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Mil et sorgho : domestications sahéliennes et route jusqu’à l’Indus

Afriques anciennesDécouvertes archéologiques17 octobre 2026◈ 35 sources vérifiées
Shanmugamp7 / Wikimedia Commons
13 min de lecture35 sources vérifiées
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Entre 2579 et 2369 avant notre ère. C’est la fourchette radiocarbone obtenue sur la balle de mil prise dans l’argile d’un tesson d’Er Negf, dans la basse vallée du Tilemsi, au nord-est du Mali. Deux grains carbonisés de mil à chandelle, recueillis à Bhando Qubo dans la basse vallée de l’Indus et publiés en septembre 2025, donnent pour leur part de 2578 à 2358 et de 2576 à 2356. Une seule année d’écart en tête de fourchette, et entre les deux sites le Sahara, la mer Rouge et la mer d’Arabie, sans aucun grain de mil pleinement domestique daté de la même époque pour jalonner le trajet.

Balle de battage dans l’argile des potiers

Au Sahara malien, le mil ancien se retrouve rarement sous forme de grains carbonisés. On le lit en creux, dans la pâte des pots. Les potiers mêlaient à l’argile des déchets de battage, balle et enveloppes d’épillets, pour la dégraisser, c’est-à-dire l’empêcher de se fendre au séchage et à la cuisson. Le feu a consumé la matière végétale et laissé dans la terre cuite des vides qui en conservent la forme. Un détail de ces empreintes sépare le sauvage du cultivé. Chez le mil sauvage, l’involucre, la petite couronne de soies qui enserre l’épillet, se détache seul à maturité par une base lisse, et le grain se sème tout seul. Chez le mil domestiqué, l’involucre reste attaché à l’épi par un court pédoncule que le battage arrache, et la déchirure se voit. Deux autres indices complètent le diagnostic, les épillets doubles, rares dans la nature, et la largeur des grains. Pendant des décennies, on a coulé un élastomère dentaire à la surface des tessons pour en tirer des moulages. La microtomographie aux rayons X permet désormais de voir l’intérieur sans rien casser ; appliquée à des tessons soudanais dégraissés au sorgho, elle a livré douze fois plus de restes végétaux que les moulages.

Les tessons qui portent aujourd’hui la séquence la plus longue ont été ramassés en 1980 et en 1982 par des missions du CNRS dirigées par Nicole Petit-Maire, venues étudier les lacs holocènes du nord du Mali. Ils sont conservés dans les collections du LAMPEA, à Aix-en-Provence, et D. Commelin, M. Raimbault et J.-F. Saliège en avaient publié les datations dès 1993. Dorian Fuller et ses collègues les ont réexaminés en 2021. Sur le site AZ22, dans l’Oued Oukechert, un seul tesson scanné renferme des centaines d’épillets ; moulages et scanner réunis, on y compte trente et un involucres de type sauvage, aucun de type domestique, et pas un épillet double. Le charbon d’un foyer voisin date de 5500 à 4950 avant notre ère, sans preuve que les pots soient du même âge. À MT25, près de l’ancien lac d’Oum el Assel, dans l’Erg Chech, la matière organique d’un tesson a donné de 4240 à 3090 ; les épillets gardent l’allure sauvage, mais la largeur moyenne des grains a crû d’environ 28 %. À MK36, en bordure sud de l’Erg Jmeya, un tesson daté de 3020 à 1940 change le tableau. Sur sept involucres visibles au scanner, quatre portent le pédoncule déchiré du type domestique et deux la base lisse du type sauvage, trois épillets au moins sont appariés, et les grains sont environ 38 % plus larges qu’à AZ22.

Sur les 1 601 tessons de MK36 examinés à la loupe binoculaire, dix seulement ont été retenus pour le scanner.

