Vingt-sept pièces, selon l’étude que Sam Jelveh et Hossein Moradi ont mise en ligne au début de 2024. Deux pions seulement, selon la notice qu’Ulrich Schädler et Anne-Elizabeth Dunn-Vaturi ont consacrée aux jeux de plateau de l’Iran préislamique dans l’Encyclopaedia Iranica. Les deux comptes portent sur le même lot d’objets, retiré en 1977 d’une sépulture de la nécropole de Shahr-e Sokhta, dans le Sistan iranien, avec un plateau de bois sculpté qui appartient à la famille du jeu de vingt cases et dont les vingt cases, elles, ne prêtent à aucune discussion.
Tombe IUP 731
Shahr-e Sokhta, la « ville brûlée » (la littérature savante écrit aussi Shahr-i Sokhta), s’étend à 56 kilomètres au sud de Zabol, dans la province du Sistan-et-Baloutchistan. Deux chronologies cohabitent. L’UNESCO, qui a inscrit le site au patrimoine mondial en 2014, retient une occupation de 3200 à 1800 environ avant notre ère ; l’équipe iranienne actuelle, citée par le Tehran Times en septembre 2026, la resserre sur la fin du IVᵉ et le IIIᵉ millénaire.
En 1967 commencent les fouilles. Dix campagnes se succèdent jusqu’à la révolution de 1979 sous la direction de l’archéologue italien Maurizio Tosi, et c’est au cours de l’une d’elles, en 1977, que l’équipe de la nécropole ouvre la sépulture enregistrée sous le numéro IUP 731. Le plateau de jeu repose près de la tête du défunt. Non loin, un panier contient les pièces et les dés. Marcello Piperno et Sandro Salvatori publient l’ensemble en 1983 dans les Annali de l’Istituto Universitario Orientale de Naples, et l’objet rejoint le Musée national d’Iran, à Téhéran. La datation couramment citée, de 2600 à 2400 avant notre ère, est attribuée au radiocarbone dans les comptes rendus de l’étude de 2024. Sur le défunt lui-même, les publications récentes restent muettes quant à l’âge et au sexe, et l’on connaît mieux la place du plateau dans la fosse, près du crâne, que la personne enterrée avec lui.
Un serpent enroulé sur vingt cases
Le dessin reprend celui des plateaux du cimetière royal d’Ur, dégagés par Leonard Woolley dans les années 1920. Une rangée centrale de huit cases est flanquée, à un bout, de quatre cases de chaque côté et, à l’autre bout, de deux, ce qui dessine un bloc de douze cases et un bloc de six. À Ur, chaque case est une plaquette de coquille incrustée ; plusieurs portent une rosette, emblème de la déesse Inanna, et semblent avoir servi de cases favorables, où un pion échappait à la prise ou gagnait un lancer. À Shahr-e Sokhta, le sculpteur a tiré les vingt cases d’un motif unique, un serpent taillé en relief dont les anneaux successifs dessinent autant d’emplacements circulaires.
On admet généralement que chaque joueur entrait ses pions par les quatre cases de son côté, de sorte que les deux camps ne se rencontraient que dans l’allée centrale, avant de sortir du plateau. Aucune rosette ici. Une seule case se distingue, celle où la tête du serpent rejoint sa queue, et Schädler et Dunn-Vaturi y voient probablement la case finale du parcours.
Le serpent lové a un sosie célèbre sur les bords du Nil. Le mehen égyptien, « celui qui est enroulé », se jouait à l’époque prédynastique et sous l’Ancien Empire sur un plateau en spirale figurant un serpent divisé en cases, image d’une divinité protectrice enroulée autour du dieu Rê pendant sa course nocturne. Aucun lien n’est connu avec le Sistan, hormis le reptile.
Dans le sud-est iranien, le motif survit. À Jiroft, dans le Kerman, un plateau de pierre aligne vingt et une cases en serpent lové, selon le modèle dit « tête et queue », à allée centrale de douze cases, le seul que l’Égypte ait connu ; Schädler et Dunn-Vaturi le rapprochent des plateaux plus anciens de Shahr-e Sokhta.
Quatre dés pour un parcours
Quatre dés accompagnaient le plateau de la tombe 731. Ils sont en bois, longs et fins, et chacun porte sur ses quatre faces les valeurs de un à quatre, marquées par de petits cercles. Rien de tel à Ur, où les plateaux ont été trouvés avec des dés pyramidaux à quatre sommets, deux peints et deux laissés nus, si bien que chaque dé ne donnait qu’un résultat binaire. Quand un scribe de Babylone décrit une partie, plus de deux millénaires plus tard, les pions avancent au jet de deux osselets.
