
Rus' de Kiev : ce que les sources disent des Vikings et de Byzance
Le quatrième seuil du Dniepr porte deux noms. Aeifor « en rus' », Neasit « en slavon », et celui qui les note prend la peine d’expliquer le second : les pélicans nichent dans ses rochers. Sept seuils, deux colonnes de noms, une seule main pour transmettre le tout. L’auteur est l’empereur Constantin VII, le texte a été rédigé vers 950 pour son fils Romain, et il ne nous parvient que par un manuscrit de parchemin de petit format, 211 feuillets, coté Grec 2009 au département des Manuscrits de la Bibliothèque nationale de France. La description la plus serrée que nous ayons de la Rus' du Xᵉ siècle vient d’un homme qui n’a jamais quitté Constantinople.
Sept seuils, deux colonnes
Le chapitre 9 du De administrando imperio suit un convoi, année après année. Les barques taillées dans un tronc, que le grec appelle monoxyles, sont façonnées l’hiver par les Slaves tributaires, descendues aux lacs à la fonte, puis vendues aux Rus' à Kiev, « qu’on appelle aussi Sambatas ». En juin, la flotte part. À chaque seuil, on décharge, on fait passer les hommes à pied, on tire ou l’on porte les coques. Au quatrième, le grand, la marche dure six milles et les esclaves la font enchaînés. Passé le gué de Vrar, on atteint l’île de Saint-Grégoire, où le convoi sacrifie des coqs vivants au pied d’un chêne et tire au sort pour savoir s’il faut les égorger, les manger ou les relâcher. En novembre, les chefs quittent Kiev pour la tournée de perception chez les tributaires, que le texte transcrit poliudia.
Voilà pour la scène. Le point philologique tient dans les deux colonnes. Essoupi, Oulvorsi, Aeifor, Varouforos, Leanti, Stroukoun d’un côté ; Ostrovouniprach, Neasit, Voulniprach, Veroutzi, Naprezi de l’autre. Les secondes formes sont slaves, les premières se laissent lire en norrois, et personne, en 950, n’avait de raison d’inventer un tel doublet. Un même convoi, deux langues, une élite qui n’est pas celle de la population. Le traité conclu avec Byzance en 911, transmis par la chronique kiévienne, va dans le même sens : les quinze plénipotentiaires qui déclarent « nous, de la nation rus' » s’appellent Karly, Inegeld, Farlof, Stemid, et l’on reconstitue derrière eux Karli, Ingjaldr, Farulfr, Steinviðr.
Cela dit, la liste impériale n’est pas propre. Le troisième seuil, Gelandri, reçoit une glose slavonne alors que la forme ressemble à du norrois. Les transcriptions grecques sont approximatives et plusieurs étymologies se discutent depuis deux siècles. Ce que la liste établit, c’est un bilinguisme de commandement au milieu du Xᵉ siècle. Elle ne dit rien de ce qui s’est passé cent ans plus tôt.
Une date lue dans un rondin
Pour le Nord, la chronologie ne vient d’aucun texte. À Staraïa Ladoga, sur le Volkhov, à une douzaine de kilomètres du lac, les bois de construction fouillés donnent par dendrochronologie, c’est-à-dire par comptage des cernes annuels, une occupation dès 753. Un siècle avant la date que la chronique attribue à l’arrivée de Riourik. Le site mêle Scandinaves, Slaves et populations finnoises ; on y travaille la perle de verre et l’ambre ; le cimetière de Plakun abrite une dizaine de sépultures en bateau de type scandinave.
Les analyses de laboratoire ont affiné le tableau, et compliqué son emploi. Une étude de 2019 a mesuré les rapports isotopiques du strontium dans l’émail dentaire de quinze inhumés du cimetière de l’église Saint-Clément à Ladoga et identifié au moins cinq individus non locaux dont la signature correspond à la région du Mälaren, en Suède centrale. Précision qui compte : ces tombes chrétiennes datent des XIᵉ et XIIᵉ siècles. Elles documentent la continuité du flux, pas son origine. Du côté génétique, le vaste séquençage publié dans Nature en 2020 a livré à Gnezdovo, sur le haut Dniepr, un individu dont l’ascendance renvoie plutôt au Danemark. Le mouvement vers l’est n’était donc pas exclusivement suédois.
