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Domestication du bœuf en Afrique du Nord-Est : le débat de Nabta Playa

Anthony Huan / Wikimedia Commons
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Sur les 590 restes animaux identifiés dans les campements les plus anciens de Nabta Playa et de Bir Kiseiba, 452 appartiennent à la gazelle dorcas. Vingt-deux seulement proviennent d’un bovin, soit à peu près un os pour vingt os de gazelle. Depuis 1980, c’est sur ce petit lot que repose l’hypothèse d’une domestication du bœuf en Afrique du Nord-Est indépendante de celle du Proche-Orient, et chacun des deux camps lit ce rapport à sa manière.

Vingt-deux fragments à cent kilomètres d’Abou Simbel

Dès 1974, l’Expédition préhistorique combinée, dirigée par Fred Wendorf et Romuald Schild avec Angela Close, fouille deux bassins voisins, Nabta Playa et Bir Kiseiba, à une centaine de kilomètres à l’ouest d’Abou Simbel. Les premiers campements appartiennent à la phase qu’elle nomme El Adam, entre 8800 et 7700 avant notre ère environ, quand la mousson remonte vers le nord et change les dépressions en mares saisonnières. Dans la publication de synthèse de 2001, l’archéozoologue Achilles Gautier attribue à cette phase vingt-deux os de bovin répartis entre six sites, dont dix pour le seul site E-79-8, à Bir Kiseiba, et six pour E-80-4, puis deux os à la phase suivante, dite El Ghorab.

Le lot est mince, et il est fragile. Parmi les restes El Adam figurent, outre deux molaires, des fragments d’une phalange d’adulte et de l’extrémité d’un os canon, recueillis en surface sur le site E-80-4. Les fouilles ont avancé par passes artificielles de profondeur fixe, sans suivre les couches naturelles, si bien qu’un os isolé se rattache mal à tel niveau daté. Aucun de ces fragments n’a reçu de date radiocarbone directe, et l’Expédition n’y est jamais parvenue. Gautier lui-même n’a pas assisté aux campagnes de 1991, 1992 et 1994, et une partie des identifications de 1990 s’est faite sur le terrain. Des fouilles plus récentes ont livré d’autres fragments de bovins, sans que leur nombre ni leur description détaillée aient été publiés à la date de la relecture de Brass, en 2018.

Trop sec pour un aurochs

L’Expédition n’a jamais prétendu lire la domestication dans la forme des os. Son argument est écologique, et Wendorf et Schild l’ont exposé en 1994 dans un article au titre de question, « Are the Early Holocene Cattle in the Eastern Sahara Domestic or Wild ? ». Pendant la phase El Adam, en dehors de la gazelle dorcas, les chasseurs rapportent surtout de la gazelle dama, 82 restes, et du lièvre, 17. Selon les fouilleurs, un paysage qui ne nourrit que ces petits herbivores sobres ne pouvait pas entretenir un bovin sauvage de grande taille sans intervention humaine. Si des bovins sont là, des hommes les ont amenés de la vallée du Nil, où l’eau et le pâturage ne manquaient pas, quand les pluies revenaient sur le désert. Avec la céramique précoce trouvée dans les mêmes niveaux, cet argument a conduit l’équipe à classer ces couches dans le « Néolithique ».

Contre l’objection de la taille, Gautier a fourni dès 1987 la parade qui sert encore, dans un texte au titre désabusé, « Prehistoric Men and Cattle in North Africa : A Dearth of Data and a Surfeit of Models ». Les bovins de Nabta et de Bir Kiseiba sont grands, concédait-il ; mais si l’on se trouve au tout début d’une domestication, la réduction de taille qu’entraînent de mauvaises conditions de vie n’a pas encore eu le temps de commencer. L’argument a du poids. Au Proche-Orient, les études sur les chèvres et les moutons ont montré que la gestion d’un troupeau se lit d’abord dans l’âge et le sexe des bêtes abattues, bien avant que le squelette ne change, et le sexe des bovins de Nabta n’a jamais pu être déterminé, tant les os sont brisés.

