Le livre a un trou au milieu, et son auteur refuse de le signer. Publié à Londres à la fin de 1689 avec la date de 1690 sur la page de titre, il s’ouvre sur une phrase qui sonne comme un pamphlet. L’esclavage est un état d’homme si vil et si misérable, écrit l’anonyme, qu’on imagine mal un Anglais, et moins encore un gentleman, plaider pour lui. Le gentleman visé est mort depuis trente-six ans.
Contre le livre d’un mort
Robert Filmer a disparu en 1653. Son Patriarcha, rédigé dans les années 1620 et 1630, sort des presses en 1680, en pleine bataille sur la succession au trône, et sert aussitôt d’arme au camp royaliste. Sa thèse tient en trois pas. Dieu a donné à Adam la domination sur la terre et sur Ève ; cette domination est paternelle et royale à la fois, le père étant roi de sa famille ; les rois actuels l’exercent comme héritiers d’Adam. Personne ne naît libre.
Filmer adresse aux théoriciens du pacte une question redoutable, et Locke passe tout le premier traité à y répondre, verset après verset. Si les hommes naissent libres, quand ont-ils cessé de l’être, qui a signé, et qu’est-ce qui lie les enfants des signataires ? La réponse patriarcale ne demande rien à personne, puisqu’elle explique l’obéissance par un fait que chacun vérifie, être né quelque part, sous quelqu’un.
Locke démonte l’exégèse. La Genèse ne donne pas à Adam ce que Filmer y trouve, et quand bien même elle le donnerait, aucun procédé n’identifie l’héritier aujourd’hui. Laslett a montré en 1960 que l’adversaire visé était Filmer plutôt que Hobbes. Une fois l’héritage écarté, l’autorité doit être fabriquée avec des matériaux que chacun possède déjà.
Une loi qui oblige avant qu’il y ait des lois
L’état de nature, chez Locke, n’a rien d’un désordre. Ce qui le définit au paragraphe 19 du second traité, c’est l’absence d’un juge commun doté d’autorité. Le paragraphe 6 pose la règle sans détour. L’état de nature a une loi de nature pour le gouverner, cette loi est la raison, et elle enseigne que, tous étant égaux et indépendants, nul ne doit nuire à autrui dans sa vie, sa santé, sa liberté ou ses biens.
Une prémisse théologique porte cette égalité, et Locke l’écrit dans la même phrase. Les hommes sont l’ouvrage d’un artisan tout-puissant, ils sont sa propriété, faits pour durer selon son bon plaisir et non selon celui des autres. Nul ne possède personne parce que quelqu’un d’autre possède tout le monde, et l’égalité devient ainsi un fait de droit divin avant d’être une revendication politique.
L’argument se reformule en trois temps. Aucun homme n’a d’autorité naturelle sur un autre. Une loi les oblige pourtant, accessible par la raison seule. Ce qui manque à l’état de nature est l’arbitrage, puisque chacun y est juge dans sa propre cause, de sorte que le gouvernement ajoute une institution à une morale déjà là et reçoit du même coup une mission bornée, les hommes s’unissant pour la conservation mutuelle de leurs vies, de leurs libertés et de leurs biens, que Locke réunit sous le nom de propriété.
Un point demeure ouvert. Locke n’a jamais déduit la loi naturelle de bout en bout, et il reconnaît dans La raison du christianisme que personne ne l’a fait à partir de la seule raison. Leo Strauss en conclut en 1953 que les contradictions sont délibérées, tandis que John Yolton en 1958, puis Alex Tuckness en 1999, tiennent que l’aveu n’entraîne aucune incohérence. Jeremy Waldron soutenait en 2002 que cette théologie fonde l’égalité plus solidement que les affirmations séculières d’aujourd’hui.
Ramasser un gland, et devenir propriétaire
Quelqu’un ramasse des glands sous un chêne. Il faut bien qu’à un moment ces glands cessent d’appartenir à tout le monde, sinon il faudrait l’accord du genre humain pour dîner. Locke place ce moment au ramassage, et c’est le paragraphe 28. Le suivant enfonce le clou, l’eau qui court dans la fontaine étant à tous, celle qui est dans le broc appartenant à qui l’a puisée.
