Le livre de comptes d’un imprimeur de Spire porte une ligne qui date le plus célèbre des manuels de chasse aux sorcières. Peter Drach y consigne l’ouvrage comme imprimé avant le 15 avril 1487, et c’est de cette entrée comptable, relevée par Frederick R. Goff en 1963-1964, que vient la datation retenue par les catalogues d’incunables. L’objet est modeste. Un in-folio de cent trente feuillets, sans page de titre, 27,5 sur 19,6 centimètres pour l’exemplaire de la Morgan Library coté PML 23774, qui s’achève au feuillet q9 verso sur une formule d’atelier : « Sit laus deo, exterminium heresis, pax vivis, requies eterna defunctis. Amen. » Tout le reste est en litige.
Sept femmes relâchées, un inquisiteur prié de partir
Kramer n’écrit pas depuis une chaire. Il écrit depuis une déroute. À Ravensbourg, à l’automne 1484, il conduit une enquête dont il reste au moins deux pièces : une Urfehde du 23 octobre, serment par lequel une femme vraisemblablement interrogée pour sorcellerie s’engage à ne pas se venger, et une lettre des bourgmestres et du conseil de la ville à l’archiduc Sigismond de Tyrol, datée du 17 décembre.
L’été suivant, il est à Brixen. L’évêque Georg Golser instruit ses subordonnés le 23 juillet 1485, puis se ravise : le 21 septembre, il écrit à l’inquisiteur et, le même jour, à l’archiduc. Les procédures formelles contre sept accusées se tiennent les 29 et 31 octobre et le 3 novembre. Elles se terminent par la remise en liberté des sept. Kramer rédige alors des articles de crimes soupçonnés et une liste de questions pour poursuivre l’enquête après la libération, ce qui dit assez qu’il n’a pas accepté le verdict. Le 14 novembre, Golser écrit encore à un curé d’Innsbruck. L’inquisiteur finit par quitter le diocèse.
Ces pièces existent, elles sont datées, et elles ont été intégralement traduites par Christopher Mackay en 2020, puis éditées dans leur langue en 2021. Elles imposent une lecture précise du livre : le Malleus maleficarum est la réponse d’un homme à qui un tribunal épiscopal vient de donner tort.
La bulle que l’on reliait en tête du livre
Le 5 décembre 1484, Innocent VIII promulgue Summis desiderantes affectibus. Le texte ne fonde aucune doctrine nouvelle. Il tranche un conflit de compétence, confirme les pouvoirs déjà conférés aux deux dominicains, désigne les diocèses où ils peuvent agir et menace d’excommunication ceux qui les entraveraient. Il ne commande aucun livre, pour la bonne raison qu’aucun livre n’existe encore.
L’effet vient de la reliure. Trois feuillets imprimés séparément à Mayence par Peter Schoeffer vers 1488, précédés d’un feuillet blanc, portent la bulle et l’approbation de la faculté de théologie de Cologne datée du 19 mai 1487 ; le fragment conservé à la Bibliothèque nationale de France s’ouvre sur la formule annonçant le « tenor » de la bulle apostolique avec la souscription des docteurs de l’université colonaise. Ces feuillets ont été fabriqués pour être placés en tête du traité, et les exemplaires qui les portent se trouvent aujourd’hui à Washington, Paris, Bonn, Darmstadt, Francfort, Fribourg, Giessen et Hanovre. L’édition colonaise de Johann Koelhoff le Jeune, achevée en 1494, imprime les deux textes dans le volume lui-même.
Un lecteur de 1494 ouvre donc un livre qui commence par une bulle et une approbation universitaire. Carmen Rob-Santer a montré ce que cette mise en scène a produit sur la longue durée : elle explique le statut d’exception du Malleus dans la littérature, et elle a offert aux auteurs des Lumières, puis aux polémistes du Kulturkampf allemand du XIXᵉ siècle, une pièce commode contre l’Église catholique, alors que les territoires protestants ont poursuivi au moins autant.
