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« La mort n’est rien pour nous » : Épicure, l’argument et le testament

L'art de vivreL'épicurisme1 novembre 2026◈ 45 sources vérifiées
Titus Lucretius Carus (c. 99 – October 15, 55 BC) / Wikimedia Commons
10 min de lecture45 sources vérifiées
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Deux textes d’Épicure voisinent dans le livre X des Vies et doctrines des philosophes illustres de Diogène Laërce, à une centaine de paragraphes d’écart. Le plus avancé dans le livre est une lettre à un jeune homme nommé Ménécée, qui l’invite à s’habituer à l’idée que la mort n’est rien pour nous (X, 124). L’autre, placé dans le récit de sa vie, est un testament. Il lègue une maison, un jardin et des livres, affranchit quatre esclaves, prévoit la dot d’une jeune fille et fixe le calendrier des fêtes qui devront se tenir, chaque année et chaque mois, une fois son auteur disparu (X, 16-21).

« Accoutume-toi »

La lettre ouvre son argument sur un impératif, sunethize, que R. D. Hicks rend en anglais par « accustom thyself » (X, 124). On préfère ici « accoutume-toi » à « habitue-toi », parce que le mot français conserve mieux l’idée d’une manière d’être acquise à force de répétition, que le verbe grec tient de sa racine, ethos, la coutume. Le lecteur français trouve la lettre, texte grec en regard, dans l’édition de Marcel Conche parue en 1977.

La raison donnée tient en deux prémisses. Tout bien et tout mal résident dans la sensation, aisthêsis, et la mort est privation de sensation, sterêsis aisthêseôs, de sorte qu’elle n’est rien pour nous. Épicure en donne aussitôt une version de calendrier. Tant que nous sommes, la mort n’est pas là, et quand elle est là, nous ne sommes plus, ce qui revient à dire qu’elle ne concerne ni les vivants, chez qui elle n’est pas, ni les morts, qui ne sont plus (X, 125). La deuxième des Maximes capitales, que Diogène Laërce transcrit un peu plus loin (X, 139), énonce la même thèse en physicien, puisque le corps dissous en ses éléments ne sent plus, et que ce qui ne sent plus n’est rien pour nous. Pour un atomiste, mourir signifie que l’assemblage d’atomes qui sentait s’est défait, et il ne demeure personne à qui quelque chose pourrait arriver. Deux conséquences en sortent dans la Lettre. La première regarde l’attente. Celui qui dit craindre la mort pour la peine qu’elle lui cause d’avance, alors qu’elle ne le fera pas souffrir une fois venue, se trompe, car ce qui ne trouble pas quand il est présent n’afflige qu’à vide quand on l’attend (X, 125). La seconde regarde la durée. Comprendre la mort rend la vie mortelle agréable sans lui ajouter un temps infini, parce que cette compréhension ôte le désir d’immortalité, et le sage choisit le temps le plus agréable comme on choisit sa nourriture pour son agrément, pas pour sa quantité (X, 126).

Un lecteur qui voudrait refaire l’argument sans grec le dirait ainsi. Pour qu’une chose soit mauvaise pour quelqu’un, il faut qu’il puisse la sentir. Une fois mort, il n’y a plus personne pour sentir quoi que ce soit, puisque le corps qui sentait s’est défait. La mort ne peut donc être mauvaise ni pour le vivant, qu’elle n’a pas encore atteint, ni pour le mort, qui n’est plus là.

En 1986, Stephen Rosenbaum a proposé de l’argument une reconstruction en forme, reprise en 1993 dans l’anthologie de John Martin Fischer, The Metaphysics of Death, sous un titre qui annonce l’intention, « How to Be Dead and Not Care ». Il sépare d’abord ce que le mot « mort » confond, le mourir, processus que l’on traverse vivant et qui peut faire souffrir, la mort, instant où l’on cesse d’être, et l’état d’être mort, qui vient après (p. 119-120 de la réimpression). Seul le troisième est en cause. Une situation n’est mauvaise pour quelqu’un que s’il peut l’éprouver à un moment quelconque ; on ne peut éprouver une situation que si elle commence avant sa propre mort ; l’état d’être mort ne commence pas avant la mort, par définition ; il n’est donc mauvais pour personne (p. 120-121). Selon Rosenbaum, deux propositions seulement prêtent à discussion, la première et la deuxième, les autres étant des définitions ou des conséquences. Le lecteur peut chercher laquelle il abandonnerait, celle qui lie le mal à l’expérience ou celle qui interdit d’éprouver ce qui arrive après soi, et mesurer ce que lui coûterait chacun des deux renoncements.

