Le plus ancien lecteur sceptique de Nüwa dont on ait gardé les objections avait un grief précis, et ce grief portait sur une tortue. Au Iᵉʳ siècle de notre ère, le philosophe Wang Chong recopie dans le chapitre « Tan tian » (« Parler du ciel ») de ses Discussions critiques, le Lunheng, une histoire que les lettrés trouvent étrange sans oser la réfuter. Une tortue aux pattes assez longues pour porter le ciel, écrit-il, n’aurait pas trouvé place entre le ciel et la terre, et aucune lame n’aurait entamé un cuir dur comme le fer, fût-ce dans la main d’une sainte. Des os, ajoute-t-il, finissent par pourrir. Comment des pattes tranchées soutiendraient-elles le ciel depuis tant de générations ?
Le récit qu’il attaque attribue la brèche à Gonggong, un dieu vaincu qui heurte de la tête le mont Buzhou, pilier du monde. Or le plus ancien texte daté qui raconte le geste de Nüwa ne nomme aucun coupable.
Un ciel percé sans coupable
En 139 avant notre ère, Liu An, prince de Huainan, présente à son neveu l’empereur Wu le Huainanzi, traité en vingt et un chapitres conçu comme la somme de ce qu’un souverain doit savoir. Le chapitre VI, « Lan ming », contient le passage, traduit ici au plus près du texte reçu. Aux temps anciens, les quatre pôles s’effondrèrent et les neuf provinces se fendirent ; le ciel ne couvrait plus tout, la terre ne portait plus tout ; le feu flambait sans s’éteindre, les eaux s’étendaient sans refluer, et les fauves dévoraient les gens simples. Alors Nüwa fondit des pierres de cinq couleurs pour ravauder le ciel azur, trancha les pattes de la grande tortue pour redresser les quatre pôles, tua le dragon noir pour secourir la province de Ji et entassa de la cendre de roseau pour arrêter les eaux débordées. Le texte ne dit pas pourquoi les pôles ont cédé, ni ce que sont les pierres. Il appelle l’animal ao ; on préférera « grande tortue » à « tortue de mer », parce que Wang Chong rapporte que les commentateurs de son temps y voyaient un grand animal des temps anciens, sans rien dire de la mer. Le récit continue après le chantier. Nüwa monte au ciel sur un char de tonnerre, se présente au souverain céleste sans faire étalage de ses mérites, puis le chapitre enchaîne sur la décadence à venir, jusqu’au roi Jie des Xia. La réparation du ciel sert ainsi une démonstration de philosophie politique, où l’ordre revient quand gouverne quelqu’un qui agit sans se faire valoir.
Le même chapitre associe Nüwa et Fuxi, souverains des origines qui léguèrent leur vertu sans instituer de lois, et c’est la plus ancienne mention conjointe des deux noms dans un texte transmis. Depuis 2003, la Pléiade en donne une traduction intégrale, dirigée par Charles Le Blanc et Rémi Mathieu, qui avait réuni dès 1989 dans une anthologie les mythes épars de la Chine ancienne.
Gonggong arrive après coup
Gonggong figure bien dans le Huainanzi, au chapitre III, consacré aux configurations du ciel. Il y dispute le trône à Zhuanxu, perd, et de rage frappe le mont Buzhou. Le pilier du ciel se brise et les cordes qui arriment la terre se rompent. Depuis, le ciel penche au nord-ouest, où glissent le soleil, la lune et les étoiles, et la terre s’affaisse au sud-est, où s’écoulent les eaux. Ainsi s’expliquent la course des astres vers l’ouest et celle des fleuves vers l’est. Dans ce livre, les deux épisodes restent séparés par trois chapitres, et Nüwa est absente de celui-ci.
Les textes postérieurs les ont cousus ensemble, dans des ordres contraires. Dans le Liezi, au chapitre « Les questions de Tang », le ciel et la terre sont des choses, et toute chose a ses manques ; Nüwa comble un défaut d’origine, et c’est ensuite que Gonggong fait pencher le ciel. Chez Wang Chong, les « livres des lettrés » placent d’abord le coup de tête, ensuite la réparation, et la pente vers le nord-ouest demeure. Au VIIIᵉ siècle, Sima Zhen, dans sa « Chronique des Trois Augustes », change encore l’adversaire. Gonggong y combat Zhurong, et non plus Zhuanxu, à la fin du règne de Nüwa.
