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La gigantomachie, des Géants hoplites aux anguipèdes de Pergame

Grèce antiqueHistoire des religionsMythologies26 septembre 2026◈ 33 sources vérifiées
Snowman se / Wikimedia Commons
10 min de lecture33 sources vérifiées
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Au banquet, recommande Xénophane de Colophon dans une élégie du VIᵉ siècle av. J.-C., on chante d’abord le dieu avec des mots purs, on boit juste assez pour rentrer chez soi sans le bras d’un esclave, et on laisse de côté les batailles des Titans, des Géants et des Centaures, « fictions des anciens » dont il ne sort rien d’utile (fragment 1, v. 21-23). La mise en garde vise un répertoire que chacun connaît autour de la table. Plus d’un siècle plus tard, Platon revient à la charge. Dans l’Euthyphron, Socrate s’étonne que la robe portée en procession sur l’Acropole aux Grandes Panathénées soit couverte de ces combats entre dieux (6b-c) ; dans la République, il interdit à sa cité idéale de raconter des gigantomachies et même d’en broder sur les étoffes (II, 378c).

Hésiode les arme, Homère les fait mourir

Le plus ancien texte qui nomme les Géants ne raconte aucune guerre. Dans la Théogonie d’Hésiode (v. 183-186), Cronos mutile son père Ouranos, et les gouttes de sang tombées sur la Terre engendrent, quand les années ont fait leur tour, les Érinyes, les nymphes Méliennes et les grands Géants, brillants dans leurs armes, de longues lances à la main. Aucun vers du poème ne les oppose ensuite à Zeus, dont la guerre contre les Titans occupe pourtant une centaine de vers.

Homère est à peine plus disert, et Pausanias l’avait noté au IIᵉ siècle apr. J.-C. (Description de la Grèce, VIII, 29, 2). L’Iliade ne les mentionne pas. L’Odyssée en parle trois fois, et toujours comme d’un peuple. Les Lestrygons qui fracassent les navires d’Ulysse ressemblent à des Géants plus qu’à des hommes (X, 120), les Phéaciens se disent proches des dieux comme les Cyclopes et la race des Géants (VII, 205-206), et le roi Eurymédon a jadis mené ce peuple arrogant à sa perte en périssant avec lui (VII, 58-60). Pausanias en concluait que les Géants d’Homère sont des mortels.

Le combat lui-même affleure chez Pindare, au Vᵉ siècle av. J.-C., par allusions. Dans la première Néméenne (v. 67-69), le devin Tirésias annonce à Amphitryon que son fils Héraclès, le jour où les dieux affronteront les Géants dans la plaine de Phlegra, souillera de terre leur chevelure éclatante sous ses flèches. La huitième Pythique fait tomber Porphyrion, roi des Géants, sous l’arc d’Apollon, et la septième Néméenne salue Héraclès comme le dompteur des Géants.

Le récit continu que reproduisent les manuels vient d’une compilation mythographique, la Bibliothèque attribuée à Apollodore, que l’on date d’ordinaire du Iᵉʳ ou du IIᵉ siècle apr. J.-C. (I, 6, 1-2). La Terre, irritée du sort fait aux Titans, y met au monde les Géants, à Phlegra ou à Pallène selon les versions. Ils lancent vers le ciel des rochers et des chênes enflammés. Un oracle a prévenu les dieux qu’ils ne viendraient pas à bout de ces adversaires sans l’aide d’un mortel. La Terre cherche donc une herbe qui protégerait ses fils même contre un mortel, mais Zeus interdit à l’Aurore, à la Lune et au Soleil de briller, cueille la plante avant elle et fait appeler Héraclès par Athéna. Alcyonée, immortel tant qu’il combat sur le sol qui l’a vu naître, se relève de la première flèche, et Héraclès, sur le conseil d’Athéna, le traîne hors de Pallène pour l’achever. Porphyrion s’en prend à Héra ; Zeus le frappe de sa foudre et Héraclès l’achève d’une flèche, alors que Pindare donnait ce même Géant à Apollon. Entre les premières images de la bataille et ce récit suivi s’écoulent six à sept siècles. Aucun poème archaïque consacré à la guerre des Géants n’a survécu, et l’on ignore s’il en a jamais existé un. Francis Vian en tirait en 1952 une règle de méthode, rapportée par ses recenseurs, selon laquelle on ne demande pas aux mythographes tardifs ce qu’un témoignage ancien ne confirme pas, parce qu’ils ont remanié les légendes par souci rationaliste ou par simple goût du romanesque.

