L’accusation précède la défense, et c’est Épicure lui-même qui la rapporte. Au paragraphe 131 de la Lettre à Ménécée, il vise des lecteurs qui comprennent mal sa doctrine ou la combattent, et lui prêtent le plaisir des débauchés. Quelques lignes plus haut, le même texte assure que du pain et de l’eau procurent le plaisir le plus élevé à qui les mange dans le besoin. Un penseur qui fait du plaisir le principe de la vie heureuse et célèbre l’ordinaire d’un ascète doit une explication.
Une lettre sauvée par un compilateur
Le grec de la lettre nous est parvenu en entier grâce à Diogène Laërce, qui compose ses Vies et doctrines des philosophes illustres probablement au IIIᵉ siècle de notre ère. Son dixième livre, consacré à Épicure, recopie trois lettres complètes, l’une sur la physique, une autre à Pythoclès sur les phénomènes célestes et celle à Ménécée sur la conduite de la vie, aux paragraphes 122 à 135. Près de cinq siècles séparent cette compilation de la mort d’Épicure, en 270 avant notre ère. Du destinataire, on ne connaît que le nom, et faute de date on ignore à quel moment de l’enseignement athénien la lettre appartient. En français, on la lit dans l’édition bilingue de Marcel Conche (Mégare, 1977, reprise aux PUF en 1987) ou dans la traduction de Jean-François Balaudé, au sein du Diogène Laërce dirigé par Marie-Odile Goulet-Cazé en 1999.
Épicure, né en 341, enseigne à Athènes depuis 307 ou 306, dans le Jardin. Sa lettre vise deux adversaires sans les nommer, la foule qui prête aux dieux colère et faveur (§ 123), et le « destin des physiciens », nécessité sans recours à laquelle le paragraphe 134 préfère encore les mythes. Épicure avait été l’élève du démocritéen Nausiphane, et la lettre ne dit pas si elle vise cette école.
Les quatre formules qu’on donne souvent pour son résumé n’y figurent pas. Le dieu n’est pas à craindre, la mort ne doit pas inquiéter, le bien s’acquiert facilement, le mal se supporte facilement, dit le tetrapharmakos, le « quadruple remède », qu’on lit dans le papyrus PHerc. 1005, sorti de la Villa des Papyrus, sous la plume de Philodème de Gadara, épicurien du Iᵉʳ siècle avant notre ère, qui le commente aussi dans Sur les choix et les rejets. Il reprend l’ordre du paragraphe 133, mais le citer comme une phrase d’Épicure confond le texte et son usage scolaire.
« La mort n’est rien pour nous »
L’argument du paragraphe 124 tient en deux prémisses. Tout bien et tout mal résident dans la sensation, l’aisthêsis. Or la mort est privation de sensation, ce que la physique d’Épicure justifie ailleurs, puisque l’âme y est faite d’atomes très fins qui se dispersent quand le corps se défait. D’où la conclusion, la mort n’est rien pour nous. Le paragraphe 125 en donne une seconde version, qui se passe de la théorie de la sensation et ne repose que sur la chronologie. Tant que nous sommes, la mort n’est pas là ; quand elle est là, nous ne sommes plus. Il n’existe donc aucun instant où un sujet et sa mort coexistent. Épicure vise ici la peur, car craindre aujourd’hui ce qui ne fera pas souffrir une fois présent revient à se faire mal pour rien. Le verbe qui ouvre le développement compte autant que la démonstration. Synethize, écrit Épicure, et l’on gagne à garder l’habitude dans la traduction, comme Hamelin avec « Prends l’habitude de penser », parce que le grec désigne un entraînement répété plus qu’une adhésion d’un instant. Hamelin n’a pas vu paraître sa version, publiée dans la Revue de métaphysique et de morale en 1910, trois ans après sa mort. Cette lettre propose bien un exercice, puisque sa dernière phrase, au paragraphe 135, demande de méditer ces préceptes jour et nuit.
Lucrèce, au Iᵉʳ siècle avant notre ère, transpose l’argument en latin et lui ajoute une expérience de pensée. Son vers nil igitur mors est ad nos (De rerum natura, III, 830) reprend presque mot pour mot la deuxième des Maximes capitales. Quand les Carthaginois marchaient contre Rome, nous n’avons rien ressenti (III, 832-837), et ce passé sans nous est un miroir que la nature tend du temps qui suivra notre mort (III, 972-977). Chacun peut faire l’essai. Personne ne regrette d’avoir manqué les guerres puniques, et si les deux absences sont symétriques, il n’y a pas davantage à regretter les siècles d’après soi.