Le paragraphe 27 énonce le principe. Chacun a une propriété en sa propre personne, le travail de son corps et l’ouvrage de ses mains sont proprement siens, et ce qu’il tire de l’état commun, il y a mêlé son travail, il y a joint quelque chose qui lui appartient, et le voilà propriétaire. Deux bornes accompagnent la règle. Rien au-delà de ce qu’on peut consommer avant que cela pourrisse, dit le paragraphe 31. Et le titre par le travail ne vaut, précise le 27, qu’au moins là où il en reste assez et d’aussi bon pour les autres. La monnaie change la donne, car l’or et l’argent ne pourrissent pas, et en acceptant leur usage les hommes ont consenti, selon Locke, à une possession inégale de la terre. C. B. Macpherson a bâti là-dessus en 1962 sa lecture de l’individualisme possessif. Les limites sautent une à une, et la troisième, celle qui obligerait à travailler soi-même, n’a jamais existé, puisque le paragraphe 28 range parmi les biens du maître les mottes que son serviteur a coupées. Le travail s’achète, et le titre suit l’acheteur. Alan Ryan objecte dès 1965 que la propriété inclut chez Locke la vie et la liberté, de sorte que les sans-terre restent membres de la société politique, et James Tully rappelle en 1980 que le premier traité reconnaît un devoir de charité envers qui n’a aucun autre moyen de subsister.
Robert Nozick, en 1974, attaque plutôt la métaphore. Si l’on verse dans la mer une boîte de jus de tomate qui nous appartient, gagne-t-on la mer ou perd-on le jus ? Quant à la clause du « assez et d’aussi bon », Waldron remarque en 1988 que Locke l’introduit par « au moins là où », donc comme une condition suffisante et sous une forme descriptive, sans la ranger avec les restrictions, tandis que Tully et Gopal Sreenivasan y voient la pièce maîtresse de la démonstration, sans que rien dans le texte permette de départager les deux lectures. Des deux traductions françaises courantes, celle de Jean-Fabien Spitz est la plus sûre pour ce chapitre, parce qu’elle a été faite sur le texte critique, alors que l’édition de poche réajuste une version de 1795.
Thanet House, été 1682
De 1669 à 1675, Locke est secrétaire des Lords Propriétaires de la Caroline, colonie dont son protecteur Ashley Cooper, futur comte de Shaftesbury, est l’un des actionnaires. Les Constitutions fondamentales de la province datent de juillet 1669, et un brevet d’avril 1671 élève ce fils d’avoué au rang héréditaire de landgrave de Caroline.
L’article le plus commenté de ce texte accorde à tout homme libre de la Caroline une autorité absolue sur ses esclaves noirs, quelles que soient leur opinion et leur religion. Sur le manuscrit de 1669 conservé dans les papiers Shaftesbury, les mots « pouvoir et » ont été ajoutés devant « autorité » de la main de Locke.
Le même homme a écrit les deux phrases.
David Armitage a montré en 2004 que l’affaire ne s’arrête pas en 1675. Locke quitte Oxford pour Londres le 30 mai 1682 et loge chez Shaftesbury jusqu’au 8 août. Un exemplaire imprimé des Constitutions de janvier 1682, conservé à la New York Public Library, porte trois mains dont la sienne. Il amende une douzaine d’articles, renumérote l’ensemble, et l’article sur les esclaves passe la révision sans une retouche, pour devenir l’article 110 de la version du 17 août 1682. C’est probablement le moment où il rédigeait son chapitre sur la propriété.
Le 26 mars 1685, réfugié en Hollande, Locke écrit à Edward Clarke au sujet de manuscrits laissés dans une malle rouge et décrit l’un des paquets par son contenu supposé. Noix, glands, cailloux brillants, ambre gris. Ces mots figurent dans le chapitre sur la propriété et ne se trouvent réunis que là, indice d’un manuscrit indépendant inséré après coup. L’ambre gris n’est pas un ornement de style, les Constitutions réservant aux Propriétaires la moitié de tout ambre gris trouvé dans la colonie.
Mark Goldie avertissait dès 1983 que la politique anglaise reste l’objet principal du second traité, ce qui borne la lecture coloniale sans l’annuler. Les mêmes Constitutions interdisaient aux colons d’acquérir des terres par achat ou par don des natifs, et déclaraient que l’idolâtrie de ceux-ci ne donnait aucun droit de les chasser. La charge n’a par ailleurs rien d’une invention récente, puisque Josiah Tucker relevait en 1776 la continuité entre le pouvoir de vie et de mort du maître dans les Constitutions et le chapitre sur l’esclavage.
