Trente mille hommes et femmes quittent Carthage sur soixante pentécontores, des galères à cinquante rames chargées de blé et de provisions, avec mission de fonder des villes au-delà du détroit de Gibraltar. Le périple d’Hannon l’annonce dès sa première phrase. Rapporté au nombre de coques, le chiffre donne cinq cents personnes par navire, soit dix fois les rameurs que ce type de bateau suppose, et les commentateurs se partagent depuis longtemps entre ceux qui corrigent le nombre et ceux qui le tiennent pour possible. Le récit qui embarque cette foule tient, lui, sur trois pages d’un manuscrit byzantin.
Une inscription suspendue dans le temple de Kronos
Le titre que porte le manuscrit se traduit à peu près ainsi, « Périple d’Hannon, roi des Carthaginois, des régions de la Libye situées au-delà des Colonnes d’Héraclès, qu’il a aussi consacré dans le temple de Kronos ». Kronos est le nom grec du grand dieu de Carthage, Baal Hammon. Le texte se présente donc comme la version grecque d’un écrit exposé dans un sanctuaire, ce qui cadrerait avec sa brièveté et avec un récit mené à la première personne du pluriel. Cet original, personne ne l’a vu. Carthage n’a presque rien laissé de sa documentation écrite après sa destruction par Rome en 146 avant notre ère, et l’on ignore si le traducteur avait sous les yeux une plaque gravée ou un résumé déjà rédigé en grec. On s’en tiendra donc à l’expression « texte grec » plutôt qu’au mot « traduction », qui tient pour réglée la question même que posent les spécialistes.
Un seul manuscrit le transmet. Le Palatinus graecus 398, copié au IXᵉ siècle et conservé à la bibliothèque universitaire de Heidelberg, compte 321 feuillets de parchemin ; le Périple y occupe les feuillets 55 recto à 56 recto, dans un recueil de géographes et de compilateurs de merveilles où figure aussi le Périple de la mer Érythrée. Lors d’un séjour à Constantinople, entre 1435 et 1437, le cardinal Jean Stojković de Raguse acquiert le volume, qu’il offre ensuite au couvent dominicain de Bâle. Sigismund Gelen y trouve le texte et en donne l’édition princeps, imprimée dans la même ville en 1533. Passé ensuite à la Bibliothèque palatine, le codex part pour Rome après la prise de Heidelberg en 1623 et ne regagne les bords du Neckar qu’en 1816.
Cerné, l’île que chaque siècle déplace
Deux jours après les Colonnes, l’expédition fonde Thymiatérion au milieu d’une grande plaine. Elle double ensuite Soloeis, un promontoire couvert d’arbres où elle élève un autel à Poséidon, puis longe un marais de hauts roseaux où paissent des éléphants. À une journée de là, cinq villes sont fondées sur le rivage, Karikon Teichos, Gytté, Akra, Melitta et Arambys. Maurice Euzennat plaçait Karikon Teichos et Melitta entre le cap Spartel et Lixus, dans le nord du Maroc actuel. Au fleuve Lixos, la flotte se lie d’amitié avec des pasteurs nomades, les Lixites, puis embarque parmi eux des interprètes avant de longer un désert vers le sud.
Le Lixos lui-même résiste. Son nom est celui du Loukkos, qui se jette dans l’Atlantique près de la ville antique de Lixus, à côté de Larache, et c’est là que l’atlas Barrington range les Lixites du texte. Mais le Périple fait descendre ce fleuve de hautes montagnes peuplées de troglodytes plus rapides que des chevaux, et il sépare l’escale suivante du Lixos par une longue côte déserte, ce qui a conduit plusieurs commentateurs à chercher le fleuve beaucoup plus au sud.