On a longtemps lu le Liezi comme le témoin le plus ancien, la tradition l’attribuant à un maître des environs de 400 avant notre ère. En 1961, A. C. Graham a montré par la langue et par les passages parallèles que le Liezi reprend partout d’autres textes sans jamais en être la source, et la datation tardive qui en découle, admise en Chine avant de l’être en Occident, retire à ce témoin son rang. Le chapitre VI du Huainanzi reste la plus ancienne version datée du geste de Nüwa.
Wang Chong contre la tortue
Wang Chong (27-97 ?) ne s’arrête pas à la tortue. Un dieu assez fort pour briser un pilier du ciel, objecte-t-il, aurait balayé les soldats de Zhuanxu comme des fourmis au lieu de perdre. Puis il interroge la matière du ciel. S’il est fait de souffle, le qi, que Wang Chong compare aux nuages et à la fumée, on ne peut ni l’étayer ni le briser. Si Nüwa l’a ravaudé avec des pierres, il est un corps de la nature du jade, et une telle masse écraserait toute colonne, même plantée tous les mille li, les lieues chinoises. Nüwa, enfin, était un être humain. Wang Chong demande par quelle échelle elle serait montée jusqu’au ciel.
Le sceptique concède pourtant davantage qu’on ne l’attendrait. Les pierres de cinq couleurs, écrit-il, peuvent se comprendre comme les pierres médicinales qui soignent une maladie. Il admet surtout que les livres des lettrés ont probablement vu quelque chose de vrai, car si, comme l’enseignent les commentateurs du Classique des mutations, le ciel et la terre formaient au commencement une masse indistincte, puis se sont séparés en restant d’abord petits et proches, un dieu aurait pu atteindre le ciel et une déesse le réparer, ce qui laisse au récit un fond cosmologique, même si le pilier brisé et les pattes coupées restent à ses yeux indéfendables. La lecture la plus solide du mythe, celle d’un monde où le ciel fut jadis à portée de main, c’est lui qui la formule, juste avant de rejeter le reste.
Sacrifier à Nüwa quand la pluie ne cesse pas
Le récit servait aussi hors des bibliothèques. Dans le chapitre « Shun gu » du Lunheng, consacré aux rites contre les pluies excessives, Wang Chong s’étonne d’une pratique recommandée par Dong Zhongshu au IIᵉ siècle avant notre ère : quand la pluie ne cesse pas, on sacrifie à Nüwa. Il en reconstitue la logique. Les images populaires peignent Nüwa en femme, son nom commence par le mot « femme », et l’excès de pluie relève du yin, le principe féminin ; ayant déjà ravaudé le ciel, elle pouvait aider le souverain sage à arrêter les pluies. Le geste de Nüwa fonde ici un rite d’État, destiné à rendre au ciel son équilibre quand le yang faiblit.
Ces images ont laissé des traces. Sur des peintures murales et des pierres gravées du Henan et du Shandong, pendant environ deux siècles, entre la fin des Han occidentaux et celle des Han orientaux, Nüwa et Fuxi ont un buste humain et un corps de serpent, et tiennent le soleil et la lune, un compas et une équerre. Guo Yanlong a montré en 2021 que le couple encadre souvent une troisième figure, instable d’une image à l’autre, qu’il identifie au Grand Un unissant le yin de Nüwa et le yang de Fuxi pour faire naître le monde. En 1965, dans la nécropole d’Astana, près de Tourfan, des fouilleurs ont sorti d’une tombe d’époque Tang une peinture sur soie où les deux corps de serpent s’enroulent sous un semis d’étoiles ; elle est au musée de la région autonome ouïghoure du Xinjiang, et le Musée national de Corée en conserve une autre, venue des mêmes tombes.
