Glisser un prénom de plus dans une liste déjà longue prend moins d’une minute. Un dimanche de février 2009, peu après 21 heures, un contributeur anonyme de Wikipédia en allemand ajoute « Wilhelm » à ceux de Karl-Theodor zu Guttenberg, que le président de la CSU, Horst Seehofer, présente le lendemain comme ministre fédéral de l’Économie. Au matin, Handelsblatt.com, heute.de et rp-online reprennent la liste allongée sans rien vérifier. Le mardi, elle s’étale en première page de Bild, qui se demande s’il faut vraiment retenir un nom pareil.
Spiegel Online sert de preuve à Wikipédia
Sur Wikipédia, certains contributeurs flairent l’anomalie. L’un d’eux écrit en substance qu’il ne croira à ces prénoms qu’avec une référence précise, et la liste disparaît un moment de l’article. Elle revient vite, munie d’une note. La référence trouvée est un portrait publié par Spiegel Online, où l’on lit que le nouveau ministre, quand on le lui demande, récite parfois son nom complet, et le nom que cite le portrait contient « Wilhelm ». La rédaction avait recopié l’encyclopédie quelques heures plus tôt. Le 11 février, la taz résume l’affaire en une phrase symétrique, selon laquelle les journalistes croient Wikipédia et Wikipédia croit les journalistes.
La veille au soir, le site de critique des médias BILDblog avait publié la confession de l’auteur, resté anonyme. Il y explique avoir voulu savoir si quelqu’un remarquerait un prénom de plus, puis donne la liste exacte, relevée dans le volume 110 du Genealogisches Handbuch des Adels, consacré aux maisons baronniales. Plusieurs rédactions corrigent, certaines en s’excusant, d’autres gardent le faux prénom quelques jours encore. Le degré de fausseté ne laisse aucune place au doute. Il s’agit d’un faux fabriqué, dont l’auteur s’est désigné lui-même par son aveu, et dont la source véritable est une publication généalogique qu’on peut ouvrir en bibliothèque.
Deux ans et neuf mois plus tard, le phénomène reçoit un nom. Le 16 novembre 2011, le strip n° 978 du feuilleton en ligne xkcd, de Randall Munroe, s’intitule « Citogenesis », jeu de mots sur la cytogenèse, la formation des cellules. En quatre étapes, un inconnu tape un fait inventé dans Wikipédia, une rédactrice pressée le reprend, un contributeur consciencieux ajoute l’article de presse comme référence, et les citations prolifèrent. Le fait inventé du dessin, soit dit en passant, attribue la touche « arrêt défilement » des claviers au futur secrétaire à l’Énergie Steven Chu. La citogenèse désigne précisément ce retour, lorsque l’encyclopédie cite comme source un texte qui l’avait copiée, et l’affaire Guttenberg en fournit un exemple complet, daté à la minute près par l’historique des modifications.
Une valse écrite à Dublin
Le compositeur français Maurice Jarre, auteur des partitions de Lawrence d’Arabie et du Docteur Jivago, meurt à Los Angeles le 28 mars 2009. Peu après, Shane Fitzgerald, 22 ans, étudiant en sociologie et en économie à l’University College Dublin, ajoute à sa biographie anglaise une citation qu’il vient d’écrire, méditation sur une vie devenue bande originale et sur une dernière valse que le mourant serait seul à entendre. Jarre n’a jamais tenu ces propos. Faute de source, les administrateurs de l’encyclopédie retirent la phrase à deux reprises ; lors d’une autre tentative, elle tient plus d’une journée. C’est assez. Les nécrologies commencent à paraître trois jours après la mort, et la phrase se retrouve dans le Guardian, dans l’Independent, sur le site du BBC Music Magazine et dans des journaux indiens et australiens.
Pendant un mois, personne ne s’aperçoit de rien, et c’est Fitzgerald qui finit par écrire aux rédactions. Le 4 mai, la médiatrice des lecteurs du Guardian, Siobhain Butterworth, reconnaît l’erreur et en tire une règle de métier, qui autorise la consultation de l’encyclopédie mais interdit d’en reprendre ce qu’on ne peut rattacher à une source primaire fiable. The Irish Times raconte l’affaire le 6 mai. Le 12, une dépêche de l’Associated Press signée Shawn Pogatchnik rapporte que l’étudiant se dit certain que, sans son aveu, la phrase serait entrée dans l’histoire comme une parole de Jarre, et résume le résultat de l’expérience en une formule, l’encyclopédie ayant réussi l’épreuve et le journalisme l’ayant ratée. Au sens strict, l’affaire ne forme qu’une demi-boucle. Wikipédia avait retiré la citation et aucune note de presse ne l’y a ramenée, si bien que la défaillance revient aux rédactions qui ont copié une phrase sans référence pendant la courte fenêtre où elle était visible.