Le mot « dé » couvre ici tout instrument de hasard, osselet compris. Des trois éléments de l’ensemble, les dés sont sans doute le plus instructif et le moins commenté, parce qu’un générateur de hasard fixe l’amplitude des coups, et qu’avancer d’une à quatre cases par dé ne mène pas la même partie qu’additionner des zéros et des uns. Transposer à Shahr-e Sokhta la mécanique d’Ur revient à changer de hasard en gardant la règle, ce que toute reconstitution doit dire.
Jelveh et Moradi recomptent les pions
Sam Jelveh, informaticien de l’université d’Essex, et Hossein Moradi, archéologue indépendant, déposent en avril 2023 une première version de leur étude sur le serveur Preprints.org, sous le titre « Analysing the Shahr-i Sokhta Board Game and Suggested Rules », la retirent le 20 novembre suivant, puis mettent en ligne au début de 2024 une version révisée sur SocArXiv, annoncée comme acceptée par la revue Iran du British Institute of Persian Studies (parution effective). Leur inventaire retient vingt-sept pièces. Vingt seraient des coureurs, dix par joueur ; trois pièces en forme d’étoile marqueraient des refuges où un coureur échappe un temps à la prise ; quatre bloqueurs, deux cônes et deux pièces carrées, gêneraient la progression adverse. Sur cette base, les auteurs proposent une course où chacun doit faire sortir ses dix coureurs avant l’autre, comparent plusieurs jeux de règles par modélisation informatique et font tester le résultat par cinquante joueurs expérimentés, invités à le comparer au jeu d’Ur, et concluent à une partie moins répétitive et moins soumise au hasard. Ils écrivent eux-mêmes que ces règles ne restituent pas celles d’origine et proposent seulement une manière dont on aurait pu jouer, à partir des règles hypothétiques d’Ur et de l’analyse des pièces. Une partie de la presse a pourtant titré, à la fin de 2024, qu’une intelligence artificielle avait déchiffré le jeu, une formule qui ne correspond ni à la méthode suivie, puisqu’aucun texte n’a été lu, ni aux réserves que l’article formule en toutes lettres.
La notice de l’Encyclopaedia Iranica, parue en 2009 et mise à jour en 2016, compte autrement. Parmi les objets associés au plateau, elle ne reconnaît comme pions que deux cônes tronqués et juge peu probable que les petites plaquettes de formes diverses aient appartenu au jeu. L’argument tient en une phrase, sans démonstration développée ; il s’appuie sur les pions connus au Proche-Orient au IIIᵉ millénaire, des cônes et des disques pour l’essentiel.
En sa faveur, l’équipe de 2024 garde un argument sérieux. Les plaquettes ont été trouvées dans le même panier que les dés, à côté du plateau, et les écarter oblige à expliquer leur présence. Surtout, le plateau de Shahr-e Sokhta ne porte aucune case marquée en dehors de la jonction de la tête et de la queue, et des étoiles mobiles pourraient y tenir le rôle que les rosettes gravées jouent à Ur. Le compte de dix coureurs par joueur s’écarte en revanche de tout ce que l’on connaît ailleurs, sept pions par camp sur l’exemplaire d’Ur du British Museum, accompagné de trois dés pyramidaux, cinq dans la règle babylonienne tardive.
« Le plus vieux backgammon du monde »
En décembre 2004, un communiqué iranien annonce la découverte, à Shahr-e Sokhta, du plus vieux backgammon du monde. Mansour Sajjadi, qui dirige alors l’équipe de recherche, décrit un plateau rectangulaire en ébène, un bois absent du Sistan qu’apportaient selon lui des marchands venus de l’Inde, et soixante pions dont son équipe cherche encore à comprendre le nombre ; l’ensemble aurait jusqu’à deux siècles d’avance sur les trouvailles mésopotamiennes. L’Encyclopaedia Iranica enregistre l’annonce comme celle d’un second plateau de même dessin, accompagné de deux dés cubiques, en précisant qu’elle n’en connaît que le signalement paru sur Internet. Tant que cet objet attend sa publication, son ébène et ses soixante pions restent les données d’un communiqué de presse.
Le mot backgammon pose un autre problème. Pour Schädler et Dunn-Vaturi, cette famille de jeux suit une trajectoire propre, indépendante du jeu de vingt cases, et ses premiers indices apparaissent en Iran vers 2000 avant notre ère, sur un plateau de pierre de Jiroft où quatre serpents lovés encadrent trois rangées de douze cases, coupées en deux groupes de six comme sur les plateaux romains du jeu des douze lignes.