Le peuple sera juge
Nul ne peut être soumis au pouvoir politique d’un autre sans son propre consentement, pose le paragraphe 95. Encore faut-il savoir ce qui compte comme tel, et Locke sait que la question est le point faible. Au paragraphe 122, la pleine appartenance réclame un consentement exprès. Le 119 invente le reste, puisque quiconque jouit d’une portion quelconque du territoire d’un gouvernement y consent tacitement, qu’il possède une terre, qu’il loue une chambre pour huit jours, ou qu’il voyage librement sur la grand-route.
Hume a fait le sort qu’il fallait à cette extension. Dans « Of the Original Contract », paru en 1748, il demande si l’on peut sérieusement dire qu’un paysan ou un artisan pauvre a le libre choix de quitter son pays, lui qui ne connaît ni langue ni mœurs étrangères et vit au jour le jour d’un petit salaire. Autant prétendre, ajoute-t-il, qu’un homme embarqué endormi consent à l’autorité du capitaine, alors qu’il devrait sauter à la mer pour s’y soustraire. Le débat n’a pas été refermé pour autant. A. John Simmons reprend l’objection en 1993 sous une forme précise, on peut consentir par des actes plutôt que par des mots, on ne peut pas consentir sans savoir qu’on le fait. John Dunn répondait dès 1967 que projeter sur le XVIIᵉ siècle notre exigence de délibération est un anachronisme, le consentement lockéen se satisfaisant de n’être pas hostile. Hanna Pitkin déplaçait la question en 1965, la légitimité tenant chez Locke à la conformité du gouvernement à la loi naturelle plutôt qu’à un acte passé.
Le dernier mouvement est juridique, et c’est le plus durable. Le pouvoir législatif n’est qu’un pouvoir fiduciaire, dit le paragraphe 149, de sorte qu’il demeure dans le peuple un pouvoir suprême de le déplacer quand il agit contre la confiance reçue. De là vient, au paragraphe 222, que la confiance trahie emporte déchéance du pouvoir. Quand on demande qui jugera si le prince ou la législature a violé cette confiance, le paragraphe 240 répond que le peuple sera juge, puisque celui qui a désigné un fiduciaire garde le pouvoir de le révoquer. Entre eux, aucun juge terrestre, et le paragraphe 168 nomme le dernier recours, l’appel au ciel, c’est-à-dire les armes. L’argument fournit ainsi un droit sans fournir aucune procédure, ni seuil, ni institution, ni critère qui ne se ramène à l’appréciation de ceux qui se soulèvent, ce qui distingue Locke de la mécanique que Montesquieu construira au siècle suivant.
Le mot qui sert aujourd’hui d’étiquette manquait encore. En français, « libéralisme » n’est attesté qu’en 1818, sous la plume de Maine de Biran, soit cent quatorze ans après la mort de Locke. Timothy Stanton a soutenu en 2018 que le libéralisme s’est choisi Locke pour héros et l’a refait à son image. Lire les Deux traités et dater le moment où l’on en a fait un commencement sont deux enquêtes distinctes, et elles ne se mènent pas sur les mêmes documents.
Pour aller plus loin
Chez Hobbes, l’état de nature du Léviathan obéit à une tout autre mécanique, et Laslett soutient que Locke ne le visait pas. Chez Rousseau, le vocabulaire du pacte reparaît pour aboutir à une conclusion opposée sur la souveraineté, et la Lettre sur la tolérance rejoue la question du consentement sur le terrain religieux.
On répète depuis longtemps que John Locke a écrit son grand livre politique pour justifier la révolution anglaise de 1688. Ce philosophe anglais y cherche d’où vient le droit de gouverner, et répond qu’il vient de ceux qui obéissent. L’ouvrage paraît à Londres à la fin de 1689, sans nom d’auteur. L’ordre des dates, pourtant, ne colle pas.
Un livre plus ancien qu’on ne croyait
En 1960, une édition savante du texte renverse la chronologie. Son auteur, l’historien Peter Laslett, démontre que l’essentiel avait été rédigé environ huit ans plus tôt. L’Angleterre se déchirait alors sur le nom du futur roi, et Locke servait le chef du camp qui voulait écarter l’héritier.
