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La Belle, l’épave de Cavelier de La Salle retrouvée au Texas

Larry D. Moore / Wikimedia Commons
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Le plus ancien inventaire de La Belle a été dressé par des hommes qui la cherchaient pour la détruire. Le 4 avril 1687, les pilotes d’une expédition espagnole partie de Veracruz à la Noël précédente repèrent une coque échouée sur la péninsule de Matagorda, dans l’actuel Texas. L’un d’eux, Juan Enríquez Barroto, y compte huit sabords et cinq pierriers, ces petits canons sur pivot qu’on charge par la culasse. Les six Français rescapés du naufrage étaient partis depuis près d’un an. Perdue au cœur de l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, l’épave de Cavelier de La Salle ne serait plus touchée par personne avant l’été 1995.

Quarante à cinquante tonneaux

Le seul document officiel connu range le navire parmi les barques de quarante à cinquante tonneaux, selon la transcription de Glenn Grieco dans l’INA Quarterly en 2003. Ce devis conservé à Paris donne dix-sept dimensions en pieds du roi, dont quarante-cinq de quille et cinquante et un de l’étrave à l’étambot. Sa date flotte, le 15 décembre 1684 pour le site de l’émission NOVA, décembre 1686 pour Grieco, et dans les deux cas son auteur décrivait un bâtiment qui avait déjà quitté la France.

La barque sort en 1684 de l’arsenal royal de Rochefort. Le maître charpentier Honoré Mallet et son fils Pierre, qui en a probablement tracé les formes, venaient de Toulon, où l’on concevait les coques selon des procédés méditerranéens très anciens. Dans sa thèse soutenue à St Andrews en 2003, Toni Carrell retrouve dans les membrures une méthode connue surtout par des manuscrits de la Renaissance, et note que la dendrochronologie n’exclut pas le réemploi de jeux entiers de membrures taillés pour un autre navire.

Live Science donnait en 2016 une coque d’environ 54 pieds sur 14. À quelque 0 325 mètre le pied, rapport qu’emploie Grieco, cinquante et un pieds du roi font 16,6 mètres et cinquante-quatre pieds anglais 16,5, soit la même coque mesurée avec deux pieds différents. On garde ici « barque longue », le mot du devis, de préférence à « frégate », celui de la traduction anglaise de Joutel, parce que le premier nomme un type de coque et le second surtout un rang.

Grieco restitue, d’après Joutel, six canons de fer de quatre livres de balle. Les trois canons de bronze du même calibre trouvés au fond de la cale étaient, pour James Bruseth, des objets d’apparat destinés à la colonie autant que des armes.

« A little Frigate, carrying six Guns »

Henri Joutel, compagnon de La Salle pendant tout le voyage, en a laissé le récit le plus complet. Le livre paraît à Paris en 1713 chez Estienne Robinot, un in-octavo de XXXIV-386 pages « rédigé et mis en ordre par Monsieur de Michel », et le musée Bullock d’Austin précise que cet éditeur a réduit et retouché sans son accord le texte que l’auteur avait préparé vers 1691. La traduction anglaise, datée de 1715 par le même musée et rééditée à Albany en 1906, présente le navire comme une petite frégate de six canons, « which the King had given to Monsieur de la Sale ».

La phrase a pesé trois siècles plus tard. Interrogé le 12 janvier 1998 par le député Pierre Lellouche, le gouvernement répond au Journal officiel du 13 avril en reprenant l’argument de l’ambassade de France à Washington. La Belle appartenait au roi au moment du naufrage, figurait sur les états de la marine royale, remplissait une mission de service public et n’avait pas été cédée à l’explorateur. Le même texte admet que la France ignorait l’existence de l’épave avant que l’essentiel des fouilles fût accompli, et une seconde réponse, en juillet, récuse la notion d’« eaux territoriales de l’État du Texas ».

L’accord entre les deux gouvernements est signé le 31 mars 2003, le jour même d’un arrangement entre la Texas Historical Commission et le Musée national de la Marine, selon l’American Journal of International Law ; la propriété revient à la France, la garde quotidienne à l’agence texane. La même année, Grieco écrivait pourtant que le navire était peut-être un don du roi, et la biographie d’Anka Muhlstein, parue chez Grasset en 1992, retourne le geste dans son titre, Cavelier de La Salle ou l’homme qui offrit l’Amérique à Louis XIV. Joutel parlait probablement de l’usage du navire plus que de sa propriété, car une cession en bonne forme aurait ôté à l’épave son statut de navire d’État.

