Si la paix conclue en 321 av. J.-C. aux Fourches Caudines avait été un traité en bonne forme, raisonne Tite-Live, la mémoire romaine n’en aurait gardé que deux noms, ceux des fétiaux, les prêtres chargés de prononcer l’imprécation et de frapper le porc du sacrifice. Or on connaissait encore à son époque les noms des consuls, des légats, des questeurs et des tribuns militaires qui s’étaient portés garants devant les Samnites. Six cents cavaliers avaient en outre été remis en otages, précaution absurde si le peuple romain avait juré lui-même. L’argument se lit au livre IX de l’Histoire romaine, au chapitre 5, en plein récit des guerres samnites, et il prend nommément à partie un prédécesseur, l’annaliste Claudius, qui écrivait comme tout le monde que la paix de Caudium avait été un traité.
Un traité de 354 sans clause connue
Les Samnites n’ont laissé aucun récit de leurs guerres contre Rome. Tout passe par les historiens romains, d’abord par Tite-Live, qui écrit sous Auguste, près de trois siècles après les faits, et par les Fastes triomphaux, la liste officielle des triomphes, que Stephen Oakley confronte ligne à ligne au récit livien dans son commentaire de 2005. Jean-Michel Eychenne a retracé en 2009 la manière dont l’image des Samnites s’est fixée à partir de ce seul point de vue.
Le nom même de Samnium recouvre une réalité plus floue qu’on ne le croit. Rafael Scopacasa a montré en 2015 que le Samnium, comme unité géographique, est une construction tardive, fixée au début du Principat quand l’Italie fut découpée en onze régions ; les définitions antiques divergent et ne s’accordent que sur un noyau, l’intérieur du Molise et le sud des Abruzzes. Le grand sanctuaire de Pietrabbondante a nourri une identité commune, mais le même chercheur insiste en 2014 sur d’autres appartenances, plus locales, portées par des lieux de culte secondaires. Il estime aussi que les Samnites descendus en Campanie à la fin du Vᵉ siècle n’étaient probablement pas ceux qui traitèrent avec Rome en 354.
De ce traité, Tite-Live dit seulement, au livre VII, que les Samnites demandèrent l’amitié de Rome et furent reçus comme alliés. Aucune clause n’a été transmise. Onze ans plus tard, Capoue, pressée par les Samnites, appelle Rome à l’aide, et la guerre de 343-341 éclate contre les alliés de la veille ; pour ce premier conflit, aucun récit suivi n’existe en dehors du livre VII. La deuxième guerre, de 326 à 304, naît de l’emprise romaine sur Naples, et la troisième court de 298 à 290.
Herennius Pontius conseille de tout tuer ou de tout relâcher
En 321, les consuls Titus Veturius Calvinus et Spurius Postumius marchent vers le Samnium. En face commande Caius Pontius, fils d’Herennius, que l’Oxford Classical Dictionary appelle Gavius Pontius. Les Samnites venaient, selon Tite-Live, de proposer la paix et d’essuyer un refus, et Oakley lit tout le début du livre IX comme le châtiment divin de ce refus. Les Romains s’engagent dans un défilé, trouvent l’issue barrée, reviennent sur leurs pas et découvrent l’entrée fermée à son tour, sans avoir pu livrer bataille. Pontius, embarrassé de sa victoire, consulte son père. Le vieil Herennius ne laisse que deux issues, relâcher toute l’armée sans lui faire de mal ou la massacrer jusqu’au dernier homme. Le fils choisit un troisième parti. Dans le camp romain, Lentulus plaide pour la reddition en rappelant que les ancêtres avaient racheté Rome aux Gaulois avec de l’or, et qu’on pouvait bien la racheter cette fois avec des armes ; Oakley avance huit raisons de ne pas tenir ce discours pour un raisonnement vicié que Tite-Live aurait voulu faire condamner par son lecteur.