L’homme qui s’apitoie sur son cadavre

Lucrè​ce, au livre III du De la nature (De rerum natura), décrit un homme qui accepte la thèse et la trahit dans la même minute (III, 870-893). Il s’indigne de penser que son corps pourrira, que les flammes le consumeront ou que les bêtes le déchireront. Il assure ne rien croire de ce qui survivrait au corps, et pourtant, sans le savoir, il laisse quelque chose de lui-même dans le cadavre, se tient debout à côté et s’apitoie sur lui. Il ne voit pas, écrit Lucrè​ce, que dans la mort réelle il n’y aura pas d’autre lui-même, nec videt in vera nullum fore morte alium se, pour pleurer sur le premier (traduction de la rédaction). Les vers suivants font parler les proches (III, 894-911). Ta maison ne t’accueillera plus, ni ta femme, ni tes enfants qui couraient t’embrasser, disent-ils, et Lucrè​ce leur répond qu’ils oublient d’ajouter que le mort n’éprouve plus aucun désir de ces biens.

L’expérience se refait sans peine. Qu’on se représente le jour de ses propres obsèques, la salle, les visages, les mots prononcés. Il a fallu placer quelqu’un dans la scène pour la voir, et ce quelqu’un regarde avec les yeux de celui qui l’imagine. Selon Lucrè​ce, la peur de la mort tient en grande partie à ce spectateur clandestin, et elle devrait tomber quand on le retire du tableau.

Un testament est un texte écrit pour ce jour-là.

Amynomachus et Timocrate

Celui d’Épicure s’ouvre sur une formule de juriste. Il donne tous ses biens à Amynomachus, fils de Philocratès, du dème de Batè, et à Timocrate, fils de Démétrios, du dème de Potamos (X, 16), à charge pour eux de laisser le jardin à Hermarque et à ceux qui philosophent avec lui. Il fixe ensuite, avec une minutie de greffier, ce que les héritiers paieront sur les revenus. Des offrandes funéraires pour son père, sa mère et ses frères ; la fête annuelle de sa naissance, le dix du mois de Gamélion ; le vingt de chaque mois, une réunion de l’école en mémoire de lui-même et de Métrodore ; un jour du mois de Poséidéon pour ses frères, un autre de Métageitnion pour Polyainos (X, 18). Il confie aussi les enfants de Métrodore à ses héritiers, lègue ses livres à Hermarque et affranchit Mys, Nicias, Lycon et Phaedrium (X, 19-21). Selon les lettres d’Hermarque, il meurt d’un calcul rénal après quatorze jours de maladie, et Hermippe raconte qu’il entra dans une baignoire de bronze pleine d’eau tiède, demanda du vin pur, le but et pria ses amis de se souvenir de ses doctrines (X, 15-16).

Au livre II du traité Des termes extrêmes des biens et des maux (De finibus bonorum et malorum), que le lecteur français lit dans la traduction de Jules Martha, Cicéron s’arrête sur ce document. Le testament s’écarte à ses yeux de la gravité qui sied à un philosophe, et jusqu’à la pensée de son auteur, ab ipsius sententia iudico discrepare (II, 100). Il cite la deuxième maxime, puis la retourne. Puisque par la dissolution, c’est-à-dire par la mort, toute sensation s’éteint, cum dissolutione, id est morte, sensus omnis extinguatur, et qu’il ne reste absolument rien qui nous concerne, pourquoi Épicure a-t-il mis tant de soin à ordonner à Amynomachus et à Timocrate de financer la fête de sa naissance et les banquets du vingt (II, 101, traduction de la rédaction) ? Le mot même de la maxime, la dissolution, se retrouve dirigé contre celui qui l’a écrite. Cicéron raille ensuite jusqu’à l’idée d’anniversaire chez un physicien, puisqu’un jour ne revient jamais (II, 102), et juge ce goût des banquets posthumes digne des disciples d’Épicure, guère d’un homme instruit (II, 103).