Péninsule de Matagorda

Partie de Rochefort le 1er août 1684 avec plus de trois cents personnes, selon Robert S. Weddle, la flotte perd le ketch Saint-François au large de Saint-Domingue, pris par des pirates espagnols. Le 20 février 1685, La Salle débarque dans la baie de Matagorda, qu’il prend pour une embouchure du Mississippi ; l’Aimable s’y perd avec l’essentiel des vivres dans la passe Cavallo, et le Joly rentre en France.

En octobre 1685, La Belle suit avec trente-sept hommes les canots de La Salle partis chercher le fleuve le long de la côte, puis demeure à un mouillage mal abrité sous les ordres du second, Tessier, souvent ivre selon le site Texas Beyond History. Le capitaine et plusieurs matelots sont tués par des Karankawa, six autres hommes meurent en allant chercher de l’eau à terre, et la chaloupe est perdue. Le découpage européen en époques ne s’applique pas à ces sociétés de la côte ; l’archéologue Robert Ricklis a décrit en 1996 un cycle qui les rassemblait l’hiver dans de grands campements de pêche sur le littoral et les dispersait l’été en petits groupes de chasse, et si ce schéma vaut pour 1685, la colonie s’est installée chez eux au moment de leurs plus fortes concentrations. Un coup de vent du nord surprend ensuite un équipage affaibli par la soif. L’ancre chasse, et la barque s’échoue par l’arrière sur un haut-fond de la péninsule de Matagorda. Un premier radeau se disloque, un second permet de porter des vivres à terre jusqu’à ce que la coque s’enfonce, et les rescapés passent environ trois mois sur la péninsule avant de traverser la baie dans un canot trouvé sur place. En mai 1686, ils sont six à rejoindre l’établissement, Tessier, l’abbé Chefdeville, le marquis de La Sablonnière, un soldat, un jeune garçon et une servante.

Les chiffres ne s’accordent pas. Texas Beyond History donne vingt-sept hommes d’équipage et sa propre chronologie trente-sept, une publication de l’université Texas A&M quarante-trois personnes à bord, et le naufrage tombe en janvier, en février ou à la fin de l’hiver 1686 selon la page consultée. Aucune ne dit d’où vient son chiffre, et l’on ignore donc combien de personnes se trouvaient sur La Belle le jour où elle a touché le fond.

La Salle ne reverra pas la France.

Parti en janvier 1687 vers le pays des Illinois avec seize ou dix-sept hommes selon les décomptes, il est tué le 19 mars par Pierre Duhaut, l’un des siens, à quelque six lieues d’un village hasinai. La vingtaine de colons restés sur la rivière Garcitas est massacrée par les Karankawa vers la Noël 1688, ou en janvier 1689 selon une autre chronologie, à l’exception de quelques enfants, dont quatre Talon. Le 22 avril 1689, Alonso de León trouve les ruines et fait enterrer les ossements de trois colons avec les huit canons d’un poste qui n’avait ni palissade ni boulets à leur calibre.

La Salle cherchait le Río Escondido

Pourquoi le Texas ? Pour l’Encyclo​pédie canadienne, La Salle avait falsifié la géographie avant de partir, plaçant le Mississippi à plus de six cents milles à l’ouest de son cours réel pour rendre son projet acceptable au roi. Ce camp a un argument solide. Le projet prévoyait aussi une base contre le Mexique espagnol, rappelle Texas Beyond History, et Weddle note que la guerre entre la France et l’Espagne avait pris fin deux semaines après l’appareillage sans que La Salle le sache ; entré dans le golfe en se croyant en guerre, il n’avait aucune raison de fuir les abords de la Nouvelle-Espagne.

Weddle, dans la notice du Handbook of Texas qu’il a rédigée en 1976 et révisée en juin 2024, écarte pourtant l’erreur de navigation comme le dessein secret et conclut à une géographie mal comprise. La Salle croyait avoir atteint le Río Escondido, que les cartes plaçaient près de la rivière Nueces ; son compas était cassé, son astrolabe donnait des latitudes fausses, et il a relevé 28° 20′ à l’embouchure, un chiffre faux de près d’un degré. Peter H. Wood avait intitulé en 1984 son article de l’American Historical Review la découverte d’un explorateur perdu, signe qu’on discutait encore trois siècles plus tard de savoir si La Salle s’était égaré, et l’épave ne départage personne, puisque ce relevé de 28° 20′ est le seul chiffre de sa main que cite Weddle.

