensation, et celles qui portent sur les opérations internes de l’esprit, la réflexion. Ce sont là, écrit-il, les deux fontaines de la connaissance. Devant les idées simples, une couleur ou une saveur, l’esprit est passif et n’en peut ni forger ni supprimer une seule ; il devient actif quand il combine, compare et abstrait, et les idées complexes qu’il fabrique alors, un triangle ou la gratitude, sont faites de ces matériaux et de rien d’autre. L’argument se laisse donc reformuler en trois phrases. Rien n’est dans l’esprit qui n’y soit entré par la sensation ou par la réflexion. Les idées simples ne peuvent être fabriquées par l’esprit, seulement reçues. Donc une prétendue idée dont on ne peut retrouver ni l’entrée sensible ni l’entrée réflexive n’est pas une idée, c’est un mot. Locke en tire une conséquence de méthode qui commande le reste de l’ouvrage, et que Berkeley puis Hume reprendront : analyser une notion consiste à remonter la chaîne de ses composants jusqu’aux idées simples, et l’échec de cette remontée vaut condamnation.

La deuxième prémisse, Locke la vérifie sur un exemple qui lui appartient, au livre III, chapitre iv, paragraphe 11. Que celui qui en doute essaye de donner par des mots le goût de l’ananas à quelqu’un qui n’en a jamais mangé. On peut lui dire que cette saveur ressemble à d’autres déjà logées dans sa mémoire, et il s’en approchera vaguement, sans avoir l’idée.

Une difficulté naît ici. Si l’esprit est vide avant toute expérience, d’où viennent les opérations sur lesquelles la réflexion porte ? Locke leur donne des noms, des facultés et des puissances, l’entendement, la volonté, la perception, la mémoire et le discernement.

Comment « white paper » devient « table rase »

Pierre Coste commence sa traduction en 1697, puis s’installe à Oates, dans l’Essex, chez lady Masham, là où Locke passa ses dernières années, et achève son travail sous les yeux de l’auteur. La première édition française sort à Amsterdam en 1700, chez Henri Schelte ; quatre autres suivront, dont une posthume en 1755. Coste ne compte pas comme chapitre le paragraphe d’introduction du livre I, si bien que sa numérotation ne correspond pas à celle de l’original anglais, piège durable pour qui vérifie une référence. Dans son épître dédicatoire, il rappelle que sa version a fait connaître l’ouvrage en Hollande, en France, en Italie et en Allemagne.

Au livre II, chapitre premier, paragraphe 2, sa phrase donne : « Supposons donc qu’au commencement l’âme est ce qu’on appelle une table rase, vide de tous caractères, sans aucune idée, quelle qu’elle soit. » Le papier blanc a disparu, remplacé par un terme d’école que Coste appuie d’une note où il donne le latin. Le déplacement n’est pas mince. Une feuille blanche reçoit l’encre et n’a jamais rien porté ; une tablette rase est précisément ce qu’on a gratté. Cette formule scolastique vient du De l’âme d’Aristote, III, 4, 430a1, où l’intellect est comparé à une tablette sur laquelle rien n’est écrit en acte, et elle traîne depuis des siècles dans les commentaires de l’École, la tradition même dont le livre I cherchait à sortir. Aujourd’hui, le lecteur français dispose des deux états du texte. La version de Coste, donnée en poche par Philippe Hamou en 2009, reste le document historique, celle que les Lumières ont lue. Chez Jean-Michel Vienne, dont la traduction paraît en 2001, la phrase redevient « du papier blanc, vierge de tout caractère », et pour suivre l’argument c’est cette version qui rend le meilleur service, puisque l’argument porte sur ce qui est reçu et non sur ce qui aurait été effacé.

Le marbre veiné, et la réponse qui n’est jamais venue

Leibniz lit Locke dans Coste, et il répond au mot du traducteur. Dans l’avant-propos des Nouveaux essais sur l’entendement humain, il écrit que si l’âme ressemblait à ces tablettes vides, les vérités y seraient comme la figure d’Hercule est dans un marbre tout à fait indifférent à recevoir cette figure ou quelque autre. Que des veines marquent Hercule de préférence à d’autres figures, et la pierre devient plus déterminée, Hercule y est en quelque façon inné, même s’il faut travailler pour découvrir ces veines et les nettoyer par la polissure. L’inné se réduit ainsi à des inclinations, des dispositions, des habitudes et des virtualités naturelles.