Le joug se dresse à la sortie, deux lances fichées en terre et une troisième liée en travers. Les consuls passent dessous les premiers, presque nus, puis les officiers selon leur grade, puis les légions l’une après l’autre, sous les insultes des Samnites en armes ; Tite-Live ajoute que des soldats furent blessés ou tués pour avoir laissé voir leur colère. Cicéron écrit pourtant, dans le traité Des devoirs (III, 109), que l’on s’était mal battu à Caudium, ce qui suppose un combat, et Oakley admet que la capitulation sans bataille pourrait être une invention de Tite-Live lui-même.
Entre Arienzo et Arpaia
Tite-Live place le piège dans une plaine enclose entre deux défilés, au pays des Samnites Caudins. L’Oxford Classical Dictionary le situe quelque part entre Capoue et Bénévent, et conclut qu’on ne peut pas l’identifier avec certitude. La vallée traditionnelle, entre Arienzo et Arpaia, abrite un hameau au nom parlant, Forchia, mais paraît trop petite ; l’objection vaut aussi pour la vallée qui va de Sant’Agata de’ Goti à Moiano, tandis que la plaine d’Arpaia à Montesarchio, assez vaste, ne correspond pas à la description.
Nicholas Horsfall a pris le problème par l’autre bout en 1982. Pour lui, le site n’est pas sérieusement en doute, et la difficulté vient du texte. Il n’existe sur place qu’un seul col, en pente douce, jamais large de moins d’un tiers de mille, un peu plus de cinq cents mètres. Les mouvements tactiques décrits par Tite-Live ne collent pas au terrain, le récit suit une formule, accumule les détails qui atténuent la défaite et doit peut-être quelque chose aux récits des campagnes d’Alexandre. Oakley ajoute qu’on voit mal comment les Samnites auraient pu fermer l’entrée ouest, que les Romains venaient de franchir, et rappelle que la description de paysage était un exercice de base de l’école de rhétorique où Tite-Live s’était formé.
Des deux diagnostics, celui de l’Oxford Classical Dictionary paraît le plus sûr, parce qu’il sépare deux questions que Horsfall tient ensemble, l’endroit où l’armée a capitulé et la manière dont Tite-Live l’a raconté. Même le nom hésite. Fernand De Visscher imprimait « Fourches caudines » en 1946, le Larousse écrit « fourches Caudines », et l’expression française qui en dérive oscille encore entre les deux graphies.
« Comme l’écrit même Claudius »
Aucun texte samnite ne raconte la journée.
Toute la suite dépend d’une distinction de droit. Un traité, le foedus, engage le peuple romain et suppose un vote, la présence des fétiaux et le sacrifice. La sponsio est une promesse solennelle prononcée par des individus, qui n’oblige que ceux qui l’ont jurée. Tite-Live affirme que les consuls ont promis par sponsio, en attendant une ratification que le Sénat refusa ; le Sénat décida alors de livrer aux Samnites les auteurs de l’engagement, et les Samnites repoussèrent cette livraison comme un artifice indigne. Cicéron connaît la même version et range Veturius et Postumius, livrés à l’ennemi pour avoir fait la paix sans l’ordre du peuple et du Sénat, à côté de Caius Mancinus, qui soutint lui-même, bien des années plus tard, la proposition de le livrer aux Numantins avec qui il avait traité sans l’aval du Sénat. Le rapprochement a mis la critique moderne sur la piste. Pour Oakley, la sponsio de Caudium est une fiction des annalistes, forgée pour masquer un traité en bonne forme ; il admet, en soulignant que les arguments s’équilibrent presque, que le rejet de l’accord fut inventé très tôt, et que le récit de ce rejet a été réécrit sous l’influence de l’affaire de Numance, en 137-136. Les noms des garants, dont Tite-Live faisait une preuve, deviennent dans cette lecture la trace d’une retouche, une liste d’hommes sur qui faire retomber la faute. Dominique Briquel, dans l’introduction de la nouvelle édition du livre IX parue en 2025 aux Belles Lettres, consacre justement un chapitre aux déformations que le patriotisme romain a imposées aux faits.