Le batardeau de 1996

Une première campagne, à la fin des années 1970, avait promené pendant dix semaines un magnétomètre derrière un petit bateau baptisé Anomaly. En 1995, J. Barto Arnold et James Bruseth, de la Texas Historical Commission, reviennent mieux équipés, et le 5 juillet le plongeur Chuck Meide sent sous ses doigts une anse de levage en forme de dauphin. Le canon de bronze porte le L couronné de Louis XIV et l’insigne de son fils le comte de Vermandois, amiral de France.

L’épave gît sous un peu moins de quatre mètres d’eau. Pour la fouiller à sec, la commission fait planter autour d’elle, à une douzaine de mètres dans le fond, deux enceintes concentriques de palplanches d’acier dont l’intervalle est rempli de sable, un batardeau qui demande près de six mois de travaux et plus de deux millions de dollars. La fouille, dirigée par Bruseth, commence en septembre 1996 et dure près de huit mois, avec des équipes de vingt personnes sept jours sur sept. Environ 40 % de la coque ont survécu selon Texas Beyond History, un tiers selon Grieco. Les objets se comptent par plus d’un million pour Texas Beyond History, 1,6 million pour Live Science, près de deux millions pour la Texas Historical Commission, l’écart tenant sans doute à ce que chacun compte. Le laboratoire de Texas A&M cite environ 17 000 épingles, 675 fers de hache et un nocturlabe, qui donne l’heure d’après les étoiles, et la commission des milliers de perles de verre et de grelots de bronze, de quoi commercer avec les voisins de la colonie.

Dans le compartiment avant, les fouilleurs trouvent un squelette encore articulé, couché face contre le fond sur un rouleau de câble d’ancre, près d’un soulier, d’une bourse de cuir contenant deux peignes et d’un gobelet d’étain gravé « C. Barange ». L’homme avait entre trente-cinq et quarante-cinq ans, mesurait de 1,60 à 1,70 mètre environ, avait eu le nez cassé et boitait. Une grande partie de son cerveau était conservée. L’ADN, contaminé par des micro-organismes marins, n’a rien donné d’utilisable, des échantillons attendent des techniques futures, et le nom gravé sur le gobelet n’a jamais pu lui être rattaché. Les chercheurs pensent qu’il est mort de soif. Il a été inhumé le 3 février 2004 au cimetière d’État du Texas, à Austin, devant 300 personnes selon l’Associated Press, 400 selon Texas Beyond History.

La coque a d’abord trempé dans du polyéthylène glycol, le polymère employé pour le Vasa et la Mary Rose. Son prix ayant plus que quadruplé, le coût du projet est passé de 330 000 dollars prévus à plus de 1,5 million, et le laboratoire a fini par lyophiliser chaque élément dans un appareil de douze mètres de long, acheté environ 500 000 dollars, que Donny Hamilton comptait amortir en sauvant un jour des bibliothèques inondées. Achevée en 2014, la coque est remontée à partir du 25 octobre de la même année au musée Bullock d’Austin, devant le public, par le conservateur Peter Fix.

Le navire y est toujours. La notice du musée le dit « Property of France from the collection of the Musée national de la Marine », prêté par la Texas Historical Commission, et range ainsi dans les collections d’un musée national français une coque qui n’a jamais retraversé l’Atlantique, en donnant raison, au moins en droit, à l’ambassade de 1998 contre la phrase de la traduction de Joutel.