Le chacanus d’Ingelheim
Le 18 mai 839, à Ingelheim, Louis le Pieux reçoit une ambassade de l’empereur Théophile. Elle est accompagnée d’hommes qui, notent les Annales de Saint-Bertin à cette année, se disent de la nation des Rhôs et déclarent avoir été envoyés par leur roi, « chacanus vocabulo ». Louis les fait interroger, conclut qu’ils sont « gentis esse Sueonum », les soupçonne d’espionnage et les retient. L’annale ne les mentionne plus jamais.
Trois lignes, et une bibliothèque de commentaires. Si chacanus transcrit le titre turc de khagan, alors il existait vers 830 une puissance de la Rus' assez organisée pour emprunter aux Khazars leur vocabulaire souverain, et c’est de là que vient l’hypothèse d’un khaganat de la Rus'. Une autre lecture veut que le mot rende simplement un nom propre scandinave, du type Hákan, ce qui retire au passage toute portée institutionnelle. Un travail de 2006 a repris le dossier en détail sans le clore. L’ensemble d’une entité politique repose ici sur un mot dans une annale.
Même prudence pour le nom. L’hypothèse dominante fait venir rus' du vieux norrois róðr, la nage à l’aviron, par le finnois Ruotsi qui désigne encore la Suède. Les auteurs anti-normanistes préfèrent la rivière Ros, au sud de Kiev. Aucun texte médiéval n’écrit d’ailleurs « Rus' de Kiev » : la chronique parle de la terre rus'.
Une chronique de 1113 lue dans un livre de 1377
Le Récit des temps passés a été mis en forme à Kiev dans les années 1110. Son attribution au moine Nestor du monastère des Grottes reste discutée. Surtout, le plus ancien témoin conservé est postérieur de deux siècles et demi : le codex laurentien, 173 feuillets de parchemin de 255 sur 205 millimètres environ, écrit en onciale puis en semi-onciale sur deux colonnes, copié entre le 14 janvier et le 20 mars 1377 par le moine Laurent à Nijni Novgorod, conservé à la Bibliothèque nationale de Russie sous la cote F.п.IV.2. Les années 898 à 922 y manquent, comme plusieurs blocs du XIIIᵉ siècle.
C’est dans ce livre que l’on lit l’appel des Varègues, en 862, et le récit de Riourik. Un texte écrit deux cent cinquante ans après, dans un monastère, pour expliquer d’où vient la dynastie qui règne et pour l’inscrire dans l’histoire universelle chrétienne. Aucune source extérieure ne connaît Riourik.
Reste le plus tenace des clichés du dossier, et il n’est pas médiéval. En 1749, à l’Académie impériale des sciences de Saint-Pétersbourg, Gerhard Friedrich Müller lit un mémoire, Origines gentis et nominis Russorum, qui reprend les travaux de Gottlieb Siegfried Bayer, auteur d’un De Varagis en 1729. Il y soutient que la dynastie vient de Scandinavie. Le scandale est tel que l’impératrice Élisabeth fait constituer une commission, laquelle interdit à Müller de travailler sur l’histoire russe ancienne. Normanisme et anti-normanisme naissent ce jour-là, dans une querelle de cour, et le XXᵉ siècle les a réactivés. L’héritage de la Rus' est aujourd’hui revendiqué par plusieurs récits nationaux ; ces usages appartiennent à leur époque, pas à la nôtre ni à celle des sources.
Les objections qui tiennent
Le camp d’en face ne vit pas d’honneur national. Il aligne des faits, et plusieurs sont gênants pour la lecture qui précède.
La population de l’espace concerné est massivement slave et finnoise ; l’élément scandinave forme une minorité armée et marchande. La bascule linguistique est d’une rapidité qui surprend : le fils d’Igor et d’Olga, né vers 940, s’appelle Sviatoslav, nom slave, à la première ou deuxième génération. Le traité de 944 compte déjà des envoyés qui jurent par leurs dieux païens et d’autres qui invoquent le Dieu des chrétiens. Dans ces textes, rus' ne désigne pas un peuple mais les gens du prince et les marchands qui relèvent de lui.