Au fond d’un golfe, la flotte découvre enfin une petite île, y laisse des colons et l’appelle Cerné. Le texte la place à la même distance des Colonnes que Carthage, estimation de marin qui interdit tout calcul. Les Anciens ne s’accordaient déjà pas sur son emplacement. Pline l’Ancien rapporte au livre VI de l’Histoire naturelle (VI, 199) que Polybe la situait à l’extrémité de la Maurétanie, face à l’Atlas, à un mille du rivage, tandis que Cornelius Nepos la mettait sur le méridien de Carthage, à dix milles de la côte, avec un tour de deux milles au plus. Au IVᵉ siècle avant notre ère, le périple grec attribué au Pseudo-Skylax (§ 112) en fait le terminus d’un commerce régulier, où les marchands phéniciens mouillent leurs navires ronds et campent sur l’île avant de porter huile parfumée et céramique attique aux Éthiopiens du continent ; au-delà, hauts-fonds, vase et algues interdisent la navigation. Les modernes ne l’ont pas mieux fixée. Jérôme Carcopino la reléguait à l’embouchure du Sénégal. Euzennat l’a placée à Mogador, l’îlot qui fait face à Essaouira, où les tranchées ouvertes en 1956 par André Jodin ont livré un comptoir fréquenté par des navires phéniciens, et la carte de la Maurétanie tingitane qu’il a dressée pour l’atlas Barrington la donne pour fermement identifiée. L’îlot mesure 790 mètres sur 620. Selon une étude géomorphologique reprise en 2025 par Jens Lehmann et ses collègues, un cordon de sable le rattachait vers 700 avant notre ère à la terre ferme, si bien que l’île du texte n’en était peut-être pas une au moment du voyage, que personne ne sait dater assez finement pour trancher.
« Les interprètes les appelaient Gorillai »
Au-delà de Cerné, le texte change de nature. Les fondations cessent. La flotte remonte un grand fleuve, le Chrétès, jusqu’à un lac dominé par des montagnes où des hommes vêtus de peaux de bêtes la repoussent à coups de pierres, découvre un autre fleuve rempli de crocodiles et d’hippopotames, puis revient à Cerné. Elle repart douze jours vers le sud, le long de côtes habitées par des Éthiopiens qui s’enfuient à son approche, et le paragraphe 11 précise que les Lixites embarqués ne comprenaient pas leur langue. Trois paragraphes plus loin pourtant, ce sont « les interprètes » qui donnent son nom à la baie de la Corne de l’Occident, et au paragraphe 18 encore les interprètes qui nomment les êtres velus de la dernière île. Jehan Desanges a consacré à cette incohérence une communication présentée en 1979 au premier congrès international d’études phéniciennes et puniques, où il lit dans ces interprètes un artifice de narrateur.
La nuit, des feux s’allument partout. On les voit sur une plaine, puis sur une île boisée d’où montent des sons de flûtes, de cymbales et de tambours mêlés à une grande clameur, au point que les devins ordonnent de rembarquer, puis le long d’une côte odorante d’où des torrents de feu descendent jusqu’à la mer. Quatre jours plus tard apparaît une flamme plus haute que les autres, qui semble toucher les astres et qui se révèle au jour une très haute montagne, le Char des dieux. Les lectures que Jonathan Burgess appelle positivistes y reconnaissent le mont Cameroun, seul endroit de cette côte où des phénomènes volcaniques soient plausibles ; une autre interprétation, plus sobre, pense à des feux de brousse de saison sèche. Pline l’Ancien connaît lui aussi, au livre VI (VI, 197), une très haute montagne aux feux perpétuels qui porte le même nom grec.
Au fond d’une dernière baie, la Corne du Sud, une île à lac intérieur abrite des êtres sauvages, des femmes surtout, au corps couvert de poils. Les hommes s’échappent en escaladant les rochers et en lançant des pierres. Trois femmes, qui mordent et griffent, sont tuées et écorchées, et leurs peaux rapportées à Carthage. Le récit s’interrompt sur une phrase sèche, « nous n’allâmes pas plus loin, les vivres venant à manquer », sans un mot du retour. Les modernes ont longtemps cherché dans ces Gorillai une espèce de grand singe. Clara Bosak-Schroeder a proposé en 2016 de les prendre pour des humains aux yeux du narrateur, et de lire l’écorchement comme un geste qui, pour un lecteur grec, range Hannon lui-même parmi les barbares qui ne respectent pas les morts.