Le camp adverse garde de bons arguments. Michael Crawford rappelait en 1973 que des juristes, tenant le récit livien pour exact dans l’ensemble, en ont tiré une histoire du droit archaïque. Pour les uns, la sponsio avait une origine religieuse, garantie par un serment dont la violation rendait le parjure sacer, hors la loi ; pour d’autres, l’engagement d’un général envers un chef étranger liait d’abord le peuple entier et ne fut soumis que peu à peu à ratification. Henri Lévy-Bruhl défendait en 1938 une variante de l’idée qu’un général romain avait eu, à l’origine, le droit de conclure seul un traité, conclusion que Crawford jugeait paradoxale au vu des sources. Fernand De Visscher, en 1946, déplaçait la question sur le terrain religieux et faisait de la livraison des consuls, la deditio, la clé de l’épisode. Le débat entre historiens et juristes avait été ouvert dès 1929 par Edward Togo Salmon, dans un article sur la « pax Caudina ».
La suite immédiate de Caudium se lit mieux dans les retranchements d’Oakley. Les victoires romaines de 320 sont, selon un consensus qu’il accepte, des compensations fictives de l’humiliation. Il refuse pourtant l’idée d’une paix complète jusqu’en 316 et retient pour 319 la reprise de Satricum, dans la vallée du Liris, et une campagne contre les Frentans. La guerre ouverte reprend en 316-315, et la défaite romaine de Lautulae, en 315, a été adoucie par la tradition en combat indécis.
Seize mille hommes sous un dais de lin
En 298, la guerre reprend. Deux ans plus tard, le Samnite Gellius Egnatius noue une coalition de Samnites, d’Étrusques, d’Ombriens et de Gaulois, que les consuls Quintus Fabius Maximus Rullianus et Publius Decius Mus écrasent à Sentinum, en 295. Decius y accomplit la devotio, le rite par lequel un général romain offre sa propre vie aux dieux pour sauver ses soldats.
Deux ans après, à Aquilonia, les Samnites jouent leurs dernières forces. Tite-Live raconte au livre X (38) une levée dans tout le Samnium, sous une loi nouvelle qui vouait à Jupiter la tête de tout mobilisable absent ou déserteur. Quarante mille hommes se rassemblent. Au milieu du camp, un enclos de claies et de panneaux, couvert de toiles de lin, mesure au plus deux cents pieds de côté. Un prêtre âgé, Ovius Paccius, y sacrifie d’après un vieux livre de lin, en affirmant reprendre le rite qu’avaient suivi les ancêtres quand ils préparaient en secret la prise de Capoue sur les Étrusques. Les plus nobles entrent un à un, entre des centurions l’épée nue, et jurent, sous peine de malédiction sur leur tête, leur famille et leur lignée, de ne jamais fuir et de tuer tout fuyard ; ceux qui refusent sont égorgés près des autels. Dix hommes désignés en choisissent chacun un autre, et ainsi de suite jusqu’à seize mille. La légion de lin est formée. Elle est vaincue la même année par le consul Lucius Papirius Cursor, tandis que son collègue Spurius Carvilius prend Cominium.
Faut-il croire à cette scène ? Salmon y voyait en 1967 une invention modelée sur la conjuration de Catilina ; d’autres y lisent l’adaptation de traditions samnites authentiques, d’autres encore cherchent ses points d’ancrage historiques, et Oakley, qui dresse l’inventaire des interprétations en 2005, ne se prononce pas. Olivier de Cazanove a rapproché en 2008 les dimensions de l’enclos de celles du praetorium, la tente du général romain, en posant la question d’un sanctuaire samnite ou d’un décor romain. L’origine du nom est elle-même discutée, car Tite-Live mentionne au livre IX des Samnites vêtus de lin. Mathilde Simon souligne en 2021 que Tite-Live oppose ce serment arraché sous la menace à la devotio de Decius, sacrifice consenti d’un seul pour tous. La soumission samnite date de 290. L. Grossmann a soutenu en 2009 que ces affrontements formaient une succession de conflits ponctuels, sans plan de conquête romain, et l’appellation même de « troisième guerre samnite » est contestée.