Steven Luper le relève, l’argument couvre l’état d’être mort et laisse hors de portée la douleur de mourir.
Le sage, qui préfère la nourriture la plus agréable à la plus abondante, ne mesure pas non plus le temps à sa longueur (§ 126). Contre Théognis de Mégare, pour qui le mieux serait de ne pas naître, Épicure demande pourquoi le poète n’a pas quitté la vie. S’il plaisantait, il plaisantait sur un sujet qui ne s’y prête pas.
Le pain, l’eau et la mesure des désirs
Le paragraphe 127 classe les désirs avant de parler du plaisir. Certains sont naturels, d’autres vides, kenai, nés d’opinions sans objet réel et qu’aucun objet ne peut combler. Parmi les naturels, certains sont seulement naturels, d’autres nécessaires au bonheur, à la tranquillité du corps ou à la vie même. Une scolie à la vingt-neuvième des Maximes capitales donne des exemples, boire quand on a soif pour le naturel nécessaire, la nourriture coûteuse pour le naturel non nécessaire, et les couronnes et les statues pour les désirs vides. Sur cette base, le paragraphe 128 fixe le but, la santé du corps et l’ataraxie de l’âme, c’est-à-dire l’absence de trouble, et appelle le plaisir « le commencement et la fin de la vie heureuse ». Commencement, parce que c’est le premier bien, inné en nous ; fin, parce que tout choix et tout refus s’y rapportent.
Faire du plaisir le bien n’oblige pas à prendre tous les plaisirs. Au paragraphe 129, Épicure accepte des douleurs suivies d’un plus grand plaisir et refuse des plaisirs qui coûtent plus qu’ils ne donnent, et le paragraphe 130 nomme l’opération qui tranche, la symmétrêsis, une mesure comparée des avantages et des inconvénients. En grec, le pain du paragraphe 131 est une maza, une galette d’orge, et ce repas donne le plaisir le plus haut à qui a faim parce qu’il supprime toute la douleur du manque. Se suffire à soi-même, l’autarcie, sert à ne pas dépendre de l’abondance. Le paragraphe 131 en tire sa définition, une double absence, celle de la douleur dans le corps et celle du trouble dans l’âme. Beuveries, jeunes garçons, femmes et tables somptueuses sont nommés pour être écartés (§ 132). Au sommet, ce même paragraphe place la phronêsis, la prudence pratique, plus précieuse que la philosophie, puisqu’on ne vit pas agréablement sans vivre sagement, honnêtement et justement, ni l’inverse. Les paragraphes 133 à 135 traitent enfin du hasard. Le sage n’y tient pas la fortune pour une déesse, et la dernière phrase lui promet de vivre en dieu parmi les hommes.
L’absence de douleur n’est pas un plaisir
L’objection est plus ancienne qu’Épicure. Au livre IX de la République (583c-584c), Platon distingue le plaisir, la douleur et, entre eux, un calme de l’âme, l’hêsuchia. Les malades, dit-il, jugent que rien n’est plus doux que d’aller bien, et ce calme leur paraît un plaisir par simple contraste. Si Platon a raison, la thèse qui fait de la suppression de toute douleur la limite du plaisir (Maximes capitales, III) repose sur une illusion.
Cicéron reprend l’attaque dans le De finibus, composé en 45 avant notre ère, face à Lucius Manlius Torquatus, porte-parole des épicuriens (II, 9). Boire quand on a soif procure un plaisir, avoir étanché sa soif en procure un autre ; Torquatus appelle le premier cinétique, en mouvement, le second catastématique, stable. Pourquoi alors un seul nom ? Cicéron pousse ensuite l’exemple (II, 16-17). Entre l’homme qui dîne bien et celui qu’on torture, une foule immense ne sent ni plaisir ni douleur, et celui qui prépare à boire pour un autre sans avoir soif n’éprouve pas le plaisir de l’assoiffé. Si Épicure veut les deux plaisirs, conclut Cicéron, qu’il avoue deux biens suprêmes (II, 18-20).