Pour aller plus loin

L’expédition de 1684 prolonge la descente du Mississippi par La Salle depuis la Nouvelle-France et l’histoire de la Louisiane, dont le nom figure déjà au titre du journal de Joutel. Elle croise aussi celle des missions et des présidios espagnols du Texas, puisque le presidio de La Bahía a été bâti en 1722 sur les ruines de l’établissement français, et celle de l’arsenal de Rochefort, où l’on armait et approvisionnait les navires destinés aux expéditions et aux colonies d’Amérique.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Épave de La Belle, barque longue construite à l’arsenal de Rochefort en 1684, échouée sur la péninsule de Matagorda (Texas) en 1686, découverte en juillet 1995, fouillée en batardeau de septembre 1996 à avril 1997 ; coque traitée au polyéthylène glycol, lyophilisée et remontée Bullock Texas State History Museum, Austin ; propriété de la France, collection du Musée national de la Marine, prêt de la Texas Historical Commission
  2. Canon de bronze à anses en forme de dauphin, chiffre de Louis XIV et insigne du comte de Vermandois, trouvé le 5 juillet 1995 par Chuck Meide Bullock Texas State History Museum, Austin, numéro d’inventaire non relevé [À VÉRIFIER]
  3. Mobilier de l’épave décrit par le laboratoire de conservation de Texas A&M : trois canons de bronze de quatre livres, environ 17 000 épingles, 675 fers de hache, un nocturlabe Texas Historical Commission, numéros d’inventaire non relevés [À VÉRIFIER]
Voir les 37 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Squelette d’un marin trouvé dans le compartiment avant, avec soulier de cuir, petit tonneau, bourse de cuir contenant deux peignes et gobelet d’étain gravé « C. Barange » ; restes inhumés au Texas State Cemetery, Austin, le 3 février 2004 mobilier conservé par la Texas Historical Commission, numéros non relevés [À VÉRIFIER]
  2. Devis de La Belle, dix-sept dimensions en pieds du roi, daté du 15 décembre 1684 (NOVA) ou de décembre 1686 (G. Grieco) fonds d’archives parisien, cote non relevée [À VÉRIFIER] ; cité d’après G. Grieco (2003) et PBS NOVA
  3. Henri Joutel, Journal historique du dernier voyage que feu M. de La Sale fit dans le golfe de Mexique, pour trouver l’embouchure et le cours de la rivière de Missicipi, nommée à présent la rivière de Saint Loüis, qui traverse la Louisiane, rédigé et mis en ordre par Monsieur de Michel, Paris, Estienne Robinot, 1713, XXXIV-386 p., 1 carte repliée, in-8° notice des Bibliothèques numériques du ministère des Armées ; microforme à la Bibliothèque nationale de France
  4. Henri Joutel, traduction anglaise du journal, description du navire « a little Frigate, carrying six Guns, which the King had given to Monsieur de la Sale » Joutel’s Journal of La Salle’s Last Voyage, 1684-7, éd. Henry Reed Stiles, Albany (N.Y.), Joseph McDonough, 1906, p. 54-55 ; texte numérique Project Gutenberg n° 65116
  5. Juan Enríquez Barroto, journal de l’expédition maritime de Martín de Rivas et Pedro de Iriarte, 1687, description de l’épave (huit sabords, cinq pierriers) édition non consultée [À VÉRIFIER] ; cité d’après G. Grieco (2003) et Texas Beyond History

Bibliographie

  1. Toni L. Carrell, From forest to fairway : hull analysis of « La Belle », a late seventeenth-century French ship, thèse de doctorat, University of St Andrews, 2003, handle 10023/2798 University of St Andrews
  2. Glenn Grieco, « The Model Reconstruction of La Salle’s Ship La Belle », The INA Quarterly 30 (4), hiver 2003, p. 3-18 Institute of Nautical Archaeology
  3. Peter H. Wood, « La Salle : Discovery of a Lost Explorer », The American Historical Review 89 (2), avril 1984, p. 294-323, DOI 10,1086/ahr/89,2.294 Oxford University Presshttps://doi.org/10.1086/ahr/89.2.294
  4. Anka Muhlstein, Cavelier de La Salle ou l’homme qui offrit l’Amérique à Louis XIV, Paris, 1992, 283 p., ISBN 2-246-39581-X Grasset
  5. Robert A. Ricklis, The Karankawa Indians of Texas : An Ecological Study of Cultural Tradition and Change, Austin, 1996, 236 p., coll. « Texas Archaeology and Ethnohistory Series », ISBN 978-0-292-77077-5 University of Texas Press