Un plaisir pris aujourd’hui sur demain

La croyance que Cicéron prête à Épicure malgré lui était celle de presque tous. Dans l’Éthique à Nicomaque (I, 11, 1101a22-b9), Aristote se demande si la bonne ou la mauvaise fortune des descendants et des amis atteint les morts, et juge que le nier paraîtrait bien peu amical et contraire aux opinions reçues, selon la traduction de W. D. Ross. Il accorde un effet réel mais faible, incapable de rendre malheureux un homme heureux. Francesco Verde, qui a commenté ce chapitre en 2013, relève qu’Épicure a pris pour cible la maxime de Solon sur laquelle Aristote raisonne, celle qui veut qu’on attende la fin d’une vie pour la juger (p. 258, n. 2).

James Warren a repris l’objection de Cicéron en 2001, dans « Epicurus’ Dying Wishes », et l’a jugée forte. Un hédonisme qui ramène tout bien au plaisir de l’agent laisse peu de place à des désirs portant sur ce qui suivra sa mort. On pourrait répondre qu’Épicure prenait un plaisir présent à imaginer les banquets de ses disciples, mais Warren estime qu’un tel plaisir ne justifie pas qu’on organise des événements qu’on n’éprouvera jamais (p. 31-36). Les justifications tirées de l’amitié ne valent guère mieux selon lui, puisque l’amitié épicurienne est liée au plaisir de l’ami et qu’aucune réciprocité n’est possible avec un mort (p. 37-43). Il envisage deux issues, données comme provisoires, l’incohérence d’Épicure ou une fonction pratique du testament, qui aurait servi à assurer la survie du Jardin dans le cadre du droit athénien (p. 44-45). « Il nous faudra peut-être penser qu’Épicure était bel et bien incohérent, et que Cicéron avait raison d’insister », écrit-il (p. 44, traduction de la rédaction).

Orestis Karatzoglou a défendu la position inverse en 2020, dans la revue Ancient Philosophy. Rédiger un testament est à ses yeux un acte qui produit ses effets au moment où on l’accomplit. En laissant un bien à un ami, le testateur éprouve dès maintenant un plaisir et resserre dès maintenant le lien d’amitié, de sorte que l’acte s’accorde avec sa doctrine. La réponse rend compte de la signature et laisse en partie de côté l’exécution, que Warren mettait au centre. On ne sait pas comment Épicure aurait répondu, car aucun texte conservé ne montre qu’il ait aperçu la difficulté, et son testament ne nous est connu que par la copie de Diogène Laërce.

Trompé, méprisé ou trahi

L’adversaire moderne d’Épicure est Thomas Nagel, dans un article intitulé « Death », paru en 1970 dans la revue Noûs. Certains malheurs, soutient-il, franchissent les limites de l’expérience, comme le fait d’être trompé, méprisé ou trahi (p. 77-78), et Steven Luper, dans la notice « Death » de la Stanford Encyclopedia of Philosophy, rappelle que Nagel tient la promesse rompue envers un mourant pour un tort fait au mort lui-même. Dans cette perspective, le testament d’Épicure cesse d’être une incohérence, et des héritiers qui auraient détourné les revenus du jardin lui auraient fait tort, comme on fait tort à un homme qu’on trahit dans son dos sans qu’il l’apprenne jamais.

Le prix à payer est ce que Luper appelle le problème du moment. Si la mort, ou ce qui suit la mort, est un mal pour celui qui meurt, à quel moment le rend-elle plus mal loti qu’il ne l’aurait été ? George Pitcher, en 1984, place le tort avant la mort, puisqu’un désir peut être contrarié dès aujourd’hui par un événement qui n’aura lieu que dans quelques mois. Fred Feldman soutient en 1991 que la proposition selon laquelle une mort est mauvaise pour quelqu’un est vraie de toute éternité, sans l’être à un moment donné, position que Jens Johansson a baptisée atemporalisme en 2013. Luper expose ces positions avec les objections qu’on leur adresse, et les présente comme autant de tentatives pour sauver la thèse de la privation contre ce qu’il appelle la présomption épicurienne, selon laquelle ce qui ne nous rend jamais plus mal lotis n’est pas un mal pour nous. Warren, dans Facing Death (2004), défend une version de l’exigence épicurienne qui fait la part du feu. D’après le compte rendu de Lawrence Jost, il admet des torts qu’on ne ressent pas, mais exige que celui qui les subit existe au moment où ils ont lieu (p. 41-42), ce qui écarte l’exemple de la trahison sans rien céder sur la mort. Il concède aussi un point coûteux. Un homme presque parvenu à l’absence de trouble peut raisonnablement craindre de mourir avant d’y parvenir tout à fait, et lui demander de renoncer à cette crainte ressemble à un plaidoyer de circonstance (p. 157 et suiv.).

