Sept volumes reliés portent à la Bodleian Library d’Oxford les cotes MS. Gr. class. c. 1 à 7, feuillets numérotés d’une seule série continue. Ce sont des dessins, exécutés à Portici entre 1802 et 1806 par les copistes du révérend John Hayter. Plusieurs donnent des lettres qu’aucun papyrus ne porte plus : quand un lambeau de fibre restait collé sur la couche inférieure pendant le déroulement, le dessinateur le copiait, puis le grattait pour atteindre ce qui se trouvait dessous.
On les a d’abord jetés
La villa est apparue par accident, en 1750, au fond d’un puits creusé à Resina. Les galeries de mine ouvertes sous la direction de Roque Joaquín de Alcubierre traversent plus de vingt mètres de matériau volcanique durci, et l’ingénieur suisse Karl Weber, arrivé fin 1749, relève les salles une à une pour en tirer le seul plan dont on dispose encore. Entre le 19 octobre 1752 et le 25 août 1754, les rouleaux sortent en plusieurs fois, rangés en caisses le long des murs. Ils ne ressemblent à rien de connu. Du charbon. Des bûches calcinées.
Mis au rebut avant qu’on ne comprenne ce qu’ils étaient, les premiers ont disparu en nombre inconnu, et ce nombre ne sera probablement jamais rétabli. Camillo Paderni, peintre romain devenu gardien du musée royal de Portici, essaie ce qu’il peut. Le 18 novembre 1752, il écrit à Richard Mead qu’il a multiplié les essais sur ordre du roi sans en obtenir plus que quelques mots entiers, tant la matière tombe en cendres au toucher. Il en vient ensuite à fendre des rouleaux dans la longueur, à copier le texte apparent, puis à gratter la couche pour atteindre la suivante, manœuvre qui a consommé des centaines de volumina.
Le reproche est facile. Personne, en 1752, n’avait jamais vu un livre antique carbonisé.
Scorza
Antonio Piaggio est génois, religieux des Écoles pies, spécialiste des miniatures au Vatican. On le fait venir de Rome en 1753. Sa machine tient dans un cadre de bois : le début du rouleau, ramolli, est collé sur une bande de membrane animale et retenu par des fils de soie tendus, pendant qu’une vis fait lentement descendre le support. En 1754, il obtient l’ouverture du PHerc. 1497. L’opération comporte deux temps. On retire d’abord la scorza, l’écorce, c’est-à-dire les spires extérieures soudées en une masse inséparable ; on déroule ensuite le cœur, moins écrasé. Le début du volumen y passe toujours, la fin parfois. En une vingtaine d’années, Piaggio a ouvert de la sorte une quinzaine de cœurs de rouleaux.
Des vitesses de déroulement circulent dans la vulgarisation, quelques millimètres par jour chez les uns, un centimètre par heure chez les autres. Mieux vaut s’en tenir aux dates, qui reposent sur des registres, et laisser de côté des cadences dont l’origine ne se retrouve nulle part.
La littérature attendue n’est pas venue. On espérait un Tite-Live perdu, un Sophocle, des vers de Virgile ; on a lu un épicurien du Iᵉʳ siècle avant notre ère, Philodème de Gadara, installé dans la villa qu’on attribue le plus souvent à Lucius Calpurnius Pison Caesoninus, beau-père de César. Cette bibliothèque, telle qu’on la reconstitue, aligne Épicure, Philodème, Démétrios Lacon, Polystrate, le stoïcien Chrysippe. Marcello Gigante, qui a dirigé le travail napolitain sur ces textes et l’a présenté en français en 1987, y voyait la seule bibliothèque antique transmise entière.
Quinze académiciens pour quarante volumes
Le 13 décembre 1755, sur le conseil de son ministre Bernardo Tanucci, Charles de Bourbon institue la Reale Accademia Ercolanese, quinze membres chargés d’un programme de quarante volumes de planches gravées. Sorti de la Stamperia Reale en 1757, le premier tome des Antichità di Ercolano esposte sera suivi du huitième et dernier en 1792. L’ouvrage ne se vend pas. Le roi l’offre à des destinataires choisis dans toute l’Europe, cinq cents exemplaires partent pour les amateurs anglais, et le goût européen bascule vers le néoclassicisme sans que personne ait eu besoin de lire une ligne des papyrus.
