Huit cent trente ans d’un côté, deux cent soixante de l’autre. Les deux nombres se lisent à quelques lignes d’écart dans l’Histoire romaine de Velleius Paterculus, au livre I, chapitre 7, et ils prétendent dater le même événement, la fondation de Capoue par les Étrusques. Le premier, que Velleius attribue à des auteurs qu’il ne nomme pas et auxquels il se range, se compte à rebours depuis l’époque où il écrit, vers 30 de notre ère, et conduit aux environs de 800 avant notre ère. Le second vient des Origines de Caton l’Ancien, pour qui Capoue avait tenu debout quelque deux cent soixante ans avant d’être prise par les Romains. Trois siècles séparent les deux dates, et l’historien qui les juxtapose est lui-même campanien, descendant d’un Decius Magius qui avait conduit à Capoue le parti favorable à Rome pendant la guerre contre Hannibal.
Velleius ne croit pas Caton
Velleius choisit la date haute et donne ses raisons. Il juge peu croyable qu’une ville de cette taille ait pu, en un temps si court, grandir, prospérer, tomber et se relever avant la conquête romaine, et il fait lui-même le calcul à partir de la prise de 211, deux cent quarante ans avant le moment où il écrit, ce qui place la fondation catonienne vers 471. Son objection suppose déjà, dans l’esprit d’un Campanien du Iᵉʳ siècle, une Capoue détruite puis restaurée. Pendant longtemps, on a traité le chapitre comme un conflit entre deux chronologies dont l’une devait être fausse.
Bruno d’Agostino a proposé en 2011 de garder les deux nombres. La date haute, écrit-il, s’accorde avec le caractère villanovien des plus anciennes nécropoles de Capoue, et la date basse désignerait une restructuration urbaine dans une ville étrusque depuis longtemps. Tout tient alors au point de départ du calcul de Caton. Compté depuis la prise de 211, il donne 471, trois ans après la défaite navale des Étrusques devant Cumes ; Martin Frederiksen dans sa synthèse de 1984 et Luca Cerchiai ont retenu ce chiffre, qui a pour lui la lettre du texte, puisque Velleius, qui avait Caton sous les yeux, a compté de cette façon. Une hypothèse plus ancienne fait partir le décompte de la reddition de Capoue à Rome, au milieu du IVᵉ siècle (345 dans le calcul de d’Agostino), et remonte l’événement vers 600. D’Agostino préfère cette seconde lecture, parce que les fouilles de Valeria Sampaolo ont mis au jour, au nord-est de la ville antique, un quartier résidentiel aux maisons maçonnées qui s’installe au début du VIᵉ siècle, après une première fréquentation à la fin du VIIᵉ. Massimo Osanna et Stéphane Verger placent eux aussi la réorganisation de Capoue autour de 600, dans la vague de fondations qui voit naître Massalia et Poseidonia. Des deux lectures, celle qui repose sur un quartier fouillé paraît la mieux armée, à condition d’admettre qu’elle force un peu le latin de Caton, où il est question de prise et non de reddition.
« Stricto sensu »
En 1991, Giovanni Colonna doutait encore que Capoue fût étrusque dès l’origine. Vers 800, rappelait-il, la culture matérielle des Étrusques était partout celle qu’on appelle villanovienne, du nom d’un site voisin de Bologne, avec la crémation des morts dans une urne biconique décorée au peigne. Cette urne manquait à Capoue, si bien que la fondation de la ville ne pouvait être attribuée stricto sensu aux Étrusques. Il pensait plutôt à un apport de population venu du pays falisque, au nord de Rome, sous la conduite de Véies.
Les tombes alors connues ne remontaient pas au-delà du milieu du IXᵉ siècle. En 1996, Werner Johannowsky publie un petit groupe de sépultures plus anciennes, sorties d’une nécropole découverte au nord de la ville, sur le terrain du nouvel abattoir, le long de la route du mont Tifata. Elle compte plus de quatre cents tombes, pour la plupart de la première phase de l’âge du fer. Les urnes biconiques y sont bien présentes, les unes très proches de celles de Véies, de Tarquinia et de Vulci, les autres d’allure nettement locale. Sous un grand tumulus, une tombe de guerrier du milieu du IXᵉ siècle contenait même un chaudron de bronze de type chypriote, plus ancien que le reste du mobilier.