Le vingt du mois, chez Philodème

La clause la plus singulière du testament a été observée longtemps après la mort d’Épicure. Dans une épigramme conservée par l’Anthologie palatine (XI, 44), l’épicurien Philodème de Gadara invite son ami et protecteur romain Pison à venir le lendemain, dès la neuvième heure, dans une demeure modeste où l’on célèbre la fête annuelle du vingt, eikada deipnizôn eniausion. Selon Nicola Piacenza, qui a étudié le poème en 2023, cette fête annuelle du vingt coïncide avec celle de l’anniversaire d’Épicure. Pison n’y trouvera ni tétines de truie ni vin de Chios, prévient le poète, mais des compagnons sincères et des propos plus doux que la terre des Phéaciens, et si Pison tourne les yeux vers eux, la fête du vingt sera plus riche, même avec des mets simples.

Pour aller plus loin

Le tétrapharmakos de Philodème, déjà traité dans l’encyclo​pédie, situe l’argument sur la mort parmi les quatre remèdes de l’éthique épicurienne et expose le miroir de Lucrè​ce sur le temps d’avant la naissance. La lettre 70 de Sénèque donne la réponse stoïcienne à la question voisine de la mort choisie, et le livre I de l’Éthique à Nicomaque éclaire la maxime de Solon sur la fin d’une vie.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Épicure, *Lettre à Ménécée*, dans Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, X, 124 (*sunethize*, « accoutume-toi » ; tout bien et tout mal dans la sensation ; la mort, *sterêsis aisthêseôs*), 125 (« quand nous sommes, la mort n’est pas là » ; l’attente qui afflige à vide), 126 (le désir d’immortalité ; la nourriture choisie pour son agrément) ; texte grec et trad. anglaise de R. D. Hicks, *Lives of Eminent Philosophers*, vol. II, Cambridge (Mass.) et Londres, 1925, Loeb Classical Library ; passages cités en traduction de la rédaction Harvard University Press et William Heinemann
  2. Épicure, *Maximes capitales*, II (le corps dissous ne sent plus), dans Diogène Laërce, X, 139 ; trad. R. D. Hicks, 1925, Loeb Classical Library Harvard University Press et William Heinemann
  3. Diogène Laërce, *Vies et doctrines des philosophes illustres*, X, 15-16 (mort d’Épicure en 271-270 avant notre ère, à soixante-douze ans ; calcul rénal et quatorze jours de maladie selon Hermarque ; la baignoire de bronze selon Hermippe), 16-21 (testament : Amynomachus et Timocrate, le jardin à Hermarque, les enfants de Métrodore, les livres, l’affranchissement de Mys, Nicias, Lycon et Phaedrium), 18 (offrandes funéraires ; fête de la naissance le dix de Gamélion ; réunion du vingt, *tais eikasi*, en mémoire d’Épicure et de Métrodore ; jours de Poséidéon et de Métageitnion) ; texte grec et trad. R. D. Hicks, 1925 Harvard University Press et William Heinemann
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Sources primaires (suite)

  1. Épicure, *Lettres et maximes*, texte grec, traduction et notes de Marcel Conche, Villers-sur-Mer, 1977, 322 p., édition bilingue de référence en français (non collationnée pour les citations) Éditions de Mégare
  2. Lucrèce, *De rerum natura*, III, 870-893 (l’homme qui s’apitoie sur son cadavre ; « nec videt in vera nullum fore morte alium se ») et 894-911 (la plainte des proches et la réponse de Lucrèce) ; texte latin de The Latin Library ; trad. anglaise de William Ellery Leonard, 1916, consultée sur Perseids ; passages cités en traduction de la rédaction E. P. Dutton
  3. Cicéron, *De finibus bonorum et malorum*, II, 100 (« ab ipsius sententia iudico discrepare »), 101 (« cum dissolutione, id est morte, sensus omnis extinguatur » ; Amynomachus et Timocrate), 102 (l’anniversaire et le physicien), 103 (les banquets posthumes) ; texte latin de The Latin Library ; traduction de la rédaction
  4. Cicéron, *Des termes extrêmes des biens et des maux*, texte établi et traduit par Jules Martha, 2 tomes, Paris, « Collection des universités de France », 3ᵉ tirage, 2002, édition bilingue de référence en français (non collationnée pour les citations) Les Belles Lettres
  5. Aristote, *Éthique à Nicomaque*, I, 11, 1101a22-b9, pagination Bekker (la fortune des descendants et des amis atteint-elle les morts ; effet réel mais faible) ; trad. anglaise de W. D. Ross, Oxford, 1925 Clarendon Press
  6. Philodème de Gadara, épigramme, *Anthologie palatine*, XI, 44 (invitation à Pison pour la fête annuelle du vingt, « εἰκάδα δειπνίζων ἐνιαύσιον »), cité d’après Nicola Piacenza (2023)