Evening Mail, 28 décembre 1917
Le 28 décembre 1917, le New York Evening Mail publie sous la signature de H. L. Mencken « A Neglected Anniversary », qui regrette que personne n’ait fêté les soixante-quinze ans de la baignoire américaine. Le texte raconte une première baignoire installée à Cincinnati le 20 décembre 1842, l’hostilité des médecins, des taxes et des interdictions municipales, puis la consécration présidentielle. Selon cette histoire, fausse comme tout le reste, Millard Fillmore aurait fait installer la première baignoire de la Maison-Blanche en 1851. Mencken date tout au jour près, glisse des références d’apparence savante et ne prévient personne.
Le 23 mai 1926, il avoue en première page du Chicago Tribune, sous le titre « Melancholy Reflections ». Il y dresse l’inventaire de la diffusion. Des lecteurs lui ont écrit pour apporter des confirmations, ses inventions sont passées dans des revues savantes, ont été évoquées au Congrès, ont traversé l’Atlantique et figurent désormais dans des ouvrages de référence. Il avait conçu le texte comme une plaisanterie destinée à détendre les esprits en temps de guerre, et il constate que la fable se lit maintenant dans les encyclopédies.
Les chiropracteurs s’en servaient contre les médecins, et les médecins pour vanter les progrès de l’hygiène.
P. J. Wingate a réuni les deux articles en 1980, ce qui permet de lire la fabrication et l’aveu côte à côte. L’affaire compte ici pour une raison de chronologie. Elle précède de plus de quatre-vingts ans l’encyclopédie en ligne et montre le même circuit, avec des journaux, des revues et des dictionnaires à la place des révisions datées. L’avantage de Wikipédia sur le monde de 1917 tient à son historique, qui garde la trace de chaque geste, alors que Mencken ne pouvait montrer à personne le moment où son invention était devenue un fait.
L’illusion des sources indépendantes
L’idée qu’une affirmation lue dans trois journaux se trouve confirmée trois fois est fausse dès que ces trois journaux ont copié la même page. Le contributeur allemand qui réclamait une référence appliquait correctement la règle de vérifiabilité de l’encyclopédie, et il a obtenu exactement ce qu’il demandait, une source publiée par une rédaction reconnue ; personne, à cet instant, ne s’est demandé d’où cette rédaction tenait l’information. La psychologie expérimentale explique pourquoi la répétition suffit souvent à rassurer. En 1977, Lynn Hasher, David Goldstein et Thomas Toppino soumettent à des étudiants soixante affirmations plausibles, prises dans la politique, le sport ou les arts, trop pointues pour être connues d’avance, et leur demandent d’en juger la vérité à trois reprises, à deux semaines d’intervalle. Les affirmations répétées d’une séance à l’autre gagnent en crédit, qu’elles soient vraies ou fausses, tandis que les autres ne bougent pas. On nomme depuis effet de vérité illusoire cette tendance à tenir pour plus vrai ce qu’on a déjà rencontré. Une boucle de citation fabrique de la familiarité en série. Chaque reprise ressemble à un témoin nouveau alors qu’il s’agit du même témoin, répété par des voix différentes, et le lecteur scrupuleux qui recoupe ses sources trouve précisément ce qu’on lui a appris à chercher, plusieurs titres de presse d’accord entre eux, sans moyen de voir qu’ils ont tous copié la même ligne à la même heure.
Corriger ne suffit pas toujours à effacer. La synthèse publiée en 2012 par Stephan Lewandowsky, Ullrich Ecker, Colleen Seifert, Norbert Schwarz et John Cook décrit l’influence continue, la persistance d’une information après son démenti, et montre qu’une correction tient mieux quand elle fournit une explication de remplacement. Dans l’affaire Guttenberg, le remplacement tenait en une référence, le volume 110 d’un annuaire nobiliaire. Dans l’affaire Jarre, il n’y a rien à mettre à la place de la phrase, sinon l’histoire de sa fabrication, et c’est probablement pour cette raison que ces affaires se racontent en commençant par le faussaire. À « citogenèse », on peut préférer l’expression plus sèche de boucle de citation, qui décrit le trajet sans demander de connaître la biologie cellulaire.