Le livre n’était donc pas un commentaire après coup. C’était une arme, écrite quand personne ne savait qui gagnerait. Locke a d’ailleurs nié l’avoir écrit pendant des années, et ne l’a reconnu que dans un ajout à son testament, peu avant sa mort. L’ouvrage imprimé est de surcroît incomplet, sa préface prévenant que les pages du milieu ont disparu.
L’adversaire avait un bon argument
Celui que Locke attaque est mort depuis longtemps quand son livre reparaît. Il s’appelait Robert Filmer et soutenait que Dieu avait donné la terre à Adam, que les rois sont ses héritiers, et que personne ne naît libre. L’idée paraît absurde aujourd’hui, elle ne l’était pas alors, car elle réglait une vraie difficulté. Si les hommes naissent libres, il faut bien dire à quel moment ils ont cessé de l’être, et qui a signé pour eux.
Locke doit donc rebâtir l’autorité à partir de rien. Il imagine un monde sans gouvernement, où les hommes sont pourtant tenus par une règle qu’ils découvrent en raisonnant, celle de ne porter atteinte ni à la vie, ni à la santé, ni à la liberté, ni aux biens d’autrui. Ce monde sans État, il l’appelle l’état de nature. Ce monde a une morale et pas d’arbitre, puisque chacun y est juge de sa propre cause.
Qui décide que le pouvoir a trahi
Le pouvoir vient donc de l’accord des gouvernés. Encore faut-il savoir ce qui vaut comme accord, car presque personne n’a jamais rien signé. Locke invente une réponse très large et affirme qu’emprunter librement une route publique suffit à consentir.
Le philosophe écossais David Hume a démoli cette idée en une phrase. Il demande si un paysan pauvre, qui ne parle aucune langue étrangère et vit d’un petit salaire, choisit vraiment de rester dans son pays. Autant dire, ajoute-t-il, qu’un homme embarqué pendant son sommeil approuve le capitaine, alors qu’il lui faudrait se jeter à l’eau pour partir.
La suite tient mieux. Les gouvernants reçoivent le pouvoir en dépôt, pour une fin précise, et s’ils s’en servent contre cette fin, ils le perdent. Quand on lui demande qui jugera, Locke répond que ce sera le peuple, parce que celui qui confie garde le droit de reprendre. Il ne dit nulle part comment, et aucune procédure, aucun juge terrestre ne vient combler ce vide.
Le gland, la motte et la Caroline
Viennent les biens, qui occupent le cœur du livre. Quelqu’un ramasse des glands sous un chêne, et il faut bien qu’à un moment ils deviennent les siens, sinon nul ne pourrait dîner sans l’aval de l’humanité entière. Le travail suffit, répond Locke, et en ramassant on s’approprie. L’eau de la fontaine est à tous, celle du broc est à qui l’a puisée.
Des garde-fous encadrent la règle. On ne prend pas plus qu’on ne peut consommer avant que cela pourrisse, et il faut en laisser assez et d’aussi bon pour les autres. L’invention de la monnaie fait tomber le premier, puisque l’or ne pourrit pas. Le second reste discuté, les spécialistes ne s’accordant pas depuis longtemps, et rien dans le texte ne permet de choisir.
Une phrase gêne davantage. Locke écrit que les mottes de terre coupées par son serviteur appartiennent au maître. Le travail donne donc un titre même quand il a été acheté.
Cette gêne a une suite documentaire. Locke fut secrétaire des propriétaires de la Caroline, colonie anglaise d’Amérique, et participa à ses lois, dont l’une donne à tout homme libre une autorité absolue sur ses esclaves noirs. L’historien David Armitage a montré qu’il revint à ce code bien plus tard, pendant l’été 1682, pour en corriger une nouvelle version. L’article sur les esclaves passa la révision sans une retouche.
Le premier mot du grand livre politique de Locke est « esclavage », dans une phrase qui déclare cet état vil et misérable. Sur le manuscrit colonial conservé, deux mots ont été ajoutés à l’encre, de sa main, pour renforcer l’autorité du maître.