Bibliographie

  1. Stephen E. Rosenbaum, « How to Be Dead and Not Care : A Defense of Epicurus », *American Philosophical Quarterly* 23 (2), 1986, p. 217-225 ; réimpr. dans John Martin Fischer (dir.), *The Metaphysics of Death*, 1993, p. 119-134 (distinction du mourir, de la mort et de l’état d’être mort, p. 119-120 ; reconstruction de l’argument, p. 120-121) University of Illinois Press
  2. John Martin Fischer (dir.), *The Metaphysics of Death*, Stanford, 1993 Stanford University Press
  3. Thomas Nagel, « Death », *Noûs* 4 (1), 1970, p. 73-80 (être trompé, méprisé ou trahi, p. 77-78) ; réimpr. dans *Mortal Questions*, Cambridge, 1979 Wiley
  4. Steven Luper, « Death », *The Stanford Encyclopedia of Philosophy*, première publication le 22 mai 2002, révision substantielle du 28 juillet 2026 (problème du moment ; présomption épicurienne ; Nagel et la promesse faite à un mourant ; positions de Pitcher, Feldman et Johansson) Stanford University
  5. George Pitcher, « The Misfortunes of the Dead », *American Philosophical Quarterly* 21 (2), 1984, cité d’après Steven Luper University of Illinois Press
  6. Fred Feldman, « Some Puzzles About the Evil of Death », *The Philosophical Review* 100, 1991, p. 205-227, cité d’après Steven Luper Duke University Press
  7. Jens Johansson, « The Timing Problem », dans Ben Bradley, Fred Feldman et Jens Johansson (dir.), *The Oxford Handbook of Philosophy of Death*, Oxford, 2013, cité d’après Steven Luper Oxford University Press
  8. James Warren, « Epicurus’ Dying Wishes », *Proceedings of the Cambridge Philological Society* 47, 2001, p. 23-46 (l’hédonisme et les désirs posthumes, p. 31-36 ; l’amitié, p. 37-43 ; incohérence ou fonction pratique, p. 44-45) Cambridge University Press
  9. James Warren, *Facing Death : Epicurus and His Critics*, Oxford, 2004 (le sujet du tort, p. 41-42 ; la mort prématurée, p. 157 et suiv.), cité d’après le compte rendu de Lawrence Jost Oxford University Press
  10. Lawrence Jost, compte rendu de James Warren, *Facing Death*, *Notre Dame Philosophical Reviews*, 2005,11,06 University of Notre Dame
  11. Orestis Karatzoglou, « Can Epicurus Write a Will ? », *Ancient Philosophy* 40 (1), 2020, p. 197-208 Philosophy Documentation Center
  12. Francesco Verde, « La felicità aristotelica tra la morte e la sorte. Note di commento ad Aristotele *Etica Nicomachea* I 11 », *Lexicon Philosophicum* 1, 2013, p. 257-275 (Épicure et la maxime de Solon, p. 258, n. 2), DOI 10,19283/lph-20131 205 ILIESI-CNRhttps://doi.org/10.19283/lph-20131
  13. Nicola Piacenza, « Il porco e la maggiorana. Per una lettura epicurea del carme 13 di Catullo », *Lexis* 41 (2), 2023, p. 409-422, DOI 10,30687/Lexis/2724-1564/2023/02/006 Edizioni Ca’ Foscarihttps://doi.org/10.30687/Lexis/2724-1564/2023/02/006