Une urne ne dit pas une langue, et le débat a continué. Renato Peroni soutenait depuis 1994 que l’opposition entre villanovien et culture des tombes à fosse (celle des populations locales, qui inhumaient leurs morts) était artificielle, le rite et la céramique villanoviens traduisant une organisation sociale et politique sans valeur ethnique. L’habitat de Longola, à Poggiomarino, dans la vallée du Sarno, lui a fourni en 2005 un argument sérieux, puisqu’une première phase de l’âge du fer riche en céramique villanovienne y précède une phase de type local, dans un site vite réabsorbé par son milieu.
D’Agostino a répondu en 2011 par la proximité étroite entre Capoue et Pontecagnano, qui rend selon lui peu probable une identité construite sans racines ethniques et culturelles. Il défend l’arrivée, vers la fin du Xᵉ siècle, de groupes venus de l’Étrurie méridionale côtière, qui auraient choisi des sites propices à l’agriculture et à l’échange et servi d’élément d’agrégation aux communautés locales. Son argument le plus solide est linguistique : Capoue et Pontecagnano sont justement les deux centres où l’on parle et écrit l’étrusque, au moins à partir du troisième quart du VIIᵉ siècle. L’enracinement local de Capoue n’en reste pas moins visible, jusque dans ses grandes fibules de parade surmontées d’une foule de figurines de bronze, dont la tradition se retrouve à Suessula et en Daunie.
Dix mille tombes autour d’un plateau
Pontecagnano n’a jamais posé la même question, car personne n’y a contesté le caractère villanovien des premières tombes. La ville occupe un plateau en terrasses à l’angle nord de la plaine du Sele, sur la rive gauche du Picentino, à trois kilomètres de la mer et à huit au sud-est de Salerne. Elle a été retrouvée par ses morts. Quand Bruno d’Agostino engage en 1962 la fouille systématique des nécropoles, il remarque que les tombes se groupent autour d’une vaste aire vide et en déduit qu’il s’agit de l’habitat, sur le modèle des agglomérations proto-urbaines de l’Étrurie. Les prospections de la fondation Lerici, en 1978 et 1979, ont confirmé l’hypothèse en prélevant 950 carottes sur 150 hectares. Le nombre des tombes varie selon les bilans, plus de neuf mille pour le musée de Pontecagnano, environ 10 000 pour les fouilleurs en 2017. Les plus riches dessinent une aristocratie dès la fin du VIIIᵉ siècle, avec la tombe 4461 vers 720-680, puis les tombes 926 et 928, que d’Agostino a publiées en 1977. Dans la tombe 3509, une inscription de don au nom de la famille Rasunie passe pour le plus ancien texte étrusque de Campanie, de peu postérieur au milieu du VIIᵉ siècle ; le recueil des 188 inscriptions du site, publié en 2025, fait pourtant remonter les premières à la première moitié de ce siècle, un peu plus haut.
Au début du VIᵉ siècle, deux sanctuaires s’installent au nord-ouest du plateau. Celui de la via Verdi, ouvert sur une sorte de place, était dédié à Apollon et au dieu étrusque Manth ; celui de Pastini honorait une déesse dont un vase donne le nom archaïque, Luas. À la fin du même siècle, la ville se fortifie et adopte un plan régulier en bandes parallèles, comparable à ceux de Poseidonia et de Neapolis, avec des rues larges de 5,50 mètres. Le long du rempart, large de deux mètres et connu par sa seule tranchée de fondation, court un sillon que Luca Cerchiai a interprété comme le sulcus primigenius, le sillon tracé à la charrue lors de la fondation rituelle d’une ville. Pontecagnano a donc connu sa propre refondation, cérémonie comprise, quelques décennies avant celle que les lecteurs de Caton prêtent à Capoue.
