Lucius Cincius Alimentus, annaliste romain, fut fait prisonnier par Hannibal pendant la deuxième guerre punique, et il affirmait avoir appris de la bouche même du général qu’après le passage du Rhône il avait perdu 36 000 hommes et une quantité énorme de chevaux et de bêtes de somme. Tite-Live, qui rapporte ce témoignage (Histoire romaine, XXI, 38, 3-4), en aurait fait son autorité principale sur les effectifs si Cincius n’avait pas brouillé les comptes en annonçant 80 000 fantassins et 10 000 cavaliers à l’arrivée en Italie, Gaulois et Ligures compris, alors que ces renforts rejoignirent probablement l’armée une fois la montagne passée.
Le même chapitre contient un aveu. Tous les auteurs, écrit Tite-Live, s’accordent sur le premier peuple rencontré à la descente, les Taurins, et l’on se dispute pourtant sur la route. Beaucoup la faisaient passer par le col Pennin, qui aurait tiré son nom des Puniques ; Coelius la menait par un « joug de Crémon ». Or les deux chemins auraient fait descendre Hannibal chez les Salasses, bien loin des Taurins (XXI, 38, 5-7), et les Sédunes Véragres qui habitent ces montagnes rattachent le nom du col à un dieu honoré sur leur sommet, Poeninus. Le catalogue de l’exposition du Musée dauphinois de Grenoble, en 2011-2012, consacre encore un chapitre à ce « faux ami » celtique. La querelle sur le col a donc plus de deux mille ans, et elle s’ouvre sur une étymologie fausse.
Le témoin grec qui se méfie des noms
Polybe, ancien hipparque de la confédération achéenne devenu proche de Scipion Émilien, écrit au IIᵉ siècle av. J.-C. Il dit avoir interrogé des hommes présents lors des faits et refait lui-même le passage des Alpes pour voir les lieux (Histoires, III, 48, 12). Au passage, il raille les historiens qui faisaient guider Hannibal par un dieu ou un héros, comme les poètes tragiques réduits au deus ex machina, et rappelle que les Celtes du Rhône avaient souvent franchi la chaîne avec de grandes armées peu avant 218 (III, 47, 6-9 ; 48, 6-7).
Ce témoin du terrain s’impose pourtant une règle qui ruine d’avance toute localisation précise. Pour des pays que le lecteur ne connaît pas, explique-t-il, une liste de noms vaut une suite de sons inarticulés (III, 36, 2-4). Entre le Rhône et la plaine du Pô, il ne livre donc presque aucun nom. Il y a l’« Île », région peuplée et riche en blé, enfermée entre le Rhône et une rivière qui le rejoint, qu’il compare au delta du Nil (III, 49, 5-7) ; il y a les Allobroges, qui harcèlent la colonne au début de la montée ; il y a enfin les Insubres et les Taurins, au débouché italien (III, 56, 3 ; 60, 8-9). Tout le reste est chiffré. Du passage du Rhône au pied des Alpes, Polybe compte 1 400 stades, puis 1 200 pour la traversée (III, 39, 9-10), soit près de 250 kilomètres et un peu plus de 210, à raison d’environ 177 mètres le stade. Après l’Île, l’armée longe la rivière dix jours sur 800 stades (III, 50, 1). La montée dure neuf jours, la halte au sommet deux jours, sous une neige tombée au coucher des Pléiades, et c’est de là que le général montre la plaine du Pô à ses hommes ; à la descente, un éboulement a emporté un stade et demi de versant, il faut reconstruire le sentier, un jour pour les bêtes et trois de plus pour les éléphants, puis trois jours encore mènent à la plaine, quinze en tout selon Polybe (III, 53, 9 à 56, 3).
