Le plus ancien contradicteur que l’on connaisse signait C. H. Monahan. Dans le Madras Christian College Magazine de 1903-1904, il rend compte d’une Histoire de la langue tamoule que V. G. Suryanarayana Sastri vient de publier, et l’historienne Sumathi Ramaswamy, auteure en 2004 d’un livre sur la Lémurie, y voit l’une des premières critiques d’un calcul promis à une longue carrière. Le livre convertissait en milles une distance donnée par un commentateur tamoul du Moyen Âge, dans une unité dont personne ne connaît l’équivalent moderne, et en tirait sept mille milles de terres englouties au sud du cap Comorin.
L’objection n’a rien empêché. Dès 1908, l’ouvrage sert de manuel à l’université de Madras ; dans les années 1940 et 1950, des écoliers apprennent à réciter le nom des fleuves de la terre perdue, et en 1981 un court métrage financé par le gouvernement du Tamil Nadu en fait défiler les villes devant la caméra.
Sept cents kavatham dans un commentaire médiéval
Sous sa forme achevée, la thèse veut qu’un continent nommé Kumari Kandam se soit étendu au sud de l’Inde, de Madagascar jusqu’à l’Australie, qu’il ait été le berceau de la langue tamoule et que l’océan l’ait englouti. Sous cette forme, elle est fausse. Elle relève du vrai déformé, car deux faits exacts la portent : des textes tamouls médiévaux parlent de terres prises par la mer, et la mer a bien recouvert, à la fin de la dernière glaciation, une bande de plateau continental au large de la péninsule. Le continent sort d’une hypothèse zoologique victorienne, erreur savante honnête abandonnée depuis.
Les textes anciens tiennent en quelques passages. On trouve le plus développé dans un commentaire en prose de l’Iraiyanar Akapporul, traité sur la poésie amoureuse attribué à un certain Nakkirar, que Ramaswamy situe vers le Xᵉ siècle. Les rois pandya de Madurai y entretiennent trois académies de poètes, les sangam, dont la première siège 4 440 ans dans une Madurai du Sud et la deuxième 3 700 ans à Kapatapuram, avant que la mer ne prenne les deux villes et la plupart de leurs œuvres. Le Cilappatikāram, épopée du haut Moyen Âge traduite en 1961 par Alain Daniélou et R. S. Desikan sous le titre Le Roman de l’anneau, dit plus brièvement, au chant XI, vers 17 à 22, que la mer cruelle a pris au roi pandya le pays compris entre la rivière Pahruli et les monts de Kumari. Les dates de ces textes sont discutées d’un siècle ou deux, et rien de ce qui suit n’en dépend.
Un commentateur de l’épopée, Adiyarkkunallar, placé vers le XIIᵉ siècle, donne des dimensions. Entre la Pahruli et la Kumari s’étendaient selon lui quarante-neuf nadu sur sept cents kavatham. On laissera ici le kavatham sans équivalent, parce que toute conversion fabrique une superficie que le commentaire ne contient pas. Le mot nadu, rendu au XXᵉ siècle par « pays », désigne la terre cultivée par opposition à la forêt et s’applique couramment à de simples localités, rappelle en 2004 l’hydrogéologue S. C. Jayakaran.
Ces textes circulaient en manuscrits. Le commentaire de l’Akapporul est imprimé en 1883, le Cilappatikāram accompagné de celui d’Adiyarkkunallar en 1892 par U. V. Swaminatha Aiyar, et Ramaswamy observe que le discours de la perte prend son essor dans la décennie qui suit. Les conversions naissent avec ces éditions ; lorsque le chiffre de sept mille milles parut mener au pôle Sud, les auteurs suivants l’ont réduit chacun à sa convenance, signe que l’unité ne contraignait aucun calculateur.
