Expliquer une œuvre par la vie de son auteur est le plus ancien réflexe de l’histoire littéraire, et celui qu’on prend le plus aisément en défaut. Avec Kierkegaard, l’affaire se complique d’un cran. L’auteur a posé la clé sur la table, en glissant dans ses livres des détails que sa fiancée seule pouvait reconnaître, puis en laissant des cahiers où il la désigne comme la destinataire de tout ce qu’il a publié. Écarter la lecture biographique revient à écarter un fait documenté. L’adopter revient à marcher exactement là où on est attendu.
Onze mois de fiançailles
Søren Kierkegaard a vingt-sept ans lorsqu’il se déclare, le 8 septembre 1840, dans la maison des Olsen à Børsgade, devant un piano qu’il fait taire. Régine Olsen en a dix-huit. Les fiançailles durent onze mois. Le 11 août 1841 il renvoie la bague avec une lettre d’adieu dont il ne reste rien, sinon quelques mots qu’il a réemployés plus tard dans un de ses livres, « oublie surtout celui qui écrit ceci ». Régine refuse la rupture et menace de mourir ; son père le convoque. Le 11 octobre, Kierkegaard retourne chez les Olsen et rompt de vive voix. Le 25 octobre il quitte Copenhague pour Berlin, où il suivra pendant l’hiver les leçons de Schelling.
Par construction, les documents conservés sont déséquilibrés. Trente et une lettres de Kierkegaard à Régine ont survécu parce qu’elle les a conservées, ses réponses ont disparu à quelques lignes près. Henning Fenger a tiré de ce déséquilibre une thèse dure, exposée en 1976 dans un livre dont un chapitre s’intitule « Kierkegaard falsificateur de l’histoire ». La correspondance de fiançailles y est tenue pour un exercice de style, et les cahiers sur la rupture pour une reconstruction faite après coup, dans l’intention d’être lue. Joakim Garff, qui n’en tire pas la même conclusion, décrit ces lettres dans des termes voisins, ceux d’un art de la communication indirecte.
Le témoignage de Régine existe, tardif et médiat. En 1896, veuve depuis peu, elle confie des souvenirs à Hanne Mourier, qui les met par écrit. Elle y donne au geste de son fiancé un motif religieux, celui d’un homme qui n’osait se lier sur terre pour ne pas être empêché dans sa tâche. C’est aussi la version que Kierkegaard avait fixée dans les papiers qu’elle avait reçus quarante ans plus tôt.
Le garçon qui aime une princesse
Frygt og Bæven paraît le 16 octobre 1843, en même temps que Gjentagelsen et que trois discours édifiants, trois volumes du même jour. Avant d’aborder Abraham, Johannes de Silentio installe une expérience de pensée qui occupe la section appelée en français « Effusion préliminaire ». Un garçon de condition modeste aime une princesse. Cet amour est la substance de sa vie entière, et la relation appartient à celles qui restent impossibles à réaliser.
Silentio distingue alors deux figures et deux mouvements. Le premier homme, qu’il nomme chevalier de la résignation infinie, ne renonce pas à aimer : il renonce à la réalisation temporelle de son amour, et opère ce renoncement d’un seul coup, par passion, sans délibération. Silentio y insiste, le mouvement demande une passion entière et se fait en un instant. Il ne cherche pas à oublier, puisque oublier reviendrait à perdre le contenu de sa vie. Il se souvient, et ce souvenir est douloureux, mais l’amour transporté dans l’éternel prend un caractère religieux qu’aucune réalité ne peut plus lui reprendre. D’où un test que le texte donne explicitement. Si la princesse épouse un prince et que l’homme s’en trouve ébranlé, c’est qu’il n’avait pas fait le mouvement, car celui qui a renoncé infiniment se suffit à lui-même. Le test est utilisable sans quitter sa chaise, et il est sévère. Celui qui affirme avoir renoncé et qui vérifie, dix ans après, si l’autre s’est mariée, s’est arrêté à mi-chemin du mouvement décrit ici. Le second homme fait tout cela, puis ajoute quelque chose que le premier ne peut pas produire. Il déclare qu’il l’obtiendra quand même, en vertu de l’absurde, parce que pour Dieu tout est possible. Dans le temps, de son vivant, avec cette princesse-là. C’est le double mouvement, et c’est lui que Silentio appelle la foi. La résignation, il avoue pouvoir la faire lui-même ; la seconde opération, il se déclare incapable de l’accomplir et se borne à l’admirer.