Taurasia et Cisauna, prises par Barbatus
Au livre X, Tite-Live raconte le tirage au sort des provinces pour 298. L’Étrurie échoit au consul Lucius Cornelius Scipio Barbatus, le Samnium à son collègue Cnaeus Fulvius. Scipion livre près de Volterra une bataille longue et coûteuse ; Fulvius bat les Samnites devant Bovianum, prend la ville, puis Aufidena, et triomphe des Samnites. La famille de Scipion a laissé une autre version. Son sarcophage de pépérin, une pierre volcanique, porte une frise dorique et des volutes, le nom du défunt sur le couvercle et, sur la face, un éloge en vers saturniens, le vieux mètre latin. Consul, censeur et édile, dit le texte, il prit Taurasia et Cisauna, soumit toute la Lucanie et en ramena des otages. De l’Étrurie, pas un mot. Le mot Samnio qui suit les deux villes se lit de deux façons, « c’est-à-dire le Samnium » dans l’édition Loeb, « en Samnium » ailleurs, et la même édition date l’éloge d’après 200. Une zone retaillée au-dessus du texte garde la trace d’une inscription plus ancienne, effacée. Dès le XIXᵉ siècle, on a supposé que ces conquêtes remontaient à 297, quand Barbatus servait comme légat de Fabius.
Aux Musées du Vatican, le sarcophage expose donc deux prises en Samnium que Tite-Live ne lui attribue pas, et rien ne permet encore de dire si la pierre corrige l’annaliste ou si la famille a récrit l’histoire après coup.
Pour aller plus loin
L’histoire des guerres samnites croise celle d’Appius Claudius Caecus, dont Tite-Live décrit la censure dans le même livre IX, et celle des Decii, dont la devotio revient deux fois dans le récit livien. Elle rejoint aussi la digression du livre IX où Tite-Live se demande si Alexandre le Grand aurait vaincu Rome.
Une fourche, dans cette histoire, désigne un assemblage de lances. On en plante deux dans le sol et on en attache une autre en travers. En 321 av. J.-C., toute une armée romaine a dû passer dessous, tête baissée, devant un peuple des montagnes du centre de l’Italie, les Samnites. L’expression « passer sous les fourches caudines » vient de là. Mais presque tout ce qu’on raconte de cette journée a été écrit par les Romains eux-mêmes.
Le piège du défilé
Rome et les Samnites se sont fait la guerre pendant plusieurs décennies. Au milieu de ces guerres, les chefs élus de Rome pour l’année, qu’on appelle les consuls, conduisent leurs soldats vers les montagnes samnites. Le chef samnite s’appelle Pontius. Il attend les Romains dans un couloir entre les montagnes.
Les Romains avancent dans ce couloir. Ils trouvent la sortie bloquée et font demi-tour. L’entrée, entre-temps, a été fermée à son tour. Encerclés, ils se rendent.
Pontius demande conseil à son vieux père, Herennius. Celui-ci ne voit que deux choix possibles. Soit on laisse partir tous les Romains sans leur faire de mal, soit on les tue tous. Le fils fait autre chose. Il les libère, mais humiliés.
Les soldats déposent leurs armes. Les consuls passent les premiers sous les lances, presque nus. Les autres suivent, grade après grade, sous les insultes des vainqueurs. Six cents cavaliers romains restent chez les Samnites comme otages.
Une parole donnée, ou un traité
Pour être libérés, les chefs romains ont promis la paix. Toute la question porte sur la nature de cette promesse. Un traité engage le peuple romain entier. Il exige un vote et une cérémonie menée par des prêtres. Une promesse personnelle, elle, n’engage que ceux qui l’ont faite.
L’historien romain Tite-Live écrit près de trois siècles plus tard. Selon lui, les consuls ont seulement donné leur parole. Le Sénat de Rome refuse donc la paix. Il livre même les consuls aux Samnites, qui refusent ce cadeau.
Tite-Live avance une preuve. De son temps, on connaissait encore les noms des officiers qui avaient juré. Pour un traité, dit-il, seuls les noms des prêtres de la cérémonie auraient survécu. Il reconnaît pourtant que l’opinion courante, avant lui, parlait d’un traité.
Un récit peut-être arrangé
Les historiens d’aujourd’hui ont regardé ce récit de près. Pour le spécialiste britannique Stephen Oakley, cette simple promesse est une invention romaine. Elle aurait servi à cacher un traité en règle. Le refus du Sénat aurait été inventé très tôt, lui aussi. Oakley reconnaît que les arguments des deux côtés se valent presque.