Le roman s’en empare bien plus tard. Au XVIIIᵉ siècle, Cao Xueqin ouvre Le Rêve dans le pavillon rouge sur les 36 501 blocs fondus par Nüwa, dont un seul, resté inemployé au pied d’un pic, se lamente d’avoir été jugé inutile.
Changsha, cinq arbres de couleur
Un texte plus ancien que le Huainanzi raconte lui aussi une restauration du monde. En 1942, des pilleurs vident une tombe du royaume de Chu à Zidanku, près de Changsha, et en sortent des manuscrits écrits vers 300 avant notre ère, les plus anciens textes sur soie connus en Chine. Emportés aux États-Unis en 1946, ils ont été dispersés ; la Smithsonian a rendu les volumes II et III à la Chine en mai 2025, mais le volume I, le seul complet et celui qui porte le récit des origines, est selon elle en mains privées.
Kao Li-fen a analysé ce récit en 2007 d’après les transcriptions de Rao Zongyi et de Li Ling. Mille cent ans après l’organisation du monde, les neuf provinces ne sont plus d’aplomb et le ciel tremble. Les essences de cinq arbres, bleu-vert, rouge, jaune, blanc et noir, viennent protéger la voûte, puis Yandi, l’Empereur flamboyant, envoie Zhurong descendre avec quatre dieux pour fixer les trois cieux et les quatre pôles. Kao Li-fen résume le contraste avec le Huainanzi d’une formule, ici du bois, là de la pierre, et chaque fois cinq couleurs. Aux quatre coins de la soie, le peintre a d’ailleurs figuré quatre arbres, bleu-vert, rouge, blanc et noir.
De tout l’épisode, le nom de Nüwa est absent, alors que son vocabulaire est déjà là.
Plus haut dans le temps, les premières mentions de Nüwa ignorent la réparation. Les « Questions célestes » des Chants de Chu, attribuées au poète Qu Yuan, demandent qui a façonné son corps et, ailleurs dans le poème, où se tiennent les huit piliers et pourquoi le sud-est est en creux, sans relier les deux questions. Le Classique des monts et des mers connaît dix dieux nés de ses entrailles, rien de plus. On ignore donc quand la réparation du ciel a été attachée à son nom, faute de tout texte antérieur à 139 avant notre ère qui fasse le lien. Une tradition orale sans trace écrite et un assemblage opéré par les savants du prince de Huainan restent deux hypothèses possibles, que les sources disponibles ne permettent pas de départager.
Le récit de Chu garde pourtant une femme dans son premier épisode. Fuxi, qui y surgit d’un monde obscur battu par l’eau, le vent et la pluie, épouse une fille dont le nom commence, lui aussi, par le signe « femme », et en a quatre fils, que Rao Zongyi identifie aux dieux des saisons. Rao Zongyi lisait le second signe comme une graphie du nom de Nüwa, Li Xueqin y voyait une autre personne, et Li Ling, qui le transcrit autrement, juge toutes les lectures mal assurées. Sur les clichés infrarouges de la soie fournis en 2012 par les galeries Freer et Sackler, c’est ce signe unique qui décide si un manuscrit enterré un siècle et demi avant le Huainanzi nommait déjà Nüwa.
Pour aller plus loin
Sur la carte des écoles que les Han ont dressée après coup, Les Cent écoles de la Chine ancienne. Le roi Jie qui clôt le chapitre du Huainanzi touche à la dynastie Xia, dont l’existence reste disputée. L’ordre du monde refait après une catastrophe croise les mythes du déluge comparés, l’Enuma Elish et l’enquête Le déluge : mémoire d’une vraie catastrophe ?. Autre adversaire cosmique qui menace le ciel : Typhon. En Asie orientale des origines, le shintō et, pour l’empire qui suit les Han, l’armée de terre cuite de Qin Shi Huangdi.
On raconte souvent cette légende chinoise de la façon suivante. Un dieu furieux frappe de la tête une montagne qui soutient le ciel. Le ciel se déchire, et la déesse Nüwa le recoud avec des pierres colorées. Pourtant, le plus vieux texte daté qui la raconte ne parle d’aucun dieu furieux.