Les fouilleurs n’ont pas désarmé. En 2013, Maciej Jórdeczka, Romuald Schild et leurs collègues publient le site E-06-1, sur une dune de Nabta, avec des foyers, des traces de huttes, de la céramique et une stratigraphie intacte, pour une occupation datée d’environ 8400 avant notre ère. Le titre de l’article parle de chasseurs-cueilleurs gardiens de bétail, et ses auteurs maintiennent que ces bovins ne pouvaient pas vivre dans la région sans contrôle humain.

Andrew Smith cherche les bubales

Andrew B. Smith a ouvert la contre-offensive en 1984, avec une méthode simple. Il a pris deux mesures classiques, la largeur de l’extrémité inférieure des métapodes et celle de l’humérus, et comparé les bovins de Nabta à des aurochs du Maghreb, d’Europe et de Kom Ombo, dans la vallée du Nil, puis à des bœufs domestiques. Les os du site E-77-1, qui datent du VIIᵉ millénaire, tombent dans la fourchette de l’aurochs, ceux de la phase plus tardive de Ru’at El Ghanam dans la fourchette du bœuf domestique. Smith s’en est pris ensuite au raisonnement écologique lui-même. Un milieu capable de nourrir des gazelles et des lièvres nourrit aussi l’oryx, l’addax ou le bubale, une grande antilope qui partageait les rives du Nil avec l’aurochs au Paléolithique, et aucune région actuelle ne connaît une faune réduite aux seuls lièvres et gazelles. L’absence du bubale dans les listes de Gautier renverrait alors aux choix des chasseurs ou aux lacunes de l’échantillon, sans rien apprendre sur la sécheresse du pays. Smith ajoutait un argument d’anthropologue, selon lequel passer de la chasse à l’élevage suppose que l’animal devienne un bien que l’on possède, idée étrangère à des chasseurs-cueilleurs, de sorte qu’il paraît plus vraisemblable qu’elle soit arrivée avec des bêtes déjà domestiquées. D’où son modèle, qui fait venir du Proche-Orient bœufs, moutons et chèvres peu avant 6000 avant notre ère. De ces trois critiques, celle des bubales absents est la plus économique, parce qu’elle retourne contre l’Expédition la liste de faune que celle-ci a elle-même publiée.

Caroline Grigson a repris les mesures en 2000 et placé à son tour les bovins de Nabta et de Bir Kiseiba parmi les aurochs. On lui a reproché de les comparer à des aurochs d’Europe, du Levant et de Haua Fteah, en Afrique du Nord, sans tenir compte des écarts de taille d’une population sauvage à l’autre. L’objection a trouvé un appui en 2004, quand Veerle Linseele a montré que l’aurochs africain de l’Holocène était nettement plus petit que celui du Pléistocène, au point de n’atteindre que la taille des femelles de son prédécesseur, et que ses mesures chevauchent légèrement celles des grands mâles domestiques de la vallée du Nil. Le critère de taille coupe dans les deux sens.

Michael Brass, de l’University College de Londres, a rouvert en 2018 la partie la moins discutée du débat, la géologie. Des rapports anciens et peu cités, dont celui de Haynes et Haas en 1980, indiquent que certains bassins se rejoignaient en lacs vers 8250 avant notre ère et qu’une pluie annuelle d’une centaine de millimètres suffisait à les remplir en rechargeant la nappe. Pour Brass, la région pouvait nourrir l’aurochs sans l’aide de personne, et les bovins d’El Adam sont des bêtes chassées. Son propre parcours mérite d’être noté. En 2007, il envisageait encore que les habitants de Nabta aient géré de petits effectifs de bovins sauvages avant une domestication anatomique vers 6300 avant notre ère ; onze ans plus tard, il renonce à toute domestication locale et garde seulement ouverte la possibilité d’un apport génétique limité d’aurochs africains aux troupeaux venus d’Orient.

Brass convoque même César. Au livre VI de la Guerre des Gaules (VI, 28), le proconsul décrit les aurochs de Germanie, d’une force et d’une vitesse hors du commun, que les jeunes gens capturent dans des fosses et dont ils exhibent les cornes pour être loués, sans jamais parvenir à les apprivoiser, même pris très jeunes. Le témoignage porte sur des forêts du Iᵉʳ siècle avant notre ère, à quelque huit millénaires des mares d’El Adam.