Le pont de terre de Philip Sclater
En avril 1864, le zoologiste britannique Philip Lutley Sclater publie sept pages dans le Quarterly Journal of Science, « The Mammals of Madagascar ». Les lémuriens de l’île ont, selon les classifications du temps, des parents proches en Inde et dans la péninsule malaise ; pour l’expliquer, Sclater suppose qu’un grand continent s’étendait sur une partie des océans Indien et Atlantique avant de se fragmenter, laissant Madagascar et les Mascareignes pour vestiges, et propose de l’appeler Lemuria. Charles Darwin mentionne l’article dans ses notes sur la distribution des animaux et le qualifie d’« excellent & theoretical paper ». L’hypothèse n’avait rien d’excentrique. Avant que la dérive des continents ne soit proposée, en 1912, les géologues tenaient les continents pour immobiles, et un pont de terre englouti était l’explication ordinaire de faunes apparentées que la mer sépare. Dès 1868, dans sa Natürliche Schöpfungsgeschichte parue à Berlin chez Georg Reimer, Ernst Haeckel place en Lemuria, à titre d’hypothèse, le berceau possible de l’humanité. Helena Blavatsky la reprend en 1888 dans La Doctrine secrète, puis le théosophe W. Scott-Elliot dans The Lost Lemuria, paru à Londres en 1904, un livre qui selon Jayakaran ne mentionne nulle part les Tamouls et dont les cartes passeront pourtant en 1941 dans Kumarik Kantam allatu Katal Konda Tenadu, de K. Appadurai.
La réfutation est venue de la tectonique des plaques, admise à la fin des années 1960. Pour Madagascar et l’Inde, la date la plus citée vient d’une étude publiée dans Science en 1995 par Michael Storey et cinq collègues, qui placent la séparation des deux blocs vers 88 millions d’années, au-dessus du point chaud de Marion. Sclater avait vu juste sur un point, puisque les deux terres ont bien été jointes dans le supercontinent de Gondwana, mais le lien s’est rompu des dizaines de millions d’années avant l’apparition du genre humain, par l’ouverture d’un fond océanique.
Une carte pour les élèves de sixième
Les noms ont une date. « Lemuria » circule en tamoul au moins depuis 1903, année où Suryanarayana Sastri baptise aussi la terre engloutie Kumari Nadu, le « pays de Kumari ». Dans un article de 2000, Ramaswamy dit n’avoir trouvé aucune attestation plus ancienne de ce nom pour un pays antédiluvien, et ne relève Kumari Kandam au même sens qu’en 1926, lors de conférences à l’université de Madras. L’expression figurait pourtant dans le Kantapuranam, adaptation tamoule du Skanda Purana datée du XVᵉ siècle environ, mais pour l’une des neuf divisions du Bharatavarsha, terre de sanctuaires shivaïtes et de villages de brahmanes que rien ne présente comme une patrie tamoule.
Le choix de Kumari n’avait rien d’innocent. Le mot signifie « vierge », et Ramaswamy y lit le pendant géographique d’une formule répandue depuis la fin du XIXᵉ siècle, kanni-tamil, le « tamoul vierge », langue réputée pure et suffisante à elle-même avant l’arrivée, selon ce récit, des Aryens venus du nord. Un continent vierge offrait une patrie de même nature, ancienne et souveraine, que nul n’avait pénétrée. Il offrait davantage. Adossée à la Lemuria des savants européens, la tradition des académies englouties recevait la caution de la géologie, et le roman des origines retournait la carte coloniale, sur laquelle le pays tamoul n’était qu’un recoin de l’Inde britannique, elle-même province d’un monde centré sur l’Europe. Ceux qui ont porté ce récit n’étaient pas des marginaux, mais des professeurs et des lettrés reconnus, souvent auteurs de manuels, formés à la géographie des écoles coloniales. En 1950, R. P. Sethu Pillai, professeur de tamoul à l’université de Madras, prête au poète du Cilappatikāram une longue apostrophe à la mer, accusée d’avoir avalé les villes, les fleuves et les montagnes du roi pandya. Ramaswamy a montré dès 1999 que les cartes de ce pays perdu imitent, jusque dans leur orientation et leurs conventions de nommage, celles de Lemuria publiées en Europe et en Amérique depuis 1870.