Ces datations ont une faiblesse connue, que les auteurs signalent eux-mêmes. Une part du carbone mesuré dans une pâte céramique peut être plus ancienne que le pot, ce qui vieillit l’objet de quelques siècles ; MK36 n’est pas antérieur à 3020, et pourrait se placer au milieu ou à la fin du IIIᵉ millénaire. À MT25, l’échantillon tient en deux tessons moulés. Par comparaison avec les céréales du Proche-Orient, l’équipe estime que la culture du mil à chandelle avait commencé vers 4000 avant notre ère, mille à quinze cents ans avant MK36. C’est un raisonnement par analogie, pas une observation. Le même calendrier place vers 2000 la fixation des épis qui ne s’égrènent plus, tandis que les grains ont continué de grossir pendant tout le IIᵉ millénaire.

Le nom de la plante, lui, n’est pas fixé. Les botanistes ont fondu le genre Pennisetum dans Cenchrus, si bien que certains traités écrivent Cenchrus americanus, et l’article de 2025 garde Pennisetum glaucum pour ne pas égarer ses lecteurs. On s’en tiendra ici à « mil à chandelle », nom employé dans les travaux francophones de l’ORSTOM, de préférence à « millet perlé », décalque de l’anglais, parce qu’il dit la forme de l’épi, long et cylindrique comme une chandelle.

Le Sahara occidental, au nord de l’aire sauvage

MK36 se trouve au nord de l’aire actuelle du mil sauvage, qui s’étend du Sénégal au nord du Soudan et dont 95 % des populations poussent entre 12,4 et 19 degrés de latitude nord, et même au-delà de la limite septentrionale des cultures traditionnelles. L’anomalie s’explique par le climat. Pendant la période humide africaine, close il y a environ cinq mille ans, les prairies remontaient loin dans ce qui est aujourd’hui du désert. La génétique arrive au même endroit par une autre voie. En 2018, Concetta Burgarella, Yves Vigouroux et leurs collègues ont séquencé des génomes entiers de mils sauvages et cultivés ; leur modèle spatial place l’origine dans le Sahara occidental, dans le bassin de Taoudeni, au nord des populations sauvages actuelles, et date de 4 900 ans le début de l’expansion du mil cultivé. Le même travail dissipe une vieille confusion. Les deux foyers de diversité génétique du mil, au Sahel occidental et au Sahel oriental, correspondent à des zones où les champs ont reçu des gènes des populations sauvages voisines ; l’étude repère quinze régions du génome où ces apports ont été retenus.

Qui cultivait ? Dans la basse vallée du Tilemsi, Manning et ses collègues ont décrit en 2011 deux temps. Vers 2500, la vallée est fréquentée à la saison sèche par des pasteurs venus d’ailleurs, peut-être du nord, qui pêchent sur place ; à Karkarichinkat Nord, les tessons à dégraissant de mil sont rares, et un grain dont la forme évoque le type domestique, ce que l’équipe de 2025 juge indéterminable, y a été daté directement des environs de 2500. Vers 2000, les occupants sont semi-sédentaires et la céramique à balle de mil atteint jusqu’à 30 % des assemblages. La culture du mil a précédé la sédentarité. Sylvain Ozainne et ses collègues ont tiré en 2014 une leçon voisine à l’échelle régionale, en cartographiant les dates radiocarbone de l’Afrique de l’Ouest. Pour eux, les premiers cultivateurs étaient des pasteurs sahariens, et l’expansion vers les savanes du sud, après 2200, tient à la fois au climat et aux mouvements de populations, dont la poterie à décor imprimé à la roulette de cordelette serait le meilleur traceur.

Le foyer unique a ses contradicteurs, et leur argument est culturel. En Mauritanie orientale, S. Amblard et J. Pernès ont identifié dès 1989 du mil cultivé parmi les empreintes des poteries d’Oued Chebbi, au Dhar Oualata, et les données mauritaniennes de 1900 à 1500 environ montrent une prédominance d’involucres à pédoncule et d’épillets doubles. K. C. MacDonald et ses coauteurs soulignaient en 2009, à propos du Dhar Néma, que les traditions de cette région ne dérivent pas de celle du Tilemsi, et qu’elles pourraient donc clore une trajectoire de domestication distincte. Plusieurs généticiens et archéobotanistes envisageaient de longue date plusieurs foyers à l’ouest du lac Tchad, et la synthèse de Serge Tostain, en 1998, plaçait la domestication dans la partie occidentale de l’aire, entre le Niger et la Mauritanie. Fuller et ses collègues répondent que le Hodh mauritanien et le Tilemsi ont tous deux reçu, vers la fin du IIIᵉ millénaire, un mil déjà en cours de domestication, venu de traditions plus septentrionales comme celle de MK36. La génétique penche du côté du foyer unique, sans rien dire des potiers qui ont transporté la plante.