Sur l’Île elle-même pèse un problème de texte. Les manuscrits de Polybe donnent pour la rivière une forme altérée, Skaras, que les éditeurs corrigent en Isaras, l’Isère. En 1955, Gavin de Beer a préféré y lire l’Aygues, affluent bien plus méridional, en reprenant une proposition de 1821, comme le relève F. W. Walbank dans le Journal of Roman Studies l’année suivante. La correction Isère nous semble la plus économique, parce que la comparaison avec le delta du Nil appelle une rivière de premier rang ; c’est aussi la lecture majoritaire, rappelle Philippe Leveau dans la Revue archéologique en 2003. Le même auteur chiffre au passage la traversée du Rhône elle-même à une soixantaine d’hectares de forêt abattue pour les barques et les radeaux, à raison de cinq éléphants par radeau.
La Durance de Tite-Live
Tite-Live suit souvent Polybe de très près, puis s’en écarte au moment décisif. Après l’Île, il fait obliquer l’armée vers la gauche, la conduit chez les Tricastins, le long des Voconces, chez les Tricoriens, et lui fait franchir la Durance avant d’atteindre les Alpes par un chemin presque partout en plaine (XXI, 31-32). Ce détour tire l’itinéraire vers la haute Durance et le Montgenèvre, alors que les dix jours de Polybe le long d’une rivière, si cette rivière est l’Isère, mènent vers la Maurienne ou la Tarentaise.
Ammien Marcellin reprend au IVᵉ siècle les mêmes peuples, avec des mots qui trahissent Tite-Live (Histoires, XV, 10, 11).
La falaise de la descente montre jusqu’où les deux récits divergent. Chez Polybe, les soldats reconstruisent le sentier à flanc de paroi. Chez Tite-Live, l’éboulement a creusé le versant sur près de mille pieds ; on fait brûler contre la roche un bûcher de grands arbres, puis on verse du vinaigre sur la pierre chauffée pour la faire éclater, et les soldats taillent au fer des lacets en pente douce, quatre jours durant (XXI, 36-37). Juvénal en a tiré un vers moqueur sur le général qui montem rumpit aceto, qui brise la montagne au vinaigre (Satires, X, 153). Polybe ignore ce vinaigre, et ce vinaigre rappelle que Tite-Live puise ailleurs, chez Coelius notamment, qu’il cite plusieurs fois dans ce livre.
En 1956, F. W. Walbank a ramené toute la question à ce point. Il ouvrait son article en constatant que peu de problèmes historiques avaient suscité autant de discussions stériles, reprochait à de Beer d’avoir fusionné les deux auteurs avec une facilité fatale, comme si chacun comblait les lacunes de l’autre, et reprenait le mot d’un historien allemand de 1913 selon qui des rochers blancs et des gorges profondes se trouvent partout dans les Alpes, ce qui fait du problème une affaire d’histoire des textes.
Clapier contre Traversette
À la fin du XIXᵉ siècle, des officiers français proposent le col du Clapier, en Haute-Maurienne. La thèse place l’Île au confluent de l’Isère, fait remonter l’armée par l’Isère puis par l’Arc et la fait descendre directement chez les Taurins ; ses partisans soulignent que ce secteur offre à la fois la vue sur la plaine du Pô et un replat où camper (William Bainbridge et Stefano Cracolici, Historical Research, 2025). En 1956, le médecin Marc-Antoine de Lavis-Trafford déplace le passage vers Savine-Coche, sur le flanc sud de la même ensellure, et reconnaît dans la gorge d’un blanc presque aveuglant de Bramans le leukopetron de Polybe, ce rocher où Hannibal passa une nuit avec la moitié de ses troupes (III, 53, 5), un mot que la traduction Loeb rend aussi par « roche nue ». Serge Lancel s’est rallié à ce secteur en 1995, et M. et S. Kuhle écrivaient encore en 2012 que les historiens tenaient depuis longtemps le Clapier pour l’itinéraire le plus probable.
Le camp méridional naît en 1955 avec Alps and Elephants, de Gavin de Beer, biologiste de formation. Il suit Tite-Live par la Durance, puis gagne la haute vallée du Guil et le col de la Traversette, à 2 947 mètres, au pied du mont Viso. Walbank lui reprocha ses certitudes, et notamment un raisonnement sur le débit de la Durance qui dépend tout entier de la date du passage.