El-Barga, vers 5750 avant notre ère

Sur l’arrivée des moutons et des chèvres, les données s’accordent mieux. Le plus ancien reste de caprin domestique connu en Afrique est une phalange de mouton ou de chèvre trouvée dans la grotte de Sodmein, près de la mer Rouge, sous une structure datée de 6218 à 6034 avant notre ère. À Nabta, les caprins apparaissent dans la phase Ru’at El Ghanam. Angela Close l’a vérifié en refouillant le site E-75-8 en 1990, et leurs restes se concentrent dans les passes 5 à 7, deux fois plus nombreux dans la passe 6 que dans la passe 5, ce qui exclut qu’ils soient tombés des niveaux supérieurs.

Pour les bœufs domestiques, deux lectures du même site s’affrontent. Joséphine Lesur-Gebremariam situe en 2010 les premiers restes assurés de bœuf domestique d’Afrique au VIIᵉ millénaire, à E-75-8, au Wadi Bakht et à Enneri Bardagué, dans le Tibesti, et juge incertain le statut du bovin du IXᵉ millénaire, dont la domestication, si elle était avérée, serait presque contemporaine de celle du Proche-Orient. Brass, en suivant passe par passe la répartition des os publiée par Gautier et par Close, place les bovins domestiques de E-75-8 au sommet de la phase, dans la passe 5 et à la frontière du Néolithique récent, vers 5600 avant notre ère. Plus bas, dans la passe 7, Gautier ne signale qu’un sésamoïde de jeune animal, qu’il qualifie lui-même de douteux. L’écart entre les deux chronologies tient à quelques os et à la profondeur où on les a ramassés.

Plus au sud, dans la région de Kerma au Soudan, la mission suisse dirigée par Matthieu Honegger fouille à El-Barga un cimetière qu’on supposait néolithique à cause de ses haches et de ses parures en pierre polie. Pendant l’hiver 2004-2005 apparaît la sépulture d’un homme tourné vers un enfant, avec, dans la même tombe, le crâne d’un bœuf domestique. Deux datations radiocarbone situent le cimetière autour de 5750 avant notre ère, ce qui en fait selon Honegger le plus ancien site néolithique de la vallée du Nil. Honegger a lu la parenté relevée entre les premières céramiques de la région de Kerma et celles de Nabta comme un argument en faveur du modèle de Wendorf et Schild, les bœufs ayant pu gagner la vallée depuis le désert au contact de chasseurs-cueilleurs plus sédentaires installés le long du fleuve. La date d’El-Barga reste compatible avec les deux scénarios.

À Nabta même, le monument le plus cité de ces sociétés d’éleveurs, le tumulus E-94-1N, qui couvrait une vache enterrée en connexion anatomique, est régulièrement daté de 5400 avant notre ère. Sa seule date radiocarbone, 6480 ± 270 BP, donne à un écart type une fourchette de 5976 à 4835 avant notre ère, et la date de 5400 n’est que le milieu d’un intervalle de plus d’un millénaire.

Béatrix Midant-Reynes, en 2005, n’excluait pas une domestication du bœuf au Sahara dès le VIIIᵉ millénaire.

L’aurochs de Taghit Haddouch

La génétique est d’abord entrée dans le débat du côté de Wendorf. En 1996, l’équipe du généticien Daniel Bradley décèle dans l’ADN mitochondrial, transmis par les seules mères, une divergence très ancienne entre les taurins africains et européens, qu’elle fait remonter à la fin du Pléistocène, et Wendorf et Schild l’intègrent dès 1998 à leur modèle. L’argument s’est ensuite retourné. Les génomes mitochondriaux complets séquencés depuis rattachent au Croissant fertile T1, la lignée maternelle la plus répandue chez les bovins d’Afrique, et une estimation de 2012 fait descendre l’ensemble des taurins d’environ quatre-vingts femelles fondatrices du Proche-Orient.