Khashm el Girba 23

Pour le sorgho, J. Harlan et A. Stemler désignaient dès 1976 la zone sahélienne orientale, entre le lac Tchad et le nord-ouest de l’Éthiopie. Pendant quarante ans, les indices sont restés sauvages. Vers 8 000 ans avant le présent, à Nabta Playa, dans le Désert occidental égyptien, à une centaine de kilomètres à l’ouest d’Abou Simbel, le site E-75-6 a livré des centaines de graines carbonisées de sorgho et de millets. Fred Wendorf et son équipe les ont publiées en 1992 dans Nature ; morphologiquement sauvages, elles présentaient une fraction lipidique plus proche des sorghos domestiques que des sauvages. Krystyna Wasylikowa et J. A. Dahlberg ont conclu en 1999 à des grains sauvages, cueillis dans des peuplements naturels ou semés de loin en loin sur les terres libérées par la décrue. Près de Khartoum, les empreintes de Kadero I, vers 5700 avant notre ère, montrent elles aussi du sorgho sauvage.

Faute de mieux, une partie de la recherche a conclu à une domestication tardive. Le sorgho nettement domestiqué ne s’impose qu’à l’époque méroïtique, à la fin du Iᵉʳ millénaire avant notre ère, et la longue séquence de Qasr Ibrim, en Nubie égyptienne, ne commence que vers 800 avant notre ère. En 2014 encore, la synthèse de Christian Dupuy situait la domestication des autres céréales cultivées aujourd’hui au moins deux millénaires après les premiers essais sur le mil. Randi Haaland avait proposé en 1999 une explication à ce retard. Le sorgho se croise volontiers dans la nature ; tant que des peuplements sauvages poussent près des champs, leur pollen réintroduit les caractères sauvages, et la plante cultivée peut garder longtemps l’allure de son ancêtre. L’argument n’a rien d’absurde, et le génome du mil montre justement des apports sauvages dans les champs. Fuller et d’autres répondent qu’une culture intensive finit par sélectionner les mêmes caractères quel que soit le mode de pollinisation, comme chez d’autres céréales.

Khashm el Girba 23, ou KG23, près de Kassala dans l’est du Soudan, est le plus grand des villages du groupe Butana, environ douze hectares, avec des dépotoirs épais de deux mètres en moyenne. La Southern Methodist University l’a fouillé dans les années 1980. Frank Winchell, qui étudiait alors sa céramique pour sa thèse, soupçonnait déjà du sorgho domestique dans certains tessons ; il a attendu près de trente ans avant de pouvoir le vérifier avec Fuller. Leur article de 2017 porte sur 91 tessons du type dit Khordhag Plain, dégraissés aux épillets. Soixante-cinq ont livré 279 empreintes identifiables, dont 249 de sorgho, sauvages et domestiques à parts à peu près égales, avec des épillets immatures qui suggèrent une récolte en vert sur des peuplements mêlés, entre 3500 et 3000 avant notre ère. Les villages du groupe ont aussi donné des pics taillés dans des galets de chert de l’Atbara, dont une thèse de 1991 faisait des outils pour ameublir le sol.