Théophile, son porte-parole dans le dialogue, attaque un point technique. Dire qu’une vérité jamais aperçue ne saurait être dans l’esprit approche de la pétition de principe, puisque cela présuppose que rien n’y est sinon ce qui y est aperçu, alors qu’on peut soutenir qu’il y a des veines dans le marbre avant qu’on les découvre. Leibniz retourne ensuite la seconde source contre Locke. Si la réflexion porte sur les opérations de l’esprit, alors l’esprit s’a lui-même pour objet immédiat, et avec lui l’être, l’unité, la substance, la durée, le changement, l’action, la perception, le plaisir. De là sa correction de l’axiome des empiristes, rien n’est dans l’intellect qui n’ait d’abord été dans les sens, nisi ipse intellectus, sauf l’intellect lui-même.

Locke n’a pas répondu, et il ne le pouvait pas. Le manuscrit était achevé quand il mourut, le 28 octobre 1704, et Leibniz renonça à publier une réfutation contre un adversaire disparu. Les Nouveaux essais parurent en 1765, soixante et un ans après leur achèvement, quarante-neuf ans après la mort de leur auteur, qui ne les vit jamais imprimés. La réponse de Locke que les manuels résument se reconstitue donc toujours à partir d’arguments écrits avant l’objection, et la datation de la rédaction varie elle-même, selon les éditeurs, entre 1703 et 1705.

Neuf hommes sur dix

En 1693, Locke publie Quelques pensées sur l’éducation, tiré de lettres envoyées à son ami Edward Clarke. La thèse du paragraphe premier est célèbre : de tous les hommes qu’on rencontre, neuf sur dix sont ce qu’ils sont, bons ou mauvais, utiles ou non, par leur éducation. Dans la dernière section, il dit avoir considéré le fils de son correspondant, alors très petit, comme du papier blanc ou de la cire, à mouler comme on veut. Ces deux phrases, plus que le livre II de l’Essai, ont fait la fortune politique de l’idée. Steven Pinker rappelait en 2002 ce qu’elle permettait d’attaquer, le droit divin des rois et la noblesse héréditaire, puisqu’un esprit qui ne naît avec rien ne naît avec aucun titre. Cet usage relève de l’histoire de la réception, et il ne se lit nulle part sous cette forme dans l’Essai.

Le même paragraphe concède que certaines constitutions, bien formées par la nature, portent d’elles-mêmes vers l’excellence dès le berceau.

Pinker reconnaît que Locke n’a pas écrit « blank slate »

La formule revient dans le débat scientifique en 1959, quand Noam Chomsky attaque le Verbal Behavior de Skinner, puis en 1966 avec Cartesian Linguistics, où il se réclame de la tradition rationaliste contre l’empirisme. L’argument central, que Chomsky nommera en 1980 la pauvreté du stimulus, soutient que l’enfant acquiert des règles que les phrases entendues ne suffisent pas à déterminer. Rien n’y est réglé. La mise en cause de Geoffrey Pullum et Barbara Scholz en 2002 a occupé un numéro entier de The Linguistic Review, avec six réponses et une réplique.

The Blank Slate paraît la même année. Dès son premier chapitre, Pinker écrit que l’expression traduit librement le latin tabula rasa, qu’on l’attribue couramment à Locke, et qu’en fait celui-ci employait une autre métaphore ; il cite alors le passage du papier blanc. La cible qu’il construit ensuite rassemble plusieurs doctrines venues d’ailleurs, et H. Allen Orr lui objectait en février 2003 qu’on peut refuser la page blanche sans souscrire à la psychologie évolutionniste, Noam Chomsky et Jerry Fodor étant nativistes et critiques de cette psychologie.

Le désaccord le plus net des vingt dernières années porte sur ce que le livre I réfute au juste. Mattia Mantovani a soutenu en 2019 que les arguments dirigés contre Herbert de Cherbury manquent la version cartésienne de l’innéité, Descartes ayant lu Herbert en 1638 et bâti sa propre conception de l’inné contre les mêmes thèses que Locke combat. Trancher supposerait d’identifier, texte en main et date en main, les innéistes que Locke avait sous les yeux en rédigeant ce livre, et c’est précisément ce qu’il s’est abstenu d’écrire.