Une encyclopédie qui avait retiré la citation
Une conclusion vient d’elle-même, qui ferait de Wikipédia la coupable, et elle déforme un fait réel. Dans l’affaire Jarre, l’encyclopédie avait retiré la phrase ; dans l’affaire Guttenberg, ce sont ses contributeurs qui ont réclamé une preuve. Le 15 décembre 2005, la revue Nature publie l’enquête de Jim Giles, qui a soumis à des spécialistes, sans leur dire d’où ils venaient, des couples d’articles scientifiques de Wikipédia et de l’Encyclopædia Britannica ; quarante-deux comparaisons sont revenues exploitables. Les experts relèvent 162 erreurs, omissions ou formulations trompeuses dans la première et 123 dans la seconde, soit environ quatre contre trois par article, et la Britannica conteste la méthode en mars 2006. En 2016, Srijan Kumar, Robert West et Jure Leskovec étudient les articles canulars créés au long de l’histoire de l’encyclopédie. La plupart sont repérés vite et pèsent peu, mais une petite minorité survit longtemps et se trouve abondamment citée ailleurs sur le Web, et la citogenèse se loge dans cette minorité. Des chercheurs français lui ont d’ailleurs consacré en 2015 un volume collectif qui la traite comme un objet d’étude, sous la direction de Lionel Barbe, Louise Merzeau et Valérie Schafer.
On ne sait pas mesurer la fréquence du phénomène. Un article de Slate paru en mars 2019 le souligne : l’encyclopédie n’exigeant pas de référence au moment où une affirmation est ajoutée, aucune méthode systématique ne permet de repérer les retours de citation, et beaucoup sont découverts par hasard. Les trois affaires de cet article sont connues parce que leurs auteurs ont avoué, ce qui dit peu des boucles dont personne ne s’est vanté. L’attribution du mot lui-même à Munroe repose sur l’absence d’occurrence antérieure connue, ce qui la rend probable sans la démontrer.
Dans l’historique de l’article allemand consacré à Karl-Theodor zu Guttenberg, la révision 56448102, dont l’auteur du canular a donné le lien dans sa confession, garde le moment où la boucle s’est refermée, avec le prénom inventé rétabli et, en note, l’article de Spiegel Online qui l’avait recopié quelques heures plus tôt.
Pour aller plus loin
Les citations apocryphes prêtées aux grands hommes suivent souvent le même circuit que la phrase attribuée à Maurice Jarre, avec des siècles de recopie à la place de quelques jours. L’effet de vérité illusoire éclaire aussi la longévité des faux de presse, du canular lunaire du New York Sun en 1835 aux fausses nouvelles de la Grande Guerre que Mencken évoquait dans son aveu de 1926.
Il existe un nom pour une information inventée qui finit par s’appuyer sur elle-même. Ce nom ressemble à un terme de biologie, celui qui désigne la naissance des cellules. Lancé en 2011 par un dessinateur américain comme un jeu de mots, ce nom est citogenèse. Deux acteurs font tourner la machine, l’encyclopédie en ligne Wikipédia et la presse. Plusieurs affaires avouées par leurs auteurs montrent comment la boucle se ferme.
Un prénom de trop pour un ministre
En février 2009, un homme politique allemand devient ministre de l’Économie. Il s’appelle Karl-Theodor zu Guttenberg et porte une longue série de prénoms. La veille de sa présentation, un inconnu en ajoute un sur sa page Wikipédia. Ce prénom inventé est Wilhelm.
Le lendemain matin, plusieurs journaux en ligne recopient la liste avec le faux prénom. Le quotidien Bild l’imprime même en première page. Aucune de ces rédactions n’a vérifié.
Sur Wikipédia, des bénévoles trouvent la liste suspecte et la retirent. Ils veulent une preuve publiée. Ils la trouvent sur un grand site d’information allemand, qui avait lui-même copié l’encyclopédie quelques heures plus tôt. Le faux prénom revient donc, avec cette preuve en note.
Voilà exactement la boucle que désigne le mot. L’encyclopédie cite comme preuve un article qui l’avait recopiée. L’auteur de la blague a tout avoué peu après. Il a aussi donné la vraie liste, tirée d’un annuaire de la noblesse.
Une phrase que le compositeur n’a jamais dite
Quelques semaines plus tard meurt Maurice Jarre, compositeur français de musiques de films. Un jeune étudiant de Dublin ajoute alors à sa page une citation qu’il vient d’écrire. Elle évoque une dernière valse que le musicien serait seul à entendre en mourant.