Les papyrus, eux, attendent. Dès 1760, Tanucci se plaint que sur ses quinze académiciens, deux ou trois travaillent. Le premier tome des Herculanensium voluminum quae supersunt ne paraît qu’en 1793, à Naples, ex Regia Typographia, quarante ans après la découverte, et il contient le De musica IV, c’est-à-dire le rouleau que Piaggio avait ouvert le premier. Winckelmann, qui visite Portici en 1758, 1762, 1764 et 1767, obtient par amitiés et pourboires ce qu’on ne lui montre pas ; sa lettre au comte de Brühl, imprimée à Dresde en 1762 et traduite en français dès 1764 sous le patronage du comte de Caylus, décrit un pillage administré. Le régime est celui d’un cabinet royal doublé d’une entreprise éditoriale de prestige, pas celui d’une publication savante.
Hayter dit deux cents, Drummond dit cent
En décembre 1798, les troupes françaises entrent dans le royaume de Naples. Ferdinand IV gagne Palerme avec les caisses de papyrus entassées en hâte, et elles ne reviennent à Portici que le 15 janvier 1802. Le prince de Galles finance la reprise du travail et envoie son chapelain, John Hayter, qui dirige l’Officina de 1802 à 1806 avec le surintendant Carlo Maria Rosini. Environ deux cents rouleaux sont ouverts et une centaine copiés au crayon de plomb, selon Hayter lui-même ; le plénipotentiaire britannique William Drummond, qui le renvoie en 1808, écrit qu’il en avait ouvert la moitié, et les deux chiffres circulent encore côte à côte.
La même année 1802, Ferdinand IV offre au Premier Consul six rouleaux non ouverts choisis parmi les mieux conservés, contre des prises de guerre restituées ; ils arrivent à Paris à la fin de l’année et portent, dans l’inventaire napolitain, les numéros 148, 171, 184, 185, 205 et 1009. Les dessins de Hayter font le trajet inverse, offerts par le prince de Galles à l’université d’Oxford en 1810, avec quatre rouleaux encore fermés, si bien que trois villes se partagent depuis les morceaux d’une même bibliothèque.
Combien de rouleaux en tout ? La question n’a pas de réponse stable. L’inventaire du musée de Naples commence au numéro 312, les trois cent onze premiers étant perdus, et les catalogues modernes donnent 1 814, 1 826 ou environ 1 840 unités selon qu’on compte les fragments avec les volumina.
Contre le procès en vandalisme
Instruire l’accusation est simple, la contredire apprend davantage. Sans la machine de Piaggio et sans les écorçages qui l’accompagnaient, aucun texte épicurien d’Herculanum ne serait lisible aujourd’hui : ni les livres conservés du traité d’Épicure Sur la nature, ni les Commentaires sur la musique, ni les écrits de Démétrios Lacon. Kilian Fleischer a rappelé ce que gardent les dessins d’Oxford, et l’argument se retourne contre le procès, puisque le geste qui détruit de la matière est le même que celui qui produit l’unique témoin du texte situé dessous.
Les époques suivantes n’ont pas fait mieux. En janvier 1816, Hayter et le chevalier Thomas Tyrwhitt apportent à Paris une copie de la machine et l’essaient sur les rouleaux de l’Institut ; Raoul Rochette rend compte de l’échec devant l’Académie le 31 janvier 1817, en notant qu’on n’a recueilli que « des caractères le plus souvent sans suite ». En février 1877, l’atelier des Antiques du Louvre confie deux fragments à un restaurateur d’origine italienne, Enrico Pennelli, qui les passe à un petit moulin ; les couches se décollent et l’encre s’en va avec elles, si bien qu’il subsiste trente-sept feuillets presque vides de lettres, conservés dans une boîte de merisier verni de 24 sur 16,9 centimètres que la Bibliothèque de l’Institut de France a rouverte en 2012 après un long oubli. La méthode dite d’Oslo, appliquée à Naples en 1986 et 1987 aux deux rouleaux parisiens qu’on avait fini par confier à une équipe norvégienne, les a réduits à 310 et 283 fragments, que l’équipe de Daniel Delattre recompose depuis à raison de deux colonnes par an environ. Le verdict des papyrologues qui travaillent sur ces restes est constant depuis 2013. Rien n’avait alors surpassé le déroulement chimico-mécanique imaginé au XVIIIᵉ siècle, à condition que l’écorce ait été enlevée avec soin, écorce après écorce.