Pour aller plus loin

La question rejoint les idées innées chez Descartes, dont Locke tenait la thèse de l’âme qui pense toujours pour un innéisme déguisé. Elle croise le problème de Molyneux, posé à Locke par lettre et intégré à l’Essai, où l’on demande si un aveugle-né rendu à la vue reconnaîtrait à vue le cube et la sphère. Elle conduit enfin aux formes a priori de la sensibilité chez Kant, qui reprend l’objection de Leibniz pour en faire tout autre chose.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. John Locke, *An Essay Concerning Human Understanding*, Londres, mis en vente fin 1689 sous le millésime 1690, livre II, chapitre i, § 2, « white Paper, void of all Characters, without any Ideas » éd. Peter H. Nidditch, Clarendon Press, Oxford, 1975
  2. Locke, *Essay*, livre I, chapitre ii, § 1 définition de l’innéité, « Characters as it were stamped upon the Mind of Man, which the Soul receives in its very first Being »
  3. Locke, *Essay*, livre I, chapitre ii, § 5 la quasi-contradiction d’une vérité imprimée mais non perçue, et l’argument qui prouve trop contre l’innéisme dispositionnel
Voir les 40 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Locke, *Essay*, livre I, chapitre iii, § 15-27 discussion d’Edward Herbert de Cherbury, *De veritate*, consulté dans l’édition posthume de 1656 (Nidditch, p. 77-84)
  2. Locke, *Essay*, livre I, chapitre iv, § 24 les principes innés dispensent les paresseux de la peine de chercher
  3. Locke, *Essay*, livre II, chapitre i, § 3-4 sensation et réflexion, « the fountains of knowledge »
  4. Locke, *Essay*, livre II, chapitre i, § 9 la thèse cartésienne de l’âme qui pense toujours, tenue par Locke pour un innéisme
  5. Locke, *Essay*, livre II, chapitre xii, § 1-5 passivité de l’esprit devant les idées simples, activité dans la composition des idées complexes
  6. Locke, *Essay*, livre III, chapitre iv, § 11 le goût de l’ananas, exemple des idées simples indéfinissables
  7. Locke, *Some Thoughts Concerning Education*, Londres, 1693, § 1 « nine parts of ten […] by their education », et la clause sur les constitutions bien formées par la nature
  8. Locke, *Some Thoughts Concerning Education*, section finale « white Paper, or Wax, to be moulded and fashioned as one pleases »
  9. Locke, *Essai philosophique concernant l’entendement humain*, trad. Pierre Coste, Amsterdam, Henri Schelte, 1700, livre II, chapitre i, § 2 « une table rase, vide de tous caractères », avec le latin *tabula rasa* donné en note du traducteur
  10. Locke, *Essai philosophique concernant l’entendement humain*, trad. Pierre Coste, troisième édition, Amsterdam, Pierre Mortier, 1735 épître dédicatoire du traducteur sur les quatre éditions anglaises parues sous les yeux de l’auteur et sur la diffusion de la version française de 1700 en Hollande, en France, en Italie et en Allemagne
  11. Locke, *Essai sur l’entendement humain, livres I et II*, trad. Jean-Michel Vienne, Vrin, 2001 « du papier blanc, vierge de tout caractère » (II, i, § 2)
  12. Locke, *Essays on the Law of Nature*, huit essais latins rédigés vers 1664, manuscrit non publié du vivant de l’auteur éd. W. von Leyden, Clarendon Press, Oxford, 1954
  13. Leibniz, *Nouveaux essais sur l’entendement humain*, avant-propos le marbre veiné et la figure d’Hercule, contre « ce qui s’appelle *tabula rasa* chez les philosophes » ; Académie, série VI, tome VI, p. 52
  14. Leibniz, *Nouveaux essais*, I, i Théophile sur la pétition de principe et sur les veines présentes dans le marbre avant qu’on les découvre ; Académie, série VI, tome VI, p. 83-84
  15. Aristote, *De l’âme*, III, 4, 430a1, pagination Bekker l’intellect comparé à une tablette où rien n’est écrit en acte, ὥσπερ ἐν γραμματείῳ ᾧ μηθὲν ὑπάρχει ἐντελεχείᾳ γεγραμμένον