Les bénévoles de l’encyclopédie effacent cette phrase, faute de source. Elle reste pourtant visible assez longtemps pour être copiée. Plusieurs grands journaux britanniques la placent dans leurs articles d’hommage. Des journaux indiens et australiens font de même.
Pendant des semaines, personne ne remarque rien. L’étudiant écrit alors lui-même aux rédactions. Le Guardian reconnaît son erreur et publie une mise au point. Cette fois, l’encyclopédie avait fait son travail. Ce sont les journaux qui ont copié sans chercher l’origine de la phrase.
L’histoire inventée de la baignoire
Le même circuit existait bien avant Internet. En 1917, le journaliste américain H. L. Mencken publie une histoire de la baignoire aux États-Unis. Tout y est faux. Le texte prétend même qu’un ancien président, Millard Fillmore, aurait installé la première baignoire de la Maison-Blanche.
Mencken voulait seulement amuser ses lecteurs en pleine guerre. Son article est pourtant repris, puis cité comme une source sérieuse. Certains lecteurs lui écrivent même pour confirmer ses inventions.
En 1926, il avoue la blague en première page d’un grand journal de Chicago. Il constate que ses faux faits ont atteint le Congrès et les ouvrages de référence. Les médecins s’en servaient pour vanter les progrès de l’hygiène. Leurs adversaires s’en servaient contre les médecins.
Cette vieille affaire montre que l’encyclopédie en ligne n’a rien inventé. Journaux, revues et dictionnaires jouaient déjà le rôle des pages web.
Plusieurs journaux, un seul témoin
Une information lue dans plusieurs journaux semble vérifiée plusieurs fois. Elle ne l’est pas quand tous ont recopié la même page. Chaque copie ressemble alors à un témoin nouveau. En réalité, un seul témoin parle par plusieurs bouches.
Une expérience de 1977 aide à comprendre ce piège. Des chercheurs demandent à des étudiants de juger si des phrases plausibles sont vraies, plusieurs fois de suite. Les phrases déjà vues paraissent plus vraies, même quand elles sont fausses. Les psychologues appellent cela l’effet de vérité illusoire.
Il ne faut pas pour autant jeter l’encyclopédie. En 2005, la revue scientifique Nature a mené une comparaison. Elle a opposé des articles de Wikipédia à ceux de la Britannica, une encyclopédie classique. Elle a trouvé environ quatre erreurs par article dans Wikipédia. La Britannica en comptait à peu près trois, et elle a contesté la méthode.
Une étude plus récente sur les faux articles de Wikipédia va dans le même sens. La plupart sont repérés vite. Quelques-uns survivent pourtant longtemps et sont cités un peu partout sur le Web.
Personne ne sait combien de boucles de ce genre circulent aujourd’hui. On ne connaît bien que celles dont les auteurs ont fini par avouer.
La version complète donne le numéro de la modification qui a refermé la boucle autour du ministre, et l’inventaire que Mencken dresse en 1926 de la diffusion de sa blague.
Sources de cet article
Chaque article est contre-vérifié avant publication : documents cités dans le texte, travaux de référence et pages institutionnelles consultées en ligne.
Sources primaires
- H. L. Mencken, « A Neglected Anniversary », New York Evening Mail, 28 décembre 1917 New York Evening Mail
- H. L. Mencken, « Melancholy Reflections », Chicago Sunday Tribune, 23 mai 1926, p. 1 Chicago Tribune
- Wikipédia en allemand, article consacré à Karl-Theodor zu Guttenberg, historique des versions, révisions 56419545 (ajout du prénom « Wilhelm », 8 février 2009) et 56448102 (rétablissement avec référence à Spiegel Online) Wikimedia Foundation
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Sources primaires (suite)
- Portrait de Karl-Theodor zu Guttenberg, Spiegel Online, février 2009, cité comme référence dans la révision 56448102 et reproduit dans la confession publiée par BILDblog Spiegel Online
- Genealogisches Handbuch des Adels, vol. 110, Freiherrliche Häuser XIX, Limburg an der Lahn, 1996, p. 37, source de la liste exacte des prénoms donnée dans la confession de février 2009 C. A. Starke Verlag