Un monde cassé, sans responsable
Ce texte a été offert à l’empereur de Chine en 139 avant notre ère. Son auteur est un prince, Liu An. Il décrit une catastrophe aux temps anciens. Les appuis du ciel s’écroulent, le feu brûle partout, l’eau recouvre la terre, et des bêtes sauvages dévorent les habitants.
Nüwa intervient alors. Elle fait fondre des pierres de cinq couleurs et bouche les trous du ciel. Elle coupe les pattes d’une tortue géante pour en faire quatre nouveaux piliers. Elle tue un dragon noir. Enfin, elle arrête l’inondation avec de la cendre de roseaux.
Le prince ne dit jamais qui a abîmé le ciel. Son histoire sert à donner une leçon aux rois. Après son travail, Nüwa monte au ciel et ne se vante de rien. Le bon souverain, selon ce livre, agit sans chercher la gloire.
Le coupable arrive plus tard
Le dieu furieux existe bien dans le même livre, mais dans un autre chapitre. Il s’appelle Gonggong. Il perd une guerre pour le trône et frappe une montagne de rage. Depuis ce coup, le ciel penche d’un côté et les fleuves coulent vers l’autre. Ce passage ne mentionne jamais Nüwa.
Des auteurs plus tardifs ont réuni les deux histoires. Certains placent le coup de tête avant la réparation. D’autres le placent après. Un livre qui passait pour très ancien racontait la seconde version. Des spécialistes ont montré qu’il avait été écrit bien plus tard.
Au premier siècle de notre ère, un philosophe se moque de toute l’affaire. Il s’appelle Wang Chong. Une tortue capable de porter le ciel serait trop grande pour tenir dans le monde, écrit-il. Ses os finiraient d’ailleurs par pourrir. Quant à Nüwa, elle était humaine, et il se demande comment elle aurait grimpé jusque-là.
Le sceptique fait pourtant une concession. Au début du monde, dit-il, le ciel et la terre étaient peut-être petits et proches. Une déesse aurait alors pu atteindre le ciel.
Le même philosophe rapporte un usage de son temps. Quand la pluie ne s’arrêtait pas, on faisait des offrandes à Nüwa. On la peignait sous les traits d’une femme. Puisqu’elle avait déjà réparé le ciel, on pensait qu’elle pouvait aussi calmer la pluie.
Une autre équipe de dieux
Un manuscrit encore plus ancien a été retrouvé dans une tombe près de la ville de Changsha. Des pilleurs l’ont sorti de terre en 1942. Il a été écrit sur de la soie, vers 300 avant notre ère. On y lit une histoire très proche. Le monde se dérègle, le ciel tremble, puis des dieux remettent les piliers en place.
Les réparateurs, eux, changent. Un souverain céleste envoie d’autres dieux faire le travail. À la place des pierres colorées, on trouve cinq arbres de couleurs différentes. Nüwa est absente de cet épisode.
Une femme figure quand même au début du manuscrit. C’est l’épouse d’un dieu ancien, Fuxi, souvent associé à Nüwa. Son nom commence par le signe qui veut dire « femme ». Le signe suivant est difficile à lire. Certains spécialistes y voient le nom de Nüwa, d’autres une autre personne. Personne n’a encore tranché.
Personne ne sait donc quand l’histoire de la réparation a été rattachée à Nüwa. Aucun texte plus ancien que celui du prince ne fait le lien. Il a pu exister une tradition orale disparue. Le prince et ses savants ont aussi pu assembler deux récits séparés.
Nüwa, elle, se laisse encore voir. Une peinture sur soie sortie d’une tombe en 1965 la montre avec Fuxi, leurs deux queues de serpent enroulées sous les étoiles, au musée régional du Xinjiang.