Le mot a eu une seconde carrière. En décembre 1847, le missionnaire américain Thomas Savage et l’anatomiste Jeffries Wyman décrivent dans le Boston Journal of Natural History un grand singe dont les restes venaient de l’estuaire du Gabon, et lui donnent pour nom d’espèce gorilla, terme employé selon eux par Hannon pour des hommes sauvages de la côte africaine. Le gorille de l’Ouest s’appelle encore Gorilla gorilla dans les classifications zoologiques.
On ne revient pas contre l’alizé
L’objection la plus ancienne vient des marins. Raymond Mauny a fait valoir en 1955 que, sur la côte saharienne, vents et courants portent vers le sud toute l’année, si bien qu’au-delà du Sud marocain les alizés auraient interdit le retour aux navires antiques ; en 1960, une mission poussée jusqu’à l’oued Noun et à l’embouchure du Draa n’a trouvé que des sites préhistoriques, sans trace phénicienne ou punique. Deux ans après Mauny, Gabriel Germain a soumis le grec du texte à un commentaire philologique serré, en posant dès son titre l’alternative entre document, amplification littéraire et faux intégral. Desanges, pour plusieurs périples africains, a souligné le poids des intentions littéraires face au souci d’exactitude, et sa thèse de 1978 jugeait vain de reprendre encore la discussion de l’itinéraire. P. E. H. Hair concluait en 1987 à une authenticité douteuse, au mieux partielle, la fin du voyage alignant des épisodes spectaculaires aux dépens des indications pratiques d’un rapport de navigation. Jonathan Burgess, en 2021, refuse le mot de faux au sens moderne, la frontière entre vérité et fiction restant floue dans l’ethnographie antique, mais il rapproche les effectifs du prologue des hyperboles d’un voyage parodique de Lucien et s’étonne qu’une mission de colonisation tourne si vite à la reconnaissance.
Faut-il pour autant renvoyer tout le texte à la fiction ?
Le Périple n’est pas un témoin isolé. Les Mirabilia, recueil de merveilles attribué à tort à Aristote et issu de son école, renvoient déjà au périple d’Hannon (§ 37) à propos d’une contrée située au-delà des Colonnes qui brûle, en partie sans cesse, en partie la nuit seulement. Au IIᵉ siècle de notre ère, Arrien résume dans l’Indikè (43, 11-12) un voyage d’Hannon le Libyen qui navigue trente-cinq jours vers l’est avant de virer au sud, où le manque d’eau, la chaleur et des ruisseaux de feu l’arrêtent ; cette version ne recoupe pas la nôtre, et Burgess y voit l’indice d’une tradition plus vaste dont notre texte n’était qu’un élément. Pline mentionne au livre V (V, 8) les commentarii, c’est-à-dire les notes, du général carthaginois. Edward Lipiński a jugé en 2004 les effectifs plausibles et ramené le voyage au bassin du Sebou et aux Canaries. Alfredo Mederos Martín a défendu en 2015 un périple authentique mais court, arrêté au cap Juby et à quelques îles Canaries, toutes les refondations carthaginoises tenant dans les sept premiers jours de navigation. Sur la date, aucun accord. Le texte n’en donne pas, Pline situe la mission au temps où la puissance punique était à son sommet, et Mederos Martín, avec Gabriel Escribano Cobo, a proposé dès 2000 de la replacer dans la rivalité entre Gadès et Carthage aux IVᵉ et IIIᵉ siècles avant notre ère.
Deux peaux au temple de Junon
Pline l’Ancien raconte la fin autrement. Au livre VI (VI, 200), il place les femmes velues sur les îles Gorgades, à deux jours de navigation du continent selon Xénophon de Lampsaque, et rapporte qu’Hannon y aborda, que les hommes lui échappèrent à la course et que les femmes avaient tout le corps couvert de poils. Il ajoute qu’Hannon déposa les peaux de deux d’entre elles dans le temple de Junon, comme preuve de son récit et comme curiosité. Le Périple en comptait trois et ne parlait d’aucun temple. Junon est le nom romain sous lequel on reconnaît d’ordinaire la grande déesse de Carthage, Tanit, rapprochement probable que Pline, toutefois, ne formule pas.