Grenoble, juin 2026
Du 4 au 7 décembre 2013, au synchrotron européen de Grenoble, une équipe franco-italienne tente une preuve de concept sur un rouleau parisien fermé. Le résultat paraît dans Nature Communications le 20 janvier 2015, signé Vito Mocella, Emmanuel Brun, Claudio Ferrero et Daniel Delattre, et des lettres grecques deviennent visibles à l’intérieur des spires par contraste de phase. Un scannage américain mené à Paris en juillet 2009 avait échoué sur cette encre au noir de carbone, dont la densité est presque celle du support.
L’encre ne brille pas sous les rayons X. Elle se trahit par un relief de surface.
En 2023, le rythme change. Le Vesuvius Challenge, lancé en mars par Brent Seales, Nat Friedman et Daniel Gross, met les scans en accès libre ; en octobre, un étudiant du Nebraska lit un mot entier, πορφύραϲ, « de pourpre » ; en février 2024, un prix de 700 000 dollars récompense quinze colonnes et plus de deux mille caractères tirés du PHerc. Paris. 4, soit 5 % d’un rouleau, publiés dans la Zeitschrift für Papyrologie und Epigraphik. Le 25 juin 2026, l’équipe annonce avoir déroulé virtuellement et lu de bout en bout le PHerc. 1667, vingt-deux colonnes sur environ 1,40 mètre, à partir de scans faits sur la ligne BM18 du même synchrotron. On y lit un traité d’éthique dont la dernière colonne conservée nomme Aristocréon, neveu de Chrysippe, ce qui en fait un ouvrage stoïcien du IIᵉ siècle avant notre ère, dans une bibliothèque qu’on croyait épicurienne de part en part. Un troisième rouleau, le PHerc. 139, a livré son titre et son auteur, Philodème, Sur les dieux, livre 8.
Ce que la machine avait pris, le faisceau ne le rend pas. Le PHerc. 1667 lu en 2026 n’est que le noyau d’un rouleau plus grand, environ 8 centimètres de hauteur conservée sur 19 à 24 à l’origine, le reste emporté par des ouvertures manuelles au XIXᵉ siècle, puis en 1969, puis dans les années 1980. L’auteur n’est pas nommé. Deux niveaux de la villa n’ont jamais été fouillés. Suivre à la main la feuille enroulée dans un volume scanné coûtait encore plus de 100 dollars le centimètre carré en 2024.
Les deux volumina entiers conservés à Paris n’ont jamais été déroulés. En 2013 encore, ils dormaient dans une caisse de bois blanc garnie d’ouate grossière que la Bibliothèque de l’Institut de France catalogue sous le nom d’« Objet 59 », et c’est l’un d’eux, le PHerc. Paris. 4, que le faisceau de Grenoble a traversé.
Pour aller plus loin
Les fouilles bourboniennes de Pompéi, engagées en 1748, relèvent du même dispositif et du même secret d’État. Le Vésuve observé par William Hamilton y touche aussi, puisque Piaggio lui a tenu un journal des éruptions de 1779 à 1795. Un troisième fil part de l’édition savante sous privilège royal, où les planches gravées valaient monnaie diplomatique.
Une bibliothèque romaine a brûlé sans disparaître. En 79, l’éruption du Vésuve a enseveli la petite ville d’Herculanum, au bord de la baie de Naples, sous une épaisse couche de matière volcanique. À cette époque, un livre se présentait sous la forme d’un rouleau de papyrus. La chaleur a changé ces rouleaux en blocs de charbon, et les blocs, privés d’air et d’humidité, ont traversé les siècles. C’est la seule bibliothèque de l’Antiquité qui nous soit parvenue à peu près entière. Elle est aussi illisible, puisqu’on ne peut pas dérouler un papyrus carbonisé sans le casser.