Bibliographie

  1. John W. Yolton, *John Locke and the Way of Ideas*, Oxford, 1956 Clarendon Press
  2. Mattia Mantovani, « Herbert of Cherbury, Descartes and Locke on Innate Ideas and Universal Consent », *Journal of Early Modern Studies* 8 (1), 2019, p. 83-115 Journal of Early Modern Studies
  3. John Locke, *Essai philosophique concernant l’entendement humain*, trad. Pierre Coste, établissement du texte, présentation et notes par Philippe Hamou, Paris, 2009 Le Livre de Poche
  4. François Dutrait, « Le statut des idées et les problèmes de la connaissance dans l’*Essai sur l’entendement humain* de Locke », conférence, académie d’Orléans-Tours, 2003 Association des professeurs de philosophie de l’enseignement public
  5. Noam Chomsky, *Cartesian Linguistics. A Chapter in the History of Rationalist Thought*, New York, 1966 Harper & Row
  6. Geoffrey K. Pullum et Barbara C. Scholz, « Empirical Assessment of Stimulus Poverty Arguments », *The Linguistic Review* 19 (1-2), 2002, p. 9-50, DOI 10,1515/tlir.19,1-2,9 De Gruyterhttps://doi.org/10.1515/tlir.19.1-2.9
  7. Barbara C. Scholz et Geoffrey K. Pullum, « Searching for Arguments to Support Linguistic Nativism », *The Linguistic Review* 19 (1-2), 2002, p. 185-223, DOI 10,1515/tlir.19,1-2 185 De Gruyterhttps://doi.org/10.1515/tlir.19.1-2
  8. Steven Pinker, *The Blank Slate. The Modern Denial of Human Nature*, New York, 2002, chapitre 1 ; trad. fr. Marie-France Desjeux, *Comprendre la nature humaine*, Paris, 2005, 600 p. Odile Jacob
  9. H. Allen Orr, « Darwinian Storytelling », *The New York Review of Books*, 27 février 2003 The New York Review of Books

Sources en ligne

  1. « John Locke » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/locke/
  2. « Locke, John » Internet Encyclopedia of Philosophyhttps://iep.utm.edu/locke/
  3. « Locke’s Ethics » Internet Encyclopedia of Philosophyhttps://iep.utm.edu/locke-et/
  4. « Tabula rasa » Encyclopædia Britannicahttps://www.britannica.com/topic/tabula-rasa
  5. « Essai philosophique concernant l’entendement humain : ou l’on montre quelle est l’etendue de nos connoissances certaines, et la maniere dont nous y parvenons » (Amsterdam, H. Schelte, 1700) Internet Archive, York University Librarieshttps://archive.org/details/yessaiphilosophi00lockuoft
  6. « Essai philosophique concernant l’entendement humain… Troisième édition » (1735) Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k54249426.texteImage
  7. « Le statut des idées et les problèmes de la connaissance dans Essai sur l’entendement humain de Locke » Association des professeurs de philosophie de l’enseignement publichttps://www.appep.net/mat/2012/06/orleans_tours_locke01.pdf
  8. « Essai sur l’entendement humain, livres I-II » Librairie philosophique J. Vrinhttps://www.vrin.fr/livre/9782711615056/essai-sur-lentendement-humain
  9. « John Locke, Essai philosophique concernant l’entendement humain, traduit par Pierre Coste, édité par Georges J. D. Moyal, 2004 » Dix-huitième Siècle, Perséehttps://www.persee.fr/doc/dhs_0070-6760_2005_num_37_1_2701_t1_0680_0000_2
  10. « Leibniz et le virtuel » Revue d’histoire des sciences, Cairnhttps://shs.cairn.info/article/RHS_682_0447
  11. « Nouveaux essais sur l’entendement humain / Leibniz ; par J.-H. Vérin » Gallica, Bibliothèque nationale de Francehttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k653994/texteBrut
  12. « Herbert of Cherbury, Descartes and Locke on Innate Ideas and Universal Consent » Lirias, KU Leuvenhttps://lirias.kuleuven.be/server/api/core/bitstreams/3a4f99c7-dde5-4855-bd05-d3d87c1f8752/content
  13. « An Essay Concerning Humane Understanding, Volume 2, Books 3 and 4 » Project Gutenberghttps://www.gutenberg.org/cache/epub/10616/pg10616-images.html
  14. « The Blank Slate », allocution à l’American Psychological Association, 2005 stevenpinker.comhttps://stevenpinker.com/files/pinker/files/the_blank_slate_general_psychologist.pdf
  15. « Darwinian Storytelling » The New York Review of Bookshttps://www.nybooks.com/articles/2003/02/27/darwinian-storytelling/
  16. « Empirical assessment of stimulus poverty arguments » The Linguistic Review, De Gruyter Brillhttps://www.degruyterbrill.com/document/doi/10.1515/tlir.19.1-2.9/html
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