Or cette date flotte. Le coucher matinal des Pléiades tombe vers le 7 ou le 9 novembre, mais la première neige peut blanchir les hauts cols dès la fin de septembre, et Walbank soupçonnait la mention astronomique d’avoir été déduite de la neige elle-même. L’écart, de l’ordre de six semaines, pèse à la fois sur l’enneigement du col et sur le niveau des rivières, et aucun document indépendant ne permet de le réduire, faute d’une date de départ connue pour l’armée.
Une couche piétinée sous le mont Viso
En 2016, l’équipe de William Mahaney, de l’université York de Toronto, publie dans Archaeometry l’étude d’une tourbière alluviale épaisse d’environ un mètre, dans la haute vallée du Guil, sous la Traversette. Sous 26 centimètres de sédiments récents apparaît une couche brassée, comme piétinée, encadrée par deux datations au radiocarbone ; un modèle d’âge place son sommet 2 168 ans avant 1950, soit en 218 av. J.-C. La couche renferme des marqueurs fécaux et une forte proportion de gènes de Clostridia, bactéries qui forment plus de 70 % des microbes du crottin de cheval et se conservent des millénaires dans le sol. Les auteurs y voient le passage de milliers d’animaux, trop nombreux à cette altitude pour une transhumance ordinaire.
Ils ont aussi écrit qu’ils ne pouvaient pas établir de façon concluante le lien avec Hannibal. L’objection la plus forte vient de Polybe lui-même, puisque des armées celtes avaient franchi les Alpes peu avant 218 ; s’y ajoute Hasdrubal, passé en 207 par le même col que son frère selon Tite-Live et Appien, et aucune datation au radiocarbone ne sépare deux armées à onze ans d’écart. M. et S. Kuhle ont contesté en 2012, puis dans une réplique de 2015, la lecture que l’équipe donnait de l’éboulement de la Traversette et sa façon de comprendre Polybe. Les défenseurs du site concèdent que ces blocs ne portent aucune trace de feu, ce qui laisse sans appui sur place le bûcher de Tite-Live. Aucun objet manufacturé n’est signalé dans la couche, alors que seul un tel objet trancherait, une monnaie ou un ossement d’éléphant pris dans un niveau daté.
Trente-sept éléphants dans un modèle
En juillet 2026, Emilio Berti et Fritz Vollrath ont abordé la question par la physiologie, dans les Proceedings of the National Academy of Sciences. À partir de modèles de dépense d’énergie mis au point sur des éléphants d’Afrique actuels, selon la masse et la pente, ils ont calculé le coût direct de quatre itinéraires pour les hommes et pour les bêtes, chevaux et éléphants, pendant les quinze jours de marche. La Traversette arrive en tête avec environ 5,42 térajoules pour l’armée entière ; le Montgenèvre demande 11 % de plus, le Clapier 16 % et le Mont-Cenis 19 %. Sur ce trajet, un éléphant aurait perdu 4 % de ses réserves de graisse, contre 19 % pour un soldat, ce qui pourrait expliquer, selon les auteurs, la forte mortalité des hommes.
Le calcul laisse de côté le fourrage, le transport des vivres, les cornacs et tout le personnel non combattant, ce que les auteurs signalent eux-mêmes. Un trajet moins coûteux décrit surtout ce qu’un général aurait eu intérêt à faire. Polybe insiste sur les guides indigènes et sur l’escorte que le chef de l’Île fournit à travers le pays allobroge (III, 48, 11 ; 49, 13), deux contraintes politiques qu’aucun modèle de pente n’intègre. Bainbridge et Cracolici ont d’ailleurs montré que la discussion porte désormais autant sur la manière dont chaque discipline fabrique sa vérité, à travers des rivalités savantes, que sur le col lui-même.
En 1956, Walbank prévenait que l’on ne trancherait rien par le terrain avant d’avoir démêlé ce que Tite-Live doit à Polybe. Soixante-dix ans plus tard, Berti et Vollrath classent quatre cols en térajoules en partant de deux données qui remontent à Polybe, trente-sept éléphants et quinze jours de marche, si bien que le calcul le plus récent repose encore sur le texte que Walbank demandait d’examiner en premier.