Des bûches noires au fond d’un puits
Au milieu du XVIIIᵉ siècle, le roi de Naples fait fouiller la ville antique. On ne creuse pas à ciel ouvert, parce que la couche à percer dépasse vingt mètres et qu’elle est dure comme de la pierre. Les ouvriers avancent par puits et par galeries de mine.
En 1750, une riche maison de campagne apparaît au fond d’un de ces puits. Deux ans plus tard, on y trouve des centaines de cylindres noirs. Personne ne les reconnaît. Ils ressemblent à des bûches brûlées, et les premiers finissent au rebut.
Le gardien du musée royal, un peintre romain, écrit à un médecin de Londres en novembre 1752. Il décrit une matière si fragile qu’elle tombe en poussière au moindre contact. Il a tenté de l’ouvrir sur ordre du roi. Il n’en a tiré que quelques mots.
Une machine qui déroule et qui abîme
Un religieux appelé de Rome met au point en 1753 un appareil pour venir à bout du problème. Le principe tient en peu de chose. On ramollit le bord du rouleau, on le colle sur une bande de membrane animale, on le retient par des fils de soie, et une vis fait descendre le support très lentement.
L’opération se fait en deux temps. Les couches extérieures sont soudées entre elles et rien ne les sépare proprement, donc on les enlève en grattant. Ensuite seulement, on déroule le cœur, mieux conservé.
La méthode marche et elle coûte cher. Le début de chaque rouleau disparaît toujours, la fin souvent. En une vingtaine d’années, cet homme a ouvert une quinzaine de rouleaux.
Le texte retrouvé n’est pas celui qu’on espérait. On attendait un historien romain perdu ou une tragédie grecque. On a lu un philosophe grec peu connu, Philodème, qui vivait sur place au Iᵉʳ siècle avant notre ère.
Des dessins plus précieux que les originaux
Pendant qu’on déroulait, on dessinait. Chaque colonne dégagée était recopiée lettre à lettre par un artiste.
Ce détail a compté plus que tout le reste. Quand un morceau de papyrus restait collé sur la couche du dessous, le dessinateur le copiait d’abord, puis le grattait pour voir ce qu’il cachait. Le morceau était perdu, son texte gardé sur le papier.
Sept volumes de ces dessins, exécutés entre 1802 et 1806, se trouvent aujourd’hui à Oxford. Pour certains passages, ils sont le seul témoin existant.
Les tentatives suivantes n’ont pas fait mieux. À Paris, en 1816 puis en 1877, deux essais d’ouverture ont détruit des rouleaux sans rien donner à lire. Dans les années 1980, une méthode plus douce a réduit deux rouleaux entiers à plusieurs centaines de fragments.
Lire sans ouvrir
L’idée de renoncer à ouvrir est récente. Il a fallu les rayons X d’un très grand instrument installé à Grenoble, et des programmes capables de suivre la feuille enroulée à l’intérieur du bloc.
Une première démonstration réussit en 2015, quand des lettres grecques apparaissent à l’intérieur d’un rouleau resté fermé. L’obstacle venait de l’encre, faite de noir de fumée, qui a presque la même densité que le papyrus brûlé. Elle ne se voit pas. Elle se devine à un très léger relief.
À partir de 2023, un concours international ouvre les images à tous. Un étudiant lit un premier mot entier. L’année suivante, une équipe lit quinze colonnes, soit environ 5 % d’un seul rouleau.
En juin 2026, un rouleau a été lu de bout en bout sans jamais être ouvert. C’est un traité de morale, et il ne vient pas de l’école de Philodème. La plus grande partie de la bibliothèque reste enroulée, et deux étages de la maison n’ont jamais été fouillés.