En 2020, Aleese Barron et ses collègues ont passé des tessons du même site au microtomographe. Sur les bases d’épillets identifiables, environ 73 % sont du type non égrenant, contre 27 % de sauvages, pour une fourchette de 3700 à 2900 avant notre ère. Le même village donne ainsi deux proportions selon qu’on regarde la surface ou l’intérieur de la terre cuite. La notice que l’Université nationale australienne a consacrée à ces travaux en tire la conséquence la plus inconfortable. Un sorgho aussi avancé à KG23 a probablement été introduit dans la région plutôt que domestiqué sur place, et le début du processus est à chercher dans des sites plus anciens, que personne n’a encore identifiés.

Les deux céréales se croisent à Mahal Teglinos

Près de Kassala, le site de Mahal Teglinos a été le centre du groupe du Gash, qui l’occupe d’environ 2700 à 1700 avant notre ère. On y a fouillé un bâtiment de brique crue pourvu de magasins, des sceaux d’argile en forme de champignon et des jarres égyptiennes ; ses habitants commerçaient avec l’Égypte, la Nubie et le sud de la péninsule Arabique, puis avec Kerma. Dans des argiles cuites du Gash récent, datées de 1960 à 1760, Alemseged Beldados et ses collègues ont relevé en 2018 un sorgho plus avancé qu’à KG23, avec des cicatrices d’arrachement que seules portent les formes domestiques. Ils y ont aussi vu deux épillets de mil, l’un sauvage, l’autre domestique, premier indice du mil à chandelle dans l’est du Soudan, vers 1850. L’équipe de 2025 écarte ces deux empreintes de son modèle, faute d’une identification plus précise que Pennisetum cf. glaucum. Une détermination ancienne, dans la grotte de Shaqadud à l’ouest du Butana, ferait remonter le mil vers 2900 ; elle attend des échantillons tirés de couches sûres.

La route proposée vers l’est passe par la mer. Le mil à chandelle est présent au Saurashtra, dans le Gujarat, au plus tard vers 1700 et peut-être dès 1900, et les deux céréales s’installent en Inde entre 4 000 et 3 500 ans avant le présent, accompagnées d’une légumineuse africaine, le dolique d’Égypte. Les premiers mils indiens ont de petits grains, comme les formes sahéliennes anciennes ; les variétés à gros grain se sont formées sur place. Nicole Boivin et Dorian Fuller ont reconstitué en 2009 les échanges côtiers de la mer Rouge et de la mer d’Arabie qui rendent ce trajet possible, et ils ont montré que la circulation allait dans les deux sens. Le millet commun, d’origine chinoise, arrive au Yémen vers 2000 et à Ukma, en Nubie, vers 1700, alors qu’il manque en Mésopotamie et en Égypte à la même époque. Frank Winchell et ses coauteurs désignent en 2018 le groupe du Gash, en contact avec les pêcheurs des côtes arabes, comme le relais le plus vraisemblable.

Jusqu’en 2025, aucun grain de mil d’Asie du Sud n’avait été daté directement par le radiocarbone.

Trois grains dans une couche de cendres du Sindh

Bhando Qubo, dans la basse plaine de l’Indus, est une agglomération moyenne de la civilisation de l’Indus, repérée en 2001 par des archéologues pakistanais et fouillée en 2019 par la mission archéologique espagnole au Sindh, avec l’université Shah Abdul Latif de Khairpur. La séquence fait sept mètres et vingt-cinq couches. Les fouilleurs ont fait flotter vingt litres de sédiment par couche. Trois caryopses de mil à chandelle, c’est-à-dire trois grains, sont sortis d’une seule d’entre elles, la couche 4B-2, une accumulation de cendres qui pourrait être un foyer, attribuée à la phase harappéenne mûre. Deux ont été datés. Carolina Jiménez-Arteaga et ses collègues soulignent que l’ancêtre sauvage du mil ne pousse pas au Pakistan, si bien que la plante est arrivée domestiquée. Ils rappellent aussi que les mentions antérieures en Asie du Sud manquent presque toutes de photographies et de critères d’identification explicites.