Sur quoi le livre ajoute une remarque qui a fait sa fortune. Ce chevalier de la foi, on ne le distingue de personne. Il ressemble à un percepteur d’impôts, il rentre chez lui en pensant à son dîner, rien dans sa tenue ni dans sa démarche ne trahit l’opération qu’il vient de conduire.
Abraham ne peut pas parler
Les trois « Problèmes » du livre partent de Genèse 22, où Dieu demande à Abraham de sacrifier Isaac. Silentio y pose d’abord la question la plus connue de l’ouvrage, celle d’une suspension téléologique de l’éthique, et l’argument tient à une définition. L’éthique, c’est det Almene, le général, ce qui vaut pour tous et devant quoi chacun cesse d’être une exception. Un père qui s’apprête à tuer son fils viole cette exigence sans discussion possible. Pour que l’acte d’Abraham ait un sens, il faut donc que l’individu singulier soit, dans ce cas, plus haut que le général, et qu’il le soit en vertu d’un rapport absolu à l’absolu. Silentio écrit alors qu’Abraham est le père de la foi ou bien un meurtrier, et il pose cette alternative comme le prix de la thèse.
Aucun signe ne sépare les deux hommes sur la route de Moriah.
Le troisième Problème porte sur le silence, et c’est celui qui divise le plus les commentateurs. L’éthique exige la manifestation, et qui se tait se soustrait au général. Agamemnon peut dire à Iphigénie pourquoi la flotte est immobilisée, et son sacrifice de héros tragique reste compréhensible parce qu’il se justifie devant tous. Abraham, non. Il prononce des phrases, il ne peut pas se faire comprendre, et Silentio en conclut qu’il ne parle pas, l’épreuve tenant à ce que la morale est ici la tentation.
L’objection la plus solide au premier Problème est antérieure au livre de quarante-cinq ans. Dans Der Streit der Fakultäten, publié en 1798, Kant écrit qu’Abraham aurait dû répondre à cette voix prétendument divine que son devoir de ne pas tuer son fils est certain, tandis que l’identité divine de l’apparition ne le sera jamais. Une conscience morale ne peut pas être révoquée par une révélation dont l’authenticité est, par construction, invérifiable. Silentio ne réfute pas cet argument, il déplace le terrain, en soutenant que la foi est un paradoxe que la pensée ne peut pas médiatiser, ce qui laisse ouverte la question de savoir comment un homme distinguerait un ordre divin d’une hallucination. Les lectures qui s’affrontent sur cette difficulté se comptent encore par dizaines, et toutes travaillent sur un livre paru sous le nom de Johannes de Silentio, que son auteur réel a tenu à distance.
Gjentagelsen, un mot que le français partage mal
Le second volume du 16 octobre 1843 pose un problème de traduction avant de poser un problème de philosophie. Gjentagelse est formé sur l’idée de prendre de nouveau. Le français a longtemps dit « la répétition », qui suggère la redite ; Nelly Viallaneix a imposé « la Reprise » dans son édition de 1990, et ce choix rend mieux ce que le livre cherche, une chose perdue qui est rendue une seconde fois. Constantin Constantius commence par tester la chose au ras du sol, en retournant à Berlin pour y refaire un séjour heureux, avec le même appartement, le même théâtre, le même café. L’expérience échoue, et cet échec vaut argument, puisque la reproduction mécanique restitue toujours autre chose que ce qu’on avait eu.
Le vrai cas est ailleurs, chez un jeune homme fiancé qui s’aperçoit dès les premiers jours qu’il est déjà en train de se souvenir de son amour. Constantin lui conseille de se rendre méprisable pour que la rupture vienne d’elle. Le jeune homme s’enfuit et se tourne vers le livre de Job, personnage de la reprise réussie, qui reçoit tout en double après avoir perdu ses biens et ses enfants.