Le détail des dates, la querelle sur le nombre de rouleaux ouverts vers 1805 et l’état actuel des recherches occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Camillo Paderni, lettre à Richard Mead, Naples, 18 novembre 1752, lue devant la Royal Society le 8 février 1753 Philosophical Transactions 48, 1753, p. 71-73, DOI 10,1098/rstl.1753,0010https://doi.org/10.1098/rstl.1753.0010
- Camillo Paderni, lettre à Thomas Hollis, Naples, 27 avril 1754 Philosophical Transactions 48, 1753, p. 634-638, DOI 10,1098/rstl.1753,0085https://doi.org/10.1098/rstl.1753.0085
- Le Antichità di Ercolano esposte, huit volumes in-folio, Naples, Regia Stamperia, 1757-1792, publiés par la Reale Accademia Ercolanese
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Sources primaires (suite)
- Herculanensium voluminum quae supersunt, tomus I, « Philodemi De musica IV », édité par Carlo Maria Rosini, Naples, ex Regia Typographia, 1793, 287 p. exemplaire numérisé de la Biblioteca Nazionale di Napoli
- Johann Joachim Winckelmann, Recueil de lettres de M. Winckelmann sur les découvertes faites à Herculanum, à Pompeii, à Stabia, à Caserte & à Rome, traduction de Hendrik Jansen, Paris, Barrois l’aîné, 1784 bibliothèque de l’INHA, 8 RES 855 et 8 RES 856
- Fac-similés d’Oxford, dessins exécutés à Portici de 1802 à 1806 sous la direction de John Hayter, sept volumes reliés, feuillets numérotés en série continue Bodleian Library, Oxford, MS. Gr. class. c. 1-7
- PHerc. 1497, Philodème de Gadara, livre IV des Commentaires sur la musique, première fin de rouleau déroulée à la machine de Piaggio en 1754 Officina dei Papiri Ercolanesi, Biblioteca Nazionale « Vittorio Emanuele III », Naples
- PHerc. 1667, rouleau resté clos, noyau conservé d’environ 8 cm pour une hauteur d’origine de 19 à 24 cm, déroulé virtuellement en juin 2026 Officina dei Papiri Ercolanesi, Naples
- PHerc. Paris. 3 et 4, rouleaux carbonisés non ouverts donnés au Premier Consul en 1802, caisse de bois blanc cataloguée « Objet 59 » Bibliothèque de l’Institut de France, Paris
- Boîte « Objet 1 », merisier verni, 24 × 16,9 × 8,6 cm, étiquette datée de mars 1899, contenant le reste du PHerc. Paris. 5 et trente-sept feuillets décollés lors de la tentative de 1877 Bibliothèque de l’Institut de France, Paris
Bibliographie
- Daniel Delattre, La Villa des Papyrus et les rouleaux d’Herculanum. La bibliothèque de Philodème, Liège, 2006, 157 p., Cahiers du CeDoPaL 4, ISBN 978-2-87456-023-1 Presses universitaires de Liège
- Daniel Delattre (éd.), Philodème de Gadara, Sur la musique, livre IV, deux volumes, Paris, 2007, Collection des universités de France, série grecque 457, ISBN 978-2-251-00540-9 Les Belles Lettres
- Marcello Gigante, La Bibliothèque de Philodème et l’épicurisme romain, préface de Pierre Grimal, Paris, 1987, 128 p., Collection d’études anciennes 56 Les Belles Lettres
- Daniel Delattre, « Éditer et traduire le De Musica IV de Philodème aujourd’hui, ou les technologies de pointe appliquées aux papyrus d’Herculanum », I Quaderni del Ramo d’Oro on-line 5, 2012, p. 47-61 Università degli Studi di Siena
- Vito Mocella, Emmanuel Brun, Claudio Ferrero et Daniel Delattre, « Revealing letters in rolled Herculaneum papyri by X-ray phase-contrast imaging », Nature Communications 6, 2015, article 5895, DOI 10,1038/ncomms6895 Nature Communicationshttps://doi.org/10.1038/ncomms6895
- William Brent Seales et Daniel Delattre, « Virtual Unrolling of Carbonized Herculaneum Scrolls : Research Status (2007-2012) », Cronache Ercolanesi 43, 2013, p. 191-208 Centro Internazionale per lo Studio dei Papiri Ercolanesi