L’école a fait le reste. Des manuels d’histoire évoquent Lemuria comme patrie possible des Dravidiens dès 1909, les livres de lecture tamouls à partir des années 1930, et celui de sixième que publie Sivasailam Pillai en 1951 imprime une carte où s’étend au sud du cap un « Kumari Kandam pris par l’océan », traversé par la Pahruli et la Kumari. Les élèves devaient savoir dire quels fleuves coulaient dans le Tamil Nadu antédiluvien. La carte arrive au moment où se redessine l’Inde indépendante. Jusqu’en 1956, des militants tamouls réclament que l’État de Madras épouse les frontières traditionnelles du pays tamoul, du mont Venkatam à Kumari, et le district de Kanyakumari, longtemps rattaché au Travancore, rejoint l’État cette année-là.
Quand les partis nationalistes tamouls arrivent au pouvoir à la fin des années 1960, le récit reçoit la bénédiction de l’État, rebaptisé Tamil Nadu en 1968. La carte de « Kumari Nadu pris par l’océan » que publie R. Madhivanan en 1977 sert de modèle au court métrage de 1981, une trentaine de minutes réalisées par P. Neelakantan, où la caméra survole les quarante-neuf territoires avant de s’approcher de Then-Madurai, peuplée et résonnant de chants tamouls.
Le film plaçait cette terre avant la surrection de l’Himalaya, des dizaines de millions d’années avant les premiers humains.
Au large de Kanyakumari, l’isobathe des cent mètres
La mer, elle, a bien pris des terres, et l’on sait lesquelles. D’après le calcul publié en 2014 par Kurt Lambeck et ses collègues sur un millier d’observations, l’eau retenue dans les calottes glaciaires a fait descendre le niveau des océans jusqu’à 134 mètres sous l’actuel entre 29 000 et 21 000 ans avant le présent, avant de remonter surtout de 16 500 à 8 200 ans. Cette remontée a noyé le pont de terre qui reliait l’Inde à Sri Lanka à travers l’actuel détroit de Palk. En 2024, une équipe réunie autour de Noel Amano a montré que des humains occupaient déjà, il y a environ 25 000 ans, un site aujourd’hui côtier du sud de l’île, alors à une vingtaine de kilomètres de la mer, et qu’ils ont suivi la transgression, l’avancée de la mer sur les terres basses.
Jayakaran a reporté sur les cartes hydrographiques de la marine indienne une courbe des niveaux marins calculée pour la côte occidentale de l’Inde, faute de mieux pour le sud du cap. Vers 14 500 ans avant le présent, la mer s’y tenait selon lui à une centaine de mètres sous son niveau actuel, et le rivage passait à quelque 80 kilomètres au sud du cap, découvrant un triangle d’environ 6 500 kilomètres carrés ; vers 10 000 ans, il n’en restait qu’un millier, et le niveau actuel aurait été atteint il y a environ 6 000 ans. Une terre a donc disparu au sud du cap, de la taille d’un grand département français, et elle a disparu des millénaires avant les plus anciens poèmes tamouls conservés.
Un fait géologique récent semble plaider pour un continent englouti. En 2013, Trond H. Torsvik et neuf collègues ont daté, dans des laves récentes de l’île Maurice, des zircons vieux de plus de 1 971 millions d’années, et en ont déduit qu’un microcontinent, Mauritia, pourrait se trouver sous le plateau des Mascareignes. Ce fragment s’est toutefois détaché de Madagascar entre 83,5 et 61 millions d’années, et sa chronologie se compte en dizaines de millions d’années, loin de toute histoire humaine et a fortiori de celle d’une langue.