Le péplos safran des Panathénées

Les images, elles, ont une date. Vers 560 av. J.-C., la bataille surgit sur des vases athéniens à figures noires, dont beaucoup ont été offerts à Athéna sur l’Acropole. Un dinos, grand vase à mélanger le vin, conservé au J. Paul Getty Museum compte parmi les plus anciens. Les fragments d’un autre dinos, signé par le peintre Lydos et daté d’un peu avant 550, gardent les noms peints d’Héphaïstos, d’Aphrodite, d’Hermès et de Dionysos, qui combat escorté d’un serpent, d’une panthère et d’un lion ; un Géant y porte le nom de Mimos, écrit de droite à gauche. Tous portent casque, bouclier et lance. Ce sont des hoplites, les fantassins lourds de la cité grecque, armés comme les décrivait Hésiode.

La coïncidence de date a nourri la thèse la plus discutée. Les Grandes Panathénées, fête d’Athéna célébrée tous les quatre ans, ont été instituées ou réorganisées en 566 av. J.-C. selon la date traditionnelle, et la robe offerte à la déesse lors de cette fête, le péplos, portait la victoire des dieux sur les Géants. Luca Giuliani a soutenu en 2000 que le mythe lui-même avait été forgé pour l’occasion, les Géants servant d’image inversée du citoyen athénien, et Marion Meyer tient la démonstration pour convaincante. Julia Shear, dans sa synthèse de 2021 sur la fête, rattache la gigantomachie aux Panathénées mais refuse de rien affirmer sur ce qui précède 566, faute de sources. Le péplos à gigantomachie n’est d’ailleurs attesté par les textes que vers 400, plus d’un siècle et demi après les premiers vases. La position adverse a été défendue avec vigueur. En 1952, Vian voyait dans les Géants le reflet mythique d’une « confrérie » militaire primitive, d’un type bien connu ailleurs, que des rites auraient entretenu longtemps avant Athènes. Ernest Will, qui recensait le livre l’année suivante, jugeait cette reconstruction marquée par les tendances de son époque, comme celles que Vian réfutait, et plaçait le succès du motif dans une période plus tardive, attachée au triomphe de Zeus et à l’ordre des Olympiens. Le meilleur argument du camp de l’ancienneté tient pourtant aux textes : Hésiode connaît des Géants armés de lances, l’Odyssée un peuple de Géants anéanti, et rien n’indique que ces vers aient été composés pour Athènes. Il est probable que la cité ait fixé en images, autour de sa déesse, un récit dont elle n’avait pas forgé toutes les pièces. On ne sait pas trancher entre invention et remaniement, parce qu’aucune source antérieure à 560 ne décrit la bataille elle-même.

Euripide brouille encore les pistes. Dans Hécube, le chœur des captives troyennes se demande si, esclave à Athènes, il brodera sur la robe safran de Pallas des chevaux attelés ou la race des Titans que Zeus endort sous sa foudre (v. 466-474), et Iphigénie en Tauride reprend l’image (v. 222-224). Or Athéna n’a jamais combattu les Titans. Les scholies anciennes, puis Vian, y ont vu une confusion entre les deux guerres, dont Euripide serait le premier témoin, et cette lecture s’est imposée dans les commentaires. Zoe Stamatopoulou a proposé en 2009 d’y lire une faute voulue, qui mesure dans la bouche de captives étrangères la distance entre elles et la cité où on les emmène.

Signé sur le bouclier d’un Géant

Peu avant 525 av. J.-C., les habitants de Siphnos, île des Cyclades enrichie par ses mines d’or et d’argent (Hérodote, III, 57), élèvent sur la Voie sacrée de Delphes un trésor, petit édifice destiné à abriter leurs offrandes à Apollon. Détail sans rapport avec les Géants, la façade remplaçait ses deux colonnes par deux statues de jeunes femmes, les caryatides. Sur la frise du côté nord, les dieux avancent depuis la gauche et les Géants depuis la droite, selon une convention courante qui signale les vainqueurs. Le relief, profond jusqu’à la ronde-bosse par endroits, portait à la découverte d’abondantes traces de peinture, parmi lesquelles des inscriptions.