Au livre V, le même Pline observait que la plupart des auteurs grecs et romains, sur la foi d’Hannon, avaient décrit des villes fondées par lui dont il ne subsistait ni souvenir ni vestige. Les peaux du temple, elles, étaient encore exposées quand Rome prit Carthage en 146 avant notre ère. Le témoignage de Pline s’arrête à cette date, et avec elles s’est perdu le seul objet qui aurait permis de vérifier ce qu’Hannon avait vraiment rapporté de la côte africaine.
Pour aller plus loin
Cette question rejoint l’histoire de Carthage et de Baal Hammon, que les Grecs assimilaient à Kronos, ainsi que celle du périple du Pseudo-Skylax, autre texte grec où Cerné figure comme comptoir phénicien. Elle touche aussi aux îles Canaries, que plusieurs lectures récentes placent au terme du voyage, et à la longue histoire des noms que la zoologie a empruntés aux auteurs anciens.
On lit souvent qu’un marin de Carthage, nommé Hannon, a longé toute la côte atlantique de l’Afrique. Il aurait fondé des villes et capturé des êtres couverts de poils. Carthage était une puissante cité marchande, sur la côte de l’actuelle Tunisie. Pour tout cela, on ne dispose que d’un seul texte, écrit en grec. La question est de savoir ce que vaut ce texte.
Un texte grec sans original
Ce texte est très court. Il se présente comme la version grecque d’un écrit carthaginois, qu’Hannon aurait exposé dans un temple de sa ville. Cet écrit d’origine n’a jamais été retrouvé. Les spécialistes ne savent même pas sous quelle forme il existait.
Le texte grec nous arrive par un seul livre. Un copiste byzantin l’a recopié au IXᵉ siècle, au milieu d’autres récits de voyage et de recueils de merveilles. Ce livre a été acheté à Constantinople. Il est ensuite passé par Bâle, puis par Rome. Il a fini par revenir en Allemagne.
Soixante navires vers le sud
Soixante navires quittent Carthage. Ils doivent créer des villes de l’autre côté du détroit de Gibraltar. Le texte parle de trente mille hommes et femmes à bord. Cela ferait cinq cents personnes par navire. Certains spécialistes corrigent ce chiffre, d’autres le jugent possible.
La flotte fonde plusieurs villes sur la côte. Elle se lie ensuite avec des bergers nomades et prend parmi eux des interprètes. Plus au sud, elle laisse des colons sur une petite île au fond d’un golfe. Le texte appelle cette île Cerné.
Après Cerné, le récit change de ton. La nuit, les marins voient des feux sur la côte et entendent des tambours. Ils passent devant une très haute montagne en flammes, que le texte appelle le Char des dieux. Tout au bout, ils trouvent une île habitée par des êtres au corps couvert de poils. Les interprètes les appellent les Gorillai.
Les marins tuent trois femmes et rapportent leurs peaux à Carthage. Le texte s’arrête là, faute de vivres. Il ne dit rien du retour.
Des interprètes qui ne comprennent rien
Le récit contient pourtant une contradiction. Il précise à un moment que les interprètes ne comprenaient pas la langue des habitants. Un peu plus loin, ce sont eux qui donnent les noms des lieux et des êtres velus. Pour l’historien Jehan Desanges, ces interprètes sont un procédé d’écrivain.
La mer pose une autre difficulté. Le long de la côte du Sahara, les vents poussent vers le sud toute l’année. Descendre est facile, remonter l’est beaucoup moins. L’historien Raymond Mauny en a conclu que les navires antiques ne pouvaient pas revenir de plus loin que le sud du Maroc.
D’autres spécialistes insistent sur le travail d’écrivain. Ils relèvent les chiffres énormes et la fin spectaculaire. Pour eux, le souci de bien raconter l’emporte souvent sur l’exactitude. Un chercheur récent refuse pourtant de parler de faux au sens moderne.
Une île face à Essaouira
Le texte a aussi des défenseurs, et ils ont des arguments. Un recueil de merveilles grec, sorti de l’école d’Aristote, cite déjà ce récit. Plus tard, l’historien grec Arrien raconte un voyage d’Hannon un peu différent. Le savant romain Pline l’Ancien connaissait aussi des notes laissées par ce général.