Personne n’a retrouvé le maillon entre la mer et le poème
L’hypothèse la plus sérieuse, Jayakaran la formule à titre personnel en 2004. Les habitants des côtes qui ont échappé à la montée des eaux en auraient transmis le souvenir, et cette tradition orale serait à l’origine de la légende de Kumari. Elle n’a rien d’absurde, mais elle suppose, entre le retour de la mer à son niveau actuel il y a quelque six mille ans et les plus anciens poèmes qu’on a lus comme évoquant une terre prise par les flots, qui ne remontent pas au-delà des premiers siècles de notre ère, plusieurs millénaires de transmission sans un seul témoin écrit, ce qui n’est pas impossible, ni démontré pour autant, et que l’on ne sait pas, en l’état, mettre à l’épreuve.
Le poème 9 du Purananuru, attribué à Nettimaiyar et daté avec l’anthologie des premiers siècles de notre ère, nomme déjà la Pahruli à propos d’un roi pandya ; ce sont l’épopée, puis ses commentateurs et les lecteurs du XXᵉ siècle, qui placent ce cours d’eau dans une terre prise par la mer. Les commentateurs ont pu recueillir une tradition plus ancienne, ou amplifier quelques vers, et les textes conservés ne permettent pas de trancher. Sur la côte sud de Sri Lanka, l’équipe d’Amano rappelle des hauts niveaux marins d’environ deux mètres entre 6 200 et 2 300 ans avant le présent, et la submersion locale d’un port ou d’un village à l’époque historique reste donc possible, à l’échelle d’un rivage.
D’autres zones restent obscures. Aucune enquête d’opinion ne mesure la diffusion actuelle de la croyance, au Tamil Nadu ou dans la diaspora ; on sait seulement, par Ramaswamy, que des cartes de la terre perdue se publiaient encore dans les années 1990, y compris en ligne. Le compte rendu de Monahan, enfin, est cité ici d’après Ramaswamy, et son argumentation exacte reste à relire dans la revue.
Pour trancher, il faudrait soit un site d’habitat daté sur le plateau immergé au sud du cap, entre la ligne des cent mètres de fond et la côte actuelle, soit un texte ou une inscription évoquant la perte et nettement antérieurs aux anthologies des premiers siècles de notre ère, et aucune des sources consultées pour cet article ne signale l’un ou l’autre.
Pour aller plus loin
La terre de Sclater a des parentes dans cette galerie de continents perdus, à commencer par l’Atlantide et le continent de Mu, autres terres englouties inventées ou réinventées entre le XIXᵉ et le XXᵉ siècle. Le choix du mot Kumari renvoie aussi aux usages politiques de l’opposition entre Aryens et Dravidiens, qui mériteraient un article à part.
En tamoul, le mot kumari veut dire « vierge ». Au siècle dernier, des écrivains du sud de l’Inde ont donné ce nom à une terre engloutie au large de leur côte, juste au-delà du cap Kanyakumari qui termine le pays. D’après eux, leur langue serait née là, avant que l’océan ne recouvre tout. Cette terre n’a jamais existé sous cette forme. Son invention, elle, se laisse suivre date par date.
Deux villes avalées par la mer
Tout commence avec de vieux textes tamouls. Un commentaire écrit au Moyen Âge raconte qu’autrefois les rois de Madurai réunissaient des poètes. Ces assemblées de lettrés portaient le nom de sangam. Selon le récit, deux d’entre elles siégeaient dans des villes que la mer a fini par prendre.
Un grand poème épique parle aussi d’une mer cruelle. Elle aurait arraché au roi un pays situé entre une rivière et des montagnes. Plus tard encore, un autre commentateur ajoute des mesures. Il compte quarante-neuf petits pays dans la terre perdue, et il donne une distance dans une unité dont plus personne ne connaît la valeur.