Grâce à ces noms, on suit le combat figure par figure. Les lions qui tirent le char de Thémis mordent un Géant. Apollon et Artémis, côte à côte, tirent à l’arc sur un groupe qui recule. Arès se dresse au-dessus d’Astartas, déjà mort, face à Biatas et à Énaphas. Un Géant nommé Kantharos se devine à l’inscription peinte entre ses jambes. Presque tous sont des hoplites casqués, équipés comme les Grecs et les Troyens qui s’affrontent sur la face est du même bâtiment.

Le sculpteur a signé. Sur le bouclier du troisième Géant qui fait face à Apollon et à Artémis, une inscription déclare qu’il a fait ces reliefs-ci et ceux de l’arrière, c’est-à-dire la frise nord et la frise est, ce qui confirme le partage du décor entre deux ateliers dont les styles diffèrent nettement.

Son nom a été délibérément effacé.

Phlegra, Bathos et le cercueil de l’Oronte

Où la bataille a-t-elle eu lieu ? Les Anciens ne s’accordaient pas. Pindare et Apollodore la placent à Phlegra, que des auteurs tenaient pour l’ancien nom de Pallène, la plus occidentale des trois presqu’îles de Chalcidique. Les Arcadiens la revendiquaient pour Bathos, près de Trapézonte, où une source nommée Olympias tarit une année sur deux et où du feu sort du sol ; on y sacrifiait aux éclairs, aux tempêtes et au tonnerre (Pausanias, VIII, 29, 1). À Mégalopolis, dans un sanctuaire d’Asclépios enfant, on montrait des ossements trop grands pour un homme, attribués à l’un des Géants rassemblés par Hopladamos pour défendre Rhéa, dans un autre épisode (VIII, 32, 5). James George Frazer, dans une note de son édition d’Apollodore parue en 1921, attribuait ces localisations aux phénomènes volcaniques et à la découverte d’os fossiles de grands animaux disparus. Adrienne Mayor a donné à la seconde piste une ampleur nouvelle en 2000, dans The First Fossil Hunters, en montrant que Grecs et Romains trouvaient, mesuraient et exposaient dans leurs sanctuaires des os de grandes espèces éteintes. Vian écartait au contraire les lectures qui font des Géants des symboles de phénomènes telluriques. La piste des fossiles rend bien compte des reliques de Mégalopolis ; elle rend mal compte du calendrier, puisque le motif surgit à Athènes vers 560 et non près des gisements, et c’est cette objection de date qui nous paraît la plus forte.

Les Géants eux-mêmes changent de corps. Au cours du IVᵉ siècle av. J.-C., selon Vian, apparaît le Géant anguipède, dont les jambes se terminent en serpents, type promis à une longue fortune. Pausanias trouvait l’idée absurde et la réfutait par un fait divers. Un empereur romain, dont il ignore le nom, avait fait creuser un canal pour rendre l’Oronte navigable jusqu’à Antioche ; dans l’ancien lit asséché apparut un cercueil de terre cuite long de plus de onze coudées, contenant un corps humain dans toutes ses parties, que l’oracle de Claros déclara être celui d’Oronte, un homme de race indienne (VIII, 29, 3-4). Pour démentir les jambes de serpent, Pausanias invoquait un géant de chair et d’os, et la taille du défunt ne l’inquiétait pas une seconde.

Quarante mains pour un autel inachevé

L’anguipède triomphe à Pergame, capitale des rois attalides en Asie Mineure. Sur la grande frise de l’autel, les Géants ont des jambes de serpent, des ailes, parfois une tête de taureau, et leurs noms étaient gravés sur la moulure inférieure, ceux des dieux sur la moulure supérieure. Athéna tire Alcyonée par les cheveux pour l’arracher à sa mère Gê, la Terre, et l’exposer aux flèches d’Héraclès. Apollon a touché à l’œil gauche un Géant couché, qu’une inscription nomme Oudaios et que l’on prenait autrefois pour Éphialtès.