La tuile de Berlin et le casque d’Olympie
Dès le début du VIᵉ siècle, selon Valentino Nizzo, Capoue avait pris le relais de Pontecagnano dans le contrôle des trafics vers le sud, par l’intermédiaire de Fratte et avec la faveur de Poseidonia, et la tombe princière dite des Quatorze Ponts en donne la mesure. Les bronzes laconiens, hydries et oenochoés venus de Sparte ou de ses ateliers d’Italie du Sud, forment à Capoue un ensemble sans équivalent, que la ville redistribue vers l’intérieur. Strabon, au livre V de la Géographie, en fait la tête d’une dodécapole, douze cités fondées par les Étrusques en Campanie, dont il ne donne pas la liste. À Berlin, l’Antikensammlung conserve sous le numéro 30892 une plaque de terre cuite d’environ 63 centimètres sur 49, pesant dix kilos, trouvée à Santa Maria Capua Vetere et datée entre 500 et 450 avant notre ère. Le texte qui la couvre est un calendrier rituel, le deuxième plus long texte étrusque conservé après le livre de lin de Zagreb, lequel est aussi un calendrier.
La puissance étrusque en Campanie se défait en deux temps devant Cumes. En 524, d’après Denys d’Halicarnasse (Antiquités romaines, VII, 3), une coalition d’Étrusques de l’Adriatique, d’Ombriens et de Dauniens échoue devant la colonie grecque, que défend Aristodème ; Capoue, restée neutre, sort renforcée de la victoire cumaine. En 474, la flotte de Cumes et celle de Hiéron de Syracuse détruisent la flotte étrusque. Un casque étrusque de type Negau, consacré par Hiéron à Olympie et retrouvé dans les ruines du sanctuaire en 1817, est entré au British Museum en 1823 ; l’inscription, gravée en alphabet syracusain, le dédie à Zeus au nom de Hiéron, fils de Deinoménès, et des Syracusains, comme dépouille tyrrhénienne prise à Cumes. Pindare chante la même victoire dans la première Pythique.
À Capoue, les maisons du quartier nord-est sont abandonnées dans le premier quart du Vᵉ siècle. Valeria Sampaolo rapporte cette rupture à l’affaiblissement de l’élément étrusque après Cumes, prélude à l’ascension des Campaniens, tandis que ceux qui placent en 471 la refondation de la ville la lisent autrement. Les deux camps s’accordent pour y voir la fin de la plus ancienne histoire de Capoue.
Volturnum ou Capoue
Selon Tite-Live, au livre IV de son Histoire romaine (37, 1-2), la chute survient sous les consuls Caius Sempronius Atratinus et Quintus Fabius Vibulanus, en 424 ou 423 selon les computs, et l’historien la rapporte comme un fait étranger qui mérite pourtant mémoire. Des Étrusques épuisés par une longue guerre avaient admis des Samnites à partager leur ville et leurs terres. Une nuit de fête, les nouveaux venus massacrent les anciens habitants, appesantis par le vin et le sommeil, et s’emparent de Volturnum, « ville des Étrusques, qui est aujourd’hui Capoue ». Le nom nouveau viendrait de leur chef Capys ou, ce que l’historien juge plus vraisemblable, de la plaine qui entoure la ville.
Ce double nom embarrasse les modernes. L’existence d’un Volturnum étrusque a été discutée puis généralement rejetée, et la thèse de Jacques Heurgon sur Capoue préromaine en recensait déjà les objections en 1942. Dominique Briquel a rappelé au début des années 2000 que le nom de Capoue se lit déjà chez Hécatée de Milet, donc avant la prise samnite, et qu’il survit en étrusque bien après, puisque l’épitaphe de Larth Felsnas, à Tarquinia, nomme capue à propos d’Hannibal. Une lecture proposée en 1955 et reprise en 1995 a pourtant cru retrouver sur la tuile de Berlin un mot, velθur, qui ramènerait au nom donné par Tite-Live. On ne sait pas trancher, faute d’un second document. Les Anciens n’avaient pas été plus heureux avec l’étymologie, puisque Strabon tirait Capoue du latin caput, la tête, rapprochement que François Lasserre, son éditeur dans la Collection des Universités de France, jugeait absurde en 1967 pour le nom d’une ville étrusque, et que Servius, commentant l’Énéide, la disait fondée sous l’augure d’un faucon, capys dans la langue des Étrusques.