Kierkegaard écrit l’essentiel du livre à Berlin entre le 11 et le 25 mai 1843, et l’achève à Copenhague. En juillet, il apprend que Régine s’est fiancée en juin à Johan Frederik Schlegel ; selon l’introduction historique de Howard et Edna Hong, cette nouvelle a exigé une révision de La Reprise, faite une fois Crainte et tremblement terminé. Dans le livre imprimé, la jeune fille en épouse un autre, et ce mariage délie le jeune homme. Le 17 mai 1843, en pleine rédaction, Kierkegaard note dans ses papiers, sous la cote IV A 107, une phrase qui contredit tout ce que son personnage soutiendra : « si j’avais eu la foi, je serais resté avec Régine ».
Coupable ? Non coupable ?
Stadier paa Livets Vei paraît le 30 avril 1845 sous le nom d’Hilarius Relieur. La troisième partie, attribuée à Frater Taciturnus, contient un journal tenu par Quidam et s’intitule « Coupable ? Non coupable ? ». C’est là que reparaissent les mots de la lettre d’août 1841, et il faut mesurer ce que cette affirmation suppose : la lettre elle-même n’existe plus, et l’identification repose sur l’indication que Kierkegaard en a donnée dans ses propres papiers, si bien que la pièce maîtresse du rapprochement biographique se vérifie par le témoignage de celui qu’elle met en cause.
L’année suivante, il ferme le dispositif. La « Première et dernière explication » ajoutée au Post-scriptum de 1846 reconnaît qu’il est l’auteur des livres pseudonymes et demande que, si l’on en cite un passage, on le mette au compte du pseudonyme. Il rédigera encore en 1848 un Point de vue explicatif de mon œuvre d’écrivain qui relit l’ensemble comme une entreprise religieuse concertée, sans le publier ; le texte paraîtra en 1859, quatre ans après sa mort, par les soins de son frère. Aucun de ces documents ne dit ce que la rupture a été. Ils disent comment leur auteur voulait qu’on la lise.
L’année 1849 est la plus documentée. Kierkegaard réunit des cahiers sur son rapport à Régine, puis écrit à celle-ci une lettre qu’il adresse au mari, le 19 novembre, en le laissant juge de la transmettre. Schlegel la renvoie sans l’avoir ouverte, avec un mot indigné, si bien que son contenu demeure inconnu. Le testament, lui, a été appliqué. Kierkegaard y institue Régine héritière au motif que des fiançailles l’engageaient autant qu’un mariage, et une note scellée précise que « l’innommée dont le nom sera un jour nommé », dédicataire de toute son activité d’écrivain, est madame Schlegel.
Depuis l’île, Régine refuse l’héritage et réclame à un neveu de l’auteur quelques objets et les lettres. Elle ne publiera jamais de mémoires. Ce qu’elle possédait, elle l’a remis en partie à Henriette Lund, en partie à l’université de Copenhague avec consigne de ne rien ouvrir avant plusieurs années, et elle a autorisé le bibliothécaire Raphael Meyer à faire paraître le volume des papiers de fiançailles, publié en 1904, l’année de sa mort. Ses propres lettres à Kierkegaard, elles, ont été détruites à quelques lignes près, et personne n’a établi à ce jour par qui ni quand ; il reste donc, sur ces onze mois, un dossier abondant et daté où une seule des deux voix est conservée, l’autre n’étant accessible que par ce que l’homme qui a rompu a bien voulu en transcrire.
Pour aller plus loin
Le sujet touche au Concept d’angoisse de 1844, où l’angoisse est analysée comme un vertige de la possibilité. Il croise le stade esthétique et le Journal du séducteur inséré dans Ou bien... ou bien, dont Quidam est le contrepoint souffrant. Il rejoint la querelle de Kierkegaard avec le système hégélien, où se joue la même opposition du singulier et du général.