La réponse épicurienne repose sur le refus d’un état neutre. Torquatus soutient que l’absence de douleur est le plus intense des plaisirs, qui peut ensuite varier sans plus croître (II, 10-11). Diogène Laërce cite une phrase du traité Sur les choix où Épicure range l’ataraxie et l’absence de douleur du corps, l’aponia, parmi les plaisirs catastématiques, contre les cyrénaïques qui n’admettaient que le plaisir en mouvement (X, 136). La soif étanchée devient alors l’état d’un corps qui fonctionne sans gêne, un plaisir à part entière. Le traité Sur les choix est perdu, et la phrase décisive n’est connue que par la citation de Diogène Laërce, cinq siècles plus tard, si bien que David Konstan, dans sa notice de la Stanford Encyclopedia of Philosophy, présente la distinction comme épicurienne tout en signalant que sa nature exacte est débattue, et que Boris Nikolsky a pu soutenir en 2001, dans la revue Phronesis, une thèse restée minoritaire selon laquelle la classification viendrait d’une doxographie académique qui opposait Épicure aux cyrénaïques et lui aurait prêté un cadre qui n’était pas le sien, Cicéron étant le principal témoin de cette construction.
Nagel contre le paragraphe 125
Cicéron relevait déjà une incohérence sur la mort elle-même. Le testament d’Épicure (Diogène Laërce, X, 16-21) prévoit un repas pour ses compagnons le vingtième jour de chaque mois, et Cicéron s’étonne de tant de soins chez qui enseigne que rien ne nous atteint après la mort (De finibus, II, 100-103). L’objection moderne la plus discutée vient de Thomas Nagel, dans « Death », paru dans Noûs en 1970 et repris dans Mortal Questions en 1979. Nagel accepte la prémisse chronologique et conteste l’autre, celle qui loge tout bien et tout mal dans la sensation. Un homme intelligent qu’une atteinte prive de ses facultés et réduit à l’état d’un nourrisson satisfait ne souffre pas, et il a pourtant subi un malheur considérable, mesuré à la vie qu’il aurait pu mener.
La mort serait un mal de cette sorte, un mal par privation, qui atteint sa victime sans la faire souffrir.
Le paragraphe 125 garde des défenseurs, de Stephen Rosenbaum en 1986 à James Warren, dont Facing Death (2004) examine l’argument et ses critiques. Si la mort nuit en privant, il faut dire quand la victime est lésée. Avant sa mort, elle vit encore ; après, elle n’est plus. Nagel répondait que le tort n’a pas de date précise, et à Lucrèce qu’on ne pourrait guère naître beaucoup plus tôt sans cesser d’être soi, réponse dont il reconnaît la fragilité dans une note de la réédition de 1979.
Le débat bute aujourd’hui sur cette question de date, que la lettre posait sans la formuler. Fred Feldman soutient en 1991 que le tort de la mort est une vérité intemporelle, qui compare deux vies possibles et n’a besoin d’aucun instant pour être vraie, tandis que Julian Lamont répond en 1998 que la privation frappe au moment même où un événement rend la perte certaine, ce qui revient à dater le tort à l’instant de mourir, celui où, selon le paragraphe 125, il n’y a déjà plus personne pour le subir.
Pour aller plus loin
Le Jardin d’Épicure, une école ouverte aux femmes et aux esclaves, et Épicure, le plaisir et deux mille ans de mauvaise réputation, encadrent la lettre. Démocrite et l’atome fondent la physique qu’elle suppose. Papyrus d’Herculanum : apprendre à lire en détruisant, 1752-1806, garde le tetrapharmakos de Philodème. Platon, l’Académie et l’invention de la première université d’Occident, et la théorie des Idées de Platon croisent l’objection du livre IX de la République. Face au Jardin, le Portique d’Athènes et le Manuel d’Épictète montrent l’autre école du bonheur antique.
Mourir, est-ce un malheur pour celui qui meurt, s’il ne sent plus rien ensuite ? Un philosophe grec, Épicure, a répondu non dans une courte lettre. Il enseignait à Athènes, dans un jardin, et il est mort en 270 avant notre ère. Sa lettre s’adresse à un certain Ménécée, dont on ne sait rien d’autre. Elle nous est parvenue près de cinq siècles plus tard, recopiée par un auteur qui racontait la vie des philosophes.
On l’accusait d’aimer la fête
Épicure faisait du plaisir le point de départ et le but d’une vie heureuse. Certains lecteurs en ont conclu qu’il aimait les beuveries. Sa lettre répond déjà à ce reproche. Il s’y plaint de gens qui comprennent mal sa doctrine et lui prêtent les goûts des débauchés.
Le plaisir qu’il défend est pourtant très sobre. Il s’agit de ne pas souffrir dans son corps et de ne pas être troublé dans son esprit. Épicure appelle ce calme intérieur l’ataraxie. Les tables somptueuses et les nuits de beuverie figurent bien dans la lettre, mais pour y être écartées.