Les oligarques d’Amina
Au sud, la fin est plus lente. Dès le milieu du Vᵉ siècle, des groupes de tombes au mobilier modeste, avec des objets personnels typiques du Samnium pentrien, apparaissent dans les nécropoles de Pontecagnano ; Osanna et Verger y voient des clans venus de la région d’Alfedena, dans les Abruzzes, intégrés à la communauté urbaine. Des costumes lucaniens et dauniens s’y ajoutent vers la fin du siècle, alors que de l’autre côté du Sele la Poseidonia grecque passe aux mains des Lucaniens.
On écrit encore étrusque à Pontecagnano en plein IVᵉ siècle, avec des emprunts aux alphabets italiques voisins.
L’inscription perpníes, « de Perpnie », porte ainsi un signe diacrité venu de l’alphabet paléo-italique. Le rempart est reconstruit à la fin du Vᵉ siècle et renforcé au IVᵉ, toujours sur le tracé du sillon, avec à l’extérieur un fossé large de 23 mètres et profond d’environ 7. La ville décline après les premières décennies du IIIᵉ siècle, quand arrivent les Romains. Ses temples sont démontés et rituellement désacralisés, et la Picentia romaine se réduit à une bande de terrain le long de la route qui mène de Capoue à Rhegium.
Le nom étrusque de la ville n’est pas assuré. L’introduction du catalogue Pompei e gli Etruschi, signée en 2018 par Osanna et Verger, l’appelle Amina sans hésiter. Une autre contribution du même volume lit autrement ce mot, inscrit sur une coupe de bucchero du sanctuaire septentrional. Amina y devient un nom de famille étrusque, qui rappelle les Aminéens, peuple légendaire que la tradition érudite transmise par Hésychius et Macrobe plaçait dans l’Agro Picentino. La même forme reparaît dans une dédicace grecque à Héra, sur un disque d’argent offert à Poseidonia par les « oligarques d’Amina », et désignerait une communauté indigène de l’arrière-pays, entre Pontecagnano et la cité grecque. Le seul texte où Amina nomme un corps politique a donc été consacré dans un sanctuaire de l’autre côté du Sele, et rien n’y dit si ces oligarques gouvernaient la ville du Picentino ou un canton de ses collines.
Pour aller plus loin
Le sujet rejoint la culture villanovienne d’Étrurie méridionale, dont Véies, Tarquinia et Vulci fournissent les urnes de comparaison, et l’histoire de Cumes, colonie grecque tour à tour partenaire et rivale de Capoue. Il croise aussi le livre de lin de Zagreb, l’autre grand calendrier rituel étrusque, et le destin de Poseidonia, la future Paestum.
On range volontiers les Étrusques en Toscane, quelque part au nord de Rome. Leur pays d’origine se trouvait bien là. Pourtant, beaucoup plus au sud, dans les plaines fertiles autour de Naples et de Salerne, deux villes ont parlé étrusque pendant des siècles. La première est Capoue. La seconde porte aujourd’hui le nom d’un bourg moderne, Pontecagnano. Comment des Étrusques se sont-ils retrouvés si loin, et que sait-on vraiment de ces deux villes ?
Une ville, deux anniversaires
Un historien romain s’est déjà posé la question. Il s’appelait Velleius Paterculus et sa famille venait de Capoue. Dans un même passage, il donne deux dates pour la naissance de la ville. La première tombe vers 800 avant notre ère. La seconde vient d’un auteur plus ancien, Caton, et arrive trois siècles plus tard.