La tradition persane, elle, prête l’invention du nard au Sassanide Ardashir Iᵉʳ ou au vizir Bozorgmehr.
Faut-il jeter toute l’annonce de 2004 ? L’intuition qui la portait, une place de l’Iran oriental aux origines des jeux de type backgammon, trouve un appui réel à Jiroft, quelques siècles après la tombe 731 et sur un plateau d’une autre structure. Quant à la priorité chronologique, elle résiste encore moins. Le plateau d’Ur conservé au British Museum sous le numéro 120834 est daté de 2600 à 2400 avant notre ère, la fourchette même que l’on attribue à l’ensemble de Shahr-e Sokhta, et Schädler et Dunn-Vaturi décrivent les plateaux d’Ur comme les exemplaires plus anciens dont le plateau sistanien suit le dessin. Avec deux intervalles qui se recouvrent entièrement, aucun des deux plateaux ne peut revendiquer l’antériorité sur l’autre.
Les gardes de Khorsabad
Entre le milieu du IIIᵉ et le milieu du Iᵉʳ millénaire avant notre ère, le jeu de vingt cases circule de l’Iran au Levant. Le British Museum signale des versions incrustées dans la nécropole royale de Gonur depe, au Turkménistan. En Égypte, où il est joué de la XVIIᵉ à la XXᵉ dynastie, il occupe le dessus de coffrets dont le revers porte le senet, et un coffret d’ivoire trouvé à Enkomi, à Chypre, daté de 1250 à 1100 environ, en marque la limite occidentale connue. Vers 705, des gardes en faction dans le palais de Sargon II à Khorsabad grattent encore sa piste sur la base de sculptures de pierre.
Alex de Voogt, Anne-Elizabeth Dunn-Vaturi et Jelmer Eerkens ont mesuré en 2013 la stabilité de cette transmission ; ils concluent à une grande fidélité du dessin sur quatorze siècles et à une aire de diffusion plus vaste que celle du jeu de cinquante-huit trous.
Pour la règle, il faut descendre jusqu’à la Babylone tardive, deux millénaires après la tombe 731.
Un 3 novembre, en 177-176 avant notre ère, le scribe Itti-Marduk-balāṭu achève la tablette aujourd’hui cotée BM 33333B, publiée par Irving Finkel ; elle copie un texte plus ancien, appelle le jeu « une meute de chiens », donne aux pions des noms d’oiseaux et concerne la forme tardive du plateau, à allée centrale de douze cases. Appliquer cette règle à Shahr-e Sokhta, c’est franchir deux millénaires et changer de plateau.
Le 20 juillet 2026 s’ouvre la vingt et unième campagne de fouilles. Son directeur, Rouhollah Shirazi, de l’université du Sistan-et-Baloutchistan, y annonce en septembre un jeu de plateau d’un type jusque-là inconnu, vieux d’environ 4 600 ans, dont la description détaillée est attendue.
Au Musée national d’Iran, à Téhéran, le plateau de 1977 garde une case plus marquée que les autres, à l’endroit où la tête du serpent rejoint sa queue. Schädler et Dunn-Vaturi y lisent la case finale d’un parcours commun aux deux joueurs, alors que Jelveh et Moradi font de la tête et de la queue deux arrivées distinctes, une par camp, et rien dans la tombe 731 ne permet aujourd’hui de départager ces deux lectures d’un même nœud sculpté.
Pour aller plus loin
Ce sujet croise le cimetière royal d’Ur, dont les plateaux incrustés ont donné au jeu de vingt cases son nom moderne de « jeu royal d’Ur », et les trouvailles de Jiroft, où se côtoient des plateaux en forme d’oiseau de proie ou de scorpion et les premiers plateaux de type backgammon. Il rejoint aussi le jeu de cinquante-huit trous, dit « du chien et du chacal », l’autre grand jeu de course partagé par l’Égypte et l’Iran ancien.
Depuis quelques années, on lit qu’une intelligence artificielle aurait retrouvé les règles d’un jeu de société vieux de 4 500 ans. Ce jeu vient de Shahr-e Sokhta, une grande ville de briques crues dans l’est de l’Iran, près de la frontière afghane. Ses habitants commerçaient jusqu’à la vallée de l’Indus. L’annonce a fait le tour de la presse. Elle promet pourtant davantage que ce que les objets permettent de dire.