L’ADN du noyau, hérité des deux parents, a compliqué ce tableau net. En 2014, J. E. Decker et ses collègues relèvent chez les taurins africains une composante qu’ils attribuent à des croisements avec l’aurochs africain, et l’évaluent jusqu’à 26 %. En 2019, Daniel Pitt et son équipe comparent 3 196 animaux de 180 populations sur environ 54 000 marqueurs génétiques. Le scénario à deux domestications, au Croissant fertile et dans la vallée de l’Indus, l’emporte à chaque essai sur celui à trois, et la composante propre aux taurins africains s’expliquerait par des croisements avec des aurochs locaux après l’arrivée des bœufs proche-orientaux. En 2023, Kwondo Kim, Choongwon Jeong et leurs collègues mesurent chez les races Muturu et N’Dama, les deux seules de leurs vingt-huit races africaines sans ascendance de zébu, un apport pouvant atteindre 20 % environ d’une lignée taurine archaïque. Des quatre génomes d’aurochs testés, le plus proche de ces races est celui d’un animal de Taghit Haddouch, au Maroc, vieux d’environ 9 000 ans, publié en 2019 par l’équipe de Marta Pereira Verdugo.

Ces résultats donnent au camp de l’origine locale sa meilleure carte. Une part notable du patrimoine héréditaire des bœufs africains vient d’aurochs sauvages, et le bétail d’Afrique porte donc une empreinte africaine, même si sa domestication s’est faite ailleurs. Kim et ses coauteurs signalent pourtant une limite. Le même aurochs marocain présente une affinité avec les bovins de l’âge du Bronze du Levant méridional, porte d’entrée des taurins en Afrique ; une partie du signal pourrait donc avoir été héritée d’ancêtres levantins, hypothèse que la très faible couverture des génomes levantins anciens ne leur a pas permis de tester. Le débat se lit jusque dans les titres, puisqu’en 2022 une équipe dirigée par Catarina Ginja diffuse une prépublication sur des bovins de l’âge du Fer d’Althiburos, en Tunisie, dont le titre annonce une origine indépendante et locale des taurins africains au Maghreb ; la version publiée en 2023 dans iScience dit seulement que ces données relancent le débat, et ses auteurs y admettent que leurs résultats s’expliquent par une hybridation avec des aurochs locaux après la domestication.

Aucun des vingt-deux fragments d’El Adam n’a reçu de date radiocarbone directe, et Brass notait en 2018 qu’aucune description complète, mesures comprises, de tous les os de bovins attribués à cette phase n’avait été publiée. Du côté de la génétique, les études de 2023 et de 2026 signalent le même manque, celui des génomes d’aurochs anciens d’Afrique du Nord, si bien que dans les analyses de 2023 le seul aurochs nord-africain disponible pour les comparaisons, celui de Taghit Haddouch, vivait au Maroc, loin des playas où la question a été posée.

Pour aller plus loin

Sur le même site, Nabta Playa : le calendrier de pierre. Le cadre climatique et pastoral est celui du Sahara vert. Pour la domestication des plantes au Proche-Orient, les céréales et le blé ; pour un autre foyer néolithique débattu, Göbekli Tepe et Çatalhöyük. Autre élevage documenté en Mésopotamie : les ovins et la laine sous Ur III.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Restes de *Bos* de la phase El Adam (22 os), sites E-75-9, E-77-3, E-77-4, E-77-7, E-79-8 et E-80-4, Nabta Playa et Bir Kiseiba, désert Occidental, Égypte publiés dans Gautier, Wendorf, Schild et al. 2001, tableau 23,1
  2. Site E-06-1, Nabta Playa, occupation El Adam à foyers et huttes, vers 8400 avant notre ère Jórdeczka, Królik, Masojć et Schild 2013
  3. Site E-75-8, Nabta Playa, dépôts Ru’at El Ghanam, passes 5 à 9 (fouille de 1990), caprins et bovins domestiques Close 2001 ; Gautier, Wendorf, Schild et al. 2001
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Sources primaires (suite)