Le 11 août 1841, à Copenhague, un homme met sa bague de fiançailles dans une enveloppe et la poste à la jeune fille qu’il devait épouser. Il s’appelle Søren Kierkegaard, elle s’appelle Régine Olsen. Il ne se mariera jamais. Pendant les quinze années qui suivent, il publie des livres remplis de fiançailles rompues et d’hommes qui abandonnent la femme qu’ils aiment. On cherche depuis longtemps ce que ces livres doivent à cette lettre.
La lettre disparue
La lettre a été perdue. On en connaît pourtant une phrase, parce que Kierkegaard l’a recopiée quatre ans plus tard dans un ouvrage, à l’intérieur du journal intime d’un personnage inventé. C’est lui seul qui l’affirme, et l’original n’a jamais reparu. Autrement dit, la preuve principale vient de l’homme qu’elle met en accusation.
Un autre livre porte une trace plus nette. Kierkegaard l’écrit à Berlin au printemps, puis apprend en rentrant chez lui que Régine s’est fiancée à quelqu’un d’autre. Il en modifie la fin. Dans le texte imprimé, la jeune fille épouse ce nouveau venu, et le héros s’en trouve délivré.
Deux façons de renoncer
Son livre le plus lu commence par une histoire simple. Un garçon pauvre aime une princesse, cet amour occupe toute sa vie, et le mariage est impossible. Deux hommes peuvent réagir à cette situation. Le premier renonce d’un coup à l’obtenir un jour, garde son amour entier et le porte vers l’éternité ; il y gagne une paix réelle, et le mariage de la princesse avec un autre ne l’atteint plus.
Le second fait la même chose, puis ajoute un pas. Il continue de croire qu’il l’obtiendra quand même, ici, dans cette vie, alors que rien ne le permet. Kierkegaard appelle cet homme le chevalier de la foi, celui qui croit contre l’évidence. De l’extérieur, on ne le reconnaît pas, car il ressemble à un employé qui rentre dîner chez lui.
Abraham sur la montagne
Le même ouvrage passe ensuite à un récit de la Bible. Un père reçoit l’ordre de tuer son fils et se met en route. Kierkegaard soutient que cet homme se place au-dessus de la morale commune, qui défend le meurtre, et qu’il ne peut rien expliquer à personne, parce que ce qu’il fait ne se dit dans aucune langue partagée. Le texte pose lui-même l’alternative, ou bien ce père est le modèle de la foi, ou bien c’est un assassin.
L’objection existait avant le livre. Kant l’avait formulée en 1798. Un homme peut être certain qu’il ne doit pas tuer son enfant, et il ne sera jamais certain que la voix qui le lui demande vient de Dieu. L’objection vise le cœur du raisonnement, puisqu’elle demande comment on reconnaît un ordre divin et comment on écarte une illusion. Kierkegaard ne répond pas sur ce terrain, il déplace la question, et la discussion continue aujourd’hui entre les spécialistes.
La querelle des biographes
Deux chercheurs danois lisent les mêmes papiers et n’y trouvent pas la même chose. Henning Fenger tient les lettres de fiançailles pour un exercice littéraire écrit d’avance pour la postérité, et les cahiers où Kierkegaard raconte sa rupture pour un récit refait après coup. Aucun document neutre ne permet de le confirmer. Joakim Garff décrit ces mêmes lettres comme un art de la suggestion, et continue pourtant d’y chercher la matière des livres.
Une découverte récente a laissé la question ouverte. On a retrouvé une centaine de lettres écrites par Régine à sa sœur, pendant les années passées aux Antilles avec son mari. Elles racontent une vie quotidienne et un climat, et parlent très peu de l’homme qui l’avait quittée. Les lettres qu’elle lui avait envoyées ont disparu, et personne ne sait aujourd’hui qui les a brûlées ni quand.
En novembre 1849, Kierkegaard a écrit à Régine une lettre qu’il a fait porter à son mari, en le laissant juge de la transmettre. Le mari l’a renvoyée sans l’ouvrir, et son contenu reste inconnu.