La date de l’ensemble divise. Les Musées nationaux de Berlin, qui conservent la frise, la situent vers 170 av. J.-C. Filippo Coarelli remonte la construction aux années 180. François Queyrel la fait commencer dans les années 160, après la victoire de 166 sur les Galates, l’interrompt pendant la guerre contre Prusias et la laisse inachevée à la mort d’Attale II, en 138 ; il y reconnaît un autel des Douze Dieux et d’Eumène II divinisé, en s’appuyant sur un décret retrouvé à Élaia, le port de Pergame. Il distingue une quarantaine de mains sur la frise extérieure. Plusieurs identifications restent ouvertes, comme la grande déesse qui lance un vase entouré d’un serpent, appelée Nyx par tradition, où il reconnaît l’une des Moires. En ce moment, personne ne peut en juger sur pièce : fermée depuis des années pour travaux, la salle de l’autel au Pergamonmuseum doit rouvrir le 4 juin 2027.

Un seul auteur antique décrit le monument, et tardivement. Lucius Ampelius, au début du IIIᵉ siècle apr. J.-C., signale à Pergame un grand autel de marbre haut de quarante pieds, entouré d’une bataille de Géants (Liber memorialis, 8, 14). Brunilde Ridgway, qui a salué le livre de Queyrel, en tire une hypothèse qu’il ne partage pas, puisque le dallage final ne fut jamais posé et que rien n’atteste la table de sacrifice intérieure, l’autel inachevé n’aurait peut-être rempli sa fonction qu’à l’époque romaine, celle d’Ampelius, tandis que Queyrel le rattache au culte royal des Attalides dès le IIᵉ siècle av. J.-C.

Pour aller plus loin

La guerre des Géants se lit à côté de la Titanomachie, l’autre combat fondateur du règne de Zeus, que les Anciens ont parfois confondu avec elle. Elle rejoint aussi la fête des Panathénées et le Parthénon, dont les métopes est reprenaient le thème, ainsi que la figure d’Héraclès, le mortel exigé par l’oracle.

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Sources de cet article

Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.

Sources primaires

  1. Hésiode, *Théogonie*, v. 183-186 (naissance des Géants du sang d’Ouranos)
  2. Homère, *Odyssée*, VII, 58-60 et 205-206 ; X, 120
  3. Xénophane de Colophon, élégie du banquet, fr. 1 West, v. 21-23 (DK 21 B 1)
Voir les 30 sources restantesMasquer les autres sources

Sources primaires (suite)

  1. Pindare, *Néméennes*, I, 67-69 et VII ; *Pythiques*, VIII (Porphyrion)
  2. Euripide, *Hécube*, v. 466-474 ; *Iphigénie en Tauride*, v. 222-224
  3. Platon, *Euthyphron*, 6b-c ; *République*, II, 378c
  4. Hérodote, *Histoires*, III, 57 (richesse de Siphnos)
  5. Apollodore, *Bibliothèque*, I, 6, 1-2 trad. J. G. Frazer, Loeb Classical Library
  6. Pausanias, *Description de la Grèce*, VIII, 29, 1-4 et VIII, 32, 5
  7. Lucius Ampelius, *Liber memorialis*, 8, 14 (mention de l’autel de Pergame)
  8. Dinos attique à figures noires signé par Lydos, fragments, gigantomachie avec noms peints, peu avant 550 av. J.-C., ABV 107,1 Musée archéologique national d’Athènes, collection de l’Acropole, Akr. 607
  9. Dinos attique à figures noires à gigantomachie, vers 560 av. J.-C. J. Paul Getty Museum, Malibu, 81.AE.211
  10. Frise nord du trésor des Siphniens, marbre, peu avant 525 av. J.-C., signature martelée sur le bouclier d’un Géant Musée archéologique de Delphes
  11. Grande frise de l’autel de Pergame (gigantomachie), marbre, IIᵉ siècle av. J.-C. Antikensammlung, Staatliche Museen zu Berlin, Pergamonmuseum