Les victoires romaines de l’année suivante posent le même problème. La plupart des spécialistes les jugent inventées. Elles auraient servi à effacer la honte de la défaite.
D’autres chercheurs, surtout des juristes, font confiance au récit romain pour l’essentiel. Ils y lisent les plus vieilles règles du droit de Rome. Le désaccord dure depuis presque un siècle.
Le lieu exact divise aussi. Il se trouvait quelque part entre Capoue et Bénévent. La vallée qu’on désigne d’habitude paraît trop petite aux yeux de beaucoup. L’Anglais Nicholas Horsfall accepte pourtant ce site. Pour lui, le récit de Tite-Live ne colle pas au terrain, suit des formules toutes faites et adoucit la défaite.
Une pierre qui raconte autre chose
Les Samnites n’ont laissé aucun récit de ces guerres. Leur soumission date de 290 av. J.-C.
Un autre témoin romain existe pourtant. Il s’agit du tombeau de Scipion Barbatus, un consul de cette époque. Son éloge est écrit en vers, dans un très vieux latin. Il affirme que Barbatus a pris deux villes samnites, Taurasia et Cisauna. Tite-Live, lui, l’envoie combattre en Étrurie pendant son consulat. Il ne lui prête pas ces conquêtes.
Ce grand coffre de pierre volcanique se trouve aujourd’hui aux Musées du Vatican, à Rome. Son inscription ne donne aucune date pour ces deux conquêtes.
L’article complet examine la liste des garants que Tite-Live brandit contre ses devanciers, puis la formation, sous un dais de lin, des seize mille hommes de la légion samnite vaincue à Aquilonia.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Tite-Live, *Histoire romaine*, IX, 1-12 (désastre de Caudium), en particulier IX, 5 (sponsio, garants et otages, polémique contre Claudius) éd. Dominique Briquel et Charles Guittard, Collection des universités de France, Les Belles Lettres, 2025
- Tite-Live, *Histoire romaine*, X, 12 (provinces consulaires de 298, Scipion en Étrurie) et X, 38 (serment de la légion de lin à Aquilonia) trad. E. Lasserre, Garnier, 1948
- Tite-Live, *Histoire romaine*, VII, 19, 3-4 (amitié et alliance avec les Samnites, 354)
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Sources primaires (suite)
- Cicéron, *De officiis* (*Des devoirs*), III, 109 (livraison de Veturius et Postumius, parallèle avec Mancinus)
- Sarcophage de L. Cornelius Scipio Barbatus, pépérin, nom sur le couvercle (CIL VI 1284), éloge en vers saturniens sur la cuve (CIL VI 1285) Musées du Vatican, Museo Pio-Clementino, Vestibolo quadrato
- Fastes triomphaux capitolins, éd. A. Degrassi, *Inscriptiones Italiae* XIII, 1 Musei Capitolini, Rome
Bibliographie
- Tite-Live, *Histoire romaine*, tome IX, livre IX, texte établi, traduit et commenté par Dominique Briquel et Charles Guittard, introduction de D. Briquel, Paris, 2025 Les Belles Lettres, Collection des universités de France
- S. P. Oakley, *A Commentary on Livy Books VI-X*, vol. III, *Book IX*, Oxford, 2005, xvi + 758 p. Clarendon Press
- S. P. Oakley, *A Commentary on Livy Books VI-X*, vol. IV, *Book X*, Oxford, 2005, xiv + 658 p. Clarendon Press
- Nicholas Horsfall, « The Caudine Forks : Topography and Illusion », *Papers of the British School at Rome* 50, 1982, p. 45-52 British School at Rome
- Fernand De Visscher, « La deditio internationale et l’affaire des Fourches caudines », *Comptes rendus des séances de l’Académie des inscriptions et belles-lettres* 90 (1), 1946, p. 82-95, DOI 10,3406/crai.1946,77941 Académie des inscriptions et belles-lettreshttps://doi.org/10.3406/crai.1946.77941