Il faut ajouter la strate khazare, longtemps sous-estimée à l’ouest. Kiev est tributaire des Khazars avant de cesser de l’être, et un document isolé le rappelle : la lettre de Kiev, parchemin de 22,5 sur 14,5 centimètres, trente lignes d’hébreu, conservée à la bibliothèque universitaire de Cambridge sous la cote T-S 12 122, retrouvée en 1962 parmi les documents de la Genizah du Caire. Elle porte la plus ancienne mention connue du nom de Kiev et une souscription en écriture runiforme. Le dossier a bougé récemment dans les deux sens : une étude parue en 2026 dans le Journal of Jewish Studies conclut, après nouvelle édition du texte, que le paysage onomastique de la lettre est slave plutôt que turc, tandis qu’un travail antérieur avait montré que la pièce conservée est une copie et non l’original signé.
L’origine scandinave d’une dynastie ne fait donc pas un État scandinave. Elle fait une élite qui, en deux générations, parle et nomme autrement.
Six mille hommes pour une porphyrogénète
Le 14 septembre 987, Bardas Phocas se proclame empereur. Basile II, menacé dans sa capitale, se tourne vers Kiev. Vladimir envoie six mille Varègues et fixe son prix : la main d’Anne, née le 13 mars 963, sœur des empereurs, porphyrogénète, c’est-à-dire née dans la chambre de porphyre du palais. Aucun souverain occidental n’avait obtenu cela. Basile accepte, à condition que Vladimir se fasse baptiser, puis tarde à livrer sa sœur ; Vladimir prend Chersonèse en Crimée. Les chroniqueurs arabes chrétiens, Yahyā d’Antioche en tête, donnent la même trame que la chronique kiévienne, ce qui est précieux, car ils n’écrivent pas pour la dynastie de Kiev. La date et le lieu du baptême, eux, restent discutés entre 987 et 989, à Chersonèse ou à Kiev.
Ce qui suit est matériel. Un siège métropolitain rattaché au patriarcat de Constantinople, une liturgie en slavon, des livres en cyrillique, des maçons et des mosaïstes. Sainte-Sophie de Kiev, conçue pour rivaliser avec celle de Constantinople, devient la nécropole des princes. Sa fondation est datée de 1037 par la chronique ; une autre lecture, appuyée sur des inscriptions relevées dans l’édifice, la place en 1011, et c’est ce millénaire qui a été célébré en 2011. L’ensemble est inscrit au patrimoine mondial depuis 1990 sous le numéro 527.
Il faut dire ce qui manque. Aucune archive de la Rus' du Xᵉ siècle n’a survécu : les traités de 911 et de 944 ne sont connus que par une chronique recopiée en 1377, et le mémoire de Constantin VII par un seul manuscrit. Riourik n’existe que dans un récit tardif. Les Rhôs de 839 disparaissent de l’annale après six lignes. Les cinq individus non locaux de Ladoga viennent de tombes des XIᵉ et XIIᵉ siècles. Et la date de fondation de la plus grande église de Kiev se dispute encore sur la lecture d’un graffito.
Reste ceci. Le traité de 944 aligne une cinquantaine de plénipotentiaires, chacun mandaté au nom de quelqu’un : Vouefast pour Sviatoslav, Iskousevi pour la princesse Olga, Sloudy pour un neveu d’Igor. L’un d’eux, Sikhbern Sfandr, agit « pour la femme d’Ouleb ». Les éditeurs se divisent sur ce Sfandr : nom de l’envoyé, ou nom de la dame elle-même. Une femme avait des intérêts à Constantinople en 944, et nous ne savons pas si nous tenons son nom.
Pour aller plus loin
Ce dossier croise l’histoire de la garde varangienne de Constantinople, où les six mille hommes de 988 forment le premier contingent d’un corps qui servira les empereurs jusqu’au XIVᵉ siècle. Il rejoint aussi les lettres sur écorce de bouleau de Novgorod, seule documentation ordinaire conservée de cette société, et la christianisation des royaumes scandinaves, engagée aux mêmes décennies par des voies très différentes.
Des Vikings auraient fondé la Russie. La formule circule depuis longtemps et elle recouvre une histoire beaucoup plus concrète : celle d’un axe fluvial qui relie la Baltique à la mer Noire, et de bandes armées venues de Scandinavie qui s’y installent pour commercer. Le mot qui les désigne dans les textes est rus'. De cet axe naîtra une principauté chrétienne dont la capitale est Kiev, tournée vers Constantinople.
Un rapide qui porte deux noms
La meilleure preuve vient d’un empereur byzantin. Vers le milieu du Xᵉ siècle, il rédige pour son fils un mémoire sur les peuples voisins et décrit le convoi de barques qui descend chaque été le grand fleuve, le Dniepr, jusqu’à la mer.