Un Romain, Cicéron, a contesté cette définition dans un dialogue écrit en 45 avant notre ère. Il prend l’exemple de la soif. Boire quand on a soif est un plaisir, mais ne plus avoir soif en est-il un ? Pour lui, ne pas souffrir et éprouver du plaisir sont deux états différents. Son adversaire épicurien soutient au contraire que ne plus souffrir constitue le plaisir le plus fort.
Une galette d’orge et de l’eau
Pour atteindre ce calme, Épicure trie les désirs. Certains viennent de la nature, comme boire quand on a soif. D’autres naissent d’opinions creuses, comme vouloir des couronnes ou des statues. Ceux-là ne s’apaisent jamais, car aucun objet réel ne peut les combler.
Le repas qu’Épicure donne en exemple est très simple. Il s’agit d’une galette d’orge et d’eau. Pour qui a faim, ce repas apporte le plus grand plaisir, parce qu’il fait disparaître entièrement la souffrance de la faim. Savoir se contenter de peu permet de ne pas dépendre de l’abondance.
Rien à craindre après la mort
La peur de mourir trouble elle aussi le calme de l’esprit. Épicure la combat par un raisonnement très court. Tout ce qui est bon ou mauvais pour nous se ressent. Or la mort supprime toute sensation. Elle n’est donc rien pour nous.
Il le dit encore autrement. Tant que nous vivons, notre mort n’est pas là. Quand elle arrive, nous ne sommes plus là pour la subir. Personne ne rencontre donc jamais sa propre mort. Avoir peur à l’avance de ce qui ne fera pas souffrir revient à se faire du mal pour rien.
Un poète latin, Lucrèce, a prolongé cette idée par une expérience simple. Il demande à chacun de penser aux siècles d’avant sa naissance. Quand les armées de Carthage marchaient contre Rome, nous n’avons rien ressenti. Personne ne regrette d’avoir manqué ces guerres-là. Le temps qui suivra notre mort ressemblera à celui-là, comme un reflet dans un miroir.
Une perte qu’on ne sent pas
Le philosophe Thomas Nagel a contesté ce raisonnement en 1970. Il imagine un homme intelligent qui perd ses facultés et retrouve l’esprit d’un nourrisson satisfait. Cet homme ne souffre pas. Il a pourtant perdu beaucoup, si l’on pense à la vie qu’il aurait pu mener. Un tort peut donc exister sans aucune douleur.
Pour Nagel, la mort fait du tort de la même façon, en privant de la vie qu’on aurait eue. Les défenseurs d’Épicure lui demandent alors à quel moment ce tort est subi. Avant la mort, la victime vit encore. Après, elle n’est plus là. Certains placent le tort hors du temps, d’autres à l’instant même de mourir, et la question reste ouverte.
Épicure, qui jugeait la mort sans prise sur nous, a pourtant demandé dans son testament qu’on offre chaque mois, le vingtième jour, un repas à ses amis.
La version complète ajoute la formule des « quatre remèdes », qu’on prête à tort à cette lettre, et l’objection de Platon sur le calme qui passe pour un plaisir.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Épicure, *Lettre à Ménécée*, dans Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, X, 122-135 ; § 123 et 134 (les dieux de la foule, le destin des physiciens), 124-127 (la mort), 127-132 (désirs, plaisir, *phronêsis*), 133-135 (hasard et fortune) ; trad. Octave Hamelin, *Revue de métaphysique et de morale*, 18, 1910, p. 397-440
- Épicure, *Maximes capitales*, II et III, et scolie de la maxime XXIX, dans Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, X, 139 et 149 la mort n’est rien pour nous, la limite du plaisir, les exemples de désirs
- Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, X, 16-21 (testament d’Épicure) et X, 136 (citation du traité perdu *Sur les choix*, plaisirs catastématiques et plaisirs en mouvement, contre les cyrénaïques) ; trad. anglaise C. D. Yonge, 1853
Voir les 24 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Philodème de Gadara, PHerc. 1005 (formule du *tetrapharmakos*) et *Sur les choix et les rejets*, éd. et trad. Giovanni Indelli et Voula Tsouna-McKirahan, Naples, 1995 Bibliopolis