Les catalogues ne s’accordent d’ailleurs pas sur la date de la bulle telle qu’elle est imprimée dans ces feuillets : Bonn donne le 5 décembre 1484, la notice de la Morgan Library le 9 décembre. L’usage retient le 5.
Un coauteur mort qui n’a peut-être pas écrit une ligne
Deux noms figurent sur les pages de titre des éditions anciennes. Un seul est assuré. Wolfgang Behringer et Günter Jerouschek, dans leur traduction allemande de 2000, tiennent Kramer pour l’auteur unique. Leurs arguments sont d’ordre documentaire : les exemples du livre viennent des régions où Kramer a exercé, et Sprenger aurait démenti toute participation, un démenti rapporté par Servatius Fanckel, son successeur au priorat de Cologne, un an après sa mort survenue en 1495. Tamar Herzig ajoute une pièce : Kramer a été soupçonné d’avoir fabriqué l’une des lettres d’approbation officielles du livre, et les relations entre les deux dominicains se sont dégradées. Après la mort de Sprenger, ses confrères colonais ont tenté de détacher son nom du traité.
Christopher Mackay soutient l’inverse. Il juge qu’aucun indice de falsification ne tient, que Sprenger a probablement relu ou rédigé les développements scolastiques de la première partie, et qu’un homme qui invente une collaboration avec un théologien vivant s’expose à un démenti immédiat. Carmen Rob-Santer, qui suit le dossier de plus loin, note que le faisceau réuni contre Sprenger est nourri mais que son exclusion complète reste à démontrer.
L’approbation de Cologne pose la même question. Joseph Hansen a soutenu en 1898, puis de nouveau en 1907, que le document du 19 mai 1487 était falsifié ; André Schnyder a rouvert le dossier en 1993, Mackay l’a contesté ensuite. On tient les textes, on ne tient pas de preuve positive. La notice d’autorité de la Bibliothèque nationale de France, qui n’a pas d’intérêt dans la querelle, décrit l’œuvre comme composée entre 1485 et 1487 par Institoris, peut-être avec Sprenger. C’est l’état exact du dossier.
Le sabbat avait déjà cinquante ans
L’idée reçue voudrait que le livre invente la sorcière diabolique. Les textes disent autre chose. Cinq écrits rédigés dans les années 1430 et 1440, dans un espace restreint qui va du Dauphiné au Simmental en passant par le Valais, le val d’Aoste et le Pays de Vaud, décrivent déjà en détail la secte nocturne, le vol, le pacte, l’infanticide rituel. Le rapport de Hans Fründ sur la chasse menée dès 1428 dans le diocèse de Sion, le Formicarius de Johannes Nider, les Errores gazariorum, le traité de Claude Tholosan et le quatrième livre du Champion des dames de Martin Le Franc ont été réunis et édités à Lausanne en 1999 par Martine Ostorero, Agostino Paravicini Bagliani et Kathrin Utz Tremp. Quand le Malleus paraît, l’imaginaire est en place depuis un demi-siècle.
Ce que le livre ajoute est ailleurs, et il faut le nommer exactement. Le titre lui-même met l’accusation au féminin : maleficarum, génitif pluriel féminin. Une question entière de la première partie demande pourquoi le sexe féminin fournit davantage de sorcières, et y répond par une accumulation d’arguments misogynes puisés dans l’Écriture, chez les Pères et chez les auteurs antiques. Il ne s’agit pas d’une inflexion de ton mais d’une thèse construite, énoncée dans un ouvrage de procédure.
Hans Peter Broedel a identifié le second apport, moins visible et plus efficace. Une difficulté embarrassait les juges : si le démon tente et si le démon agit, la responsabilité humaine s’amenuise. Le Malleus fait porter la faute sur la personne, pas sur l’esprit qui l’assiste. Il mêle en outre la démonologie savante à des matériaux venus des accusations de village. C’est ce qui le rendait utilisable là où des traités plus abstraits ne servaient à rien.