Sur la route, sept passages rocheux obligent les hommes à débarquer et à porter les coques. L’empereur donne le nom de chacun deux fois. Une première série ressemble à de l’ancien scandinave, la seconde est slave. Pour le plus redoutable, il ajoute une explication : les pélicans nichent dans ses rochers.
Deux langues dans un même équipage, notées par un observateur qui n’avait aucune raison d’inventer ce détail. Cela signifie qu’à cette date les chefs et les rameurs ne parlaient pas la même langue que les gens du pays.
Ce que le bois a permis de dater
Le nord de la route confirme la présence scandinave, et il la fait remonter plus haut que prévu. Sur les rives du Volkhov, un comptoir de commerce a été fouillé pendant des décennies. Les bois de construction conservés dans le sol humide se datent par les cernes des arbres, un par année de croissance.
Le résultat place les premières maisons en 753. C’est bien avant la date de fondation que retiennent les récits écrits. On y trouve pêle-mêle des Scandinaves, des Slaves et des populations parlant des langues finnoises, des ateliers de perles de verre et des tombes en bateau.
Des analyses chimiques menées sur des dents d’inhumés du même lieu ont repéré des personnes qui n’avaient pas grandi là, mais en Suède centrale. Ces tombes sont toutefois plus tardives. Elles prouvent que le mouvement a duré, pas qu’il a commencé ainsi.
Un récit copié quatre siècles plus tard
L’histoire des origines, celle du prince appelé par les tribus en 862, ne vient pas du sol. Elle vient d’une chronique rédigée dans un monastère de Kiev, longtemps après les faits, pour expliquer d’où venait la famille régnante.
Cette chronique ne nous est même pas parvenue directement. Le plus vieux livre qui la contienne a été copié par un moine en 1377, sur du parchemin, dans une ville du nord. Plusieurs années y manquent. Aucun texte étranger ne connaît le prince fondateur.
La grande querelle sur l’origine du pays est plus récente encore. Elle éclate à l’académie des sciences de Saint-Pétersbourg en 1749, quand un savant y soutient que la dynastie venait de Scandinavie. Le scandale est tel qu’une commission lui interdit de travailler sur les débuts de l’histoire russe. Les deux camps qui s’affrontent encore sont nés de cette séance.
Ce que Byzance a réellement changé
Ceux qui contestent l’origine scandinave ont des arguments sérieux. La population était surtout slave, l’élément venu du nord restait une minorité armée, et le changement de langue se fait très vite : les noms des princes sont slaves dès la génération suivante.
L’alliance avec l’empire scelle cette bascule. Un empereur menacé par une révolte demande de l’aide à Kiev. Le prince envoie six mille guerriers et exige en échange d’épouser la sœur du souverain, ce qu’aucun roi d’Occident n’avait obtenu. La condition posée est son baptême, qui entraîne celui de son peuple.
Suivent des évêques, une liturgie en langue slave, des livres, des maçons et des mosaïstes venus du sud. La grande église de Kiev est bâtie pour rivaliser avec celle de Constantinople et devient le tombeau des princes. Sa date de fondation reste discutée.
Un traité conclu avec l’empire avant ce baptême énumère une cinquantaine d’envoyés, chacun agissant au nom de quelqu’un. L’un d’eux représente la femme d’un certain Ouleb, et les spécialistes ne s’accordent pas pour savoir si le nom qui suit est celui de l’envoyé ou le sien.
Le détail des sept rapides nommés deux fois, la querelle sur un seul mot latin écrit en 839 et l’état actuel du dossier archéologique occupent l’article classique.