La version complète donne la phrase exacte de la lettre de rupture, l’objection que Kant adressait à Abraham quarante-cinq ans avant le livre, et le testament par lequel Kierkegaard a fait de son ancienne fiancée son héritière.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Søren Kierkegaard, *Frygt og Bæven*, Copenhague, 16 octobre 1843, sous le nom de Johannes de Silentio ; « Effusion préliminaire », SKS 4, 136 et suiv. (le garçon et la princesse), SKS 4, 133-134 (le chevalier de la foi et le percepteur) *Crainte et tremblement*, trad. Paul-Henri Tisseau, introduction de Jean Wahl, Aubier-Montaigne, 1946
- Søren Kierkegaard, *Frygt og Bæven*, Problème I (suspension téléologique de la morale) et Problème III, SKS 4, 183 et suiv. (Agnès et l’ondin), SKS 4, 200-201 (Abraham ne peut pas parler) *Œuvres complètes*, t. 5, trad. Paul-Henri Tisseau et Else-Marie Jacquet-Tisseau, Éditions de l’Orante
- Søren Kierkegaard, *Gjentagelsen. Et Forsøg i den experimenterende Psychologi*, 16 octobre 1843, sous le nom de Constantin Constantius ; le séjour à Berlin, le jeune homme fiancé, Job et l’orage *La Reprise*, traduction, introduction, dossier et notes de Nelly Viallaneix, GF-Flammarion, 1990
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Sources primaires (suite)
- Søren Kierkegaard, *Stadier paa Livets Vei*, 30 avril 1845, sous le nom d’Hilarius Relieur ; troisième partie, « Coupable ? Non coupable ? », journal de Quidam et lettre au lecteur de Frater Taciturnus, où reparaissent les mots de la lettre de rupture *Stades sur le chemin de la vie*, trad. Paul-Henri Tisseau, éd. Régis Boyer, Robert Laffont, « Bouquins », 1993
- Søren Kierkegaard, *Afsluttende uvidenskabelig Efterskrift*, 1846, « Une première et dernière explication », sur la paternité des pseudonymes et l’interdiction de lui attribuer leurs propos *Post-scriptum aux Miettes philosophiques*, trad. Paul Petit, Gallimard, 1949, p. 424
- Søren Kierkegaard, *Synspunktet for min Forfatter-Virksomhed*, rédigé en 1848, non publié par l’auteur, paru en 1859 par les soins de son frère Peter Christian Kierkegaard *Point de vue explicatif de mon œuvre d’écrivain*, *Œuvres complètes*, t. 16, Éditions de l’Orante
- Søren Kierkegaard, *Papirer*, IV A 107, entrée du 17 mai 1843, « si j’avais eu la foi, je serais resté avec Régine » *Journal*, extraits, trad. Knud Ferlov et Jean-Jacques Gateau, Gallimard
- Søren Kierkegaard, trente et une lettres à Régine Olsen, 1840-1841 *Correspondance*, trad. Anne-Christine Habbard, Éditions des Syrtes, 2003
- Lettre de Søren Kierkegaard à Johan Frederik Schlegel, 19 novembre 1849, contenant une lettre destinée à Régine Schlegel, renvoyée sans avoir été ouverte
- Testament de Søren Kierkegaard instituant Régine Schlegel héritière, et note scellée désignant « l’innommée dont le nom sera un jour nommé » comme dédicataire de l’œuvre ; communiqués aux Schlegel à Sainte-Croix le 1er janvier 1856
- *Kierkegaardske Papirer. Forlovelsen. Udgivne for Fru Regine Schlegel*, éd. Raphael Meyer, Copenhague et Kristiania, Gyldendalske Boghandel, Nordisk Forlag, 1904 papiers de la période des fiançailles, publiés à la demande de Régine Schlegel
- Henriette Lund (éd.), *Mit Forhold til hende. Af Søren Kierkegaards efterladte Papirer*, Copenhague, Gyldendal, 1904 les cahiers de 1849 sur le rapport à Régine
- Souvenirs de Régine Schlegel recueillis par Hanne Mourier en 1896, sur le motif religieux invoqué pour la rupture
- Emmanuel Kant, *Der Streit der Fakultäten*, 1798, première section, note sur le sacrifice d’Abraham *Le Conflit des facultés*