Un demi-siècle sans une seule réédition
Les comptages divergent, et il faut les donner tels quels. Amand Danet, traducteur français du texte, recense trente-quatre éditions jusqu’en 1669, dont quinze entre 1486 et 1520 et seize entre 1574 et 1621. Carmen Rob-Santer parle de près de trente éditions latines entre 1486 et 1669. La littérature allemande retient d’ordinaire vingt-neuf. Aucun de ces chiffres ne se prétend exhaustif, et les collections d’incunables continuent d’être décrites.
Ce sur quoi tous s’accordent est le creux. Entre 1520 environ et 1574, aucune réédition n’est recensée. Cinquante ans de silence typographique. Or les grandes chasses se déchaînent dans les années 1560 à 1630. Le livre n’était donc plus imprimé quand elles commencent, et il revient sur les presses une fois qu’elles ont démarré.
Le bilan de la répression relève de la même prudence. Brian Levack, qui a construit l’estimation la plus discutée, avance quelque quatre-vingt-dix mille poursuites et environ quarante-cinq mille exécutions pour l’ensemble de l’Europe ; il avait retenu soixante mille dans ses deux premières éditions et a révisé son chiffre à la baisse à mesure que les monographies régionales tombaient. Ces morts appartiennent à l’époque moderne, entre la fin du XVᵉ siècle et la Révolution, non au Moyen Âge, et le supplice varie selon les juridictions : à Salem en 1692, les condamnés ont été pendus.
Il faut ajouter ce qu’on ignore. Les tirages de ces éditions ne sont pas établis. Aucun relevé systématique ne dit quels juges possédaient le volume. Et les procès-verbaux de procès citent rarement des livres, ce qui laisse la question de l’usage effectif largement ouverte.
Ce que Nuremberg a demandé à Kramer en 1491
S’arrêter là serait malhonnête, car le camp adverse a des pièces. En 1491, quatre ans après l’impression, le conseil de Nuremberg consulte Kramer sur la conduite des procès de sorcellerie. Il en sort un mémoire, en latin puis en allemand, jamais imprimé, conservé sous la cote D 251 et publié en fac-similé par Günter Jerouschek en 1992. Une grande ville d’Empire s’adresse à l’auteur du Malleus pour régler sa procédure : c’est un usage attesté, daté, documenté.
Behringer et Jerouschek, qui refusent l’attribution à Sprenger, ne minorent pas pour autant la portée du livre : leur introduction s’ouvre sur la question de savoir s’il s’agit de l’ouvrage le plus funeste de la littérature mondiale, et ils n’y répondent pas par la négative. Broedel juge même que la tendance récente à en réduire l’importance est allée trop loin, et que la vraie question est de comprendre pourquoi ce texte-là a paru convaincant pendant deux siècles.
Reste que son auteur n’a pas été arrêté. On lit couramment qu’il aurait été condamné par l’Inquisition en 1490 ; aucun document n’est produit à l’appui, et sa carrière dit le contraire. Kramer poursuit les Frères de Bohême en Moravie, et son dernier écrit publié est un opuscule de neuf pages imprimé à Olomouc le 16 septembre 1501, qui célèbre les stigmates de Lucia Brocadelli de Narni et les dons mystiques d’autres religieuses italiennes. Tamar Herzig en a donné l’édition critique en 2013 et soutient que ce n’est pas une bizarrerie de fin de vie : la sainteté féminine et la sorcellerie diabolique se pensaient dans le même vocabulaire, celui d’un corps de femme traversé par une puissance surnaturelle. L’homme qui a rédigé la question sur le sexe féminin a fini par défendre des saintes vivantes.
À Bonn, l’exemplaire numérisé de l’édition colonaise de 1494 n’est pas seul dans sa reliure. Il vient en second, à la suite d’un Dialogus creaturarum optime moralisatus, recueil de fables animalières moralisées. Deux textes que rien ne rapproche, sinon le format, l’atelier et la main d’un relieur. Un volume ne fait pas une histoire de la réception. Il dit au moins à côté de quoi on rangeait le livre.