  1. Tumulus E-94-1N, Nabta Playa, inhumation d’une vache en connexion anatomique, date 6480 ± 270 BP Applegate, Gautier et Duncan 2001
  2. Sépulture néolithique d’El-Barga, région de Kerma, Soudan, homme, enfant et crâne de bœuf domestique, deux dates radiocarbone vers 5750 avant notre ère Honegger 2005
  3. Phalange de caprin domestique, grotte de Sodmein, désert Oriental égyptien, sous une structure datée de 6218-6034 avant notre ère Vermeersch et al. 2015
  4. César, *Guerre des Gaules*, VI, 28 (description de l’aurochs de Germanie) édition de référence

Bibliographie

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  3. Fred Wendorf et Romuald Schild, « Nabta Playa and Its Role in Northeastern African Prehistory », *Journal of Anthropological Archaeology* 17, 1998, p. 97-123 Journal of Anthropological Archaeology
  4. Fred Wendorf, Romuald Schild et al., *Holocene Settlement of the Egyptian Sahara*, vol. 1 : *The Archaeology of Nabta Playa*, New York, 2001, DOI [10,1007/978-1-4615-0653-9]( Kluwer Academic/Plenum Publishershttps://doi.org/10.1007/978-1-4615-0653-9
  5. Achilles Gautier, « Prehistoric Men and Cattle in North Africa : A Dearth of Data and a Surfeit of Models », dans Angela E. Close (dir.), *Prehistory of Arid North Africa : Essays in Honor of Fred Wendorf*, Dallas, 1987, p. 163-187 Southern Methodist University Press
  6. Achilles Gautier, Fred Wendorf, Romuald Schild et al., « The Early to Late Neolithic Archeofaunas from Nabta Playa and Bir Kiseiba », dans *Holocene Settlement of the Egyptian Sahara*, vol. 1, 2001, p. 609-635 Kluwer Academic/Plenum Publishers
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  8. A. Applegate, A. Gautier et S. Duncan, « The North Tumuli of the Nabta Late Neolithic Ceremonial Complex », dans *Holocene Settlement of the Egyptian Sahara*, vol. 1, 2001, p. 468-488 Kluwer Academic/Plenum Publishers
  9. Andrew B. Smith, « The Origins of Food Production in Northeast Africa », *Palaeoecology of Africa and the Surrounding Islands* 16, 1984, p. 317-324 Palaeoecology of Africa
  10. Andrew B. Smith, « Cattle Domestication in North Africa », *African Archaeological Review* 4, 1986, p. 197-203 Springer
  11. Caroline Grigson, « Bos africanus (Brehm) ? Notes on the Archaeozoology of the Native Cattle of Africa », dans R. Blench et K. MacDonald (dir.), *The Origins and Development of African Livestock : Archaeology, Genetics, Linguistics and Ethnography*, Londres, 2000, p. 38-60 UCL Press
  12. Veerle Linseele, « Size and Size Change of the African Aurochs », *Journal of African Archaeology* 2, 2004, p. 165-185 Journal of African Archaeology
  13. C. Haynes et H. Haas, « Radiocarbon Evidence for Holocene Recharge of Groundwater, Western Desert, Egypt », *Radiocarbon* 22, 1980, p. 705-717 Radiocarbon
  14. Maciej Jórdeczka, Halina Królik, Mirosław Masojć et Romuald Schild, « Hunter–Gatherer Cattle-Keepers of Early Neolithic El Adam Type from Nabta Playa : Latest Discoveries from Site E-06-1 », *African Archaeological Review* 30, 2013, p. 253-284 Springer
  15. Michael Brass, « Revisiting a Hoary Chestnut : The Nature of Early Cattle Domestication in North-East Africa », *Sahara* 24, 2013, p. 7-12 Sahara
  16. Michael Brass, « Early North African Cattle Domestication and Its Ecological Setting : A Reassessment », *Journal of World Prehistory* 31, 2018, p. 81-115, DOI [10,1007/s10963-017-9112-9]( Springerhttps://doi.org/10.1007/s10963-017-9112-9
  17. Matthieu Honegger, « Kerma et les débuts du Néolithique africain », dans Charles Bonnet et Matthieu Honegger (dir.), *Les fouilles archéologiques de Kerma (Soudan)*, *Genava* n.s. 53, Genève, 2005, p. 239-249 Musée d’art et d’histoire de Genève
  18. Joséphine Lesur-Gebremariam, « Domestication animale en Afrique », *Les Nouvelles de l’archéologie* 120-121, 2010, p. 38-46 Les Nouvelles de l’archéologie
  19. D. G. Bradley, D. E. MacHugh, P. Cunningham et R. T. Loftus, « Mitochondrial Diversity and the Origins of African and European Cattle », *Proceedings of the National Academy of Sciences* 93 (10), 1996, p. 5131-5135, DOI [10,1073/pnas.93,10,5131]( PNAShttps://doi.org/10.1073/pnas.93.10.5131
  20. J. E. Decker et al., « Worldwide Patterns of Ancestry, Divergence, and Admixture in Domesticated Cattle », *PLoS Genetics* 10 (3), 2014, e1004254, DOI [10,1371/journal.pgen.1004254]( PLOShttps://doi.org/10.1371/journal.pgen.1004254
  21. Daniel Pitt et al., « Domestication of Cattle : Two or Three Events ? », *Evolutionary Applications* 12 (1), 2019, p. 123-136, DOI [10,1111/eva.12674]( Wileyhttps://doi.org/10.1111/eva.12674
  22. Marta Pereira Verdugo et al., « Ancient Cattle Genomics, Origins, and Rapid Turnover in the Fertile Crescent », *Science* 365, 2019, p. 173-176, DOI [10,1126/science.aav1002]( American Association for the Advancement of Sciencehttps://doi.org/10.1126/science.aav1002
  23. Kwondo Kim, Donghee Kim, Olivier Hanotte, Charles Lee, Heebal Kim et Choongwon Jeong, « Inference of Admixture Origins in Indigenous African Cattle », *Molecular Biology and Evolution* 40 (12), 2023, msad257, DOI [10,1093/molbev/msad257]( Oxford University Presshttps://doi.org/10.1093/molbev/msad257
  24. Catarina Ginja et al., « Iron Age Genomic Data from Althiburos – Tunisia Renew the Debate on the Origins of African Taurine Cattle », *iScience* 26 (7), 2023, 107196, DOI [10,1016/j.isci.2023,107196]( Cell Presshttps://doi.org/10.1016/j.isci.2023.107196
  25. P. Vermeersch et al., « Early and Middle Holocene Human Occupation of the Egyptian Eastern Desert : Sodmein Cave », *African Archaeological Review* 32, 2015, p. 465-503 Springer