La version complète donne le détail des objections de Wang Chong, avec sa remarque sur les pierres qui soignent comme des remèdes, et les trois lectures concurrentes du nom écrit sur la soie de Changsha.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Liu An (dir.), *Huainanzi*, chap. VI, « Lan ming xun », passage de Nüwa réparant le ciel, présenté au trône en 139 avant notre ère [texte chinois, Chinese Text Project](https://ctext.org/huainanzi/lan-ming-xun/zh
- Liu An (dir.), *Huainanzi*, chap. III, « Tianwen xun », combat de Gonggong et de Zhuanxu au mont Buzhou édition de référence
- *Liezi*, chap. V, « Tang wen », passage « le ciel et la terre sont aussi des choses » [texte chinois, Chinese Text Project](https://ctext.org/liezi/tang-wen/zh?searchu=%E7%89%A9%E6%9C%89%E4%B8%8D%E8%B6%B3%EF%BC%8C%E6%95%85%E6%98%94%E8%80%85%E5%A5%B3%E5%AA%A7%E6%B0%8F%E7%B7%B4%E4%BA%94%E8%89%B2%E7%9F%B3%E4%BB%A5%E8%A3%9C%E5%85%B6%E9%97%95%EF%BC%9B
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Sources primaires (suite)
- Wang Chong, *Lunheng*, chap. 31, « Tan tian », objections sur Gonggong, le ciel de pierre et les pattes de l’*ao* [texte chinois, Chinese Text Project](https://ctext.org/lunheng/tan-tian/zh
- Wang Chong, *Lunheng*, chap. « Shun gu », rite de Dong Zhongshu adressé à Nüwa contre les pluies [texte chinois, Chinese Text Project](https://ctext.org/lunheng/shun-gu/zh
- *Chants de Chu* (*Chu ci*), « Tian wen » (« Questions célestes »), vers sur le corps de Nüwa et sur les huit piliers édition de référence
- *Classique des monts et des mers* (*Shanhai jing*), livre XVI, « Da huang xi jing », les dix dieux nés des entrailles de Nüwa édition de référence
- Sima Zhen, « Sanhuang benji » (« Chronique des Trois Augustes »), supplément aux *Mémoires historiques*, VIIIᵉ siècle édition de référence
- Manuscrit sur soie de Zidanku, volume I, royaume de Chu, vers 300 avant notre ère, pillé en 1942 près de Changsha collection privée (selon la Smithsonian Institution)
- Peinture sur soie de Fuxi et Nüwa, nécropole d’Astana, Tourfan, époque Tang, fouillée en 1965 Musée de la région autonome ouïghoure du Xinjiang
- Peinture de Fuxi et Nüwa, tombes d’Astana, Tourfan [Musée national de Corée, fiche de collection](https://www.museum.go.kr/site/eng/relic/search/view?relicId=435
- Cao Xueqin, *Le Rêve dans le pavillon rouge* (*Honglou meng*), chap. I, les 36 501 blocs fondus par Nüwa [texte chinois, Shidian guji](https://www.shidianguji.com/zh/book/SWX0005/chapter/1kzxy2z8t0mqv
Bibliographie
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Sources en ligne
- [« The Smithsonian Transfers Rare 2 300-Year-Old Silk Manuscripts to China »]( Smithsonian Magazinehttps://www.smithsonianmag.com/smart-news/the-smithsonian-transfers-rare-2300-year-old-silk-manuscrips-to-china-180986667/
- [« Smithsonian’s National Museum of Asian Art repatriates ancient silk manuscript to China »]( The Art Newspaperhttps://www.theartnewspaper.com/2025/05/16/smithsonian-national-museum-asian-art-silk-manuscript-repatriation-china
- [« Ancient Chinese silk manuscripts return »]( China Daily, via chinaservicesinfo.comhttps://www.chinaservicesinfo.com/s/202505/19/WS682a9674498eec7e1f736faa/ancient-chinese-silk-manuscripts-return.html
- [« 任龍龍:長沙子彈庫楚帛書校讀記 »]( Centre de recherche sur les documents excavés et la paléographie, université Fudanhttp://www.fdgwz.org.cn/Web/Show/11088
- [« Ancient silk painting depicts Fuxi and Nüwa with intertwined snake tails »]( China Dailyhttps://govt.chinadaily.com.cn/s/202502/06/WS67a411c4498eec7e1f72e84f/ancient-silk-painting-depicts-fuxi-and-nuwa-with-intertwined-snake-tails.html


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