Pour aller plus loin
Ce dossier croise les procès de Salem en 1692, où les condamnés ont été pendus et non brûlés, et où la chasse s’est conduite sans que ce manuel y joue le moindre rôle. Il rejoint l’affaire des poisons sous Louis XIV, où la sorcellerie devient une affaire de justice d’État, ainsi que l’histoire des premières décennies de l’imprimerie, où un in-folio de cent trente feuillets se vend et se relie comme n’importe quel ouvrage de droit.
Un livre aurait déclenché la chasse aux sorcières. La formule circule depuis longtemps et elle désigne un ouvrage précis : le Malleus maleficarum, en français le Marteau des sorcières, imprimé en Allemagne à la fin du XVᵉ siècle. Son auteur est un religieux dominicain chargé par le pape de traquer l’hérésie. Le livre explique comment reconnaître une sorcière, comment l’interroger et comment la juger. Il a été réimprimé pendant près de deux siècles.
Un livre écrit après une défaite
On imagine volontiers un inquisiteur tout-puissant. Les documents montrent autre chose.
En 1485, cet homme arrive dans une ville du Tyrol avec une lettre du pape en poche. Il fait comparaître sept femmes devant le tribunal de l’évêque. Les séances se tiennent à l’automne. Elles se terminent par la libération des sept accusées.
L’évêque du lieu, qui l’avait d’abord soutenu, écrit plusieurs lettres pour prendre ses distances. L’inquisiteur reste en ville pour chercher de nouvelles charges, puis reçoit l’ordre de partir. C’est après ce départ qu’il écrit son livre.
Le texte n’est donc pas le manuel d’un homme victorieux. C’est la riposte d’un homme à qui une justice locale vient de donner tort.
Une bulle du pape placée en tête
Deux ans plus tôt, le pape avait signé un document officiel confirmant les pouvoirs de cet inquisiteur. Ce texte ne demande aucun livre et n’invente aucune doctrine : il règle une question de compétence entre autorités.
Mais on l’a imprimé en tête du volume, accompagné d’une approbation de professeurs de théologie. Trois feuillets, fabriqués exprès, que l’on plaçait avant le début du traité.
Le lecteur ouvrait donc un ouvrage qui commençait par un texte pontifical. L’effet est considérable. Pendant des siècles, on a cru que l’Église avait commandé ce livre. Elle ne l’avait pas fait.
Ce que le livre n’a pas inventé
La sorcière volant la nuit, le pacte avec le diable, les réunions secrètes : tout cela était déjà écrit cinquante ans avant, dans cinq textes rédigés dans les Alpes entre les années 1430 et 1440. Ces textes ont été publiés ensemble par des chercheurs suisses.
Le livre apporte deux choses en propre. D’abord il féminise l’accusation : son titre latin met le mot au féminin, et un chapitre entier explique pourquoi les femmes seraient plus portées à la sorcellerie que les hommes, avec une accumulation d’arguments hostiles aux femmes.
Ensuite il rend le crime jugeable. Une difficulté gênait les tribunaux : si c’est le diable qui agit, la personne accusée est-elle vraiment coupable ? Le livre répond que la faute revient à la personne. C’est ce qui le rendait utile dans une salle d’audience.
Cinquante ans de silence
Vient alors le fait le plus embarrassant pour l’idée du livre déclencheur.
Le Marteau des sorcières est réimprimé régulièrement jusque vers 1520. Puis les presses s’arrêtent. Aucune réédition n’est signalée pendant environ cinquante ans. Il ne revient en librairie qu’à partir des années 1570.
Or les grandes chasses éclatent justement pendant ce silence, dans la seconde moitié du XVIᵉ siècle, et elles se poursuivent jusque vers 1630. Le livre n’était plus imprimé quand elles ont commencé.
Cela ne l’innocente pas. Une grande ville allemande a consulté son auteur en 1491 pour organiser ses procès, et le mémoire qu’il a rédigé à cette occasion est conservé. Les rééditions du siècle suivant accompagnent bien les années les plus meurtrières. Mais on ignore combien d’exemplaires ont été fabriqués, et quels juges le possédaient réellement.