Pour aller plus loin
La traversée prolonge le passage du Rhône, où les éléphants furent embarqués sur des radeaux couverts de terre, et prépare la bataille de la Trébie, livrée par temps de neige quelques semaines après la descente. Elle croise aussi l’histoire des éléphants de guerre carthaginois et l’œuvre de Polybe, historien grec de la conquête romaine.
Par où Hannibal a-t-il traversé les Alpes ? La question semble simple, et pourtant les historiens n’ont toujours pas de réponse. En 218 av. J.-C., ce général de Carthage veut frapper Rome sur son propre sol. Il quitte l’Espagne avec une armée renforcée de chevaux et d’éléphants. Pour atteindre l’Italie par la terre, il doit franchir la montagne en plein automne.
Deux récits sans adresse
Deux auteurs anciens racontent cette traversée. Le premier s’appelle Polybe. C’est un Grec qui écrit au siècle suivant, et il affirme avoir refait le chemin lui-même. Il refuse pourtant de donner les noms des lieux. Selon lui, des noms inconnus du lecteur ne seraient que des bruits sans signification.
À la place des noms, Polybe compte les jours. L’armée grimpe pendant neuf jours avant d’atteindre le sommet. Là-haut, il neige, et Hannibal montre à ses hommes la grande plaine d’Italie. Plus bas, un pan de montagne effondré coupe le sentier, et les soldats doivent le reconstruire.
Le second auteur est un Romain plus tardif nommé Tite-Live. Il envoie l’armée par une autre vallée, plus au sud. Cette vallée est celle de la Durance. Les deux récits tirent donc la route dans deux sens différents. Tite-Live lui-même s’étonnait déjà de ces disputes.
Le Clapier ou la Traversette
Pour franchir une chaîne, on cherche le point le plus bas entre deux vallées. On appelle ce passage un col. Beaucoup de cols ont été proposés pour Hannibal, mais deux dominent aujourd’hui. Le premier se trouve au nord, du côté de la Maurienne. On l’appelle le col du Clapier.
Ses défenseurs disent qu’on y voit la plaine italienne et qu’une armée peut y camper. Pour eux, les troupes ont d’abord remonté l’Isère avant de grimper. Un médecin a même cru reconnaître près du col le rocher blanc décrit par Polybe. Pendant longtemps, la plupart des historiens ont préféré cette solution.
Le second col se trouve plus au sud. Il domine une haute vallée, au pied d’un grand sommet appelé le mont Viso. C’est le col de la Traversette, perché à près de 3 000 mètres. Un biologiste l’a proposé en 1955, en suivant la route méridionale de Tite-Live.
Même la date du passage reste floue. Les textes parlent de neige et du coucher d’un groupe d’étoiles, ce qui renvoie au début de novembre. Or la neige peut tomber là-haut dès la fin de septembre. Ce flottement change beaucoup de choses pour l’état des sentiers et le niveau des rivières.
Une couche de terre piétinée
Sous la Traversette s’étend un sol gorgé d’eau, où les restes se conservent longtemps. On appelle ce terrain une tourbière. En 2016, une équipe de chercheurs y a annoncé une trouvaille. Sous la surface, une couche de terre paraît retournée par une foule d’animaux. Elle contient des bactéries typiques du crottin de cheval, et les analyses la placent à l’époque d’Hannibal.
Le chef de l’équipe reconnaît pourtant qu’il ne peut pas prouver le lien avec Hannibal. D’autres armées ont franchi ces montagnes à la même époque. Des Gaulois étaient passés peu avant lui. Son frère Hasdrubal est passé onze ans après, par le même col selon deux auteurs anciens. Personne n’a retrouvé dans la couche le moindre objet venu de l’armée.
Les comptes des biologistes
En juillet 2026, deux biologistes ont abordé le problème autrement. Ils ont calculé l’effort demandé par chaque route aux soldats comme aux bêtes. La Traversette demande le moins d’énergie. Le Clapier en exige environ 16 % de plus. Selon eux, les éléphants supportaient même mieux l’effort que les soldats.