La conclusion des auteurs est nette. Ces grains seraient contemporains des plus anciens témoins du mil domestiqué en Afrique et obligeraient à revoir le calendrier de la domestication. Et c’est là que l’affaire se complique, quand on regarde la date africaine de comparaison. Il s’agit de celle d’Er Negf, obtenue sur dégraissant, que le même article dit soupçonnée d’être trop ancienne à cause du carbone plus vieux mêlé à l’argile, et qu’il écarte lui-même de son modèle bayésien avec les autres dates sur tessons. Le grain de Karkarichinkat Nord, daté de 2621 à 2464, y est jugé dépourvu de caractères domestiques nets. Les grains de Bhando Qubo ont été identifiés par leur anatomie et leurs mesures ; un grain nu ne conserve pas le pédoncule de l’involucre, qui reste le critère décisif de l’égrenage. Deux lectures restent ouvertes. Ou bien la domestication a commencé plus tôt que ne le montrent les tessons maliens, ce que la génétique autorise, puisqu’elle place l’expansion du mil cultivé vers l’est autour de 2900. Ou bien, comme Fuller et ses collègues l’admettent pour le Hodh et le Tilemsi, un mil encore en cours de domestication circulait déjà loin de son foyer, et l’étiquette de mil pleinement domestiqué posée sur trois grains isolés demande confirmation sur des restes d’épis.

On ignore qui a porté le mil jusqu’à l’Indus, et par où. Selon l’équipe de 2025, aucun mil pleinement domestiqué n’est attesté entre l’Afrique de l’Ouest et l’Asie avant 1500 avant notre ère ; la côte d’Arabie, le Makran et le delta de l’Indus sont des hypothèses de passage, et aucun site fouillé sur ces côtes n’a livré la plante pour le IIIᵉ millénaire. La raison tient en partie aux millets eux-mêmes, mal représentés parmi les restes visibles à l’œil nu, que la conservation détruit souvent. L’équipe de Barcelone attend davantage des amidons et des phytolithes, ces microrestes siliceux des plantes, dont les analyses sont en cours.

Les deux calendriers se font face sans se départager. Fuller et ses collègues placent vers 2000 avant notre ère, dans le nord du Mali, la généralisation des épis qui ne s’égrènent plus, et voient encore des formes mêlées au IIIᵉ millénaire. Jiménez-Arteaga et les siens, eux, demandent de redéfinir la chronologie de la domestication à partir de deux grains datés, sortis des cendres d’un possible foyer harappéen au Sindh.

Pour aller plus loin

Le sujet rejoint la civilisation de l’Indus, dont les habitants cultivaient aussi d’autres millets, et la fin du Sahara vert, qui a repoussé les pasteurs vers le sud. Il croise l’histoire de Kerma et de la Nubie, partenaires commerciaux du groupe du Gash.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Tessons à dégraissant de balle de mil des sites AZ22 (Oued Oukechert), MT25 (lac holocène d’Oum el Assel, Erg Chech) et MK36 (bordure sud de l’Erg Jmeya), nord du Mali, collectés par les missions CNRS de 1980 et 1982, dont le tesson 27 d’AZ22 et le tesson 1237 de MK36 passés au microtomographe collection du LAMPEA, Aix-en-Provence
  2. Tesson à dégraissant de mil d’Er Negf, basse vallée du Tilemsi, Mali, daté sur dégraissant OxA-X-2287-27 (3980 ± 31 BP, soit 2579-2369 avant notre ère) publication Manning et al. 2011
  3. Grain de Pennisetum de Karkarichinkat Nord (KN05), basse vallée du Tilemsi, Mali, daté OxA-16919 (4011 ± 33 BP) publication Manning et al. 2011
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Sources primaires (suite)