Sources en ligne

  1. « La Belle and Fort St. Louis Excavations » Texas Historical Commissionhttps://thc.texas.gov/learn/archeological-spotlight/la-salle-archeology-projects
  2. « The Belle », page d’accueil du dossier La Belle Shipwreck Texas Beyond History, université du Texas à Austinhttps://www.texasbeyondhistory.net/belle
  3. « The Belle », Discovery and Excavations Texas Beyond Historyhttps://www.texasbeyondhistory.net/belle/excavations.html
  4. « The Belle », le squelette du marin Texas Beyond Historyhttps://www.texasbeyondhistory.net/belle/skeleton.html
  5. « The Belle », les canons restaurés Texas Beyond Historyhttp://www.texasbeyondhistory.net/belle/images/art-cannons.html
  6. « Fort St. Louis » Texas Beyond Historyhttp://www.texasbeyondhistory.net/stlouis/index.html
  7. « lasalle timeline », chronologie de l’expédition Texas Beyond Historyhttp://www.texasbeyondhistory.net/stlouis/images/lasalle-timeline.html
  8. « La Belle, a 17th Century French ship » Bullock Texas State History Museumhttps://thestoryoftexas.com/discover/artifacts/la-belle-spotlight-052215
  9. « Bronze Dolphin Cannon from La Belle » Bullock Texas State History Museumhttps://thestoryoftexas.com/discover/artifacts/bronze-four-pound-cannon
  10. « Henri Joutel Journal » Bullock Texas State History Museumhttps://thestoryoftexas.com/discover/artifacts/henri-joutel-journal
  11. « Museum sets stage for La Belle exhibition » Bullock Texas State History Museum, communiquéhttps://www.thestoryoftexas.com/press/press-releases/museum-sets-stage-for-La-Belle
  12. « La Belle » Nautical Archaeology Program, Texas A&M Universityhttps://nautarch.tamu.edu/crl-projects/la-belle/
  13. « Giant Freeze Dryer To Preserve Ship Pieces At Texas A&M Lab », Kelli Levey, 30 août 2010 Texas A&M Storieshttps://stories.tamu.edu/?p=288715
  14. « NOVA Online | Voyage of Doom | Builders » PBShttps://www.pbs.org/wgbh/nova/lasalle/timberbuil.html
  15. « From forest to fairway : hull analysis of ’La belle’, a late seventeenth-century French ship » St Andrews Research Repositoryhttps://research-repository.st-andrews.ac.uk/handle/10023/2798
  16. « The INA Quarterly » 30 (4), 2003 Institute of Nautical Archaeologyhttps://nauticalarch.org/wp-content/uploads/2016/03/INAQ2003-30-4.pdf
  17. « La Salle : Discovery of a Lost Explorer » Oxford Academic, The American Historical Reviewhttps://academic.oup.com/ahr/article-pdf/89/2/294/567310/89-2-294.pdf
  18. « U.S.-France Agreement Regarding the Sunken Vessel La Belle » American Journal of International Law, Cambridge Corehttps://core-cms.cambridgecore.org/core/journals/american-journal-of-international-law/article/usfrance-agreement-regarding-the-sunken-vessel-la-belle/6D0BE4FF18484680E10010EB047CBD59
  19. Question écrite n° 8558 de Pierre Lellouche, JO du 12 janvier 1998, p. 130, réponse au JO du 13 avril 1998, p. 2050 Assemblée nationalehttps://questions.assemblee-nationale.fr/dyn/11/questions/QANR5L11QE8558.pdf
  20. Question écrite n° 13596 de Pierre Lellouche, JO du 27 avril 1998, p. 2295, réponse au JO du 20 juillet 1998, p. 3981 Assemblée nationalehttps://questions.assemblee-nationale.fr/dyn/11/questions/QANR5L11QE13596.pdf
  21. « The La Salle Expedition : A Journey into the Unknown », Robert S. Weddle, Handbook of Texas Online Texas State Historical Associationhttps://www.tshaonline.org/handbook/entries/la-salle-expedition
  22. « René-Robert Cavelier de La Salle » L’Encyclopédie canadiennehttps://encyclopediecanadienne.ca/article/rene-robert-cavelier-de-la-salle/
  23. « The Spanish » Padre Island National Seashore, U.S. National Park Servicehttps://www.nps.gov/pais/learn/historyculture/spanish.htm
  24. « 17th-Century French Ship Gets New Berth : A Texas Museum », Laura Geggel, 22 juin 2016 Live Sciencehttps://www.livescience.com/55160-la-belle-shipwreck-restoration.html
  25. « Remains of 17th century sailor laid to rest », Associated Press, 4 février 2004 The Battalion, Texas A&M Universityhttps://thebatt.com/news/remains-of-17th-century-sailor-laid-to-rest/
  26. « The Karankawa Indians of Texas » UBC Presshttps://ubcpress.ca/the-karankawa-indians-of-texas
  27. « Journal historique du dernier voyage que feu M. de La Sale fit dans le golfe de Mexique », notice Bibliothèques numériques du ministère des Arméeshttps://bibliotheques-numeriques.defense.gouv.fr/impression/document/6a04816e-b90d-49ff-a53e-2bd1a3630764
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