Le serpent de la tombe
En 1977, des archéologues italiens ouvrent une tombe dans le grand cimetière de la ville. Près de la tête du mort repose une planche de bois sculptée. Un serpent y est taillé en relief, et ses anneaux dessinent vingt petites cases rondes. Tout près, un panier contient des pièces de jeu et des dés.
Cette planche a des sœurs. Dans les tombes royales d’Ur, une cité du sud de l’Irak actuel, on a trouvé des plateaux de même forme et de même âge. Les spécialistes appellent cette famille le jeu de vingt cases, d’après le nombre de cases. Il s’agit d’une course. Chaque joueur fait entrer ses pions par son côté, puis les pousse dans l’allée du milieu jusqu’à la sortie.
Sur la planche iranienne, une seule case est mise en valeur. C’est l’endroit où la tête du serpent touche sa queue. Pour certains spécialistes, elle marquait l’arrivée commune. Pour d’autres, la tête et la queue étaient chacune l’arrivée d’un joueur.
Des dés qui changent la partie
Les dés de la tombe sont des bâtonnets de bois, longs et fins. Leurs faces portent de petits cercles, et ces cercles donnent la valeur du lancer. À Ur, les joueurs lançaient des dés en forme de pyramide. Seule la moitié de leurs pointes était peinte, et chaque dé répondait donc par oui ou par non.
Cette différence pèse lourd. Un dé qui fait avancer de plusieurs cases ne produit pas la même partie qu’un dé qui répond par oui ou par non. Recopier la règle d’Ur sur la planche iranienne, c’est changer le hasard en gardant le reste. Toute reconstitution doit l’avouer.
Combien de pions dans le panier ?
Le panier a provoqué un vrai désaccord. Un informaticien d’une université anglaise et un archéologue iranien l’ont étudié de près, et ils y comptent vingt-sept pièces. Selon eux, chaque joueur dispose de dix coureurs. D’autres pièces, en forme d’étoile, serviraient d’abris. Les dernières barreraient la route de l’adversaire.
Sur ces rôles, les deux chercheurs ont bâti une règle. Un ordinateur a comparé plusieurs versions, puis cinquante joueurs expérimentés ont essayé le résultat. Les auteurs écrivent eux-mêmes qu’ils proposent une manière possible de jouer, sans prétendre retrouver la règle perdue. Aucun texte n’a été lu, et rien n’a été déchiffré.
D’autres spécialistes des jeux anciens voient le panier autrement. Dans une grande encyclopédie consacrée à l’Iran, ils ne reconnaissent que deux vrais pions. Les petites plaques de formes variées n’auraient, pour eux, sans doute rien à voir avec le jeu. Le premier camp garde un bon argument. Ces plaques dormaient avec les dés, à côté de la planche, et il faut bien expliquer leur présence.
La course au record
Le site avait déjà fait parler de lui. Bien avant cette étude, l’équipe iranienne alors chargée des fouilles avait annoncé le plus vieux backgammon du monde, plus ancien que les plateaux d’Ur. Ce second plateau n’a toujours pas été publié par les spécialistes.
Les deux titres résistent mal. Le backgammon appartient à une autre famille de jeux, dont les premières traces connues viennent d’un autre site iranien, plus récent. Quant à l’âge, les plateaux d’Ur et celui de la tombe ont reçu la même fourchette de dates. Aucun ne peut donc se dire le doyen de l’autre.
La seule règle écrite de cette famille vient de Babylone, bien plus tard. Elle décrit une planche d’une autre forme. Son allée centrale compte davantage de cases.
La planche au serpent est conservée au Musée national d’Iran, à Téhéran. Sa case marquée, là où la tête rejoint la queue, ne dit toujours pas si les joueurs visaient la même arrivée.