  1. Caryopses de mil à chandelle PM ARCH 1, 2 et 3, couche 4B-2 (unité stratigraphique 3), Bhando Qubo, Sindh, Pakistan, datés CIRAM-8334 et CIRAM-8335 fouilles 2019 de la mission archéologique espagnole au Sindh (projet ModAgrO) et de l’université Shah Abdul Latif de Khairpur
  2. Tessons de type Khordhag Plain, groupe Butana, site KG23 (Khashm el Girba 23), près de Kassala, Soudan, 91 tessons et 279 empreintes identifiables fouilles du Butana Project, Southern Methodist University, années 1980
  3. Argiles cuites à empreintes de sorgho et de mil, niveaux inférieurs de Mahal Teglinos K1, Kassala, Gash récent, 1960-1760 avant notre ère mission archéologique italienne au Soudan oriental, Università di Napoli L’Orientale
  4. Graines carbonisées de sorgho sauvage et de millets du site E-75-6, Nabta Playa, Désert occidental, Égypte, vers 8 000 BP fouilles de F. Wendorf, publication Wendorf et al. 1992

Bibliographie

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  2. K. Manning, R. Pelling, T. Higham, J.-L. Schwenniger et D. Q. Fuller, « 4500-Year old domesticated pearl millet (Pennisetum glaucum) from the Tilemsi Valley, Mali : new insights into an alternative cereal domestication pathway », *Journal of Archaeological Science* 38 (2), 2011, p. 312-322, [DOI 10,1016/j.jas.2010,09 007]( Elsevierhttps://doi.org/10.1016/j.jas.2010.09.007
  3. Concetta Burgarella, Philippe Cubry, Ndjido A. Kane et al., dont Christian Dupuy et Yves Vigouroux, « A western Sahara centre of domestication inferred from pearl millet genomes », *Nature Ecology & Evolution* 2 (9), 2018, p. 1377-1380, [DOI 10,1038/s41559-018-0643-y]( Naturehttps://doi.org/10.1038/s41559-018-0643-y
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  5. Sylvain Ozainne, *Un néolithique ouest-africain. Cadre chrono-culturel, économique et environnemental de l’Holocène récent en pays dogon (Mali)*, Journal of African Archaeology Monograph Series 8, Francfort, 2013 Africa Magna Verlag
  6. Nicole Petit-Maire (dir.), *Paléoenvironnements du Sahara. Lacs holocènes à Taoudenni (Mali)*, Paris, 1991 Éditions du CNRS
  7. D. Commelin, M. Raimbault et J.-F. Saliège, « Nouvelles données sur la chronologie du Néolithique au Sahara malien », *Comptes rendus de l’Académie des sciences* 317 (2), 1993, p. 543-550 Académie des sciences
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  9. K. C. MacDonald, R. Vernet, M. Martinón-Torres et D. Q. Fuller, « Dhar Néma : from early agriculture to metallurgy in southeastern Mauritania », *Azania : Archaeological Research in Africa* 44 (1), 2009, p. 3-48 Azania
  10. Serge Tostain, « Le mil, une longue histoire : hypothèses sur sa domestication et ses migrations », dans Monique Chastanet (dir.), *Plantes et paysages d’Afrique. Une histoire à explorer*, Paris, 1998, p. 461-490 Karthala et Centre de recherches africaines
  11. Christian Dupuy, « Des céréales et du lait au Sahara et au Sahel de l’Épipaléolithique à l’âge des métaux », *Afriques. Débats, méthodes et terrains d’histoire* 5, 2014, [HAL halshs-01098348]( Afriqueshttps://hal.science/halshs-01098348
  12. F. Wendorf, A. E. Close, R. Schild, K. Wasylikowa, R. A. Housley, J. R. Harlan et H. Królik, « Saharan exploitation of plants 8 000 years BP », *Nature* 359, 1992, p. 721-724 Nature
  13. K. Wasylikowa et J. A. Dahlberg, « Sorghum in the economy of the early nomadic tribes at Nabta Playa, southern Egypt », dans M. van der Veen (dir.), *The Exploitation of Plant Resources in Ancient Africa*, New York, 1999, p. 11-32, [DOI 10,1007/978-1-4757-6730-8_2]( Kluwer Academic et Plenumhttps://doi.org/10.1007/978-1-4757-6730-8_2
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  17. A. Barron, D. Q. Fuller, C. Stevens, L. Champion, F. Winchell et T. Denham, « Snapshots in time : MicroCT scanning of pottery sherds determines early domestication of sorghum (Sorghum bicolor) in East Africa », *Journal of Archaeological Science* 123, 2020, article 105259, [DOI 10,1016/j.jas.2020,105259]( Elsevierhttps://doi.org/10.1016/j.jas.2020.105259
  18. F. Winchell, M. Brass, A. Manzo, A. Beldados, V. Perna, C. Murphy, C. Stevens et D. Q. Fuller, « On the Origins and Dissemination of Domesticated Sorghum and Pearl Millet across Africa and into India : a View from the Butana Group of the Far Eastern Sahel », *African Archaeological Review* 35 (4), 2018, p. 483-505, [DOI 10,1007/s10437-018-9314-2]( Springerhttps://doi.org/10.1007/s10437-018-9314-2
  19. A. Beldados, A. Manzo, C. Murphy, C. J. Stevens et D. Q. Fuller, « Evidence of Sorghum Cultivation and Possible Pearl Millet in the Second Millennium BC at Kassala, Eastern Sudan », dans A. M. Mercuri, A. C. D’Andrea, R. Fornaciari et A. Höhn (dir.), *Plants and People in the African Past*, Cham, 2018, p. 503-528, [DOI 10,1007/978-3-319-89839-1_22]( Springerhttps://doi.org/10.1007/978-3-319-89839-1_22
  20. N. Boivin et D. Q. Fuller, « Shell middens, ships and seeds : exploring coastal subsistence, maritime trade and the dispersal of domesticates in and around the ancient Arabian Peninsula », *Journal of World Prehistory* 22 (2), 2009, p. 113-180, [DOI 10,1007/s10963-009-9018-2]( Springerhttps://doi.org/10.1007/s10963-009-9018-2
  21. C. Jiménez-Arteaga, Ó. Parque, C. Lancelotti, M. Moderato, G. M. Veesar, T. Abro, A. Chandio et M. Madella, « New evidence reveals dispersal of pearl millet from West Africa to South Asia by 2500 BCE », *Scientific Reports* 15, 2025, article 32931, [DOI 10,1038/s41598-025-20110-w]( Nature Portfoliohttps://doi.org/10.1038/s41598-025-20110-w