Sources en ligne

  1. « Death » Stanford Encyclopedia of Philosophyhttps://plato.stanford.edu/entries/death/
  2. « Facing Death : Epicurus and his Critics » (Lawrence Jost) Notre Dame Philosophical Reviewshttps://ndpr.nd.edu/news/facing-death-epicurus-and-his-critics/
  3. « Epicurus’ dying wishes » (James Warren, texte intégral) Cambridge Corehttps://cambridge.org/core/services/aop-cambridge-core/content/view/124915993203413F23E41397FD910003/S0068673500000687a.pdf/epicurus-dying-wishes.pdf
  4. « Epicurus’ dying wishes » (notice) PhilArchivehttps://dc2.philarchive.org/rec/WAREDW
  5. « Can Epicurus write a will ? » Tullianahttps://tulliana.eu/bibliografia/can-epicurus-write-a-will/?lang=en
  6. « How to Be Dead and Not Care » (Stephen Rosenbaum, réimpression) Université nationale et capodistrienne d’Athènes, eClasshttps://eclass-b.uoa.gr/modules/document/file.php/PHILOSOPHY1107/Study%20week%20I/Rosenbaum%2C%20How%20to%20be%20dead%20and%20not%20care.pdf
  7. « How Does Death Harm the Deceased ? » (Taylor W. Cyr, citation de Nagel, 1970, p. 77-78) PhilArchivehttps://philarchive.org/archive/CYRHDD
  8. « Vitae philosophorum » (Diogène Laërce, X, 123-128, trad. Hicks) Perseids, Tufts Universityhttps://cts.perseids.org/read/greekLit/tlg0004/tlg001/perseus-eng2/10.1.123-10.1.128
  9. « Vitae philosophorum » (Diogène Laërce, X, 124-125, texte grec) Perseids, Tufts Universityhttps://cts.perseids.org/read/greekLit/tlg0004/tlg001/perseus-grc2/10.1.124-10.1.125
  10. « Vitae philosophorum » (Diogène Laërce, X, 139, *Maxime capitale* II) Perseids, Tufts Universityhttps://cts.perseids.org/read/greekLit/tlg0004/tlg001/perseus-eng2/10.1.139
  11. « Vitae philosophorum » (Diogène Laërce, X, 9-16, mort d’Épicure et début du testament) Perseids, Tufts Universityhttps://fgh.perseids.org/read/greekLit/tlg0004/tlg001/perseus-eng2/10.1.9-10.1.16
  12. « Vitae philosophorum » (Diogène Laërce, X, 17-24, testament) Perseids, Tufts Universityhttps://fgh.perseids.org/read/greekLit/tlg0004/tlg001/perseus-eng2/10.1.17-10.1.24
  13. « Vitae philosophorum » (Diogène Laërce, X, 16-18, texte grec du testament) Perseids, Tufts Universityhttps://cts.perseids.org/read/greekLit/tlg0004/tlg001/perseus-grc2/10.1.16-10.1.18
  14. « Cicero : de Finibus II » The Latin Libraryhttps://www.thelatinlibrary.com/cicero/fin2.shtml
  15. « De Finibus » (livre II, chap. XXXI, trad. anglaise) Monadnock Valley Presshttps://monadnock.net/cicero/finibus2-31.html
  16. « Lucretius : De Rerum Natura III » The Latin Libraryhttps://www.thelatinlibrary.com/lucretius/lucretius3.shtml
  17. « De Rerum Natura » (III, 870-931, trad. Leonard) Perseids, Tufts Universityhttps://fgh.perseids.org/read/latinLit/phi0550/phi001/perseus-eng1/3.870-3.931
  18. « Nicomachean Ethics » (livre I, chap. 11-12, trad. Ross) Elpenorhttps://www.ellopos.net/elpenor/greek-texts/ancient-greece/aristotle/nicomachean-ethics.asp?pg=16
  19. « La felicità aristotelica tra la morte e la sorte » Lexicon Philosophicum, ILIESI-CNRhttps://lexicon.cnr.it/ojs/index.php/LP/article/view/205
  20. « La felicità aristotelica tra la morte e la sorte » (texte intégral) IRIS, Sapienza Università di Romahttps://iris.uniroma1.it/retrieve/e3835321-8262-15e8-e053-a505fe0a3de9/Verde_Felicit%c3%a0-aristotelica_2013.pdf
  21. « Il porco e la maggiorana » (Nicola Piacenza) Lexis, Edizioni Ca’ Foscarihttps://edizionicafoscari.it/media/pdf/article/lexis-journal/2023/2/art-10.30687-Lexis-2724-1564-2023-02-006.pdf
  22. « Des termes extrêmes des biens et des maux » (notice, trad. Jules Martha) Bibliothèque de l’université de Patrashttps://find.library.upatras.gr/Record/125508/Description
  23. « Lettres et maximes » (notice, éd. Marcel Conche) Nantilus, Université de Nanteshttps://nantilus.univ-nantes.fr/vufind/Record/PPN000591106/Description?lng=en
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