Ces petits pays n’ont rien de royaumes. Le mot tamoul qu’il emploie désigne d’abord une terre cultivée et habitée, souvent une simple localité. Nulle part, dans ces lignes, il n’est question d’un continent.
Pendant des siècles, ces textes sont recopiés à la main. On ne les imprime qu’à l’époque coloniale. Dans les années qui suivent, des lettrés de Madras y lisent le souvenir d’une immense patrie engloutie.
Le continent des lémuriens
L’Europe avait déjà inventé sa propre terre disparue. En 1864, le zoologiste britannique Philip Sclater s’interroge sur les lémuriens de Madagascar. Ces animaux ont des cousins en Inde. Pour relier les deux pays, il imagine un grand continent noyé, qu’il baptise Lemuria.
À cette époque, l’idée n’a rien d’extravagant. Les savants pensent alors que les continents ne bougent pas. Une terre engloutie paraît donc l’explication la plus simple quand des animaux parents vivent de part et d’autre d’une mer. Peu après, le biologiste allemand Ernst Haeckel y place même le berceau possible des humains.
Des occultistes reprennent ensuite ce continent dans leurs livres. Un théosophe publié à Londres en dessine des cartes, sans jamais parler des Tamouls. Ces cartes finiront pourtant dans un livre tamoul.
Plus tard, les géologues comprennent que la surface de la Terre est faite de grandes plaques qui se déplacent. Madagascar et l’Inde ont bien été soudées autrefois. Elles se sont éloignées il y a environ 88 millions d’années, bien avant les premiers humains. Entre elles, c’est un océan qui s’est ouvert.
Une patrie apprise à l’école
En 1903, un lettré tamoul, Suryanarayana Sastri, rapproche les deux histoires. Il donne à la terre des savants européens un nom tamoul, Kumari Nadu, le « pays de Kumari ». Un critique conteste aussitôt ses calculs, sans être suivi. Son livre devient un manuel à l’université de Madras, et aucun texte connu plus ancien n’emploie ce nom pour une patrie engloutie.
Le mot vierge n’a pas été choisi par hasard. Dans ces milieux, on disait du tamoul qu’il était une langue vierge, restée pure avant l’arrivée des peuples du nord. Une terre vierge lui offrait une patrie à sa mesure, très ancienne et sans mélange.
Les écoliers apprennent ensuite cette géographie. Après l’indépendance, un livre de lecture montre aux enfants une carte de la terre engloutie, avec ses deux rivières. Les élèves doivent savoir en réciter les noms. En 1981, le gouvernement de l’État finance même un court film où l’on voit ses villes pleines de monde.
La vraie terre noyée au sud du cap
La mer a pourtant bien pris des terres dans cette région. Pendant la dernière période glaciaire, une grande partie de l’eau du globe était retenue dans les glaces. Le niveau des océans était alors beaucoup plus bas. L’Inde et Sri Lanka étaient reliées par la terre ferme.
Quand les glaces ont fondu, la mer est remontée et a recouvert ces terres basses. Au sud du cap, une terre de la taille d’un grand département français a ainsi disparu. Cela s’est passé des milliers d’années avant les premiers poèmes tamouls que l’on connaît.
Un hydrogéologue pense que les habitants de la côte ont pu garder le souvenir de cette montée des eaux. Ils l’auraient transmis de bouche à oreille, de génération en génération. Personne ne peut le vérifier aujourd’hui. Il faudrait retrouver un village daté sous la mer, ou un texte bien plus ancien que ceux que l’on possède.
L’ancien rivage passe à quatre-vingts kilomètres au sud du cap. Il repose aujourd’hui sous une centaine de mètres d’eau.