Sources en ligne

  1. [« Una recerca liderada per la UPF revela que el mill va arribar a Àsia meridional almenys cinc segles abans del que es creia, i va marcar els primers indicis de globalització alimentària al món antic »]( Focus UPF, Universitat Pompeu Fabrahttps://www.upf.edu/web/focus/w/mill-asia-meridional-cinc-segles-abans-indicis-globalitzacio-alimentaria-mon-antic
  2. [« From microscopic things, big ideas grow »]( College of Arts and Social Sciences, Australian National Universityhttps://cass.anu.edu.au/news/microscopic-things-big-ideas-grow
  3. [« Evidence for Sorghum Domestication in Fourth Millennium BC Eastern Sudan : Spikelet Morphology from Ceramic Impressions of the Butana Group »]( UCL Discovery, University College Londonhttps://discovery-pp.ucl.ac.uk/id/eprint/1574602
  4. [« A western Sahara centre of domestication inferred from pearl millet genomes | Un centre de domestication au Sahara occidental pour le millet perlé déduit des génomes »]( AGRIS, Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculturehttps://agris.fao.org/search/ar/records/669f5ed200eb85b7d72c1a22
  5. [« A question of timing : spatio-temporal structure and mechanisms of early agriculture expansion in West Africa »]( Archive ouverte de l’Université de Genèvehttps://archive-ouverte.unige.ch/unige:39937
  6. [« Saharan exploitation of plants 8 000 years BP »]( Royal Holloway Research Online, University of Londonhttps://repository.royalholloway.ac.uk/items/b1d47c09-2954-307b-2c2c-b7aa7f9a600f/1/
  7. [« Cereals and milk in the Sahara and the Sahel, from the Epipaleolithic period to the Metal Age »]( AfricArXiv, notice du dépôt HAL halshs-01098348https://repository.africarxiv.org/items/86cca6c1-2106-4e4d-948a-80be05d687c4/full
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