On a longtemps pensé que l’une des deux était fausse. Les archéologues proposent aujourd’hui de les garder toutes les deux. La date ancienne irait avec les premières tombes, qui sont bien de tradition étrusque. La date récente marquerait une seconde naissance, quand la ville est rebâtie et réorganisée. Sur le moment de ce chantier, les spécialistes ne sont pas d’accord. Les uns le placent au début du VIᵉ siècle, grâce à un quartier de maisons fouillé dans la ville. Les autres s’en tiennent au calcul le plus simple, qui le place juste après une lourde défaite des Étrusques sur mer.
Des urnes venues d’Étrurie
Les premiers habitants brûlaient leurs morts. Ils déposaient les cendres dans une urne en forme de double cône, ornée de motifs tracés au peigne. Les archéologues appellent cette façon de faire la culture villanovienne, d’après un site voisin de Bologne. À Capoue, un grand cimetière découvert sous un abattoir moderne a livré plus de quatre cents tombes. Certaines de leurs urnes ressemblent de très près à celles des grandes villes d’Étrurie.
Tous les spécialistes ne lisent pas ces urnes de la même façon. Pour une partie d’entre eux, une mode funéraire ne prouve pas l’arrivée d’un peuple. Elle montre seulement une manière de s’organiser. Un village de la vallée du Sarno a ainsi utilisé la même vaisselle sans jamais devenir une ville étrusque. L’autre camp répond par la langue. Capoue et Pontecagnano sont justement les deux villes de la région où l’on a écrit en étrusque, au moins depuis le VIIᵉ siècle.
Une ville retrouvée grâce à ses tombes
Pontecagnano a été localisée d’une drôle de façon. Dans les années soixante, les fouilleurs ont dégagé un très grand nombre de tombes. Elles formaient un anneau autour d’un vaste espace vide. Ce vide, c’était la ville des vivants. On compte aujourd’hui près de dix mille sépultures, dont certaines très riches.
À la fin du VIᵉ siècle, la ville s’entoure d’un rempart et trace des rues régulières. Le long du mur court un sillon creusé à la charrue. Un spécialiste y voit la trace d’une cérémonie de fondation. Pontecagnano a donc eu, elle aussi, sa seconde naissance. Juste en face, de l’autre côté du fleuve Sele, se dressait une cité grecque, Poseidonia.
La fin des Étrusques de Campanie
La puissance étrusque de la région s’effondre face aux Grecs de Cumes, une colonie voisine. En 474, la flotte de Cumes, aidée par le maître de Syracuse, détruit la flotte étrusque. Le vainqueur offre des armes prises à l’ennemi au sanctuaire de Zeus, à Olympie. L’un de ces casques est aujourd’hui conservé au British Museum, à Londres.
Quelques décennies plus tard, des Samnites venus des montagnes s’emparent de Capoue. L’historien Tite-Live raconte que les Étrusques les avaient accueillis pour partager leurs terres. Une nuit de fête, les invités massacrent leurs hôtes. Selon lui, la ville s’appelait alors Volturnum. Beaucoup de spécialistes en doutent, car un auteur grec plus ancien emploie déjà le nom de Capoue.
À Pontecagnano, l’étrusque tient plus longtemps, même après l’installation de familles samnites. Les Romains finissent par mettre fin à cette histoire. Une chose manque encore, le nom que les Étrusques donnaient à cette ville.
Le mot Amina revient sur une coupe du sanctuaire et sur un disque d’argent offert à une déesse chez les Grecs d’en face. Les uns y lisent le nom de la ville, les autres celui d’une famille ou d’un peuple des collines.