Un dernier point pour finir avec les images toutes faites. Ces procès n’appartiennent pas au Moyen Âge mais à l’époque qui suit, et les peines variaient selon les tribunaux : en Amérique, lors des procès célèbres de 1692, les condamnés ont été pendus, pas brûlés.
Le détail des pièces du procès de 1485, la querelle sur le second auteur et le décompte exact des éditions occupent l’article classique.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Malleus maleficarum, [Spire], [Peter Drach], [avant le 15 avril 1487], in-folio, 130 feuillets, exemplaire mesurant 27,5 × 19,6 cm, explicit au feuillet q9 verso The Morgan Library & Museum, New York, PML 23774
- Feuillets liminaires imprimés séparément, [Mayence], [Peter Schoeffer], [vers 1488], 4 feuillets dont le premier blanc, portant la bulle d’Innocent VIII et l’approbation des docteurs de l’université de Cologne Bibliothèque nationale de France, notice ark:/12148/cb30635359q
- Malleus maleficarum, Cologne, Johann Koelhoff le Jeune, veille de la Sainte-Catherine 1494, contenant la bulle Summis desiderantes affectibus, Rome, 5 décembre 1484, et l’approbation de la faculté de théologie de Cologne du 19 mai 1487 ; exemplaire relié à la suite du Dialogus creaturarum optime moralisatus Universitäts- und Landesbibliothek Bonn, GW M12465, ISTC ii00167000
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Sources primaires (suite)
- Malleus maleficarum, Nuremberg, Anton Koberger, 17 mars 1494, avec l’Apologia auctoris au feuillet de signature qij Bibliothèque nationale de France, notice ark:/12148/cb457268411
- Nürnberger Hexenhammer, mémoire manuscrit rédigé par Heinrich Kramer pour le conseil de la ville de Nuremberg, 1491, versions latine et allemande, jamais imprimé Staatsarchiv Nürnberg, D 251
- Pièces des enquêtes de Ravensbourg et d’Innsbruck : Urfehde du 23 octobre 1484 ; lettre des bourgmestres et du conseil de Ravensbourg à l’archiduc Sigismond de Tyrol, 17 décembre 1484 ; instruction de l’évêque Georg de Brixen à ses subordonnés, 23 juillet 1485 ; lettres de l’évêque à Institoris et à l’archiduc, 21 septembre 1485 ; procès-verbal des séances contre les sept accusées, 29 et 31 octobre et 3 novembre 1485 ; articles et questions établis après leur libération ; lettre de l’évêque à un curé d’Innsbruck, 14 novembre 1485
- Heinrich Institoris, Stigmifere virginis Lucie de Narnia aliarumque spiritualium personarum feminei sexus facta admiracione digna, Olomouc, 16 septembre 1501, neuf pages
Bibliographie
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- Christopher S. Mackay (trad.), The Hammer of Witches. A Complete Translation of the Malleus Maleficarum, Cambridge, 2009, ix-657 p. Cambridge University Press
- Christopher S. Mackay, « An Unusual Inquisition ». Translated Documents from Heinricus Institoris’s Witch Hunts in Ravensburg and Innsbruck, Studies in Central European Histories 67, Leyde, 2020, x-310 p. Brill
- Christopher S. Mackay, « Est insolitum inquirere taliter ». Latin and German Documents from Heinricus Institoris’s Witch Hunts in Ravensburg and Innsbruck, Studies in Central European Histories 68, Leyde, 2021, viii-185 p. Brill
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- Jean-Pierre Dedieu, compte rendu de la traduction d’Amand Danet, Annales. Économies, Sociétés, Civilisations 46 (6), 1991, p. 1294-1295 Annales
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- Hans Peter Broedel, The « Malleus Maleficarum » and the Construction of Witchcraft. Theology and Popular Belief, Manchester et New York, 2003, 209 p. Manchester University Press