La version complète cite la note où Charles Darwin salue l’article de Sclater, et suit la carte qui a servi de modèle au film officiel.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- Commentaire en prose attribué à Nakkirar sur l’*Iraiyanar Akapporul*, vers le Xᵉ siècle selon S. Ramaswamy, première édition imprimée en 1883 : récit des trois académies et des deux villes prises par la mer (cité d’après S. Ramaswamy, 2000)
- Ilango Adigal, *Cilappatikāram*, chant XI (*Kāṭukāṇ kātai*), vers 17-22, avec le commentaire d’Adiyarkkunallar (vers le XIIᵉ siècle), éd. U. V. Swaminatha Aiyar, Madras, 1892 (référence du passage d’après S. C. Jayakaran, 2004)
- Ilangô Adigal, *Le Roman de l’anneau (Shilappadikâram)*, traduit du tamoul par Alain Daniélou et R. S. Desikan, Paris, 1961, 258 p., « Connaissance de l’Orient » Gallimard
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Sources primaires (suite)
- *Purananuru*, poème 9, attribué à Nettimaiyar, vers 10-11 : mention de la rivière Pahruli (référence d’après S. C. Jayakaran, 2004)
- *Kantapuranam*, adaptation tamoule du *Skanda Purana*, vers le XVᵉ siècle : Kumari Kandam comme l’une des neuf divisions du Bharatavarsha (cité d’après S. Ramaswamy, 2000)
- Philip Lutley Sclater, « The Mammals of Madagascar », *Quarterly Journal of Science* 1 (2), avril 1864, p. 213-219
- Charles Darwin, notes manuscrites sur la distribution des animaux, « Geograph Distrib / Dr Sclater » Cambridge University Library, CUL-DAR205,3.10
- Ernst Haeckel, *Natürliche Schöpfungsgeschichte*, Berlin, 1868, xvi + 568 p. Georg Reimer
- Helena P. Blavatsky, *The Secret Doctrine*, Londres, 1888 (cité d’après S. C. Jayakaran, 2004)
- V. G. Suryanarayana Sastri, *Tamilmoliyin Varalaru* (Histoire de la langue tamoule), Madras, 1903 G. A. Natesan and Co. (cité d’après S. Ramaswamy, 2000)
- C. H. Monahan, compte rendu de « A History of the Tamil Language », *The Madras Christian College Magazine* 21, 1903-1904, p. 28-32 (cité d’après S. Ramaswamy, 2000)
- W. Scott-Elliot, *The Lost Lemuria*, Londres, 1904 (cité d’après S. C. Jayakaran, 2004)
- K. Appadurai, *Kumarik Kantam allatu Katal Konda Tenadu* (Kumari Kandam, ou le pays du Sud pris par la mer), Chennai, 1941 The South India Saiva Siddhanta Works Publishing Society (cité d’après S. Ramaswamy, 2000)
- R. P. Sethu Pillai, *Katarkaraiyil* (Sur le rivage), Madras, 1950 Star Prachuram (cité d’après S. Ramaswamy, 2000)
- Sivasailam Pillai, *Putumuraik Kalakat Tamilppatam*, livre de lecture tamoul pour la sixième, éd. révisée, Tirunelveli, 1951, p. 15 et 19 The South India Saiva Siddhanta Works Publishing Society (cité d’après S. Ramaswamy, 2000)
- R. Madhivanan, *Ilemuria Mutal Arappa Varai* (De la Lémurie à Harappa), Madras, 1977 Sekhar Patippakam (cité d’après S. Ramaswamy, 2000)
- *Kumari Kandam*, court métrage documentaire d’environ trente minutes, réalisation P. Neelakantan, financé par le gouvernement du Tamil Nadu, 1981 (cité d’après S. Ramaswamy, 2000, et S. C. Jayakaran, 2004)
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Sources en ligne
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- « Natürliche Schöpfungsgeschichte : gemeinverständliche wissenschaftliche Vorträge über die Entwickelungslehre im Allgemeinen und diejenige von Darwin, Goethe, und Lamarck im Besonderen ... / von Ernst Haeckel » Wellcome Collectionhttps://wellcomecollection.org/works/xh6da354
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