La version complète détaille la querelle sur la manière dont Caton comptait les années, et décrit la tuile de terre cuite conservée à Berlin, deuxième plus long texte étrusque connu.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Velleius Paterculus, *Histoire romaine*, I, 7, 2-4, transmettant le compte de Caton l’Ancien (*Origines*) sur la fondation étrusque de Capoue édition de référence
- [Tite-Live, *Histoire romaine*, IV, 37, 1-2, prise de Volturnum par les Samnites]( Perseus Digital Library (trad. Roberts)https://cts.perseids.org/read/latinLit/phi0914/phi001/perseus-eng3/4.37.1-4.39.1
- Strabon, *Géographie*, V, 4, 3, Capoue tête de douze cités étrusques de Campanie éd. François Lasserre, Collection des Universités de France
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Sources primaires (suite)
- Denys d’Halicarnasse, *Antiquités romaines*, VII, 3, attaque des Étrusques, Ombriens et Dauniens contre Cumes en 524 édition de référence
- Pindare, *Pythiques*, I, victoire de Hiéron sur les Tyrrhéniens devant Cumes édition de référence
- Servius, *Commentaire à l’Énéide*, X, 145, fondation de Capoue sous l’augure d’un faucon (*capys*) cité d’après Briquel 2001-2002
- Hécatée de Milet, FGrHist 1 F 61 (Stéphane de Byzance, s.v. Kapua), plus ancienne mention du nom de Capoue cité d’après Briquel 2001-2002
- [Tuile de Capoue (*Tabula Capuana*), calendrier rituel étrusque, terre cuite, env. 63 × 49 cm, 10 kg, 500-450 avant notre ère, trouvée à Santa Maria Capua Vetere]( Antikensammlung, Staatliche Museen zu Berlin, inv. 30892https://smb.museum-digital.de/object/8891
- [Casque étrusque de type Negau dédié à Zeus par Hiéron après Cumes, bronze, h. 19,8 cm, trouvé à Olympie en 1817]( British Museum, Londres, 1823,0610,1https://www.britishmuseum.org/collection/object/G_1823-0610-1
- Inscription de don de la famille Rasunie, tombe 3509 de Pontecagnano, milieu du VIIᵉ siècle éd. Giovanni Colonna et Carmine Pellegrino, *Rivista di epigrafia etrusca*, *Studi Etruschi* 65-68, 2002, p. 383 et suiv.
- Coupe de bucchero inscrite *amina*, sanctuaire septentrional de Pontecagnano (localité Pastini) Pontecagnano, Agro Picentino
- Disque d’argent portant une dédicace grecque à Héra par les « oligarques d’Amina » Poseidonia (Paestum)
- Épitaphe de Larth Felsnas, mention de *capue* en lien avec Hannibal, Tarquinia *Etruskische Texte*, Ta 1 107 (cité d’après Briquel 2001-2002)
- Hésychius, *Lexique*, s.v. *Aminaion* ; Macrobe, *Saturnales*, III, 20, 7, sur les Aminéens de l’Agro Picentino cités d’après le catalogue *Pompei e gli Etruschi*, 2018
Bibliographie
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- Renato Peroni, « Variazioni sul tema del “villanoviano” applicato alla Campania », dans *La presenza etrusca nella Campania meridionale*, Atti delle giornate di studio (Salerne-Pontecagnano, 1990), Florence, 1994, p. 37-48 Florence
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Sources en ligne
- [« Tafel (Platte) von Capua mit etruskischer Inschrift (Tegola di Capua) »]( museum-digital, Antikensammlung, Staatliche Museen zu Berlinhttps://smb.museum-digital.de/object/8891
- [« Tabula Capuana »]( Google Arts & Culture, Altes Museum, Staatliche Museen zu Berlinhttps://artsandculture.google.com/asset/kAHMSLRI1HBeiw
- [« helmet », fiche de collection 1823,0610,1]( The British Museumhttps://www.britishmuseum.org/collection/object/G_1823-0610-1
- [« Museo Archeologico Nazionale di Pontecagnano »]( italia.it, portail officiel du tourisme italienhttps://www.italia.it/en/campania/pontecagnano-faiano/museums/museo-archeologico-nazionale-di-pontecagnano
- [« Ab urbe condita », livre IV, 37]( Perseids, Perseus Digital Libraryhttps://cts.perseids.org/read/latinLit/phi0914/phi001/perseus-eng3/4.37.1-4.39.1
- [« Pompei e gli Etruschi », extrait du catalogue (PDF)]( Electahttps://www.electa.it/content/uploads/2018/12/POMPEI-E-GLI-ETRUSCHI_cat_estratto.pdf

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