Le terrain apporte d’autres indices. Face à la ville marocaine d’Essaouira se trouve un petit îlot. Des fouilles y ont mis au jour un comptoir fréquenté par des marins phéniciens. Cet îlot s’appelle Mogador, et plusieurs spécialistes y voient l’île de Cerné. D’autres l’ont cherchée beaucoup plus au sud, jusqu’au fleuve Sénégal.
Pour certains, le voyage est donc réel mais court. Il se serait arrêté sur la côte du Maroc et aux îles Canaries. Personne ne sait pourtant le dater, car le texte ne donne aucune date. Les propositions vont du temps de la grande puissance de Carthage à une époque plus tardive.
Pline raconte d’ailleurs la fin autrement. Selon lui, Hannon a déposé deux peaux dans un temple de Carthage. Le texte grec en comptait trois. Ces peaux sont restées exposées jusqu’à la prise de la ville par Rome.
Le voyage d’Hannon ne survit plus que dans ce livre de parchemin. Ce livre dort à la bibliothèque de l’université de Heidelberg, où quelques pages suffisent à contenir tout le voyage.
Dans la version complète, on trouve les deux emplacements que Polybe et Cornelius Nepos donnaient déjà à Cerné, et le cordon de sable qui reliait peut-être Mogador à la terre ferme au moment du voyage.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Périple d’Hannon, texte grec en dix-huit paragraphes (numérotation moderne), parchemin, IXᵉ siècle, fol. 55r-56r [Universitätsbibliothek Heidelberg, Cod. Pal. graec. 398](https://digi.ub.uni-heidelberg.de/diglit/cpgraec398
- Pline l’Ancien, Histoire naturelle, V, 8 et VI, 197-200, texte latin LacusCurtius, [livre V]( et [livre VI](http://penelope.uchicago.edu/Thayer/L/Roman/Texts/Pliny_the_Elder/6*.html)https://penelope.uchicago.edu/Thayer/L/Roman/Texts/Pliny_the_Elder/5*.html
- Pseudo-Aristote, Mirabilia (De mirabilibus auscultationibus), 37 [traduction Loeb, LacusCurtius](https://penelope.uchicago.edu/Thayer/E/Roman/Texts/Aristotle/de_Mirabilibus*.html
Voir les 24 sources restantesMasquer les autres sources
Sources primaires (suite)
- Arrien, Indikè, 43, 11-12 édition de référence
- Pseudo-Skylax, Périple, § 112 (Cerné et le commerce phénicien) [ToposText](https://topostext.org/work/102
- Thomas S. Savage et Jeffries Wyman, « Notice of the external character and habits of Troglodytes gorilla, a new species of orang from the Gaboon river », Boston Journal of Natural History 5, décembre 1847, p. 417-443 (nom d’espèce, p. 419-420) Boston Society of Natural History
Bibliographie
- Jehan Desanges, Recherches sur l’activité des Méditerranéens aux confins de l’Afrique, Collection de l’École française de Rome 38, Rome, 1978, p. 39-85 (commentaire) et p. 392-397 (texte et traduction) [École française de Rome, Persée](https://www.persee.fr/doc/efr_0000-0000_1978_ths_38_1
- Jehan Desanges, « Des interprètes chez les “Gorilles”. Réflexions sur un artifice dans le Périple d’Hannon », dans Atti del I Congresso internazionale di studi fenici e punici (Roma, 1979), Collezione di Studi fenici 16, Rome, 1983, p. 267-270 Collezione di Studi fenici
- Maurice Euzennat, « Le périple d’Hannon », Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres 138 (2), 1994, p. 559-580 [Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Persée](https://www.persee.fr/doc/crai_0065-0536_1994_num_138_2_15385
- Gabriel Germain, « Qu’est-ce que le Périple d’Hannon ? Document, amplification littéraire ou faux intégral ? », Hespéris 44, 1957, p. 205-248 Institut des hautes études marocaines