- Henri Lévy-Bruhl, « La sponsio conclue par Postumius aux Fourches Caudines », *Revue des études latines* 16, 1938, p. 230 et suiv. Revue des études latines
- Michael H. Crawford, « Foedus and Sponsio », *Papers of the British School at Rome* 41, 1973 British School at Rome
- E. T. Salmon, « The Pax Caudina », *Journal of Roman Studies* 19, 1929, p. 12 et suiv. Society for the Promotion of Roman Studies
- E. T. Salmon, *Samnium and the Samnites*, Cambridge, 1967 Cambridge University Press
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- Rafael Scopacasa, « Building communities in ancient Samnium : cult, ethnicity and nested identities », *Oxford Journal of Archaeology* 33, 2014, p. 69-87 Oxford Journal of Archaeology
- Jean-Michel Eychenne, « L’image des Samnites depuis Tite-Live. Une analyse historiographique », *Anabases* 10, 2009, p. 119-138 Anabases, OpenEdition Journals
- Mathilde Simon, « Sur quelques aspects religieux du livre X de Tite-Live », dans Pauline Duchêne et Marion Bellissime (dir.), *Veni, vidi, scripsi : écrire l’histoire dans l’Antiquité*, Pessac, PrimaLun@ 7, 2021, p. 93-102, DOI 10,46608/primaluna7,9782356133793,6 Ausonius éditionshttps://doi.org/10.46608/primaluna7.9782356133793.6
- Olivier de Cazanove, « Il recinto coperto del campo di Aquilonia : santuario sannita o praetorium romano ? », dans X. Dupré Raventós, S. Ribichini et S. Verger (dir.), *Saturnia Tellus. Definizioni dello spazio consacrato in ambiente etrusco, italico, fenicio-punico, iberico e celtico*, Rome, 2008, p. 335-339 Saturnia Tellus, actes du colloque de Rome (2004)
- L. Grossmann, *Roms Samnitenkriege. Historische und historiographische Untersuchungen zu den Jahren 327 bis 290 v. Chr.*, Düsseldorf, 2009 Düsseldorf
Sources en ligne
- « A Commentary on Livy Books VI-X. Volume III. Book IX », recension de S. J. Northwood, BMCR 2007,01,37 Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/2007/2007.01.37/
- « Caudine Forks » Oxford Classical Dictionary, Oxford Research Encyclopediashttps://www.oxfordreference.com/display/10.1093/acref/9780199545568.001.0001/acref-9780199545568-e-1447
- « There Are No Caudine Forks » (sur la topographie selon Horsfall et Oakley) Paideia Institute, In Medias Reshttps://medium.com/in-medias-res/there-are-no-caudine-forks-2b3c181ed387
- « Ab urbe condita », Tite-Live, trad. Canon Roberts, 9,5 et 10,12 Perseus Digital Libraryhttp://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus%3Atext%3A1999.02.0147%3Abook%3D9%3Achapter%3D5
- « Archaic Latin Inscriptions. Inscriptions Proper 1. Epitaphs » Loeb Classical Library, Harvard University Presshttps://www.loebclassics.com/view/LCL114/1940/volume.xml
- « Republican : Tomb of the Scipios and the Sarcophagus of Scipio Barbatus » Survey of Art History, SUNY Nassau Community College, Lumen Learninghttps://smarthistory.org/tomb-of-the-scipios-and-the-sarcophagus-of-scipio-barbatus/
- « Fourches Caudines », Joël Schmidt Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/encyclopedie/fourches-caudines/
- « Samnite », renvoi à « Romains et Samnites (repères chronologiques) », Xavier Lapray Encyclopædia Universalishttps://www.universalis.fr/chronologie/romains-et-samnites/
- « Scipio », notice 5 (L. Cornelius Scipio Barbatus), *Dictionary of Greek and Roman Biography and Mythology*, W. Smith, 1890 Perseus Digital Libraryhttps://www.perseus.tufts.edu/hopper/text?doc=Perseus%3Atext%3A1999.04.0104%3Aalphabetic+letter%3DS%3Aentry+group%3D13%3Aentry%3Dscipio-bio-5



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