- Federica Nicolardi, Stephen Parsons et alii, « Revealing Text from a Still-rolled Herculaneum Papyrus Scroll (PHerc. Paris. 4) », Zeitschrift für Papyrologie und Epigraphik 229, 2024, p. 1-13 Dr. Rudolf Habelt
- Kilian Fleischer, Die Papyri Herkulaneums im digitalen Zeitalter, Berlin, 2022, p. 35-37 De Gruyter
- Giorgio Angelotti, Stephen Parsons, Federica Nicolardi et alii, « Complete virtual unwrapping and reading of a rolled Herculaneum papyrus », prépublication déposée le 27 juin 2026, DOI 10,48550/arXiv.2606,29085 arXivhttps://doi.org/10.48550/arXiv.2606.29085
Sources en ligne
- « LES PAPYRUS D’HERCULANUM DE PARIS (4ème partie) », rapport de Daniel Delattre Académie des Inscriptions et Belles-Lettreshttps://aibl.fr/travaux/les-papyrus-dherculanum-de-paris-4eme-partie/
- « Oxford Facsimiles of Herculaneum Papyri » University of Oxford, Sustainable Digital Scholarshiphttps://www.sds.ox.ac.uk/oxford-facsimiles-herculaneum-papyri
- « I papiri ercolanesi : libri “antiquiores” in biblioteca » Biblioteca Nazionale di Napolihttps://www.bnnonline.it/it/165/i-papiri-ercolanesi-libri-antiquiores-in-biblioteca
- « An entire Herculaneum scroll has been read for the first time » Vesuvius Challengehttps://scrollprize.org/firstscroll
- « Vesuvius Challenge 2023 Grand Prize awarded : we can read the scrolls ! » Vesuvius Challengehttps://scrollprize.org/grandprize
- « Complete virtual unwrapping and reading of a rolled Herculaneum papyrus », notice et résumé arXivhttps://arxiv.org/abs/2606.29085
- « Revealing letters in rolled Herculaneum papyri by X-ray phase-contrast imaging » Nature Communicationshttps://www.nature.com/articles/ncomms6895
- « IX. Extract of a letter from Signor Camillo Paderni, to Dr. Mead, concerning the antiquities dug up from the antient Herculaneum » Philosophical Transactions, The Royal Societyhttps://royalsocietypublishing.org/rstl/article/doi/10.1098/rstl.1753.0010/111068/IX-Extract-of-a-letter-from-Signor-Camillo-Paderni
- « LXXXV. Extract of a letter from Camillo Paderni, Keeper of the Museum Herculaneum, to Tho. Holles, Esq ; dated at Naples, April 27, 1754 » Philosophical Transactions, The Royal Societyhttps://royalsocietypublishing.org/rstl/article/doi/10.1098/rstl.1753.0085/111340/LXXXV-Extract-of-a-letter-from-Camillo-Paderni
- « Herculanensium voluminum quae supersunt 1 », exemplaire de la Biblioteca Nazionale di Napoli Internet Archivehttps://archive.org/details/bub_gb_f6Jpb5_FoV4C
- « Dossier thématique Winckelmann », exposition en ligne bibliothèque de l’Institut national d’histoire de l’arthttp://winckelmann.expositions.inha.fr/document19.html
- « Recueil de lettres de M. Winckelmann sur les découvertes faites à Herculanum », notice de l’exemplaire numérisé bibliothèque numérique de l’INHAhttps://bibliotheque-numerique.inha.fr/collection/item/13540-recueil-de-lettres-de-m-winckelmann-sur-les-decouvertes-faites-a-herculanum
- « Capodimonte oggi racconta... Le Antichità di Ercolano Esposte » Museo e Real Bosco di Capodimonte, ministère italien de la Culturehttps://capodimonte.cultura.gov.it/litalia-chiamo-capodimonte-oggi-racconta-le-antichita-di-ercolano-esposte/
- « Chapitre 19. Naples - Portici - Herculanum - Pompéi », dans Les tableaux d’Italie de Friedrich Johann Lorenz Meyer Publications du Centre Jean Bérard, OpenEdition Bookshttps://books.openedition.org/pcjb/3160
- « Les papyrus de Bonaparte, souvenirs de Pompéi et Herculanum » napoleon.org, Fondation Napoléonhttps://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/articles/les-papyrus-de-bonaparte-souvenirs-de-pompei-et-herculanum/







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