- Raymond Mauny, « La navigation sur les côtes du Sahara pendant l’Antiquité », Revue des Études anciennes 57 (1-2), 1955, p. 92-101 [Revue des Études anciennes, Persée](https://www.persee.fr/doc/rea_0035-2004_1955_num_57_1_3523
- Jérôme Carcopino, Le Maroc antique, Paris, 1943 (« La suite des temps » 10) Gallimard
- André Jodin, Mogador, comptoir phénicien du Maroc atlantique, Études et travaux d’archéologie marocaine II, 1966, 211 p. Éditions marocaines et internationales
- Edward Lipiński, Itineraria Phoenicia, Orientalia Lovaniensia Analecta 127, Studia Phoenicia 18, Louvain, 2004, chap. X, « Hanno’s Periplus », p. 435 et suiv. Peeters
- Jonathan S. Burgess, « The Periplus of Hanno : Dubious Historical Document, Fascinating Travel Text », dans Klaus Lennartz et Javier Martínez (dir.), Tenue est mendacium. Rethinking Fakes and Authorship in Classical, Late Antique, & Early Christian Works, Groningue, 2021, p. 29-42 Barkhuis
- P. E. H. Hair, « The Periplus of Hanno in the History and Historiography of Black Africa », History in Africa, 1987, p. 43-66 [Cambridge University Press](https://www.cambridge.org/core/journals/history-in-africa/article/abs/periplus-of-hanno-in-the-history-and-historiography-of-black-africa/73D2406CDF4F7F9FB8D9060A3DE0C913
- Alfredo Mederos Martín, « La exploración del litoral atlántico norteafricano según el periplo de Hannón de Cartago », Gerión 33, 2015, p. 15-45, [DOI 10,5209/rev_GERI.2015.v33,50972]( Ediciones Complutensehttps://doi.org/10.5209/rev_GERI.2015.v33.50972
- Alfredo Mederos Martín et Gabriel Escribano Cobo, « El periplo norteafricano de Hannón y la rivalidad gaditano-cartaginesa de los siglos IV-III a. C. », Gerión 18, 2000, p. 77-107 Universidad Complutense de Madrid
- Jens Lehmann, Hans Christian Küchelmann, Frederik Juhl et Jörg Mutterlose, « Fossil brachiopods from the Roman site on Mogador Island (Essaouira, Morocco) : Implications for past exchange of products », The Journal of Island and Coastal Archaeology 21 (1), 2026, p. 79-103, [DOI 10,1080/15564894,2025,2485939]( Taylor & Francishttps://doi.org/10.1080/15564894.2025.2485939
- Eva Astyrakaki, « Remarks on the marginal notes in codex Palatinus Graecus 398 (the stories of Parthenius and Antoninus Liberalis) », Ariadne 23-24, 2016-2018, p. 83-106, [DOI 10,26248/ariadne.v0i23-24 794]( Université de Crètehttps://doi.org/10.26248/ariadne.v0i23-24.794
Sources en ligne
- [« Pal. gr. 398 », notice de manuscrit]( Pinakes, Institut de recherche et d’histoire des textes (CNRS)https://pinakes.irht.cnrs.fr/notices/cote/32479/
- [« Maurice Euzennat et le Maroc antique », Gilbert Hallier, Antiquités africaines 42, 2006]( Perséehttps://www.persee.fr/doc/antaf_0066-4871_2006_num_42_1_1406
- [« Map 28 Mauretania Tingitana », compilée par M. Euzennat, 1995]( Barrington Atlas of the Greek and Roman World, Princeton University Presshttp://assets.press.princeton.edu/B_ATLAS/BATL028_.pdf
- [« Jehan Desanges, Recherches sur l’activité des Méditerranéens aux confins de l’Afrique », compte rendu, Revue des Études anciennes 82, 1980]( Perséehttps://www.persee.fr/doc/rea_0035-2004_1980_num_82_3_5522_t1_0320_0000_1
- [« Jehan Desanges »]( Prosopographie, École pratique des hautes étudeshttps://prosopo.ephe.psl.eu/jehan-desanges
- [« La Mauritanie jusqu’au XXe siècle »]( IREMAM, OpenEdition Bookshttps://books.openedition.org/iremam/1224?lang=fr
- [« Skinning for Proof and Power in the Periplus of Hanno and its Imperial Tradition », Clara Bosak-Schroeder]( Animal/Nonhuman Workshop, University of Chicagohttps://voices.uchicago.edu/animalstudies/2016/01




.jpg?width=500)



.jpg?width=500)


_-_TIMEA.jpg?width=500)
.jpg?width=500)