Bibliographie

  1. Francis Vian, *La Guerre des Géants. Le mythe avant l’époque hellénistique*, coll. « Études et commentaires », Paris, 1952, XII-306 p. Klincksieck
  2. Francis Vian, *Répertoire des gigantomachies figurées dans l’art grec et romain*, Paris, 1951 Klincksieck
  3. Mary B. Moore, « Lydos and the Gigantomachy », *American Journal of Archaeology* 83 (1), 1979, p. 79-99, DOI 10,2307/504238 Archaeological Institute of Americahttps://doi.org/10.2307/504238
  4. Luca Giuliani, « Die Giganten als Gegenbilder der attischen Bürger im 6. und 5. Jahrhundert v. Chr. », dans Tonio Hölscher (dir.), *Gegenwelten zu den Kulturen Griechenlands und Roms in der Antike*, Munich-Leipzig, 2000, p. 263-286 K. G. Saur
  5. Julia L. Shear, *Serving Athena. The Festival of the Panathenaia and the Construction of Athenian Identities*, Cambridge, 2021, XXII-532 p. Cambridge University Press
  6. James George Frazer (éd. et trad.), *Apollodorus. The Library*, 2 vol., Londres-Cambridge (Mass.), 1921 Loeb Classical Library, Heinemann et Harvard University Press
  7. Adrienne Mayor, *The First Fossil Hunters. Paleontology in Greek and Roman Times*, Princeton, 2000 Princeton University Press
  8. François Queyrel, *L’Autel de Pergame. Images et pouvoir en Grèce d’Asie*, Antiqua 9, Paris, 2005, 207 p. Picard
  9. Françoise-Hélène Massa-Pairault, *La Gigantomachie de Pergame ou l’image du monde*, Bulletin de correspondance hellénique, supplément 50, Athènes, 2007 École française d’Athènes
  10. Françoise-Hélène Massa-Pairault et Claude Pouzadoux (dir.), *Géants et gigantomachies entre Orient et Occident*, actes du colloque de Naples (14-15 novembre 2013), Collection du Centre Jean Bérard 47, Naples, 2017, 276 p. (contributions de Luca Giuliani et de Filippo Coarelli) Centre Jean Bérard

Sources en ligne

  1. « Delphi, Siphnian Treasury Frieze--North (Sculpture) » Perseus Digital Library, Tufts Universityhttps://www.perseus.tufts.edu/hopper/artifact?name=Delphi%2C+Siphnian+Treasury+Frieze--North&object=Sculpture
  2. « The Siphnian Treasury » Archaeological Site of Delphi, ministère grec de la Culturehttps://delphi.culture.gr/the-treasury-of-the-siphnians/
  3. « Lebes fragments » (dinos de Lydos, Acr. 607) Acropolis Museumhttps://www.theacropolismuseum.gr/en/lebes-fragments
  4. « Das Pergamonmuseum kehrt zurück : Eröffnung am 4. Juni 2027 » Staatliche Museen zu Berlinhttps://www.smb.museum/nachrichten/detail/das-pergamonmuseum-kehrt-zurueck-eroeffnung-am-4-juni-2027/
  5. « Francis Vian, La guerre des Géants, le mythe avant l’époque hellénistique », compte rendu d’Ernest Will, *Revue d’histoire et de philosophie religieuses* 33 (2), 1953 Perséehttps://www.persee.fr/doc/rhpr_0035-2403_1953_num_33_2_3340_t1_0175_0000_2
  6. « Serving Athena : the festival of the Panathenaia and the construction of Athenian identities », compte rendu de Marion Meyer, BMCR 2021,06,42 Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/2021/2021.06.42
  7. « L’Autel de Pergame. Images et pouvoir en Grèce d’Asie », compte rendu de Brunilde Ridgway, BMCR 2005,08,39 Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/2005/2005.08.39
  8. « Géants et gigantomachies entre Orient et Occident », compte rendu, BMCR 2018,10,31 Bryn Mawr Classical Reviewhttps://bmcr.brynmawr.edu/2018/2018.10.31
  9. « Titans on the Panathenaic peplos ? A reconsideration of Hec. 470-4 and IT 222-4 », Zoe Stamatopoulou, résumé de communication, 2009 Classical Association of the Middle West and Southhttps://camws.org/meeting/2009/program/thursday.html
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