- Lucrèce, *De rerum natura*, III, 830-837 (la mort n’est rien pour nous, le souvenir des guerres puniques) et 972-977 (le miroir du temps d’avant la naissance), texte latin
- Platon, *République*, IX, 583c-584c, pagination Stephanus (l’état intermédiaire, *hêsuchia*, et l’illusion du plaisir par contraste) ; trad. anglaise Paul Shorey, Loeb Classical Library
- Cicéron, *De finibus bonorum et malorum*, 45 avant notre ère, II, 9-11 (plaisir de boire et plaisir d’avoir bu), II, 16-20 (l’état neutre, les deux biens suprêmes), II, 100-103 (le testament d’Épicure) ; trad. anglaise H. Rackham, Loeb Classical Library, 1931
- Théognis de Mégare, *Élégies*, I, 425-428, cités et discutés dans la *Lettre à Ménécée*, 126-127
Bibliographie
- Marcel Conche (éd. et trad.), Épicure, *Lettres et maximes*, 1ʳᵉ éd. Mégare, 1977 ; rééd. Paris, 1987, 8ᵉ éd. 2009, 327 p., « Épiméthée » Presses universitaires de France
- Marie-Odile Goulet-Cazé (dir.), Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, livre X traduit par Jean-François Balaudé, Paris, 1999, 1398 p., « La Pochothèque » Le Livre de Poche
- Thomas Nagel, « Death », *Noûs* 4 (1), 1970, p. 73-80 ; repris dans *Mortal Questions*, Cambridge, 1979 Cambridge University Press
- Stephen Rosenbaum, « How to Be Dead and Not Care : A Defense of Epicurus », *American Philosophical Quarterly* 23 (2), 1986, p. 217-225 American Philosophical Quarterly
- James Warren, *Facing Death : Epicurus and His Critics*, Oxford, 2004 Clarendon Press
- Fred Feldman, « Some Puzzles About the Evil of Death », *The Philosophical Review* 100, 1991, p. 205-227 The Philosophical Review
- Julian Lamont, « A Solution to the Puzzle of When Death Harms its Victims », *Australasian Journal of Philosophy* 76, 1998, p. 198-212 Australasian Journal of Philosophy
- Boris Nikolsky, « Epicurus on Pleasure », *Phronesis* 46 (4), 2001, p. 440-465, DOI 10,1163/156852801753736490 Brillhttps://doi.org/10.1163/156852801753736490
Sources en ligne
- « Death » (Steven Luper) Stanford Encyclopedia of Philosophy, Stanford Universityhttps://plato.stanford.edu/entries/death/
- « Epicurus (Stanford Encyclopedia of Philosophy/Summer 2014 Edition) » (David Konstan) Stanford Encyclopedia of Philosophy, Stanford Universityhttps://plato.stanford.edu/archives/sum2014/entries/epicurus/
- « Philodemus of Gadara » Internet Encyclopedia of Philosophyhttps://iep.utm.edu/philodem/
- « Lettre à Ménécée Épicure ([-342] - -270) Traduction de Octave Hamelin (1910) » Département de philosophie, Cégep de Trois-Rivièreshttps://philosophie.cegeptr.qc.ca/wp-content/documents/Lettre-%C3%A0-M%C3%A9n%C3%A9c%C3%A9e.pdf
- « LacusCurtius • Cicero – De Finibus, Book II » LacusCurtius, University of Chicagohttps://penelope.uchicago.edu/Thayer/E/Roman/Texts/Cicero/de_Finibus/2*.html
- « Lucretius, De Rerum Natura, Liber Tertius, line 830 » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttp://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus:text:1999.02.0130:book%3D3:card%3D830
- « Plato, Republic, Book 9, page 583 » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttps://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus%3Atext%3A1999.01.0168%3Abook%3D9%3Apage%3D583
- « Hamelin, Octave (1856-1907) » IdRef, Agence bibliographique de l’enseignement supérieurhttps://www.idref.fr/028494253
- « Notice bibliographique Lettres et Maximes (8e éd.) Épicure ; texte établi et traduit avec une introduction et des notes par Marcel Conche,... » Catalogue général, Bibliothèque nationale de Francehttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb42106589b
- « Épicure, Lettres et maximes. Texte établi et traduit avec une introduction et des notes par Marcel Conche » (compte rendu de Pierre Destrée, *Revue philosophique de Louvain*, 1990) Perséehttps://www.persee.fr/doc/phlou_0035-3841_1990_num_88_79_6644_t1_0425_0000_4
- « Denis Seron, Vies et doctrines des philosophes illustres » PhilPapershttps://philpapers.org/rec/SERVED-3