Leur calcul ne compte ni la nourriture à porter, ni les guides qui choisissaient le chemin. Or la route la plus facile n’est pas forcément celle qu’un général emprunte. Polybe insiste justement sur les guides gaulois et sur les alliances passées en chemin.
Le désaccord tient donc toujours. Les uns montrent un replat avec vue sur la plaine italienne, les autres une couche de terre piétinée sous le mont Viso.
La version complète rapporte ce qu’un prisonnier romain avait entendu de la bouche d’Hannibal, et l’histoire du vinaigre versé sur la roche chauffée.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- [Polybe, *Histoires*, III, 33-60, notamment 36, 39, 42, 47-56 et 60](< trad. anglaise W. R. Paton, Loeb Classical Library, 1922, en ligne sur LacusCurtius ; édition française de référence J. de Foucault, Collection des universités de France, 1971https://penelope.uchicago.edu/Thayer/E/Roman/Texts/Polybius/3*.html>
- [Tite-Live, *Histoire romaine*, XXI, 31-38 et 54]( trad. anglaise en ligne, The Bibliotheke (Ch. Muntz), chap. 32-63 ; édition française de référence P. Jal, Collection des universités de France, 1988https://cmuntz.hosted.uark.edu/texts/livy/book-21-part-2.html
- [Ammien Marcellin, *Histoires*, XV, 10, 11]( trad. anglaise J. C. Rolfe, Loeb Classical Library, 1935-1940, en ligne sur Perseidshttps://fgh.perseids.org/read/latinLit/stoa0023/stoa001/perseus-eng2/15.10.10-15.11.1
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Sources primaires (suite)
- Juvénal, *Satires*, X, 153 (*montem rumpit aceto*) passage signalé avec Tite-Live, XXI, 37, dans l’édition Rolfe d’Ammien Marcellin
Bibliographie
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- Jean-Pascal Jospin et Laura Dalaine (dir.), *Hannibal et les Alpes. Une traversée, un mythe*, catalogue d’exposition, Gollion, 2011, 142 p., dont le chapitre « Poininos / Poeninus : un faux ami celtique de Poeni, les Carthaginois » Infolio et Musée dauphinois
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- William C. Mahaney et alii, « Biostratigraphic Evidence Relating to the Age-Old Question of Hannibal’s Invasion of Italy, II : Chemical Biomarkers and Microbial Signatures », *Archaeometry* 59 (1), 2017, p. 179-190, [DOI 10,1111/arcm.12228]( Wiley, pour l’université d’Oxfordhttps://doi.org/10.1111/arcm.12228
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- William Bainbridge et Stefano Cracolici, « Tall Talk About Elephants : Hannibal’s Crossing Through Disciplines », *Historical Research* 99, 2025, p. 151-178, [DOI 10,1093/hisres/htaf020]( Oxford University Presshttps://doi.org/10.1093/hisres/htaf020
Sources en ligne
- [« Hannibal et les Alpes. Une traversée, un mythe »]( Musée dauphinois, Département de l’Isèrehttps://musees.isere.fr/publication/musee-dauphinois-hannibal-et-les-alpes-une-traversee-un-mythe
- [« Archaeologists You Should Know - Marc-Antoine de Lavis-Trafford »]( Archaeological Institute of Americahttps://www.archaeological.org/archaeologists-you-should-know-trafford/
- [« Biologists Find Possible Hannibal Route »]( Archaeology Magazinehttps://archaeology.org/news/4315-160404-alps-hannibal-crossing
- [« Professor Chris Allen : Hannibal The New Evidence »]( Queen’s University Belfasthttps://www.qub.ac.uk/sites/Hannibal/
- [« How did Hannibal get his elephants across the Alps ? »]( German Centre for Integrative Biodiversity Research (iDiv)https://www.idiv.de/how-did-hannibal-get-his-elephants-across-the-alps/
- [« Le mystère de la traversée des Alpes par Hannibal levé grâce à du crottin de cheval ? »]( L’Orient-Le Jour, dépêche AFPhttps://www.lorientlejour.com/article/979480/le-mystere-de-la-traversee-des-alpes-par-hannibal-leve-grace-a-du-crottin-de-cheval.html




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