La version complète décrit le plateau d’ébène et ses soixante pions annoncés par le communiqué iranien, ainsi que les gardes du palais de Khorsabad qui grattaient la piste du jeu sur le socle des statues.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Plateau du jeu de vingt cases en bois, cases formées par les anneaux d’un serpent sculpté en relief, sépulture IUP 731, nécropole de Shahr-e Sokhta, fouilles italiennes de 1977 Musée national d’Iran, Téhéran, numéro d’inventaire
- Quatre dés longs en bois à quatre faces numérotées de 1 à 4, pions et plaquettes trouvés dans un panier de la même sépulture Piperno et Salvatori 1983, fig. 7 ; Musée national d’Iran, Téhéran
- [Plateau du jeu royal d’Ur, bois incrusté de plaquettes de coquille, cimetière royal d’Ur, numéro de fouille U.9000, 2600-2400 avant notre ère]( British Museum, Londres, BM 120834 (1928,1009 378)https://www.britishmuseum.org/collection/object/W_1928-1009-378
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Sources primaires (suite)
- Tablette de règles du jeu de vingt cases, copiée par Itti-Marduk-balāṭu, Babylone, 3 novembre 177-176 avant notre ère British Museum, Londres, BM 33333B
Bibliographie
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- Sam Jelveh et Hossein Moradi, « Analysis of the Shahr-i Sokhta Board Game and Suggested Rules Based on the Royal Game of Ur » (diffusé aussi sous le titre « Analysis of the Shahr-i Sokhta Board Game with 27 Pieces and Suggested Rules Based on the Game of Ur »), prépublication, 2024, [DOI 10,31235/osf.io/kctnj]( SocArXivhttps://doi.org/10.31235/osf.io/kctnj
- Anne-Elizabeth Dunn-Vaturi et Ulrich Schädler, « Nouvelles perspectives sur les jeux à la lumière de plateaux du Kerman », *Iranica Antiqua* 41, 2006, p. 1-29, [DOI 10,2143/IA.41,0.2004758]( Peetershttps://doi.org/10.2143/IA.41.0.2004758
- Irving L. Finkel, « On the Rules for the Royal Game of Ur », dans Irving L. Finkel (dir.), *Ancient Board Games in Perspective. Papers from the 1990 British Museum Colloquium*, Londres, 2007, p. 16-32 British Museum Press
- Alex de Voogt, Anne-Elizabeth Dunn-Vaturi et Jelmer W. Eerkens, [« Cultural transmission in the ancient Near East : twenty squares and fifty-eight holes »]( *Journal of Archaeological Science* 40, 2013, p. 1715-1730 Elsevierhttps://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S0305440312004955
- Walter Crist, Anne-Elizabeth Dunn-Vaturi et Alex de Voogt, *Ancient Egyptians at Play : Board Games Across Borders*, Londres et New York, 2016 Bloomsbury Academic
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Sources en ligne
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- [« Twenty Squares : An Ancient Board Game », Anne Dunn-Vaturi]( The Metropolitan Museum of Arthttps://www.metmuseum.org/exhibitions/listings/2014/assyria-to-iberia/blog/posts/twenty-squares
- [« Shahr-i Sokhta »]( Centre du patrimoine mondial de l’UNESCOhttps://whc.unesco.org/en/list/1456/
- [« 4 600-year-old board game, decorated bone comb unearthed at Burnt City in southeast Iran »]( Tehran Timeshttps://www.tehrantimes.com/news/529622/4-600-year-old-board-game-decorated-bone-comb-unearthed-at-Burnt
- [« Bronze Age Game Board and Comb Uncovered in Iran’s Burnt City »]( Archaeology Magazine, Archaeological Institute of Americahttps://archaeology.org/news/2026/09/08/bronze-age-game-board-and-comb-uncovered-in-irans-burnt-city/
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- [« Lost Rules to One of The Oldest Board Games May at Last Be Known »]( ScienceAlerthttps://www.sciencealert.com/lost-rules-to-one-of-the-oldest-board-games-may-at-last-be-known
- [« Researchers finally uncover how to play the 4 000-year-old Shahr-i Sokhta board game »]( Archaeology News Online Magazinehttps://archaeologymag.com/2024/12/researchers-uncover-how-to-play-shahr-i-sokhta-board-game/
- [« AI uncovers how to play a 4 500-year-old board game that’s remained a mystery for half a century »]( GIGAZINEhttps://gigazine.net/gsc_news/en/20241226-shahr-i-sokhta-game-of-twenty-squares/
- [« Rules of Board Game From 4 000 Years Ago Revealed »]( Newsweekhttps://www.newsweek.com/rules-ancient-board-game-4000-years-ago-revealed-2004482
- [« After Losing The Rules For 4 000 Years, We May Know How To Play This Ancient Board Game »]( IFLSciencehttps://www.iflscience.com/after-losing-the-rules-for-4000-years-we-may-know-how-to-play-this-ancient-board-game-77152
- [« World’s oldest backgammon set found in Iran », Archaeo News, 11 décembre 2004]( Stone Pageshttps://www.stonepages.com/news/archives/001046.html
- [« Royal Game of Urm... ? », notice de collection]( Amgueddfa Cymru, Museum Waleshttps://museum.wales/collections/online/object/656e299c-1f78-320d-9ab2-9b561170b565?page=76



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