- *Genèse*, 22, 1-19, la ligature d’Isaac
Bibliographie
- Joakim Garff, *Søren Kierkegaard. A Biography*, trad. Bruce H. Kirmmse, Princeton University Press, 2005 ; éd. originale *SAK. Søren Aabye Kierkegaard. En biografi*, Copenhague, 2000 Princeton University Press
- Joakim Garff, *Kierkegaard’s Muse. The Mystery of Regine Olsen*, trad. Alastair Hannay, Princeton University Press, 2017 ; éd. originale *Regines gåde*, Copenhague, Gad, 2013, à partir de plus de cent lettres inédites de Régine à sa sœur Cornelia Princeton University Press
- Henning Fenger, *Kierkegaard, the Myths and Their Origins. Studies in the Kierkegaardian Papers and Letters*, trad. George C. Schoolfield, Yale University Press, 1980 ; éd. originale *Kierkegaard-myter og Kierkegaard-kilder*, Odense Universitetsforlag, 1976 Yale University Press
- Howard V. Hong et Edna H. Hong, « Historical Introduction », dans *Fear and Trembling / Repetition*, Kierkegaard’s Writings VI, Princeton University Press, 1983 datation de la rédaction et révision de *La Reprise*
- Bruce H. Kirmmse (dir.), *Encounters with Kierkegaard. A Life as Seen by His Contemporaries*, Princeton University Press, 1996 ; éd. danoise *Søren Kierkegaard truffet*, Copenhague, 1996 témoignage de Régine Schlegel à Hanne Mourier
- Alastair Hannay, *Søren Kierkegaard. A Biography*, Cambridge University Press, 2001 Cambridge University Press
- John Lippitt, *The Routledge Guidebook to Kierkegaard’s Fear and Trembling*, 2ᵉ éd., Routledge, 2016 état du débat sur le Problème III et sur l’épisode de l’ondin
- Niels Nymann Eriksen, *Kierkegaard’s Category of Repetition. A Reconstruction*, Kierkegaard Studies Monograph Series 5, Berlin et New York, Walter de Gruyter, 2000 Walter de Gruyter
- Sylviane Agacinski, *Aparté. Conceptions et morts de Sören Kierkegaard*, coll. « La philosophie en effet », Aubier-Flammarion, 1977 lecture française du rapport entre l’écriture pseudonyme et la rupture
- Jon Stewart, « An Overview of Kierkegaard’s Nachlass. Part One : the Materials », 2015 histoire matérielle des papiers posthumes et des éditions de 1904
Sources en ligne
- « Søren Kierkegaard » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/kierkegaard/
- « Kierkegaard’s Fear and Trembling » Routledge Encyclopedia of Philosophyhttps://www.rep.routledge.com/dms/Kierkegaard-s-Fear-and-Trembling/Kierkegaard_s%20Fear%20and%20Trembling.pdf
- « A Keeper of Love’s Flame : Regine Olsen and Søren Kierkegaard » Los Angeles Review of Bookshttps://lareviewofbooks.org/article/keeper-loves-flame-regine-olsen-soren-kierkegaard/
- « Kierkegaard’s Muse » Princeton University Presshttps://press.princeton.edu/node/7797
- « Fear and Trembling / Repetition » Princeton University Presshttps://press.princeton.edu/books/paperback/9780691020266/fear-and-tremblingrepetition
- « Stages on Life’s Way » Princeton University Presshttps://press.princeton.edu/books/ebook/9781400846986/stages-on-lifes-way-pdf
- « Regine Olsen, gift Schlegel » Søren Kierkegaards Skrifter, portail de textes, Det Kgl. Bibliotekhttps://tekster.kb.dk/text/sks-b127-txr-shoot-k2
- « An Overview of Kierkegaard’s Nachlass. Part One : the Materials » jonstewart.dkhttps://www.jonstewart.dk/2015%20Kierkegaards%20Nachlass.%20Part%20One%20the%20Materials.pdf
- « Kierkegaard’s Journals, Notebooks, and Papers » Cambridge Elements, Cambridge University Presshttps://www.cambridge.org/core/elements/abs/kierkegaards-journals-notebooks-and-papers/22B885F61958D2339240CFD08A441431






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