- Wolfgang Behringer, Günter Jerouschek et Werner Tschacher (trad.), Heinrich Kramer (Institoris), Der Hexenhammer. Malleus Maleficarum, Munich, 2000, avec l’introduction « Das unheilvollste Buch der Weltliteratur ? », p. 9-98 Deutscher Taschenbuch Verlag
- André Schnyder, Malleus Maleficarum. Kommentar zur Wiedergabe des Erstdrucks von 1487, Göppingen, 1993 Kümmerle
- Joseph Hansen, « Der Malleus Maleficarum, seine Druckausgaben und die gefälschte Kölner Approbation vom J. 1487 », Westdeutsche Zeitschrift für Geschichte und Kunst 17, 1898, p. 119-168 Westdeutsche Zeitschrift für Geschichte und Kunst
- Martine Ostorero, Agostino Paravicini Bagliani et Kathrin Utz Tremp (dir.), avec Catherine Chène, L’imaginaire du sabbat. Édition critique des textes les plus anciens (1430 c.-1440 c.), Cahiers lausannois d’histoire médiévale 26, Lausanne, 1999, 571 p. Université de Lausanne
- Günter Jerouschek (éd.), Nürnberger Hexenhammer 1491. Faksimile der Handschrift von 1491 aus dem Staatsarchiv Nürnberg, Nr. D 251, Hildesheim, Zurich et New York, 1992 Georg Olms
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Sources en ligne
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- « Mallen[ !]s maleficarn[ !]m », notice de l’exemplaire imprimé par Johann Koelhoff en 1494 Universitäts- und Landesbibliothek Bonn, collections numériqueshttps://digitale-sammlungen.ulb.uni-bonn.de/content/titleinfo/1657890
- « Malleus maleficarum », page d’œuvre de Henricus Institoris, avec le signalement du fragment imprimé par Peter Schoeffer data.bnf.fr, Bibliothèque nationale de Francehttps://data.bnf.fr/12048445/henricus_institoris_malleus_maleficarum/
- « Notice de titre conventionnel “Malleus maleficarum” » Bibliothèque nationale de France, Catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb120484458
- « Malleus maleficarum [per Henricum Institoris et Jacobum Sprengerum] », notice de l’édition Koberger du 17 mars 1494 Bibliothèque nationale de France, Catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb457268411
- « Notice bibliographique L’imaginaire du sabbat : édition critique des textes les plus anciens (1430 c. - 1440 c.) » Bibliothèque nationale de France, Catalogue généralhttps://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb375892190
- « “An Unusual Inquisition” – Translated Documents from Heinricus Institoris’s Witch Hunts in Ravensburg and Innsbruck », sommaire détaillé des pièces traduites Brillhttps://brill.com/display/title/34567
- « Le Malleus Maleficarum à la lumière de l’historiographie : un Kulturkampf ? » Médiévales, OpenEdition Journalshttps://journals.openedition.org/medievales/732
- « Henri Institoris et Jacques Sprenger, Le marteau des sorcières (Malleus Maleficarum) », compte rendu de Jean-Pierre Dedieu Perséehttps://www.persee.fr/doc/ahess_0395-2649_1991_num_46_6_279011_t1_1294_0000_000
- « Nürnberger Hexenhammer », notice d’œuvre et bibliographie Geschichtsquellen des deutschen Mittelaltershttps://geschichtsquellen.de/werk/3031
- « The Witch-Hunt in Early Modern Europe (review) », compte rendu documentant la révision de l’estimation de Brian Levack Magic, Ritual, and Witchcraft, Project MUSEhttps://muse.jhu.edu/pub/56/article/236499
- « Witches, Saints, and Heretics : Heinrich Kramer’s Ties with Italian Women Mystics » Magic, Ritual, and Witchcraft, Project MUSEhttps://muse.jhu.edu/pub/56/article/236417
- « Christ Transformed into a Virgin Woman », présentation de l’ouvrage et de l’édition critique Edizioni di Storia e Letteraturahttps://www.storiaeletteratura.it/catalogo/christ-transformed-into-a-virgin-woman/785




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