Sources en ligne

  1. [« Early North African Cattle Domestication and Its Ecological Setting : A Reassessment »]( Michael Brass Journal of World Prehistory, Springerhttps://link.springer.com/article/10.1007/s10963-017-9112-9
  2. [« Are the early holocene cattle in the eastern sahara domestic or wild ? »]( Fred Wendorf et Romuald Schild Evolutionary Anthropology, Wiley Online Libraryhttps://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/evan.1360030406
  3. [« Domestication animale en Afrique »]( Joséphine Lesur-Gebremariam Les Nouvelles de l’archéologie, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/nda/1000
  4. [« Les origines de l’Égypte »]( Béatrix Midant-Reynes Cliohttps://www.clio.fr/bibliotheque/pdf/pdf_les_origines_de_legypte.pdf
  5. [« Inference of Admixture Origins in Indigenous African Cattle »]( Molecular Biology and Evolution, Oxford Academichttps://academic.oup.com/mbe/article/40/12/msad257/7444314
  6. [« Domestication of cattle : Two or three events ? »]( PubMed Central, National Library of Medicinehttps://pmc.ncbi.nlm.nih.gov/articles/PMC6304694/
  7. [« 454-sequence data of Iron Age cattle from Althiburos – Tunisia »]( Dryadhttps://datadryad.org/resource/doi:10.5061/dryad.v9s4mw71n
  8. [« Unscrambling the history of African indicine cattle genomes »]( iScience, ScienceDirecthttps://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S258900422600670X
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