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Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Constantin VII Porphyrogénète, De administrando imperio, chapitre 9, « De la venue des Rhôs en monoxyles » ; manuscrit unique, parchemin, 211 feuillets, petit format, XIIᵉ siècle Bibliothèque nationale de France, département des Manuscrits, Grec 2009
- Annales de Saint-Bertin, année 839, partie rédigée par Prudence de Troyes, mention des Rhôs et de leur roi « chacanus vocabulo » édition G. Waitz, Monumenta Germaniae Historica, Scriptores rerum Germanicarum, Hanovre, 1883
- Chronique laurentienne, plus ancien témoin conservé du Récit des temps passés, 173 feuillets de parchemin, environ 255 × 205 mm, copiée entre le 14 janvier et le 20 mars 1377 par le moine Laurent à Nijni Novgorod Bibliothèque nationale de Russie, Saint-Pétersbourg, F.п.IV.2
- Traité de 911 entre Oleg et les empereurs Léon VI, Alexandre et Constantin, liste des quinze plénipotentiaires rus', transmis par le Récit des temps passés à l’année 6420 de la création Chronique laurentienne
- Traité de 944 entre Igor et Constantin VII, liste d’une cinquantaine de plénipotentiaires et de marchands, mention de l’envoyé mandaté pour la femme d’Ouleb Chronique laurentienne
- Lettre de Kiev, parchemin, 22,5 × 14,5 cm, trente lignes en hébreu et une souscription en écriture runiforme, Xᵉ siècle Cambridge University Library, Taylor-Schechter Genizah Collection, T-S (Glass) 12 122
- Yahyā d’Antioche, Histoire, récit de l’accord entre Basile II et le prince des Rūs édition et traduction I. Kratchkovsky et A. Vasiliev, Patrologia Orientalis XXIII, Paris, 1932
- Cathédrale Sainte-Sophie de Kiev, réserve nationale Sophie de Kiev, nécropole des princes de la Rus' bien du patrimoine mondial n° 527, inscrit en 1990
Bibliographie
- Pierre Gonneau et Aleksandr Lavrov, Des Rhôs à la Russie. Histoire de l’Europe orientale (v. 730-1689), Paris, 2012, 687 p., coll. « Nouvelle Clio », ISBN 978-2-13-051816-7 Presses universitaires de France
- Nestor (attribué), Chronique de Nestor. Récit des temps passés, traduit du vieux-russe par Jean-Pierre Arrignon, Toulouse, 2008, 284 p., rééd. 2022, 288 p. Anacharsis
- Pierre Gonneau, compte rendu de la traduction de J.-P. Arrignon, Revue des études slaves 80 (1-2), 2009, p. 219-222 Revue des études slaves
- Irène Sorlin, « Les traités de Byzance avec la Russie au Xᵉ siècle (I) », Cahiers du monde russe et soviétique 2 (3), 1961, p. 313-360, DOI 10,3406/cmr.1961,1474 Cahiers du monde russe et soviétique
- Irène Sorlin, « Les traités de Byzance avec la Russie au Xᵉ siècle (II) », Cahiers du monde russe et soviétique 2 (4), 1961 Cahiers du monde russe et soviétique
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- Ashot Margaryan et alii, « Population genomics of the Viking world », Nature 585, 2020, DOI 10,1038/s41586-020-2688-8 Nature
Sources en ligne
- « Grec 2009 », notice du manuscrit de Constantin VII Porphyrogénète Bibliothèque nationale de France, Archives et manuscrits
- « La chronique laurentienne, 1377 » UNESCO, Mémoire du monde
- « Laurentian Codex. 1377. About the Manuscript » Bibliothèque nationale de Russie, exposition en ligne
- « The Laurentian Chronicle 1377 », dossier de candidature au registre Mémoire du monde UNESCO
- « Cairo Genizah : Letter », notice de la lettre de Kiev T-S 12 122 Cambridge Digital Library
- « A reassessment of the Kyivan letter from the Cairo Genizah » Apollo, dépôt institutionnel de l’université de Cambridge
- « Constantin Zuckerman, On the Kievan Letter from the Genizah of Cairo » bibliothèque numérique de l’Académie nationale des sciences d’Ukraine
- « Constantine Porphyrogenitus, De Administrando Imperio », extraits des chapitres sur les Petchenègues et les Rhôs dans la traduction Moravcsik-Jenkins université de Washington
- « Annales Bertiniani », édition G. Waitz, texte intégral numérisé Internet Archive
- « Ildar H. Garipzanov, The Annals of St. Bertin (839) and Chacanus of the Rhos », 2006, dépôt de l’auteur Academia
- « Les traités de Byzance avec la Russie au Xᵉ siècle (II) » Persée
- « Vikings in Russia : origins of the medieval inhabitants of Staraya Ladoga » Springer Nature Link
- « Population genomics of the Viking world » Nature
- « Kyiv : Cathédrale Sainte-Sophie et ensemble des bâtiments monastiques et Laure de Kyiv-Petchersk » UNESCO, Centre du patrimoine mondial
- « Chronique de Nestor (Récit des temps passés) », compte rendu de Pierre Gonneau Persée