La version complète donne la lettre codée sur une malle rouge, l’objection du jus de tomate versé dans la mer, et la date d’entrée du mot « libéralisme » en français.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- John Locke, *Two Treatises of Government*, éd. Peter Laslett, Cambridge, éd. révisée 1988 ; référence par traité et paragraphe Cambridge University Press
- John Locke, *Deux traités du gouvernement*, préface (« le début et la fin d’un discours », papiers perdus, trône de « notre grand restaurateur, notre actuel roi Guillaume ») impression de 1689, page de titre millésimée 1690
- John Locke, *Premier traité du gouvernement*, I, 1 (première phrase de l’ouvrage, sur l’esclavage) et I, 42 (devoir de charité envers qui n’a aucun autre moyen de subsister)
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Sources primaires (suite)
- John Locke, *Second traité du gouvernement*, § 6 et § 19 (loi de nature, absence de juge commun), § 27-§ 31 (propriété par le travail, clause du « assez et d’aussi bon », mottes coupées par le serviteur, limite de la corruption des biens), § 46-§ 50 (monnaie et consentement à l’inégalité), § 87 et § 124 (fin du gouvernement, propriété au sens large), § 95, § 119 et § 122 (consentement exprès et tacite, la grand-route), § 149, § 168, § 222 et § 240 (pouvoir fiduciaire, appel au ciel, le peuple sera juge)
- John Locke, *Le Second traité du gouvernement*, traduction, introduction et notes de Jean-Fabien Spitz avec la collaboration de Christian Lazzeri, Paris, 1994, LXXX-303 p., « Épiméthée » Presses Universitaires de France
- John Locke, *Traité du gouvernement civil*, traduction de David Mazel (Paris, 1795), texte réajusté, introduction et notes de Simone Goyard-Fabre, Paris, 1992, 384 p., GF n° 408 Flammarion
- John Locke, *The Reasonableness of Christianity* aveu que nul n’a déduit la loi naturelle entière de la seule raison ; *Works*, Londres, 1823, t. VII, p. 139
- Robert Filmer, *Patriarcha, or the Natural Power of Kings*, Londres, Richard Chiswell, 1680 ; rédigé dans les années 1620-1630 descendance adamique du pouvoir royal
- *The Fundamental Constitutions of Carolina*, 21 juillet 1669, manuscrit des papiers Shaftesbury The National Archives, Kew, PRO 30/24/47/3 ; article sur l’autorité du maître, mots « power and » ajoutés de la main de Locke ; art. 104 (ambre gris) et art. 112 (interdiction d’acquérir des terres des natifs)
- *The Fundamental Constitutions of Carolina*, 12 janvier 1682, exemplaire imprimé portant les révisions de trois mains dont celle de Locke New York Public Library, cote *KC + 1682 ; articles 14, 34, 39, 40, 52, 59, 67, 70, 73, 75, 116 et 120 amendés, article sur les esclaves renuméroté 110 dans la version du 17 août 1682
- Brevet de landgrave de Caroline accordé à John Locke, 4 avril 1671 Bodleian Library, MS Locke b. 5/9
- John Locke à Edward Clarke, 26 mars 1685, sur les manuscrits de la malle rouge (« noix, glands, cailloux brillants, ambre gris ») *The Correspondence of John Locke*, éd. E. S. de Beer, t. II, p. 708-709, Clarendon Press
- David Hume, « Of the Original Contract », *Essays, Moral and Political*, 1748 le paysan ou l’artisan pauvre, l’homme embarqué endormi
- John Locke, codicille au testament, 15 septembre 1704 seule reconnaissance par l’auteur de la paternité des *Deux traités*, avec legs d’un exemplaire corrigé à la Bodleian Library
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- « John Locke et les fondements de la liberté moderne, de Jean-Fabien Spitz » (compte rendu) Érudit, Politique et Sociétéshttps://releve.erudit.org/fr/revues/ps/2002-v21-n3-ps407/000509ar.pdf
- « The Exclusion Controversy, Pamphleteering, and Locke’s Two Treatises » The Historical Journal, Cambridge Corehttps://www.cambridge.org/core/journals/historical-journal/article/abs/exclusion-controversy-pamphleteering-and-lockes-two-treatises/4F237C575201842E3511E046DC5109B4
- « The interpretation of Locke’s Two Treatises in Britain, 1778-1956 » Research Repository, University of St Andrewshttps://research-repository.st-andrews.ac.uk/bitstream/handle/10023/23128/Locke_s_2_Treatises_1778_1956_BJHP.pdf?sequence=1



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