- Siobhain Butterworth, chronique « Open door » de la médiatrice des lecteurs, The Guardian, 4 mai 2009 The Guardian
- Randall Munroe, « Citogenesis », xkcd n° 978, 16 novembre 2011 xkcd
Bibliographie
- Lynn Hasher, David Goldstein et Thomas Toppino, « Frequency and the conference of referential validity », Journal of Verbal Learning and Verbal Behavior 16, 1977, p. 107-112 Journal of Verbal Learning and Verbal Behavior
- Stephan Lewandowsky, Ullrich K. H. Ecker, Colleen M. Seifert, Norbert Schwarz et John Cook, « Misinformation and Its Correction : Continued Influence and Successful Debiasing », Psychological Science in the Public Interest 13 (3), 2012, p. 106-131, DOI 10,1177/1529100612451018 Association for Psychological Sciencehttps://doi.org/10.1177/1529100612451018
- Jim Giles, « Internet encyclopaedias go head to head », Nature 438, 15 décembre 2005, p. 900-901, DOI 10,1038/438900a Naturehttps://doi.org/10.1038/438900a
- Srijan Kumar, Robert West et Jure Leskovec, « Disinformation on the Web : Impact, Characteristics, and Detection of Wikipedia Hoaxes », Proceedings of the 25th International Conference on World Wide Web (WWW 2016), p. 591-602, DOI 10,1145/2872427,2883085 International World Wide Web Conferences Steering Committeehttps://doi.org/10.1145/2872427.2883085
- Lionel Barbe, Louise Merzeau et Valérie Schafer (dir.), Wikipédia, objet scientifique non identifié, Nanterre, 2015 Presses universitaires de Paris Nanterre
- P. J. Wingate, H. L. Mencken’s Un-Neglected Anniversary, Hockessin, 1980, recueil contenant « A Neglected Anniversary » et « Melancholy Reflections » Holly Press
Sources en ligne
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- « Wikipedia-Manipulation : Ein Wilhelm zuviel », 11 février 2009 tazhttps://taz.de/!5168061/
- « Student’s Wikipedia hoax quote used worldwide in newspaper obituaries », 6 mai 2009 The Irish Timeshttps://www.irishtimes.com/news/student-s-wikipedia-hoax-quote-used-worldwide-in-newspaper-obituaries-1.759391
- « Student hoaxes world’s media on Wikipedia », dépêche de l’Associated Press, 12 mai 2009 NBC Newshttps://www.nbcnews.com/id/wbna30699302
- « xkcd : Citogenesis » xkcdhttps://xkcd.com/978/
- « Citogenesis : the serious circular reporting problem Wikipedians are fighting. », 7 mars 2019 Slatehttps://slate.com/technology/2019/03/wikipedia-citogenesis-circular-reporting-problem.html
- « Internet encyclopaedias go head to head » Naturehttps://doi.org/10.1038%2F438900a
- « hasher etal JVLVB 77 », résumé de l’article de 1977 Hasher Lab, University of Torontohttps://hasherlab.psych.utoronto.ca/abstracts/hasher_etal_JVLVB_77.htm
- « dblp : Disinformation on the Web : Impact, Characteristics, and Detection of Wikipedia Hoaxes. » dblp, Schloss Dagstuhlhttps://dblp.org/rec/conf/www/Kumar0L16.html
- « In eigener Sache : Falscher Wilhelm bei Minister Guttenberg », 11 février 2009 Spiegel Onlinehttps://www.spiegel.de/politik/deutschland/in-eigener-sache-falscher-wilhelm-bei-minister-guttenberg-a-606912.html
- « Open door », Siobhain Butterworth, 4 mai 2009 The Guardianhttps://www.theguardian.com/commentisfree/2009/may/04/journalism-obituaries-shane-fitzgerald
- H. L. Mencken, « A Neglected Anniversary » Wikisourcehttps://en.wikisource.org/wiki/A_Neglected_Anniversary
- Karl-Theodor zu Guttenberg, révision 56419545 (ajout du prénom), 8 février 2009 Wikipédia en allemandhttps://de.wikipedia.org/w/index.php?title=Karl-Theodor_zu_Guttenberg&oldid=56419545
- Karl-Theodor zu Guttenberg, révision 56448102 (rétablissement avec Spiegel Online) Wikipédia en allemandhttps://de.wikipedia.org/w/index.php?title=Karl-Theodor_zu_Guttenberg&oldid=56448102
- « Frequency and the conference of referential validity » ScienceDirecthttps://doi.org/10.1016/S0022-5371(77)80012-1
- « Misinformation and Its Correction : Continued Influence and Successful Debiasing » SAGEhttps://doi.org/10.1177/1529100612451018
- « Disinformation on the Web : Impact, Characteristics, and Detection of Wikipedia Hoaxes » ACMhttps://doi.org/10.1145/2872427.2883085


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